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	<item>
		<title>Huni Kuin à la Biennale 2024</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/huni-kuin-a-la-biennale-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 09:23:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="20162" class="elementor elementor-20162" data-elementor-post-type="post">
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									<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><br></em>Foreigners everywhere<em>, &#8220;des étrangers partout&#8221;, le thème de la 60<strong><sup>e</sup></strong> Biennale Internationale d’Art de Venise 2024 sélectionné par Adriano Pedrosa, son commissaire d’origine brésilienne, a mis à l’honneur les populations autochtones du monde entier sur la scène globale de l’art contemporain. De Nouvelle Zélande, le collectif Maori Maataho a remporté le prestigieux Lion d’Or de la Biennale d’Art pour son immense installation en tissage réalisée sur le site de l’Arsenal. Pour la première fois, un artiste Amérindien, Jeffrey Gibson, a représenté les Etats-Unis, amenant avec lui une troupe de «Jingle danseurs» autochtones à l’occasion de l’ouverture du Pavillon Américain. De Lima, la peintre Amérindienne Violetta Quispe a présenté ses œuvres relatant l’histoire de sa &nbsp;communauté au Pérou… Pour ne citer que quelques-uns des artistes des Premières Nations venus d&#8217;Amérique latine, d&#8217;Asie, du Pacifique&#8230; </em></h4>
<p><!-- /wp:heading --><!-- wp:spacer {"height":"40px"} --></p>
<p><strong>Cette 60<sup>e</sup> édition de la Biennale d’art de Venise, marquée par la présence significative d’artistes autochtones sur la scène artistique internationale, a signé un tournant historique dans la reconnaissance de leur création contemporaine. Une évolution constatée par Louis Grachos, l’un des commissaires de l’exposition de Jeffrey Gibson, <em>The space in which to place me</em>, L&#8217;espace où me situer. </strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><em>&#8220;Je remarque, pour la première fois, l’intérêt grandissant de collectionneurs de musées, de commissaires d’exposition, et une attention nouvelle pour l’art autochtone contemporain&#8221;</em>, souligne Louis Grachos, directeur de la Biennale d’art contemporain <em>Site Santa Fe</em> au Nouveau-Mexique. Avis partagé par la co-commissaire Kathleen Ash-Milby, Amérindienne Navajo, responsable de l’art amérindien au musée de Portland en Californie. &#8220;<em>Lorsque j’ai démarré dans le milieu de l’art il y a trente ans, l’art amérindien n’était pas reconnu comme faisant partie de l’art contemporain ; et certains artistes amérindiens devaient vraiment persister pour arriver à percer, car on ne souhaitait même pas voir leurs oeuvres. L’un</em> <em>des facteurs</em> <em>de changement a été</em> <em>la crise du climat, qui a mené à une reconnaissance des peuples autochtones, soudainement perçus sur un autre mode, &nbsp;et tout à coup reconnus&#8221;.</em></p>
<p>Aujourd’hui, c’est avec &#8220;<em>Kapewe Pukeni&#8221;, </em>une gigantesque fresque murale de sept cent mètres carrés réalisée sur la façade du Pavillon Central de la Biennale, qu’est représenté le Collectif <em>Mahku</em> d’Amazonie brésilienne, &#8220;<em>le Mouvement des artistes Huni Kuin&#8221;</em>, en investissant l’un des pavillons principaux de la Biennale, visible dès l’entrée des<em> Giardini</em>, le site central de la Biennale. Recouvrant l’ensemble du Pavillon, cette fresque illustre le mythe originel du &#8220;<em>pont</em>&#8211;<em>alligator&#8221;</em> de la tradition Huhni Kuin.</p>
<p></p>
<p>L’alligator, animal ancestral des Huni Kuin, symbolise un pont entre deux mondes : évoquant les récits originels de la mythologie Huni Kuin, la peinture décrit ce passage entre l’Asie et l’Amérique à travers le détroit de Béring, au cours duquel les Huni Kuin ont rencontré un alligator, qui leur a proposé de les transporter sur son dos, en échange de nourriture… Cette peinture traduit l’imaginaire Huni Kuin lors des cérémonies d’ayahuasca, une vision amérindienne amazonienne de leur cosmogonie. Multicolore et foisonnante d’espèces animales et végétales, la gigantesque fresque transmet un épisode fondateur de leur histoire : car la mission du <em>Mahku</em>, <em>le Mouvement Artistique Huni Kuin, </em>est de traduire en peinture les chants traditionnels Huni Kuin et leurs visions lors des cérémonies du &#8220;<em>Nixi Pae&#8221;</em>, l’ayahuasca. Dirigée par Iba Huni Kuin, Isaias Sales, le fondateur du Mahku, chanteur, professeur, chamane, «<em>Kapewe Pukeni» </em>a été réalisée par son fils Bane Huni Kuin, leurs cousins Pedro Mana et Acelino Tuin, son épouse, l’artiste d’origine amérindienne Karaja Kássia Borges, et&nbsp; son beau fils, Itamar Rios Borges.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
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<p><em>&#8220;J’ai compris que nous avions un patrimoine immatériel, qu’il fallait transformer en patrimoine</em> <em>matériel, en traduisant nos chants et de nos visions sous ayahuasca en dessins&#8221;</em>, explique Iba. &#8220;<em>Car les chants ne peuvent se déplacer; mais grâce à nos dessins, les non-Huni Kuin ont la possibilité d’accéder à nos visions. Nos chants représentent une bibliothèque visuelle de notre culture lors des rituels de l’ayahuasca: ils sont notre mémoire&#8221;. </em>Après l’exposition collective «<em>Histoires de voir</em>», à la Fondation Cartier en 2012, et la Biennale de Sao Paulo en 2023, le <em>Mahku</em> s’exposait pour la première fois à la Biennale de Venise en 2024. Pour Itamar Borges<strong>, </strong>le beau-fils d’Iba, qui participe pour la sixième fois aux créations du Mahku, &#8220;<em>cette collaboration, à la Biennale internationale d’art de Venise, à un projet d’une telle envergure, a été une grande émotion, et une expérience exceptionnelle&#8221;.</em></p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-20164 alignnone" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--225x300.jpg 225w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--768x1024.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--600x800.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--700x933.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA-.jpg 960w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Iba Huni Kuin</p>
<p></p>
<h4>&nbsp;</h4>
<div><br></div>
<h4><em><strong>Entretien avec Itamar Borges</strong></em></h4>
<p><strong>À quand remonte&nbsp; l’existence du collectif <em>Mahku</em>, et comment avez-vous été amené à en faire partie?&nbsp;</strong></p>
<p>Le collectif <em>Mahku</em> est né de la volonté d’Iba, son fondateur, et il existe depuis 2012 : Iba &nbsp;souhaitait créer un catalogue des chants Huni Kuin, car son père, dont il recevait les enseignements des rituels d’ayahuasca, était une encyclopédie vivante. Aussi Iba ne voulait-il pas que ce savoir se perde. Il a donc entrepris de traduire en peintures les chansons que lui transmettait son père lors des rituels, à destination des non Huni Kuin. J’ai été amené à participer au Mahku par ma mère, qui, d’origine amérindienne Karaja, a épousé Iba. J’ai grandi dans l’état du Minas Gérais, où vivent les Karaja, mais je ne fais pas partie d’une communauté autochtone; j’exerce le métier d’architecte à Sao Paolo, tout en&nbsp; maintenant un ancrage avec le collectif <em>Mahku</em> depuis 2020. Différents artistes participent au Mahku, ainsi que l’ensemble de la communauté &nbsp;Huni Kuin.</p>
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<p>Itamar Borges</p>
<p></p>
<p><strong>Que représente cette fresque? </strong></p>
<p>Elle illustre un pont entre deux univers; le pont est symbolisé par un alligator, une croyance Huni Kuin. Elle transmet le chant associé à ce récit de la traversée des mondes. Les Huni Kuin entretiennent aussi une relation particulière avec le boa, également présent dans cette peinture: comme vous le voyez, toute la façade du Pavillon est bordée par la figure du boa, l’animal mythique des Huni Kuin.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Et hormis le boa, quels sont les autres animaux emblématiques des Huni Kuin visibles dans cette peinture? </strong></p>
<p>Tous les animaux de l’Amazonie s’y trouvent: l’oiseau, les poissons, la tortue, le crabe… qui constituent la base de l’alimentation des Huni Kuin. Mais il est important de rappeler l’élément central des peintures du collectif <em>Makhu</em>, qu’est l’ayahuasca, la boisson hallucinogène essentielle dans la culture des Huni Kuin: le «<em>Nixi Pae</em>», selon le terme Huni Kuin pour désigner les rituels de l’ayahuasca.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Cette fresque est donc réalisée à partir de visions sous ayahuasca? Mais en dehors de ces rituels, la peinture fait-elle partie des traditions Huni Kuin?</strong></p>
<p>Cette peinture représente en effet les chants mythiques des Huni Kuin, et leurs visions sous ayahusca; et c’est aussi la raison pour laquelle il n’est pas possible de tout en expliquer. Par le passé, les Huni Kuin ne peignaient pas. Ils fabriquaient &nbsp;des colliers de perles, comme celui que je porte. Mais aujourd’hui, avec la création du collectif <em>Mahku</em>, la peinture fait partie intégrante de la culture Huni Kuin. Toutes les communautés Huni Kuin ne peignent pas; seule la nôtre réalise ce type de peintures.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Vous-même, avez-vous fait l’experience de l’ayahuasca? </strong></p>
<p>J’ai en effet participé aux rites dirigés par Iba; car il s’agit d’un processus de connaissance de soi et de transformation intérieure, qui permet l’accès à une autre réalité. Et il est d’usage, dans la culture Huni Kuin, d’en prendre une fois toutes les deux semaines, ou une fois par mois.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-20167" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--300x205.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--1024x698.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--768x524.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--700x477.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--600x409.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN-.jpg 1396w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><br></p>
<p><strong>Combien de temps la&nbsp; réalisation de&nbsp; cette fresque a-t-elle exigé? </strong></p>
<p>Nous nous y sommes consacrés à plein temps, pendant quarante cinq jours; et nous avons peint directement sur la façade, sans modèle, ni pré-croquis.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Existe-t-il des écrits Huni Kuin? </strong></p>
<p>Non; les langues amérindiennes du Brésil n’ont pas d’écriture. Mais aujourd’hui, le développement de publications d’écrits en Huni Kuin est en progression. Et il est intéressant d’observer que la langue des Huni Kuin, qui était en voie de disparition, est en train de renaitre à partir des recherches d’Iba, et se développe pour devenir à présent la langue principale des Huni Kuin.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Quelle&nbsp; relation les Brésiliens entretiennent-ils avec la culture amérindienne du Brésil? </strong></p>
<p>Ils en ont une connaissance limitée, et une vision de la population amérindienne comme d’un tout, alors qu’il existe deux milles groupes, tous différents les uns des autres. C’est un peu comme si on associait un Italien à un Français. Les communautés amérindiennes sont très distinctes les unes des autres, même si elles ont en commun certaines caractéristiques.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le racisme est-il présent? De quelle manière les Brésiliens s’identifient-ils comme Amérindiens, notamment ceux d’entre eux susceptibles d’être en partie</strong> <strong>Amérindiens?</strong></p>
<p>Oui, bien sûr, le racisme existe; or la plus grand partie de la population est métissée. Et il arrive que des Amérindiens ne se reconnaissent pas comme tels car ils s’imaginent que pour se définir comme Amérindien, il faut impérativement vivre dans une communauté autochtone. D’où, en effet, une difficulté pour certains Amérindiens à se reconnaître comme tel lorsqu’ils ne font pas partie d’un groupe. Et, effectivement, le racisme est toujours présent, et perceptible à travers certaines expressions faisant allusion aux Amérindiens, telles que, &#8220;<em>c’est un problème d’Indien&#8221;. </em>Ou bien,<em>&nbsp; &#8220;il s’agit d’une histoire d’Indiens&#8221;</em>&nbsp;: ce qui signifie que seul un Amérindien serait capable de s’impliquer dans un tel projet . On entend cela par exemple, à propos d’une activité de fin de semaine dépourvue d’intérêt, que seul un Amérindien, donc, serait susceptible d’entreprendre. &nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Quel est votre sentiment sur la présentation de cette fresque du collectif Huni Kuin <em>Mahku</em> lors de cette Biennale d’Art de Venise 2024? </strong></p>
<p>C’est fantastique que cette représentation de la jungle, réalisée par une petite communauté amérindienne d’Huni Kuin d’Amazonie, soit contemplée aujourd’hui sur la façade principale de la plus ancienne biennale d’art du monde, et que nous ayons pu y transmettre notre vision de la &nbsp;réalité!</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Comment l’expliquez-vous? </strong></p>
<p>Il y a aujourd’hui un courant global de réparation historique au niveau mondial, et une mise en lumière de populations jusque là réduites au silence, et ignorées.&nbsp;</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p></p>
<h3>Iba Huni Kuin à la Fondation Cartier, Paris</h3>
<p>En 2012, lors de l&#8217;exposition collective &#8220;Histoire de voir&#8221; à la Fondation Cartier, Iba expose pour la première fois: il évoque la place centrale de l&#8217;ayahuasca dans la culture Huni Kuin, et la genèse du collectif des artistes Huni Kuin, Makhu, dont il est le fondateur.</p>
<p><strong>Entretien avec Dominique Godrèche</strong></p>
<p></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-20163" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-225x300.jpg 225w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-768x1024.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-1152x1536.jpg 1152w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-600x800.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-700x933.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU.jpg 1512w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p>Collectif Makhu</p>
<p></p>
<p>&#8220;On nous appelle les <em>Huni Kuin</em>, ou <em>Kaxinawa</em>, mais ce terme n’est pas notre vrai nom: lorsque les Blancs sont arrivés, ils nous ont demandé quels animaux nous avions coutume de tuer, et nous leur avons répondu: les chauves souris, ou «kaxi». Ils nous ont alors nommé les Kaxinawa; et cela continue. Mais notre véritable nom, <em>Huni Kuin</em>, signifie &#8220;<em>les vraies personnes&#8221;</em>: <em>Huni</em> signifie &#8220;hommes&#8221;, et <em>Kuin</em> &#8220;vrais&#8221;.&nbsp;</p>
<p>Dans la région de l’Acre, où nous vivons, sur les terres indiennes du Rio Jordao, en Amazonie, à la frontière avec le Pérou, habitent quatorze ethnies: à partir de la démarcation de nos terres en 1984, la prospection minière a cessé, et nous avons pu reprendre la célébration de nos rites. Nous nous sommes alors demandés ce qu’il adviendrait de notre langue; je réfléchissais à la façon de poursuivre le travail de mon père, dont je recevais les enseignements des rituels d’ayahuasca. Aussi, à dix-neuf ans, ai-je quitté la forêt, pour entreprendre des études à l’université de Rio Branco, la capitale de l’Acre. Aujourd’hui je suis professeur de plantes médicinales, peintre, chercheur des esprits de la forêt<em>,</em> chamane, chanteur des rituels de l’ayahusca. Car au Brésil, nous, Huni Kuin, avons le droit de consommer l’ayahuasca, dont les rituels obéissent à&nbsp; des règles précises. Je les ai apprises de mon père, et les ai transmises à mes fils. Depuis l’enfance, j’écoutais mon père chanter. Aussi un jour, me suis-je mis à dessiner les formules qu’il prononçait lors des cérémonies d’ayahusca; parce que je voulais &nbsp;traduire en peintures ces chants de guérison. Et c’est cela que mes dessins relatent: voici la terre, les arbres, les animaux, les oiseaux, le serpent <em>Jiboa </em>(serpent sacré), et nous, les Huni Kuin. Cette peinture représente la création de notre univers. Car j’ai vu la genèse du monde sous ayahuasca; aussi ai-je dessiné chacun des chants, afin de ne pas les oublier. Car les chants ne peuvent se déplacer. Mais grâce à nos dessins, les non-Indiens peuvent accéder à nos visions: nos chants représentent une bibliothèque visuelle de notre culture, ils sont notre mémoire, et continuent d’exister de génération en génération, nous prodiguant force et lumière. Pendant longtemps, j’ai gardé mes savoirs secrets: aujourd’hui, ils se trouvent dans les musées. L’ayahusca, notre médecine, nous permet de voir la lumière, et nous renseigne sur notre passé: lors des rituels, je voyage parmi les esprits de la forêt, et j’apprends les chants de guérison. Grâce à l’ayahuasca, nous nous souvenons de notre histoire, et de nos Anciens.&#8221;&nbsp;</p><p><br></p>
<p></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Textes et photos: Dominique Godrèche</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:spacer {"height":"60px"} --></p>
<div class="wp-block-spacer" style="height: 60px;" aria-hidden="true">&nbsp;</div>
<p><!-- /wp:spacer --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/huni-kuin-a-la-biennale-2024/">Huni Kuin à la Biennale 2024</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
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		<item>
		<title>Tournée de la cacique Tanoné et du chamane Ururay</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/agenda/2024/10/tournee-de-la-cacique-tanone-et-du-chamane-ururay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Oct 2024 16:06:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[chamanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Kariri-Xoco]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 22 octobre au 16 novembre Chers membres de la communauté Natives, Nous sommes très heureux de vous annoncer la nouvelle tournée en France de notre marraine la cacique Tanoné et de son fils, le chamane Ururay. Vous êtes nombreux à nous faire part de...</p>
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									<p><strong>Du 22 octobre au 16 novembre </strong></p>
<p>Chers membres de la communauté Natives,</p>
<p>Nous sommes très heureux de vous annoncer la nouvelle tournée en France de notre marraine la cacique Tanoné et de son fils, le chamane Ururay. Vous êtes nombreux à nous faire part de votre joie de les revoir. Nos amis participeront à divers événements du 22 octobre au 16 novembre prochains, pour témoigner&nbsp;de leur engagement au service du vivant et partager quelques moments sacrés. Des rencontres sensibles, profondes et joyeuses !</p>
<p><br></p>
<p>Élue il y a plus de 35 ans première femme cheffe dans l’histoire de son peuple Kariri-Xocó, la cacique Tanoné est aujourd&#8217;hui l’une des rares leaders féminines autochtones du Brésil. Charismatique, joyeuse et tenace, elle est maîtresse de cérémonies et de chants, femme-médecine, gardienne du savoir ancestral de sa communauté et de leur forêt sacrée. Son engagement pour la survie de son peuple millénaire et de leurs terres, et sa profonde connaissance de la nature font d’elle une cacique très respectée, pleine de sagesse. Femme semencière, elle est en lien direct et sensible avec celle qu’elle appelle la Terre-Mère.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><b>Nous lui avions consacré un beau portrait dans le numéro 1 de Natives.&nbsp;</b></p>
<p><b><br></b></p>
<p></p>
<p>Présent à ses côtés,&nbsp;son fils Ururay, reconnu par la communauté comme <em>pajé</em> (chamane), initié aux savoirs ancestraux et aux enseignements sacrés de leur forêt, partagera certaines traditions liées à leur cosmovision.</p>
<p><br></p>
<p>Ils seront accompagnés de leur amie Sabah Rahmani, journaliste et anthropologue, rédactrice en chef adjointe de <em>Natives, </em>autrice du livre <em>Paroles des peuples racines &#8211; Plaidoyer pour la Terre</em> (Actes Sud) dans lequel Tanoné témoigne aux côtés de 18 représentants autochtones.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>DATES ET LIEUX DES RENCONTRES</strong></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>LILLE : du 22 au 24 octobre&nbsp;</strong></li>
</ul>
<p>Rencontres organisées par l’université de Lille en partenariat avec Actes Sud, ouvertes à tout public.</p>
<p><strong>«&nbsp;A la rencontre des arbres&nbsp;:&nbsp;cosmovision et rituels&nbsp;»</strong></p>
<p>Mardi 22 octobre à 16h30 / Plus d’infos <a href="https://culture.univ-lille.fr/agenda/details/news/a-la-rencontre-des-arbres-avec-la-cacique-tanone/?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener">ici&nbsp;</a></p>
<p><strong>Rencontre et débat autour des peuples racines</strong></p>
<p>Mardi 22 octobre à 18h30 / Plus d’infos <a href="https://culture.univ-lille.fr/agenda/details/news/rencontre-avec-les-peuples-racines/?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
<p><strong>A la rencontre des cultures&nbsp;</strong></p>
<p>Mercredi 23 octobre à 10h30 / Plus d’infos <a href="https://culture.univ-lille.fr/agenda/la-cacique-tanone-et-le-chamane-ururay/news/a-la-rencontre-des-cultures/" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p>
<p><strong>Rencontre avec les arbres du Jardin des Plantes</strong></p>
<p>Jeudi 24 octobre à 12h30 à l’Orangerie</p>
<p>Sur réservation uniquement : <a href="mailto:jardindesplantes@mairie-lille.fr">jardindesplantes@mairie-lille.fr</a></p>
<p><strong>Rencontre avec les étudiants de Sciences Po</strong></p>
<p>Jeudi 24 octobre&nbsp;à 14h30 / Plus d’infos <a href="https://culture.univ-lille.fr/agenda/details/news/la-cacique-tanone-vient-a-la-rencontre-des-etudiants-de-sciences-po-lille/?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p><p><br></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>MARSEILLE&nbsp;: le 31 octobre à 18h</strong></li>
</ul>
<p><strong>Cérémonie au Tiers-Lab des transitions / </strong>Réservation&nbsp;<a href="https://www.lica-europe.org/event-details/ceremonie-avec-la-cacique-tanone-le-chamane-ururay?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p><p><br></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>PERPIGNAN&nbsp;: le 1<sup>er</sup> novembre à 20h&nbsp;</strong></li>
</ul>
<p><strong>« Soigner l’âme et la terre », conférence avec l’association Osmose au Mas Rière de Toulouges / </strong>Infos <a href="https://www.facebook.com/people/Osmose/61565910003926/?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener">ici</a><strong> &#8211; </strong>Réservation &nbsp;<a href="https://7j0ar.r.a.d.sendibm1.com/mk/cl/f/sh/SMK1E8tHeGZMVeghpgasvL4O5AMW/1Sbw91LCxNCX" target="_blank" rel="noopener">ici</a></p><p><br></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>TOULOUSE : le 5 novembre à 19h30</strong></li>
</ul>
<p><strong>Conférence avec la revue Natives, à La Mane à Balma</strong></p>
<p><em>Infos et réservation&nbsp;</em><a href="https://www.linscription.com/pro/activite.php?P1=196752&amp;utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener"><em>ici</em></a></p><p><br></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>AIX-LES-BAINS&nbsp;: le 11 novembre</strong></li>
</ul>
<p><strong>Au 38è forum A Ciel Ouvert&nbsp;: «&nbsp;La transmission du sacré au cœur du vivant&nbsp;»</strong></p>
<p><em>Infos et réservation&nbsp;</em><a href="https://www.acielouvert.org/nos-grands-rdv/forum-2024/?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener"><em>ici</em></a></p><p><br></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>PARIS&nbsp;: le 13 novembre à 20h</strong></li>
</ul>
<p><strong>Cercle de chant et de méditation sacrée, avec l’Ecole des secrets</strong></p>
<p><em>Infos et réservation&nbsp;</em><a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-cercle-de-chant-et-de-meditation-sacree-avec-la-cacique-tanone-1021562479877?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener"><em>ici</em></a><em>&nbsp;</em></p><p><em><br></em></p>
<p></p>
<ul>
<li><strong>STRASBOURG : les 14 et 16 novembre</strong></li>
</ul>
<p><strong>«&nbsp;Intuition et sagesse ancestrale&nbsp;», avec l’association Ligne Verte, Terre de Paix</strong></p>
<p>Le 14 novembre à 18h30</p>
<p><em>Infos et réservation&nbsp;</em><a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-osons-lintuition-1012732158147?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener"><em>ici</em></a></p>
<p><strong>« Se relier et créer avec les arbres.&nbsp;Art sacré et artisanat du peuple Kariri-Xocó&nbsp;»,&nbsp;avec l’association Ligne Verte, Terre de Paix et les Compagnons du devoir</strong></p>
<p>Le 16 novembre à 10h</p>
<p><em>Infos et réservation&nbsp;</em><a href="https://www.eventbrite.fr/e/billets-ceremonie-et-conference-se-relier-et-creer-avec-les-arbres-1036725101687?utm_source=brevo&amp;utm_campaign=Tourne%202024%20cacique%20Tanon&amp;utm_medium=email" target="_blank" rel="noopener"><em>ici</em></a><em>&nbsp;</em></p>
<p><em><br></em></p>
<p></p>
<p>Au fil des rencontres, Tanoné et Ururay proposeront une vente solidaire de l&#8217;artisanat du peuple Kariri-Xocó.</p>
<p><br></p>
<p>Au plaisir de vous retrouver bientôt à leurs côtés !</p>
<p>Chaleureusement,</p>
<p>L’équipe Natives.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><em>NB : Média indépendant, Natives a besoin de votre soutien pour continuer à diffuser ses informations et soutenir des projets en lien avec les peuples racines.</em></p>
<p><em>Vous pouvez vous abonner à la revue, faire un don défiscalisé</em></p>								</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Les psychédéliques sont-ils à l’origine des spiritualités ?</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/videos/2022/12/les-psychedeliques-sont-ils-a-lorigine-des-spiritualites/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 17:05:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En partenariat avec Vertical Project Média, nous vous proposons cet entretien entre Jocelin Morisson et Stephan Schillinger, auteur de&#160;La Sagesse interdite.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>En partenariat avec Vertical Project Média, nous vous proposons cet entretien entre Jocelin Morisson et Stephan Schillinger, auteur de&nbsp;<em>La Sagesse interdite</em>.</p>



<p></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Hommage à Brigitte Pietrzak</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Dec 2022 16:04:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Vidéos]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Jocelin Morisson s’était entretenu avec Brigitte Pietrzak, qui nous a quitté récemment, à l’occasion d’une émission sur Vertical Project Média le 19 mai 2022. Elle nous parlait avec passion de ses voyages chamaniques.</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/videos/2022/12/hommage-a-brigitte-pietrzak/">Hommage à Brigitte Pietrzak</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
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<p>Jocelin Morisson s’était entretenu avec Brigitte Pietrzak, qui nous a quitté récemment, à l’occasion d’une émission sur Vertical Project Média le 19 mai 2022. Elle nous parlait avec passion de ses voyages chamaniques.</p>



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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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			</item>
		<item>
		<title>Sur la voie, chancelante, des ancêtres</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/chroniques/2021/04/voie-des-ancetres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 Apr 2021 14:10:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Naviguer à coups de pagaie, quitte à décourager les plus jeunes ? Ou embarquer en pirogue à moteur, quitte à risquer de se voir interdire de harponner les cachalots dont seule la « chasse traditionnelle » demeure permise ? C’est tout le tiraillement du peuple Lamarélien, déchiré entre...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1908" class="elementor elementor-1908" data-elementor-post-type="post">
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									<p><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Naviguer à coups de pagaie, quitte à décourager les plus jeunes</span><span lang="EN-US" style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> </span><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">? Ou embarquer en pirogue à moteur, quitte à risquer de se voir interdire de harponner les cachalots dont seule la « chasse traditionnelle » demeure permise ? C’est tout le tiraillement du peuple Lamarélien, déchiré entre l’appel du monde moderne et la « voie des ancêtres » qui règle tout son mode vie. Parmi les ultimes chasseurs-cueilleurs d’Asie, ils sont la dernière tribu à tirer sa pitance de la mer. Sur la côte escarpée d’une petite île volcanique au sud-est de l’Indonésie, quelque 1500 pêcheurs et leurs familles vivent encore au gré de la houle, affrontant vents et marées sur leurs pirogues de bois pour harponner les espadons, les raies manta et les gigantesques cachalots qui circulent en mer de Savu, puis échanger avec les cultivateurs des montagnes leur surplus de viande contre un peu de légumes… Et tout, depuis leurs méthodes de troc jusqu’à la place de chaque rameur, en passant par la manière de découper la chair des poissons sur la plage, est régi par la loi et la spiritualité tribales, ces fameux ancêtres qui donnent son titre au récit.</span></p>								</div>
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									<p style="margin-top: 0cm; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">Le journaliste américain Doug Bock Clark s’est
immergé trois années durant dans le village pour en rapporter un témoignage
captivant. Il ne s’agit pas ici d’une observation froide et universitaire, ni
d’un traité d’anthropologie</span><span lang="EN-US" style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">&nbsp;</span><span style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">: les Lamaréliens ne sont pas objet d’étude. </span><span lang="EN-US" style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">Ils s’affirment comme sujet, et</span><span style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;"> s’épanouissent sous nos yeux comme des personnages de roman, les héros
d’une odyssée qui se joue aussi bien sur l’eau que sur terre. Un récit haletant
de chasses en haute mer, de blessures, de tempêtes et de marins noyés par
d’énormes cachalots blancs aux allures de Moby Dick. Puis, sur le rivage, une
fois </span><span lang="EN-US" style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">présentées</span><span style="color: rgb(122, 122, 122); font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;"> les
offrandes expiatoires à l’animal tué ainsi qu’aux esprits ancestraux qui ont
permis la prise, c’est un autre bras de fer qui se joue, en sourdine cette
fois. Car le séjour de l’auteur couvre une période cruciale, tandis que la
modernité fait peu à peu irruption et bouleverse tous les codes. Il arrive au
tournant des années 2010, lorsque la première route carrossable atteint le
hameau, puis débarquent la télévision, l’argent et &#8211; <span><i>in
fine</i></span> &#8211; le téléphone portable…</span></p><p style="margin-top: 0cm; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">On pourrait croire le </span><span lang="EN-US" style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">combat perdu d’avance, mais non&nbsp;</span><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">: le suspens demeure. Certains jeunes pêcheurs sont certes happés par les attraits de la ville, où les familles envoient également leurs filles étudier à l’école et d’où elles renâclent à revenir, tandis que les vieux chefs de clans tremblent à l’idée du courroux des ancêtres qui ne sont plus honorés dans la «&nbsp;maison aux esprits&nbsp;». Mais certains jeunes reviennent malgré tout, convaincus du bonheur simple d’une vie en pleine nature. Bon an mal an, la tribu trouve des compromis, un équilibre précaire qui semble permettre à cette culture, unique au monde, de subsister, tandis que des centaines d’autres peuples premiers disparaissent en silence. Du moins l’espère l’auteur, persuadé que «&nbsp;la perte d’une culture est aussi définitive que celle d’une vie, sauf qu’au lieu d’une seule étoile qui s’éteint, c’est toute une co</span><span lang="EN-US" style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;, serif;">nstellation qui s’obscurcit…&nbsp;»</span><br></p>								</div>
					</div>
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									<p style="text-align: right;">Alfred de Montesquiou<span class="Apple-converted-space"> </span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><h2 style="white-space: normal"><font color="#000000" face="Arial"><span style="font-size: 13.3333px">RÉFÉRENCES</span></font></h2></h2>				</div>
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															<img loading="lazy" decoding="async" width="712" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--712x1024.jpg" class="attachment-large size-large wp-image-1912" alt="" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--712x1024.jpg 712w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--scaled-600x862.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--209x300.jpg 209w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--768x1104.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--1068x1536.jpg 1068w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--1425x2048.jpg 1425w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--700x1006.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2021/04/Voie-des-ancetres-La--scaled.jpg 1781w" sizes="(max-width: 712px) 100vw, 712px" />															</div>
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									<p><span lang="EN-US" style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">« La Voie des Ancêtres »,</span><span style="font-size: 12.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> de Doug Bock Clark, 380 pages, 24 euros, aux éditions du Sous-Sol</span></p>								</div>
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		<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/chroniques/2021/04/voie-des-ancetres/">Sur la voie, chancelante, des ancêtres</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Tuer l’Indien dans le cœur de l’enfant</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/chroniques/2021/04/tuer-lindien-dans-le-coeur-de-lenfant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Apr 2021 14:51:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Chroniques]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=1811</guid>

					<description><![CDATA[<p>« C’était un génocide, une manière de tuer un peuple en tuant sa culture… » Les mots de Mike Metatawabin sont brutaux, mais la réalité qu’il évoque l’est tout autant. Il a grandi à « Sainte Anne », l’un de ces pensionnats où des générations d’enfants amérindiens furent placés...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/chroniques/2021/04/tuer-lindien-dans-le-coeur-de-lenfant/">Tuer l’Indien dans le cœur de l’enfant</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="1811" class="elementor elementor-1811" data-elementor-post-type="post">
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									<p><span lang="EN-US" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">« C</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">’était un génocide, une mani</span><span lang="IT" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: IT; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">è</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">re de tuer un peuple en tuant sa culture…</span><span lang="EN-US" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> »</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> Les mots de Mike </span><span lang="EN-US" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Metatawabin</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> sont brutaux, mais la réalité qu’il évoque l’est tout autant. Il a grandi à « Sainte Anne », l’un de ces pensionnats où des générations d’enfants amérindiens furent placés de force par le gouvernement canadien. Le vieil homme et son cousin Edmund décrivent les sévices subis, comme près de 150 000 autres enfants confiés de la sorte aux missionnaires catholiques : les pluies de gifles et les coups sur la tête, les humiliations à genoux, les fois où on les forçait à manger leur propre vomi, et ces séances de torture à la chaise électrique… Petit gar</span><span lang="EN-US" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">ç</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">on de sept ans, les pieds d’Edmund ne touchaient pas le sol, décuplant la douleur de la charge. Pourquoi? Il ne s’en souvient même plus. Les documents des récentes actions en justice contre l’</span><span lang="EN-US" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">État</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> canadien et l’</span><span lang="EN-US" style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: EN-US; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;">Église</span><span style="font-size: 13.0pt; font-family: 'Times New Roman','serif'; mso-fareast-font-family: 'Arial Unicode MS'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: EN-US; mso-bidi-language: AR-SA;"> évoquent des tortures parfois pratiquées « juste pour s’amuser ». Elles mentionnent également d’innombrables cas d’abus sexuels, et de viols, sur les enfants des deux sexes… </span></p>								</div>
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									<p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 13.0pt;">C’est une plongée dans le cauchemar qu’offre cette enquête de Gwenlaouen Le Gouil, superbement filmée ; on a le cœur qui se serre, on a honte, comme si chaque Occidental se trouvait complice de ce colonialisme systémique et sournois s’attaquant aux plus faibles, les enfants. Ils sont 1 500 à être ainsi morts en un siècle de maltraitance et de malheur dans ces pensionnats, avant que le Canada ne les ferme pour de bon en 1996. On saisit d’ailleurs, en creux, la dimension écologique de tels crimes, puisque le Canada compte parmi les pays les plus lourdement investis dans les industries extractives et que c’est bien pour déposséder les Indiens de leur terre et pouvoir y miner qu’on acculturait les enfants de la sorte. </span></p><p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 13.0pt;">L’intérêt du documentaire va pourtant au-delà d’une réflexion historique sur la pseudo « mission de l’homme blanc », inventée par les Occidentaux pour justifier le pillage et l’asservissement du reste du monde. Car au Canada, la stigmatisation des Indiens se poursuit de manière insidieuse. L’auteur montre ainsi comment les sévices scolaires et les décennies d’acculturation ont généré un trauma qui continue de ravager les réserves indiennes, expliquant pour bonne part l’actuel mal-être d’une jeunesse perdue entre deux mondes. Ainsi dans la ville de Thunder Bay, sur le lac Supérieur, face aux États-Unis, où échouent les épaves d’un peuple à la dérive, défilent des images de misère, d’alcoolisme, de drogue et de prostitution, sur des trottoirs parfois jonchés de seringues dans cette ville où le taux d’homicide est quatre fois supérieur au reste du Canada. Une violence sociale qui éclaire le phénomène sidérant des féminicides, alors que des centaines de meurtres et disparitions de femmes indiennes demeurent non-élucidés. Au Canada, les Amérindiennes sont en effet sept fois plus à risque que les autres femmes, et quand on découvre au fil du documentaire la désinvolture de la police locale sur les enquêtes concernant les « natives » &#8211; ou « autochtones » en anglais &#8211; on devine bien pourquoi. Certes, quelques espoirs viennent éclairer le propos, comme ces groupes de femmes qui se réunissent pour faire pression sur la police et changer les pratiques, ou cette avocate et ce député qui poussent &#8211; malgré les pires réticences de l’État fédéral &#8211; pour indemniser les victimes d’abus en pensionnats.</span></p><p class="Pardfaut" style="margin-top: 0cm; tab-stops: 28.0pt 56.0pt 84.0pt 112.0pt 140.0pt 168.0pt 196.0pt 224.0pt 252.0pt 280.0pt 308.0pt 336.0pt 364.0pt 392.0pt 420.0pt 448.0pt 476.0pt;"><span style="font-size: 13pt;">Mais la véritable réponse à l’horreur réside sans doute dans la résilience et la dignité des victimes, qui ont su surmonter le traumatisme pour s’accrocher, malgré tout, au territoire des ancêtres. Ainsi le vieil Edmund, que la caméra suit sur le site de « Saint Anne », aux abords du territoire de sa réserve. Un lieu plein de mauvaise énergie, que chacun évite, mais où il s’avance, la gorge nouée. Du pensionnat, il ne reste plus rien: il a entièrement brûlé il y a quelques années. Incendie volontaire, ou accidentel ? Le vieux chef indien élude la question, un demi-sourire au coin des lèvres. « Allez savoir, c’est au feu qu’il faut demander… » Puis il se reprend, les pieds fermement plantés sur cette terre qui est la sienne, ou plutôt même les jambes enfoncées dans vingt centimètres de neige en ce mois d’hiver. « En dépit de tout, je suis toujours là : je me tiens debout. Et eux : ils ont disparu. » </span></p>								</div>
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									<p style="text-align: right;">Alfred de Montesquiou<span class="Apple-converted-space"> </span></p>								</div>
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					<h2 class="elementor-heading-title elementor-size-default"><h2 style="white-space: normal"><font color="#000000" face="Arial"><span style="font-size: 13.3333px">RÉFÉRENCES</span></font></h2></h2>				</div>
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									<p class="Corps"><span style="font-size:12.0pt">«&nbsp;Tuer l’Indien dans le cœur
de l’enfant&nbsp;»,&nbsp; documentaire de
Gwenlaouen Le Gouil, 1h15 minutes, sur ARTE le mardi 13 avril et sur Arte.fr à
partir du 2 avril.&nbsp;<o:p></o:p></span></p>								</div>
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		<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/chroniques/2021/04/tuer-lindien-dans-le-coeur-de-lenfant/">Tuer l’Indien dans le cœur de l’enfant</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
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