<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>NATIVES | </title>
	<atom:link href="https://www.revue-natives.com/categorie/art-et-culture/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.revue-natives.com</link>
	<description>Des Peuples, des Racines</description>
	<lastBuildDate>Fri, 13 Mar 2026 09:06:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2020/01/cropped-favicon-32x32.png</url>
	<title>NATIVES | </title>
	<link>https://www.revue-natives.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Ancêtres et esprits : les pratiques funéraires des peuples autochtones de Taïwan entre traditions et transformations</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/03/ancetres-esprits-pratiques-funeraires-autochtones-taiwan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:05:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Esprits]]></category>
		<category><![CDATA[Kavalan]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques funéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Taïwan]]></category>
		<category><![CDATA[Tsou]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=22928</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chez les peuples autochtones austronésiens de Taïwan, la relation entre les vivants et les défunts constitue un pilier de la vie sociale et spirituelle. Les ancêtres continuent d’accompagner les vivants, à travers des rituels, des offrandes et des cérémonies collectives. Ces traditions ont aussi évolué...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/03/ancetres-esprits-pratiques-funeraires-autochtones-taiwan/">Ancêtres et esprits : les pratiques funéraires des peuples autochtones de Taïwan entre traditions et transformations</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em>Chez les peuples autochtones austronésiens de Taïwan, la relation entre les vivants et les défunts constitue un pilier de la vie sociale et spirituelle. Les ancêtres continuent d’accompagner les vivants, à travers des rituels, des offrandes et des cérémonies collectives. Ces traditions ont aussi évolué sous l’influence de l’histoire : colonisation japonaise, missions chrétiennes et transformations sociales ont redéfini les pratiques funéraires et les liens avec le monde des esprits. Les témoignages de membres des communautés autochtones et les recherches anthropologiques menées à Taïwan éclairent ces dynamiques complexes.</em></strong><br></em></strong></em></strong></em><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong><strong><strong>Une relation vivante avec les ancêtres</strong></strong></strong></strong></strong><br>Dans de nombreuses sociétés autochtones taïwanaises – notamment chez les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tsou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tsou,</a> les Amis et les <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Kavalan_people" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kavalan</a> – <strong>les ancêtres ne sont pas perçus comme des figures appartenant uniquement au passé</strong>. Ils continuent d’être présents dans la vie quotidienne, <strong>veillant sur leurs descendants et participant symboliquement à l’équilibre de la communauté</strong>. <strong>Les rites funéraires ne marquent donc pas une rupture définitive entre le monde des vivants et celui des morts</strong>. Ils représentent plutôt un passage vers <strong>une autre forme d’existence</strong>, dans laquelle les défunts rejoignent <strong>le monde des esprits tout en restant liés à leur famille et à leur territoire</strong>. Les relations avec les ancêtres s’expriment par <strong>diverses pratiques</strong> : offrandes de nourriture ou de boissons, prières, chants rituels ou encore visites régulières aux tombes. Ces gestes permettent de <strong>maintenir une communication symbolique entre les générations</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="427" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-pagoda-4722315_640.jpg" alt="" class="wp-image-22933" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:371px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-pagoda-4722315_640.jpg 427w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-pagoda-4722315_640-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Le rôle du chamanisme </strong></strong><br>Dans certaines communautés autochtones, les traditions spirituelles incluent <strong>des formes de chamanisme</strong>. Des spécialistes des rituels, souvent des femmes chez les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amis" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amis</a> et les Kavalan, jouent <strong>un rôle de médiatrices entre les humains et le monde invisible</strong>. Ces chamanes peuvent <strong>intervenir lors de rituels de guérison, de cérémonies liées aux ancêtres ou d’événements collectifs importants</strong>. À travers des <strong>chants</strong>, des <strong>invocations</strong> ou <strong>des états de transe</strong>, ils établissent <strong>un dialogue avec les esprits afin de rétablir l’harmonie entre les différentes dimensions du monde</strong>. L’ethnologue <strong><a href="https://www.idref.fr/118670239" data-type="link" data-id="https://www.idref.fr/118670239" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Liu Pi-chen</a></strong>, chercheuse à l<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Academia_sinica" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Academia_sinica" target="_blank" rel="noreferrer noopener">’Academia Sinica</a>, a consacré plusieurs travaux à ces pratiques. Ses recherches montrent que <strong>les chamanes ne sont pas seulement des figures religieuses, mais aussi des acteurs sociaux qui contribuent à maintenir l’équilibre de la communauté</strong>. « <em>Dans ces sociétés, les ancêtres ne sont pas absents : ils participent à la vie du groupe et continuent d’exister dans les relations sociales et rituelles</em> », explique-t-elle.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640.jpg" alt="" class="wp-image-22931" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong><strong><strong>L’influence du christianisme</strong></strong></strong></strong></strong><br>À partir du XIXᵉ siècle, puis surtout après la Seconde Guerre mondiale, <strong>les missions chrétiennes se sont développées dans les régions autochtones de Taïwan</strong>. Les Églises presbytériennes et catholiques ont introduit <strong>de nouvelles conceptions de la mort et de l’au-delà</strong>. Le christianisme met l’accent sur <strong>le salut individuel et sur l’idée d’un paradis ou d’un enfer</strong>, ce qui diffère de la vision traditionnelle autochtone où <strong>les ancêtres continuent de coexister avec les vivants dans un monde spirituel proche</strong>. Cependant, dans de nombreuses communautés, ces nouvelles croyances n’ont pas remplacé les traditions anciennes. Au contraire, <strong>elles ont souvent donné naissance à des formes de syncrétisme religieux</strong>. Les cérémonies funéraires peuvent ainsi inclure <strong>à la fois des prières chrétiennes et des gestes hérités des traditions autochtones</strong>, comme les offrandes ou les chants rituels.<br><br><br>◆ <strong><strong><strong><strong>La colonisation japonaise et la transformation des rites</strong></strong></strong></strong><br>Entre 1895 et 1945, Taïwan a été <strong>colonisée par le Japon</strong>. Cette période a profondément <strong>transformé les sociétés autochtones et leurs pratiques culturelles</strong>. Les autorités coloniales ont cherché à <strong>réglementer les rites funéraires et à introduire des normes administratives et sanitaires</strong> inspirées du Japon moderne. Dans certains cas, les lieux d’inhumation traditionnels ont été <strong>remplacés par des cimetières organisés, et certaines pratiques rituelles ont été découragées ou interdites</strong>. Paradoxalement, cette période a également donné lieu à <strong>un important travail ethnographique</strong>. Des chercheurs japonais ont <strong>documenté les cultures autochtones</strong>, réalisant des dessins, des descriptions et des photographies qui constituent aujourd’hui des archives précieuses pour la <strong>préservation de ces traditions</strong>. Ces documents ont notamment permis à certains acteurs culturels autochtones de <strong>reconstruire des éléments de leur patrimoine matériel et rituel</strong>.<br><br><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640.jpg" alt="" class="wp-image-22938" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><br>◆ <strong><strong>Entre continuité et revitalisation culturelle</strong></strong><br>Aujourd’hui, les pratiques liées aux ancêtres connaissent <strong>une nouvelle dynamique</strong>. Dans plusieurs communautés autochtones de Taïwan, les traditions spirituelles font <strong>l’objet d’un mouvement de revitalisation culturelle</strong>. Les rituels, les chants et les cérémonies sont<strong> réinterprétés par les nouvelles générations</strong>, qui cherchent à <strong>préserver leur héritage tout en l’adaptant aux réalités contemporaines</strong>. La relation avec les ancêtres demeure ainsi un <strong>élément essentiel de l’identité culturelle</strong>. Elle rappelle que la mémoire collective, les territoires et les traditions spirituelles constituent <strong>des ressources fondamentales pour les peuples autochtones de l’île</strong>.<br><br><br>Les pratiques funéraires  et les relations avec les ancêtres chez les autochtones de Taïwan témoignent d’une vision du monde dans laquelle la frontière entre les vivants et les morts reste perméable. Malgré les transformations historiques : colonisation japonaise, diffusion du christianisme et modernisation de la société… ces traditions continuent de structurer la vie communautaire. Entre héritage ancestral et adaptation contemporaine, elles illustrent la capacité des peuples autochtones à préserver leurs conceptions du monde tout en intégrant de nouvelles influences. Dans cette perspective, les ancêtres ne sont pas seulement des figures du passé : ils demeurent des acteurs invisibles de la mémoire et de l’identité collective.</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-5b8fc142c558138ed13307ea637585e3" style="font-style:normal;font-weight:400"><br><br>« <strong><strong><em>Les relations avec les ancêtres ne s’arrêtent pas avec la mort : elles continuent à travers les rituels et les interactions sociales qui relient les vivants au monde des esprits</em> </strong> </strong>», Liu Pi-chen</p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.rti.org.tw/fr/programnews?uid=4&amp;pid=99051" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.rti.org.tw/fr/programnews?uid=4&amp;pid=99051" rel="noreferrer noopener">Radio Taïwan Internationale</a> <br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/03/ancetres-esprits-pratiques-funeraires-autochtones-taiwan/">Ancêtres et esprits : les pratiques funéraires des peuples autochtones de Taïwan entre traditions et transformations</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Lions Awards 2026 : la danse au sommet entre héritage et révolution</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/02/lions-awards-2026-danse-heritage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 07:50:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Bangarra Dance Theatre]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Danz]]></category>
		<category><![CDATA[Lions Awards 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=22876</guid>

					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Biennale Danza 2026, les prestigieux Lions récompensent deux forces majeures de la scène chorégraphique mondiale : la compagnie australienne Bangarra Dance Theatre, distinguée par le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière, et la danseuse et chorégraphe sud-africaine Mamela Nyamza, qui...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/02/lions-awards-2026-danse-heritage/">Lions Awards 2026 : la danse au sommet entre héritage et révolution</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em><strong><em><br><em><strong><em><strong><em><br>À l’occasion de la Biennale Danza 2026, les prestigieux Lions récompensent deux forces majeures de la scène chorégraphique mondiale : la compagnie australienne Bangarra Dance Theatre, distinguée par le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière, et la danseuse et chorégraphe sud-africaine Mamela Nyamza, qui reçoit le Lion d’argent. À travers ces choix, la Biennale rend hommage à des artistes dont l’œuvre, profondément ancrée dans leurs cultures d’origine, a transformé le langage de la danse contemporaine et élargi son horizon politique, social et symbolique.</em></strong></em></strong><br></em></em></strong></em></strong></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆&nbsp;<strong><strong>Bangarra Dance Theatre, un Lion d’or historique</strong></strong></strong><br>La compagnie australienne <strong><a href="https://www.bangarra.com.au/" data-type="link" data-id="https://www.bangarra.com.au/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bangarra Dance Theatre</a></strong> devient <strong>la première compagnie et les premiers artistes des Premières Nations à recevoir le Lion d’or pour l’ensemble de leur œuvre à la Biennale Danza</strong>. Une distinction <strong>historique</strong> qui salue près de <strong>quarante ans d’engagement artistique</strong>. Fondée en 1989 par Uncle Rob Bryant, Cheryl Stone et Carole Y. Johnson, grâce à l’impulsion de la <a href="https://naisda.com.au/" data-type="link" data-id="https://naisda.com.au/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NAISDA</a> (National Aboriginal Islander Skills Development Association), Bangarra s’est imposée comme <strong>l’une des plus importantes compagnies de spectacle vivant d’Australie</strong>. Composée de <strong>dix-huit danseurs aborigènes et insulaires du détroit de Torres</strong>, la troupe puise dans plus de <strong>65 000 ans de patrimoine culturel</strong> pour créer des œuvres où se mêlent danse, musique, poésie et scénographie. De 1991 à 2022, la compagnie a été façonnée par <strong><a href="https://www.bangarra.com.au/about/people/stephen-page/" data-type="link" data-id="https://www.bangarra.com.au/about/people/stephen-page/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stephen Page</a></strong>, figure emblématique qui a signé plus de 27 œuvres et propulsé Bangarra <strong>sur la scène internationale comme porte-voix contemporain des Premières Nations</strong>. Depuis 2023, la direction artistique est assurée par <strong><a href="https://www.bangarra.com.au/about/people/frances-rings/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.bangarra.com.au/about/people/frances-rings/" rel="noreferrer noopener">Frances Rings</a></strong>, <strong>descendante de <a href="https://mirning.org/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://mirning.org/" rel="noreferrer noopener">la tribu Mirning</a></strong>, qui poursuit cette mission de transmission et de sensibilisation.</p>



<p>À Venise, Bangarra présentera la première européenne de <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=QLAQY0_8AUE" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=QLAQY0_8AUE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Terrain</a></em> (25 et 26 juillet au Teatro Malibran), une œuvre chorégraphiée par Frances Rings. Inspirée par <a href="https://www.reddit.com/r/australia/comments/1og89sm/kati_thandalake_eyre_is_currently_full_from_rain/?tl=fr" data-type="link" data-id="https://www.reddit.com/r/australia/comments/1og89sm/kati_thandalake_eyre_is_currently_full_from_rain/?tl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kati Thanda-Lake Eyre</a>, le plus grand lac salé d’Australie, la pièce explore <strong>le lien viscéral entre les peuples des Premières Nations et leur territoire</strong>. En neuf tableaux, les corps deviennent paysages, incarnant <strong>la mémoire collective et la résilience d’un peuple intimement lié à sa terre</strong>.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="267" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/32820458560_db91da3309_w-1.jpg" alt="" class="wp-image-22890" style="width:492px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/32820458560_db91da3309_w-1.jpg 400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/32820458560_db91da3309_w-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Bangarra Dance Theatre, extrait de <em>Future Dreaming</em>.</strong><br>Photo : Emmanuel Berrod / WIPO — Licence CC BY-NC-ND 3.0 IGO</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong><strong>Mamela Nyamza, un Lion d’argent engagé</strong></strong></strong><br>Le Lion d’argent 2026 distingue <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamela_Nyamza" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamela_Nyamza" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mamela Nyamza</a></strong>, <strong>figure incontournable de la scène sud-africaine</strong>. Danseuse, chorégraphe, metteuse en scène et militante née en 1976 à Gugulethu, au Cap, elle développe un travail <strong>où le corps devient un territoire politique</strong>. Formée au ballet classique, dont elle déconstruit radicalement les normes, puis passée par l’<strong>Alvin Ailey International School à New York</strong>, Nyamza s’est révélée au monde avec son solo <strong><a href="https://latitudescontemporaines.com/agenda-festival/hatched-ensemble/" data-type="link" data-id="https://latitudescontemporaines.com/agenda-festival/hatched-ensemble/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Hatched</em> (2008)</a></strong>, œuvre reconnnue pour sa puissance subversive. Depuis, elle compose <strong>des pièces profondément personnelles et politique</strong>s, abordant des sujets tels que &#8220;le viol correctif&#8221; infligé aux lesbiennes sud-africaines, les violences systémiques ou encore le massacre de Soweto en 1976. Son langage chorégraphique hybride mêle <strong>ballet, danse moderne, jazz, gumboot et butô</strong>. À travers sa compagnie <a href="https://mamelasartisticmovement.co.za/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://mamelasartisticmovement.co.za/" rel="noreferrer noopener">Mamelas Artistic Movement</a>, elle œuvre également à offrir <strong>un espace aux danseurs marginalisés et à utiliser la danse comme outil de transformation sociale</strong>.</p>



<p>Le 19 juillet, au Teatro Piccolo Arsenale, elle présentera la première de <em><a href="https://baxter.uct.ac.za/events/herdless-mamela-nyamza" data-type="link" data-id="https://baxter.uct.ac.za/events/herdless-mamela-nyamza" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Herd/Less</a></em>, une pièce explorant l’ambivalence du &#8220;troupeau&#8221;  : symbole d’harmonie collective, mais aussi de <strong>contrôle et de soumission</strong>. Une réflexion incisive sur <strong>la vulnérabilité et les dynamiques de pouvoir dans nos sociétés contemporaines</strong>&#8230;.</p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="267" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/5756593287_f3c79bc9a6_w-1.jpg" alt="" class="wp-image-22886" style="aspect-ratio:1.498164692845765;width:498px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/5756593287_f3c79bc9a6_w-1.jpg 400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/5756593287_f3c79bc9a6_w-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Bangarra Dance Theater &#8211; <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/en:Creative_Commons" target="_blank" rel="noopener">Creative Commons&nbsp;</a><a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.en" target="_blank" rel="noopener">Attribution 2.0 Générique</a></figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p>◆&nbsp;<strong><strong><strong><strong>Une vision artistique affirmée</strong></strong></strong></strong><br>Ces distinctions ont été approuvées par la Biennale de Venise sur recommandation du directeur artistique <strong><a href="https://www.operadeparis.fr/artistes/wayne-mcgregor" data-type="link" data-id="https://www.operadeparis.fr/artistes/wayne-mcgregor" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wayne McGregor</a></strong>. Depuis le début de son titre, Sir Wayne McGregor affirme vouloir <strong>mettre en lumière des artistes dont l’influence dépasse largement le cadre de leur œuvre</strong>s. Les <em>Lions</em> seront remis <strong>lors du 20e Festival international de danse contemporaine</strong>, organisé à Venise <strong>du 17 juillet au 1er août 2026</strong>. En honorant Bangarra Dance Theatre et Mamela Nyamza, la Biennale célèbre des trajectoires qui ont su transformer la danse en <strong>un espace de mémoire, de résistance et d’affirmation identitaire</strong>.<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="528" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3.jpeg" alt="" class="wp-image-22887" style="aspect-ratio:1.5020214968937975;width:520px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3.jpeg 793w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-300x200.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-768x511.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-700x466.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-600x399.jpeg 600w" sizes="(max-width: 793px) 100vw, 793px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mamela Nyamza© By Africa Centre, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15419860</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><br>En décernant le Lion d’or à Bangarra Dance Theatre et le Lion d’argent à Mamela Nyamza, la Biennale Danza 2026 affirme une vision puissante de la création contemporaine. Ces artistes, ancrés dans leurs héritages culturels et engagés dans les combats de leur temps, rappellent que la danse n’est pas seulement un art du mouvement mais un langage vivant, traversé par l’Histoire, la terre et les luttes. À Venise, en 2026, la scène chorégraphique mondiale vibrera ainsi au rythme des traditions ancestrales et des révolutions&#8230; à venir ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-24c46e4a7b2a0cecbe75347461f5b505"><br>« <em><strong>Leur intégrité, leur passion, leur engagement et leur force ont souvent été le moteur de changements radicaux, surmontant fréquemment d&#8217;immenses obstacles et résistances</strong></em> », Wayne McGregor</p>
</blockquote>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-black-color has-text-color"></p>



<p><strong>Pour aller plus loin :</strong><br><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.labiennale.org/en/news/2026-lion-awards-dance</a><br></p>



<p><br><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Bangarra Dance Theater &#8211; <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/en:Creative_Commons" target="_blank" rel="noopener">Creative Commons&nbsp;</a><a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.en" target="_blank" rel="noopener">Attribution 2.0 Générique</a><br></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/02/lions-awards-2026-danse-heritage/">Lions Awards 2026 : la danse au sommet entre héritage et révolution</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Africa Fashion : la mode africaine à l&#8217;honneur au musée du Quai Branly…</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/agenda/2026/02/africa-fashion-mode-africaine-musee-quai-branly/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 08:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Fashion]]></category>
		<category><![CDATA[quai branly]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=22755</guid>

					<description><![CDATA[<p>Du 31 mars au 12 juillet 2026, le musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac présente Africa Fashion, une exposition événement consacrée à l’essor de la mode africaine contemporaine. Entre patrimoine textile et créations audacieuses, le parcours met à l&#8217;honneur une scène créative en pleine...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/agenda/2026/02/africa-fashion-mode-africaine-musee-quai-branly/">Africa Fashion : la mode africaine à l&#8217;honneur au musée du Quai Branly…</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em><strong><em><br><em><strong><em><strong><em>Du 31 mars au 12 juillet 2026, le musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac présente Africa Fashion, une exposition événement consacrée à l’essor de la mode africaine contemporaine. Entre patrimoine textile et créations audacieuses, le parcours met à l&#8217;honneur une scène créative en pleine effervescence, désormais incontournable sur la scène internationale.</em></strong></em></strong><br></em></em></strong></em></strong></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆ <strong>Une immersion vibrante au cœur de la création africaine</strong></strong><br>Conçue par le <a href="https://www.vam.ac.uk/?srsltid=AfmBOop5Nn4bdY_-cK2XrFsb0sa_x-ED_RuBBGRlhKSki6EPN91oBpmF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Victoria and Albert Museum de Londres</a>, l’exposition <em><a href="https://m.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/africa-fashion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa Fashion</a></em> fait escale à Paris pour offrir une immersion exceptionnelle <strong>dans l’univers foisonnant de la mode africaine</strong>. Présentée dans la Galerie Jardin du musée du Quai Branly, elle met en dialogue <strong>des pièces contemporaines signées par des créateurs majeurs du continent </strong>avec des œuvres issues des collections historiques du musée, <strong>rarement exposées au public</strong>. Vêtements, accessoires, bijoux et tissus dialoguent avec des photographies d’archives et des contributions du public, créant<strong> un pont sensible entre passé et présent</strong>. Cette rencontre met en lumière la richesse des savoir-faire textiles africains : broderies, teintures, tissages, tout en soulignant <strong>leur réinterprétation contemporaine par une nouvelle génération de stylistes</strong> venus de Lagos, Dakar, Johannesburg ou Accra. Depuis une vingtaine d’années, ces créateurs <strong>participent activement aux grandes semaines de la mode</strong>, aux côtés de Paris, Milan ou Londres. L’exposition célèbre cette ascension et la visibilité croissante d’une scène longtemps marginalisée dans les récits dominants de l’histoire de la mode vivante.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="307" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/1c80702f7ba610465b856bdf59938cd8.jpg" alt="" class="wp-image-22763" style="aspect-ratio:0.6514678825693945;width:211px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/1c80702f7ba610465b856bdf59938cd8.jpg 200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/1c80702f7ba610465b856bdf59938cd8-195x300.jpg 195w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Mode, identité et engagement</strong></strong><br>Placée sous le commissariat de <a href="https://christinechecinska.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christine Checinska</a>, conservatrice du département Africa and Diaspora : Textiles and Fashion au Victoria and Albert Museum, en collaboration avec <strong>Hélène Joubert</strong>, conservatrice générale au musée du Quai Branly, et <strong>Christine Barthe</strong>, responsable des collections photographiques, l’exposition adopte une approche inventive : <strong>penser la mode comme un langage culturel, politique et social</strong>. Les pièces présentées témoignent d’une Afrique plurielle, <strong>en constante mutation</strong>. Elles interrogent <strong>les notions d’identité, de genre, de tradition et de modernité, tout en racontant des histoires de migration, d’appartenance et d’émancipation</strong>. La mode y apparaît comme <strong>un espace d’affirmation</strong>, mais aussi comme <strong>un levier économique majeur</strong>. Dans cette perspective, <em>Africa Fashion</em> s’inscrit dans <strong>un mouvement de repositionnement de la mode africaine</strong> comme acteur culturel et économique incontournable. Les créateurs ne produisent plus seulement pour des marchés locaux mais ils participent désormais à <strong>redéfinir les grandes tendances du design mondial, mêlant héritage artisanal et innovation technologique</strong>.</p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="489" height="601" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/382C2DB8-A99E-437E-95A8-38EA002A9742.jpeg" alt="" class="wp-image-22764" style="width:338px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/382C2DB8-A99E-437E-95A8-38EA002A9742.jpeg 489w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/382C2DB8-A99E-437E-95A8-38EA002A9742-244x300.jpeg 244w" sizes="(max-width: 489px) 100vw, 489px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong>Une scène artistique en fête : mode, musique et danse</strong></strong></strong><br>Depuis la mode, point de départ de l’exposition, jusqu’à la musique et la danse, <strong>c’est toute une scène bouillonnante et inventive</strong> qui est célébrée au musée du Quai Branly. <em>Africa Fashion</em> dépasse le seul champ de la mode pour mettre en avant <strong>l’énergie créative</strong> d’un continent en mouvement. Pour fêter l’exposition, le musée ouvrira grand ses portes à la créativité africaine <strong>lors d’une soirée exceptionnelle, le 24 avril, placée sous le signe de la mode, de l’art et de la musique</strong>. Cette programmation mettra à l’honneur <strong>les scènes artistiques d’Abidjan, Dakar ou Johannesburg</strong>.</p>



<p>De plus, la scénographie, imaginée par le <a href="https://roll-office.org/fr/about" data-type="link" data-id="https://roll-office.org/fr/about" target="_blank" rel="noreferrer noopener">studio ROLL (Ian Ollivier et Lucie Rebeyrol)</a>, joue un rôle clé dans l’expérience de la visite. Couleurs éclatantes, matières texturées et instalations plongeront le public dans une atmosphère vibrante reflétant l’énergie créative du continent africain. <br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="416" height="642" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/236C6020-EE5F-4BF0-ACA0-454195368140.jpeg" alt="" class="wp-image-22765" style="width:238px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/236C6020-EE5F-4BF0-ACA0-454195368140.jpeg 416w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/236C6020-EE5F-4BF0-ACA0-454195368140-194x300.jpeg 194w" sizes="(max-width: 416px) 100vw, 416px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>En mettant en regard les traditions liées aux matières ancestrales et les créations contemporaines,&nbsp;<em>Africa Fashion</em>&nbsp;propose une lecture renouvelée de la mode africaine. Plus qu’une simple présentation, l’exposition révèle la mode comme un patrimoine vivant, en constante évolution, porteur de mémoire et d’innovation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-de681fbaeceb776c6e6cf7e0fc02e555"><br>« <em><strong>La mode africaine n’est pas une tendance passagère : c’est un mouvement culturel profond, porté par des créateurs qui réinventent les codes en puisant dans des héritages puissants tout en affirmant des visions résolument contemporaines</strong></em> », Christine Checinska, commissaire de l’exposition <em>Africa Fashion</em></p>
</blockquote>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Africa Fashion</strong><br>Du 31 mars au 12 juillet 2026</p>



<p><strong><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/zombis" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/zombis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</a></strong> 37, quai Branly 75007 Paris</p>



<p><strong>Du</strong> Mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : 10h30 – 19h, Jeudi : 10h30 – 22h &#8211; Fermé le lundi</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>*Pour aller plus loin :</strong><br><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soirée Africa Fashion le 24.04.2026 au Quai Branly</a><br></p>



<p><br><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article<em> </em>: <strong>@Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong><br></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/agenda/2026/02/africa-fashion-mode-africaine-musee-quai-branly/">Africa Fashion : la mode africaine à l&#8217;honneur au musée du Quai Branly…</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une autre histoire du colonialisme ?</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/agenda/2026/01/1725-amerindiens-louisxv-chateau-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 08:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amériendiens]]></category>
		<category><![CDATA[Chateau de Versailles]]></category>
		<category><![CDATA[quai branly]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=22516</guid>

					<description><![CDATA[<p>Depuis le 25 novembre 2025 et jusqu&#8217;au 3 mai 2026, le château de Versailles est devenu le lieu d’un dialogue historique inédit. En 1725, la cour de Louis XV accueillait des chefs amérindiens de la vallée du Mississippi, reçus en France comme de véritables ambassadeurs....</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/agenda/2026/01/1725-amerindiens-louisxv-chateau-versailles/">Une autre histoire du colonialisme ?</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em><br><strong><em><br>Depuis le 25 novembre 2025 et jusqu&#8217;au 3 mai 2026, le château de Versailles est devenu le lieu d’un dialogue historique inédit. En 1725, la cour de Louis XV accueillait des chefs amérindiens de la vallée du Mississippi, reçus en France comme de véritables ambassadeurs. À travers objets, archives et voix contemporaines, l’exposition proposée par le château de Versailles et le musée du quai Branly &#8211; Jacques Chirac revisite cet épisode méconnu de l’histoire transatlantique, révélant une alliance fondée sur la reconnaissance, l’échange et le respect mutuel.</em></strong></em></strong></p>



<p></p>



<p><strong><br><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong>Entre diplomatie, histoire partagée et mémoires vivantes</strong></strong><br>En 1725, un événement diplomatique hors du commun se déroule<strong> à la cour de France</strong> : <strong>quatre chefs amérindiens et une jeune femme issue des nations de la vallée du Mississippi </strong>sont reçus par <strong>le roi Louis XV</strong>. Trois siècles plus tard, <strong>le château de Versailles </strong>et <strong>le musée du quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong> consacrent une exposition majeure à cette <strong>rencontre fondatrice</strong>, révélatrice des <strong>relations complexes</strong> et souvent méconnues <strong>entre la France et les nations autochtones d’Amérique du Nord</strong> au XVIIIe siècle. Présentée dans l’appartement de la Dauphine, l’exposition <strong><em><a href="https://croyan.quaibranly.fr/fr/evenements" target="_blank" data-type="link" data-id="https://croyan.quaibranly.fr/fr/evenements" rel="noreferrer noopener">1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV</a></em></strong> revient sur ce voyage diplomatique exceptionnel et sur les alliances politiques, culturelles et symboliques qui l’ont rendu possible.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1202" height="1658" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2.jpg" alt="" class="wp-image-22521" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:411px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2.jpg 1202w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-217x300.jpg 217w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-742x1024.jpg 742w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-768x1059.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-1114x1536.jpg 1114w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-700x966.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-600x828.jpg 600w" sizes="(max-width: 1202px) 100vw, 1202px" /><figcaption class="wp-element-caption">Louis XV, roi de France (1710 &#8211; 1774), d&#8217;après Jean-Baptiste Van Loo, huile sur toile, vers 1721 © Château de Versailles, Dist. RMN © Jean-Marc Manaï</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Une alliance diplomatique</strong></strong><br><strong>Au début du XVIIIe siècle</strong>, la vallée du Mississippi est un territoire structuré par de <strong>puissantes sociétés amérindiennes</strong>. Loin des clichés coloniaux, ces nations, notamment Oto, Osage, Missouri, Illinois, disposent d’<strong>organisations sociales hiérarchisées, guerrières et spirituelles</strong>. Le prestige des chefs s’y exprime par <strong>des objets de pouvoir</strong>, comme les coiffes de plumes, dont l’exposition présente probablement la plus ancienne connue à ce jour. Des cartes contemporaines et des documents ancien rappellent que ces peuples sont <strong>déjà engagés dans des relations diplomatiques avec la France depuis la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_paix_de_Montr%C3%A9al" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_paix_de_Montr%C3%A9al" rel="noreferrer noopener">Grande Paix de Montréal de 1701</a></strong>, traité fondateur d’<strong>une première alliance</strong>. Leur mode de vie, alternant agriculture et chasse au rythme des saisons, s’inscrit dans <strong>un rapport au vivant profondément spirituel</strong>. Les nations amérindiennes entretiennent des <strong>relations sociales avec des entités non humaines</strong>, telles que les <strong>oiseaux-tonnerres</strong>, esprits puissants fréquemment représentés <strong>sur les peaux offertes aux Français</strong> lors d’échanges diplomatiques.</p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1134" height="1701" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1.jpg" alt="" class="wp-image-22523" style="width:338px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1.jpg 1134w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-200x300.jpg 200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-683x1024.jpg 683w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-768x1152.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-700x1050.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-600x900.jpg 600w" sizes="(max-width: 1134px) 100vw, 1134px" /></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong>Un voyage inédit vers la cour de France</strong></strong><br>En 1724, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_Indes" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_Indes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Compagnie des Indes</a></strong> initie un geste sans précédent : <strong>inviter des chefs autochtones à rencontrer le roi de France</strong>. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_Veniard_(sieur_de_Bourgmont)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_Veniard_(sieur_de_Bourgmont)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Étienne Véniard de Bourgmont</a> sollicite plusieurs nations, dont les réponses sont consignées <strong>dans de précieuses lettres diplomatiques</strong>, parfois traduites par des missionnaires jésuites comme <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolas-Ignace_de_Beaubois" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolas-Ignace_de_Beaubois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nicolas-Ignace de Beaubois</a>. Malgré un naufrage empêchant certaines délégations de partir,<strong> quatre chefs et la fille d’un chef Missouri embarquent au printemps 1725 pour la France</strong>. Dès leur départ, ils sont <strong>considérés comme de véritables ambassadeurs</strong>. Leur arrivée marque <strong>le début d’un parcours diplomatique soigneusement orchestré entre Paris, Versailles et Fontainebleau</strong>. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_de_France" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_de_France" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Mercure de France</a> relate avec précision leurs audiences officielles, leurs rencontres avec les princes du sang et leurs visites des résidences royales. Le moment le plus solennel a lieu <strong>le 25 novembre 1725 à Fontainebleau, lorsque Louis XV reçoit les chefs en audience</strong>. Harangues, gestes protocolaires et échanges de présents témoignent alors d’<strong>un respect mutuel entre les deux mondes</strong>.<br><br><br>◆ <strong>Objets métissés et diplomatie partagée</strong><br>Avec la création de la colonie de Louisiane, les liens entre la France et ses alliés autochtones se renforcent, donnant naissance à <strong>un dialogue culturel fécond</strong>. L’exposition met en lumière des objets métissés, témoins de cette diplomatie partagée : casse-têtes ornés de fleurs de lys, colliers de perles importées, couteaux européens intégrés à des fourreaux amérindiens. En clôture du parcours de l&#8217;exposition, une médiation sonore <strong>donne la parole aux membres autochtones du conseil scientifique de l’exposition</strong>. Ils évoquent la mémoire vivante de <strong>cette alliance et son écho dans les relations contemporaines entre la France et leurs nations</strong>. Cette approche collaborative, développée dans le cadre du projet de recherche <a href="https://croyan.quaibranly.fr/fr/" data-type="link" data-id="https://croyan.quaibranly.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRoyAN – Collections royales d’Amérique du Nord</a>, souligne la volonté de construire une histoire partagée, fondée sur le dialogue et la reconnaissance mutuelle.<br><br><br>◆ <strong>Déplacer le regard colonial</strong><br>L’exposition aborde le colonialisme non comme un récit univoque de domination, mais comme un espace de relations et de négociations. En présentant les chefs amérindiens de 1725 comme <em>de véritables acteurs diplomatiques</em>, elle rompt avec une vision longtemps héritée de l’exotisation et de la marginalisation des peuples autochtones.</p>



<p>Sans occulter le contexte colonial, le parcours choisit de se concentrer sur un moment d’alliance et de reconnaissance mutuelle. Ce cadrage, assumé, invite à complexifier l’histoire plutôt qu’à la simplifier, et s’inscrit dans <strong>une démarche contemporaine de décolonisation des regards</strong>, renforcée par la participation active des nations amérindiennes au projet scientifique.<br><br><br>En choisissant de mettre en lumière un moment d’alliance diplomatique entre la France et les nations amérindiennes, l’exposition propose <strong>un récit volontairement décentré par rapport aux narrations coloniales classiques</strong>. Elle tente de montrer que les peuples autochtones furent des acteurs politiques conscients, capables de négocier, de refuser et de composer avec les puissances européennes. Cependant, cette lecture soulève aussi une question essentielle : <strong>dans quelle mesure ce moment d’équilibre diplomatique fut-il durable, et pour qui ?</strong> L’exposition montre ce que le colonialisme pourrait avoir parfois permis :  le dialogue, l’échange, la reconnaissance, mais laisse en arrière-plan ce qu’il a ensuite produit : l’asymétrie croissante des pouvoirs, la dépossession des territoires et l’effritement progressif des alliances&#8230;<br><br><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-black-color has-text-color"><br></p>



<p><strong>Informations pratique</strong>s<br>du 25 novembre 2025 au 3 mai 2026<br>Château de Versailles, appartement de la Dauphine<br><br>L’exposition s’accompagne d’un catalogue, d’un podcast immersif, d’ateliers scolaires philosophiques et de médiations littéraires proposées par les étudiants de l’École normale supérieure lors des Nuits de la Lecture, le 24 janvier 2026.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>@Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong> / <a href="https://www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/1725-allies-amerindiens-cour-louis-xv#podcast" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/1725-allies-amerindiens-cour-louis-xv#podcast" rel="noreferrer noopener">Château de Versailles</a><br></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/agenda/2026/01/1725-amerindiens-louisxv-chateau-versailles/">Une autre histoire du colonialisme ?</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kogis, ensemble pour soigner la Terre : quand la sagesse ancestrale rencontre l’écologie contemporaine</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/01/kogis-ensemble-pour-soigner-la-terre-quand-la-sagesse-ancestrale-rencontre-lecologie-contemporaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:21:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Julien]]></category>
		<category><![CDATA[Kogis]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=22480</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sorti en salles le 17 décembre 2025, &#8220;Kogis, ensemble pour soigner la Terre&#8221; propose une rencontre rare entre la vision du monde de la communauté amérindienne Kogi et les outils scientifiques occidentaux. En suivant cinq sages kogis le long du Rhône, le film interroge nos...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/01/kogis-ensemble-pour-soigner-la-terre-quand-la-sagesse-ancestrale-rencontre-lecologie-contemporaine/">Kogis, ensemble pour soigner la Terre : quand la sagesse ancestrale rencontre l’écologie contemporaine</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><em><br></em><strong><br>Sorti en salles le 17 décembre 2025, &#8220;<em>Kogis, ensemble pour soigner la Terre</em>&#8221; propose une rencontre rare entre la vision du monde de la communauté amérindienne Kogi et les outils scientifiques occidentaux. En suivant cinq sages kogis le long du Rhône, le film interroge nos rapports à la nature et esquisse d’autres manières de penser la protection du vivant.</strong></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><em><strong><strong>Un fleuve comme fil conducteur</strong></strong></em><br></strong></strong>Le documentaire s’articule autour d’un <strong>voyage symbolique et géographique</strong> : celui de cinq représentants de la communauté Kogi, venus de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, qui parcourent le Rhône depuis sa source glaciaire en Suisse jusqu’à son embouchure en Camargue. Ce fleuve, <strong>l’un des plus puissants d’Europe</strong>, devient un terrain d’observation et <strong>de dialogue</strong>, un espace où se croisent <strong>diagnostics scientifiques</strong>, <strong>récits symboliques et gestes rituels</strong>. Le Rhône est ainsi envisagé non seulement comme un cours d’eau, mais <strong>comme un système vivant, soumis à des déséquilibres que différentes formes de savoirs tentent de comprendre et de réparer</strong>.</p>



<p><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="590" height="601" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/0E1E6168-5B7E-4047-8DB3-0AB07A1CF888.jpeg" alt="" class="wp-image-22482" style="aspect-ratio:0.9817195304378692;width:471px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/0E1E6168-5B7E-4047-8DB3-0AB07A1CF888.jpeg 590w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/0E1E6168-5B7E-4047-8DB3-0AB07A1CF888-295x300.jpeg 295w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /><figcaption class="wp-element-caption">Éric Julien©Yemaya production</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong>Les Kogis, gardiens d’un équilibre millénaire</strong></strong></strong></strong><br>Peuple amérindien vivant dans les montagnes du nord de la Colombie, <strong>les Kogis &#8211; aussi appelés Kaggabas</strong> &#8211;<strong> sont souvent présentés comme les héritiers directs des civilisations précolombiennes</strong> de la région. Leur organisation sociale, spirituelle et politique repose sur <strong>une relation intime avec la Terre</strong>, perçue comme <strong>un être vivant doté d’une conscience propre</strong>. Dans leur cosmovision, montagnes, rivières, forêts et océans sont <strong>reliés entre eux, à l’image des organes d’un même corps</strong>. Toute atteinte portée à l’un de ces éléments provoque <strong>un déséquilibre global.</strong></p>



<p>Les mamos, guides spirituels et éducateurs de la communauté, sont <strong>formés dès l’enfance à lire les signes de la nature et à maintenir cet équilibre par des rituels, des méditations et des décisions collectives</strong>. Loin d’une vision folklorique, le film met en lumière <strong>une pensée structurée, cohérente</strong>, qui questionne directement les logiques de développement, d’exploitation des ressources et de séparation entre l’humain et son environnement. À travers leur regard, les crises écologiques contemporaines apparaissent comme <strong>les symptômes d’une rupture profonde entre l’humanité et le vivant</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1424" height="610" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56.jpeg" alt="" class="wp-image-22484" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56.jpeg 1424w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-300x129.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-1024x439.jpeg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-768x329.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-700x300.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-600x257.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1424px) 100vw, 1424px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Yemaya production</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Dialogue entre science moderne et savoirs traditionnels</strong></strong></strong></p>



<p>L’originalité du projet tient dans <strong>la mise en relation des savoirs kogis avec ceux de chercheurs, d’ingénieurs et de scientifiques européens</strong>. Plutôt que d’opposer croyance et rationalité, le film explore l<strong>eurs points de convergence et leurs différences</strong>. Les observations sensibles des Kogis, qui sont basées sur l’écoute des territoires et des cycles naturels, entrent <strong>en résonance avec les données, modèles et analyses produits par la science moderne</strong>.</p>



<p>Cette approche suggère que les réponses aux crises environnementales ne se trouvent peut-être <strong>pas dans une solution unique</strong>, mais dans la capacité à <strong>croiser les regards</strong>. Le documentaire s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur <strong>la nécessité d’élargir nos cadres de pensée et d’intégrer des savoirs longtemps marginalisés dans les politiques écologiques actuelles</strong>.</p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="707" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8.jpg" alt="" class="wp-image-22486" style="aspect-ratio:0.707226471047292;width:406px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8.jpg 500w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8-212x300.jpg 212w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8-300x423.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Yemaya production</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Passeur entre deux mondes</strong></strong><br>Au cœur de cette aventure se trouve <strong>Éric Julien</strong>, géographe, explorateur et fondateur de l’association <a href="https://www.tchendukua.org/" data-type="link" data-id="https://www.tchendukua.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tchendukua &#8211; Ici et Ailleurs</a>. Son lien avec les Kogis débute dans les années 1980, à la suite d’une <strong>expérience personnelle marquante</strong> dans la Sierra Nevada de Santa Marta, où il est <strong>soigné par la communauté après un œdème pulmonaire</strong>. Cette rencontre devient le point de départ d’<strong>un engagement de long terme</strong>. Depuis plusieurs décennies, Éric Julien œuvre à <strong>la restitution des terres ancestrales des peuples autochtones et à la reconnaissance de leurs savoirs</strong>. Dans le cadre du film, il joue <strong>un rôle de médiateur</strong>, facilitant le dialogue entre les représentants kogis et les institutions scientifiques européennes. Son parcours illustre <strong>une démarche fondée sur l’écoute, le respect</strong> et la conviction que la transition écologique passe aussi par une <strong>transformation culturelle et spirituelle</strong>.<br><br><strong>◆ Une autre manière de penser l’écologie</strong><br><em>Kogis, ensemble pour soigner la Terre</em> s’inscrit dans <strong>une lignée de films qui ne se contentent pas de dresser un constat alarmant</strong>, mais cherchent à <strong>ouvrir des pistes de réflexion</strong>. En donnant la parole à une communauté qui se considère comme <strong>responsable de l’équilibre du monde</strong>, le documentaire invite à <strong>repenser la place de l’humain </strong>dans les écosystèmes et à <strong>envisager l’écologie comme une relation</strong>, plutôt que comme une simple gestion des ressources.<br><br><br><br>En croisant le regard des Kogis, l’engagement d’Éric Julien et les apports de la science contemporaine, le film propose une lecture sensible et politique des enjeux environnementaux. Il rappelle que la protection de la Terre ne relève pas uniquement de solutions techniques, mais aussi d’un changement profond de regard et de valeurs&#8230;<strong><br></strong><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-085e3bba3b16f5de4ddd2e0ee185a0e0"><strong><em><strong><br>« <em>La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre</em></strong></em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br><em><strong>Sitting Bull</strong></em></p>



<p></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.tchendukua.org/" data-type="link" data-id="https://www.tchendukua.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tchendukua &#8211; Ici et Ailleurs</a><br></p>



<p><br><strong>En salles depuis  le 17 décembre 2025</strong><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: <em><strong><em>Kogis, ensemble pour soigner la Terre</em></strong></em>©Yemaya Productions &#8211; Ushuaïa<br><br><br><br></p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/01/kogis-ensemble-pour-soigner-la-terre-quand-la-sagesse-ancestrale-rencontre-lecologie-contemporaine/">Kogis, ensemble pour soigner la Terre : quand la sagesse ancestrale rencontre l’écologie contemporaine</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Furcy, né libre : le temps de refaire l&#8217;Histoire</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/12/furcy-ne-libre-le-temps-de-refaire-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 19:40:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Abd al Malik]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Furcy]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=22197</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand un film s’empare d’un nom oublié de l’Histoire pour en faire un cri de liberté, il ne se contente pas d’illustrer le passé : il transforme notre regard. Avec Furcy, né libre, Abd al Malik s’attaque à un pan de la mémoire coloniale française...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/12/furcy-ne-libre-le-temps-de-refaire-lhistoire/">Furcy, né libre : le temps de refaire l&#8217;Histoire</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><em><br></em><strong>Quand un film s’empare d’un nom oublié de l’Histoire pour en faire un cri de liberté, il ne se contente pas d’illustrer le passé : il transforme notre regard. Avec Furcy, né libre, Abd al Malik s’attaque à un pan de la mémoire coloniale française resté trop longtemps sous silence. Le combat judiciaire d’un homme né libre mais maintenu en esclavage donne l&#8217;opportunité d&#8217;un questionnement contemporain plus poussé. En salles le 14 janvier 2026, il s’annonce comme une œuvre qui interroge autant qu’elle émeut.</strong></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><em><strong>Un destin méconnu</strong></em><br></strong></strong>Raconter l&#8217;histoire de <a href="https://memoire-esclavage.org/biographies/joseph-madeleine-furcy" data-type="link" data-id="https://memoire-esclavage.org/biographies/joseph-madeleine-furcy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Furcy Madeleine</a>, c’est entrer dans les <strong>zones d’ombre d’une histoire coloniale française </strong>qui n’a jamais été tout à fait revue. En 1817, <strong>sur l’île de La Réunion</strong> (alors île Bourbon) Furcy découvre que sa mère, née dans un comptoir français en Inde, avait été <strong>affranchie avant sa naissance</strong>.<strong> Il aurait donc dû être libre</strong>. Au lieu de cela, on l’a <strong>maintenu en esclavage</strong>. Ce qu’il décide alors relève de<strong> l’impensable</strong> pour l’époque : <strong>saisir la justice</strong> ! « <em><strong>Furcy aurait pu choisir le marronnage, la violence, mais il s&#8217;accroche au droit et gagne</strong></em> », souligne Abd al Malik. Ce geste, presque impossible <strong>dans un système entièrement bâti pour taire la parole des esclaves</strong>, devient <strong><a href="https://www.portail-esclavage-reunion.fr/furcy-le-proces-pour-la-liberte/" data-type="link" data-id="https://www.portail-esclavage-reunion.fr/furcy-le-proces-pour-la-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un acte de courage et un cas unique dans l’histoire judiciaire française</a></strong>. Son procès, qui durera près de 27 ans, expose les contradictions, les hypocrisies et <strong>les violences structurelles d’un système esclavagiste soutenu, légitimé et protégé par l’administration coloniale française</strong>. Le long métrage s’appuie sur une <strong>documentation historique solide</strong> : comme « <em>une matière dense, volontairement restituée avec exactitude et pudeur</em> ».</p>



<p><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="381" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76.jpeg" alt="" class="wp-image-22200" style="width:605px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76.jpeg 819w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-300x140.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-768x357.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-700x326.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-600x279.jpeg 600w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; Memento films</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Le cinéma engagé d’Abd al Malik </strong></strong></strong><br>Abd al Malik (dont le nom signifie « serviteur de Dieu ») n’est pas seulement le réalisateur de <em>Furcy, né libre</em> mais aussi un artiste pluridisciplinaire, à la fois musicien, écrivain et metteur en scène, dont <strong>l’œuvre explore l’histoire, la mémoire et l’identité</strong>. Né à Strasbourg en 1975 dans une famille congolaise, <strong>il grandit dans un quartier populaire où il prend conscience des héritages coloniaux et des fractures sociales, thèmes qui traversent toute sa création</strong>. Reconnu pour <a href="https://www.universalmusic.fr/artistes/40050918217" data-type="link" data-id="https://www.universalmusic.fr/artistes/40050918217" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ses albums et spectacles</a> mêlant poésie, engagement social et réflexion sur la France contemporaine,<strong> il a également écrit plusieurs livres</strong>, dont <a href="https://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/12/09/qu-allah-benisse-la-france-abd-al-malik-filme-son-passage-d-un-cote-a-l-autre-de-la-rue_4536995_3476.html" data-type="link" data-id="https://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/12/09/qu-allah-benisse-la-france-abd-al-malik-filme-son-passage-d-un-cote-a-l-autre-de-la-rue_4536995_3476.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Qu’Allah bénisse la France</a>, qui mêle <strong>autobiographie et mémoire collective</strong>. <br>Dans <em>Furcy, né libre</em>, il transpose cette démarche au cinéma, en donnant vie à un récit colonial méconnu qui questionne toujours : « <em>Aujourd&#8217;hui on peut prendre plein d&#8217;autres histoires qui n&#8217;ont pas directement à voir avec le propos de mon film, mais c&#8217;est le même cheminement intellectuel, la même problématique philosophique</em> ». Sa mise en scène privilégie les visages, les silences et les nuances, transformant l’histoire en <strong>un espace de réflexion sur la liberté et la dignité humaine</strong>. Le scénario d’Étienne Comar, librement adapté du livre <a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/l-affaire-de-l-esclave-furcy/9782070443840" data-type="link" data-id="https://www.gallimard.fr/catalogue/l-affaire-de-l-esclave-furcy/9782070443840" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L’Affaire de l’esclave Furcy</em> de Mohammed Aïssaoui </a>(prix Renaudot Essai 2010), cherche<strong> l’équilibre entre la dureté de l’injustice et le respect de la dignité des personnages</strong>. </p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="546" height="305" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5100DFFE-BA51-492B-9058-A9BE12D22F51_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-22201" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5100DFFE-BA51-492B-9058-A9BE12D22F51_4_5005_c.jpeg 546w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5100DFFE-BA51-492B-9058-A9BE12D22F51_4_5005_c-300x168.jpeg 300w" sizes="(max-width: 546px) 100vw, 546px" /><figcaption class="wp-element-caption">Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; Memento films</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong>Un système mis à nu</strong></strong></p>



<p>L&#8217;un des apports les plus intéressants du film est <strong>son refus de simplifier la violence coloniale</strong>. Abd al Malik insiste sur cette dimension : « <em><strong>Montrer le système plutôt que la fable, la mécanique plutôt que le mythe</strong></em> » ! Le film décortique ainsi : <strong>les contradictions du Code Noir</strong>, les manipulations juridiques utilisées pour maintenir la hiérarchie raciale, la brutalité sociale masquée par le vernis administratif, et <strong>l’incroyable énergie qu’il fallait pour simplement réclamer son droit</strong>. « <em>Non seulement il y a dans le film <strong>un travail de contestation, mais aussi de déconstruction</strong> avec les outils mêmes de l&#8217;oppresseur ou du colon ! <strong>Le code noir, ce n’est pas une vue de l&#8217;esprit, c&#8217;était quelque chose de vrai, de concret, et c&#8217;était même un argument puissant pour certains</strong></em> », précise Malik. En replaçant Furcy dans ce contexte, <strong>il montre ainsi la colonisation telle qu’elle fut réellement : un système avant d’être une succession d’histoires individuelles</strong>. </p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="562" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5BD4B3DB-68F0-43C6-A415-D34421A3172B.jpeg" alt="" class="wp-image-22202" style="width:354px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5BD4B3DB-68F0-43C6-A415-D34421A3172B.jpeg 420w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5BD4B3DB-68F0-43C6-A415-D34421A3172B-224x300.jpeg 224w" sizes="(max-width: 420px) 100vw, 420px" /><figcaption class="wp-element-caption">Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; Memento films</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Une résistance qui traverse les corps</strong><br>L’un des gestes les plus forts du film tient à la place qu’y occupent <strong>la musique, le rythme et la langue créole</strong> comme <strong>armes de survie et de résistance</strong>. Abd al Malik ouvre le film sur un chant de <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany%C3%A8l_Waro" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany%C3%A8l_Waro" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Danyel Waro</a></strong>, immense voix réunionnaise, dont <a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-maloya-00249" data-type="link" data-id="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-maloya-00249" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le maloya</a> fut longtemps interdit dans les colonies françaises. « <em>Que ce soit dans les Caraïbes ou dans les différentes colonies, il était interdit de parler la langue créole et par conséquent de la chanter</em> », rappelle le réalisateur. </p>



<p>La bande originale composée par son frère Bilal prolonge cette dimension. Une musique scandée, <strong>presque martiale</strong>, qui épouse « <em>le tempo d’une bataille</em> », nourrie de traditions de griots, de rappeurs, de conteurs, <strong>ceux qui, par le rythme, transmettent une mémoire</strong> quand les archives sont confisquées. Cette scansion donne au film <strong>une pulsation organique</strong> comme un long manifeste musical&#8230;<br><br><br><strong><em>Furcy, né libre</em></strong> rappelle à quel point certaines vérités, pourtant documentées, sont longtemps restées en marge des récits officiels. Raconter l&#8217;histoire de Furcy en 2025, c’est non seulement exhumer une figure oubliée, mais aussi tendre un miroir à nos sociétés contemporaines, avec leurs héritages, leurs fractures et leurs luttes. C&#8217;est également l&#8217;occasion de replacer la colonisation au centre du récit, en tant que structure politique, économique et culturelle qui a façonné durablement les sociétés françaises et ultramarines..<strong><br></strong><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-8e891468df2d230b706cfc3f6ac702c3"><strong><em><strong><br>« Comment aujourd&#8217;hui, en tant que Français et Européens, peut-on regarder toute notre histoire, même la plus sombre, même la plus obscure, la regarder droit dans les yeux ? Et se demander en quoi une histoire comme celle de Furcy, peut nous servir à notre époque à travailler à la réconciliation, à faire peuple, à faire France, à faire Europe, et c&#8217;est ça qui m&#8217;intéresse.</strong></em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br><em>Abd al Malik</em></p>



<p></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p><br><strong>En salles le 14 janvier 2026</strong><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; <a href="https://www.memento.eu/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.memento.eu/" rel="noreferrer noopener">Memento films</a><br><br><br><br></p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/12/furcy-ne-libre-le-temps-de-refaire-lhistoire/">Furcy, né libre : le temps de refaire l&#8217;Histoire</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Capitaine : un vent de renouveau souffle sur le cinéma québécois</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/capitaine-renouveau-autochtone-cinema-quebecois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 09:41:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amérindiens]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[pensionnats]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=21666</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le tapis rouge s’est déployé à Rouyn-Noranda, du 25 au 30 octobre, à l’occasion de la 44ᵉ édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT). En ouverture, le long métrage Capitaine du réalisateur innu William Mazzoleni-Valin, s’est imposé comme un événement marquant. Première œuvre...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/capitaine-renouveau-autochtone-cinema-quebecois/">Capitaine : un vent de renouveau souffle sur le cinéma québécois</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><em>Le tapis rouge s’est déployé à Rouyn-Noranda, du 25 au 30 octobre, à l’occasion de la 44ᵉ édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT). En ouverture, le long métrage Capitaine du réalisateur innu William Mazzoleni-Valin, s’est imposé comme un événement marquant. Première œuvre de fiction au Québec où la langue innu-aimun tient le rôle principal, le film est produit par la maison Kassiwi Média, fondée par la productrice abénaquise Julie O’Bomsawin. Ensemble, ils ont proposé une fiction qui conjugue mémoire, filiation et résilience, et qui inscrit la culture autochtone au cœur du septième art québécois.</em></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><em>Cinéma engagé</em><br></strong></strong><em><a href="https://www.cinoche.com/films/capitaine#:~:text=Capitaine%2C%20ancien%20artilleur%20de%20la,du%20village%20blanc%20%C3%A0%20proximit%C3%A9." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Capitaine</a></em> marque le passage de <a href="https://www.williammazzoleni.com/bio" target="_blank" rel="noreferrer noopener">William Mazzoleni-Valin</a> au long métrage après des courts remarqués comme <a href="https://reals.quebec/williammazzoleni" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le pigeon</em> </a>(Prix du public au FCIAT 2019) ou <a href="https://reals.quebec/williammazzoleni" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pow-Wow</em></a>, <strong>présenté à Cannes</strong> en 2018. Ce cinéaste originaire de Mashteuiatsh s’est donné pour mission de <strong>représenter les réalités autochtones dans un format accessible à tous</strong>, mêlant <strong>le drame intime et l’action</strong>. Il affirme : « <em>C’est une fierté de voir <strong>un film autochtone ouvrir un festival aussi important</strong>. C’est un pas vers un cinéma qui nous ressemble et qui parle de nous, dans nos langues, avec nos mots et nos émotions</em> ».<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="630" height="353" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-21676" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c.jpeg 630w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c-300x168.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c-539x303.jpeg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c-600x336.jpeg 600w" sizes="(max-width: 630px) 100vw, 630px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Capitaine©Entract Films</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Langue, mémoire et identité</strong></strong><br>Dans <em>Capitaine</em>, la <strong><a href="https://innu-aimun.ca/francais/a-propos/a-propos-de-linnu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">langue innu-aimun</a></strong> n’est pas un simple symbole, mais <strong>la matrice du récit</strong>. Le film raconte l’histoire d’un ancien artilleur de la marine, aujourd’hui pêcheur, qui tente de <strong>transmettre à sa fille Mia son amour pour la mer et la liberté</strong>. Son passé douloureux, <strong>marqué par les pensionnats autochtones</strong>, refait surface lorsque celle-ci s’enfuit vers Montréal. Capitaine part alors à sa recherche, <strong>dans un voyage autant physique qu’émotionnel</strong>. Bien que le film évoque la Côte-Nord, le réalisateur explique que <strong>l’histoire aurait pu se dérouler dans n’importe quelle région éloignée du Québec </strong>: Saguenay, Abitibi ou Témiscamingue. « <strong><em>L’éloignement, la douleur et la guérison sont des expériences communes à beaucoup d’Autochtones, peu importe où ils vivent</em> </strong>», résume-t-il.<br></p>



<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Authenticité</strong><br>Sous la bannière de&nbsp;<a href="https://www.kassiwimedia.com/" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Kassiwi Média</a>, qui signifie « ensemble » en abénaquis,&nbsp;<a href="https://www.kassiwimedia.com/a-propos" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Julie O’Bomsawin</a>&nbsp;et William Mazzoleni-Valin ont réuni&nbsp;<strong>une équipe autochtone</strong>. Les comédiens&nbsp;<strong>Wayne Charles Baker</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>McKenzie Kahnekaro:roks Deer</strong>&nbsp;incarnent avec justesse les personnages principaux, tandis qu’une<strong>&nbsp;gardienne de la langue innue a accompagné la production afin d’assurer la justesse linguistique et culturelle</strong>. Le tournage, réalisé principalement&nbsp;<strong>sur l’eau</strong>, fait de&nbsp;<strong>la mer un véritable personnage</strong>&nbsp;: lieu d’apprentissage, de confrontation et de réconciliation. Julie O’Bomsawin souligne l’importance de cette approche : «&nbsp;<em><strong>Ce film montre qu’on peut créer dans nos langues, avec nos codes et&nbsp; nos émotions, tout en restant universels</strong>&nbsp;</em>».</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="520" height="341" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/D32B60B2-3E1E-45CA-BC85-667566BF5308_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-21678" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/D32B60B2-3E1E-45CA-BC85-667566BF5308_4_5005_c.jpeg 520w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/D32B60B2-3E1E-45CA-BC85-667566BF5308_4_5005_c-300x197.jpeg 300w" sizes="(max-width: 520px) 100vw, 520px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Capitaine©Entract Films</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Sous le signe de l’émotion<br></strong>Lors de la soirée d’ouverture du <a href="https://festivalcinema.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FCIAT</a>, la projection de Capitaine a suscité <strong>une vive émotion</strong>. Pour William Mazzoleni-Valin, qui avait déjà conquis Rouyn-Noranda avec <em>Le pigeon</em> en 2019, ce retour représentait <strong>un accomplissement</strong> : « <em>Présenter la première mondiale ici, devant un public ouvert et curieux, c’est une façon de <strong>boucler la boucle et de rendre hommage à ceux qui m’ont encouragé à continuer</strong></em> ».<br><em>Capitaine</em> s’impose comme <strong>une œuvre indispensable</strong> à plusieurs égards. Ce film met en lumière <strong>la richesse des langues autochtones et leur rôle dans la transmission des cultures</strong>. Il bouscule les représentations en proposant <strong>des personnages autochtones complexes et universels</strong>. Il aborde sans détour <strong>les blessures intergénérationnelles liées aux pensionnats</strong>, tout en célébrant <strong>la résilience et l’amour entre un père et sa fille.</strong> Enfin, il affirme <strong>la place croissante des artistes autochtones dans le cinéma québécois</strong>, non plus comme sujets, mais comme <strong>créateurs de leurs propres récits</strong>.</p>



<p><br><br>Avec <em>Capitaine</em>, William Mazzoleni-Valin et Julie O’Bomsawin livrent bien plus qu’un film d’ouverture… ils signent un acte de reconnaissance et d’affirmation. En faisant résonner la langue innue-aimun sur grand écran, en donnant à voir la force des liens familiaux et la beauté d’une culture vivante, ils participent à redéfinir le cinéma québécois contemporain. Le film n’est pas seulement un récit autochtone ; <strong>il est un miroir tendu à toute une société en quête de mémoire et de dialogue</strong>.<strong><br></strong></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-fc53d2d36f3a217c5c468365c91cc32c"><strong><em>« <strong>Nos langues ont été réduites au silence trop longtemps. Aujourd’hui, c’est au cinéma qu’elles respirent à nouveau</strong></em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br><em>William Mazzoleni-Valin</em></p>



<p></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p><br><strong>La date de sortie en France n’est pas encore connue mais ce sera un film à ne pas manquer !</strong><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: Capitaine©Entract Films</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/capitaine-renouveau-autochtone-cinema-quebecois/">Capitaine : un vent de renouveau souffle sur le cinéma québécois</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sara Flores : du cœur de l’Amazonie à la Biennale de Venise</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/sara-flores-amazonie-biennale-venise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Oct 2025 08:53:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[autochtone]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale de Venise]]></category>
		<category><![CDATA[Sara Flores]]></category>
		<category><![CDATA[Shipibo]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=21542</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sara Flores, artiste shipibo-konibo originaire de l’Amazonie péruvienne, a été sélectionnée pour représenter le Pérou à la 61ᵉ Biennale de Venise. Reconnue pour la profondeur symbolique et spirituelle de son œuvre, elle s’impose comme l’une des voix majeures de l’art contemporain amazonien. Son exposition, intitulée...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/sara-flores-amazonie-biennale-venise/">Sara Flores : du cœur de l’Amazonie à la Biennale de Venise</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><b><i><br></i></b><strong><em><br>Sara Flores, artiste shipibo-konibo originaire de l’Amazonie péruvienne, a été sélectionnée pour représenter le Pérou à la 61ᵉ Biennale de Venise. Reconnue pour la profondeur symbolique et spirituelle de son œuvre, elle s’impose comme l’une des voix majeures de l’art contemporain amazonien. Son exposition, intitulée « Sara Flores. From Other Worlds », occupera le pavillon péruvien lors de la prochaine édition de la Biennale, qui ouvrira ses portes en mai 2026.</em></strong></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Un langage visuel enraciné dans le savoir ancestral</strong></strong><br></strong>Née en 1950 dans la communauté de <strong>Tambomayo</strong>, au cœur de la forêt amazonienne, <strong><a href="https://www.whitecube.com/artists/sara-flores" data-type="link" data-id="https://www.whitecube.com/artists/sara-flores" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sara Flores</a></strong>, de son nom autochtone <strong>Soi Biri</strong> (qui signifie « bien fait » ou « précisément dessiné »), appartient au peuple <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shipibo-Conibos" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shipibo-Conibos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shipibo-Konibo</a></strong>, dont <strong>elle incarne la mémoire et la transmission artistique</strong>. Son œuvre s’inscrit dans la tradition du <strong><a href="https://naturerights.com/les-kene/" data-type="link" data-id="https://naturerights.com/les-kene/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kené</a></strong>, <strong>un système visuel complexe composé de motifs géométriques et organiques</strong>, porteur d’une <strong>cosmologie</strong> où s’entrelacent corps, nature et cosmos. Les <strong>Kené</strong> ne sont pas de simples décorations : ils représentent des <strong>cartes du savoir</strong>. Chaque ligne, chaque entrelacement, répond à <strong>un réseau de significations spirituelles et écologiques qui exprime l’harmonie entre l’humain et son environnement</strong>. Pour Sara : « <em>le Kené est <strong>une manière de voir et de ressentir le monde</strong></em> ». Elle utilise des tissus traditionnels (tucuyo, coton sauvage) et<strong> des teintes végétales tirées de la flore amazonienne</strong> : chaque pigment, chaque nuance est <strong>le fruit d’un lien direct avec le territoire</strong>. Elle travaille <strong>en collaboration intergénérationnelle</strong>, souvent avec ses filles, perpétuant <strong>une transmission matrilinéaire</strong> des motifs, tout en innovant par de nouveaux agencements, l’intégration de motifs botaniques, des œuvres filmées et des installations. Ses kené sont entièrement <strong>faits à la main</strong>. À travers cette matérialité vivante, elle fait <strong>dialoguer mémoire, territoire et spiritualité</strong>, tout en s’inscrivant dans une réflexion contemporaine sur la <strong>durabilité</strong> et la <strong>reconnexion au vivant</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="399" height="591" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/C875917E-2D6E-40D0-9E49-8ACFAFAD893C.jpeg" alt="" class="wp-image-21547" style="width:357px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/C875917E-2D6E-40D0-9E49-8ACFAFAD893C.jpeg 399w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/C875917E-2D6E-40D0-9E49-8ACFAFAD893C-203x300.jpeg 203w" sizes="(max-width: 399px) 100vw, 399px" /><figcaption class="wp-element-caption">Sara Flores ©Galerie White Cube</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong><strong><strong>Un projet pour réinventer les dialogues</strong></strong><br></strong></strong>Le projet <strong><a href="https://www.whitecube.com/news/sara-flores-to-represent-peru-at-the-61st-venice-biennale" data-type="link" data-id="https://www.whitecube.com/news/sara-flores-to-represent-peru-at-the-61st-venice-biennale" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sara Flores. From Other Worlds</a></strong>, conçu par les commissaires <strong>Issela Ccoyllo</strong> et <strong>Matteo Norzi</strong>, est une véritable exploration de la portée universelle des pratiques visuelles autochtones. Il met en lumière la <strong>force esthétique et épistémologique</strong> d’un art qui ne se conforme pas aux canons occidentaux, mais <strong>entre en dialogue critique avec eux</strong>, depuis une expérience communautaire profondément enracinée. Ce projet entend <strong>ouvrir un espace de réflexion</strong> sur les <strong>limites de l’art contemporain</strong> et sur la <strong>nécessité de décoloniser les regards</strong>. Il interroge les cadres historiques qui ont <strong>marginalisé les expressions autochtones</strong>, longtemps reléguées aux marges de la modernité artistique. En plaçant Sara Flores au centre du pavillon péruvien, le Pérou semble vouloir affirmer la <strong>paternité autochtone</strong> comme un <strong>pilier du débat mondial</strong> sur la durabilité, la justice environnemental et la diversité culturelle.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆<strong><strong> <strong><strong>Reconnaissance politique et spirituelle</strong></strong></strong></strong></strong><br>La sélection de Sara Flores à la Biennale de Venise revêt une <strong>dimension symbolique et collective</strong> pour le peuple Shipibo-Konibo. Le <strong>Conseil Shipibo-Konibo-Xetebo (COSHIKOX)</strong>, qui soutient l’artiste, a salué cette nomination comme <strong>une victoire culturelle et identitaire</strong>. « <em>Cette réalisation symbolise la force et l’esprit collectif de notre nation Shipibo-Konibo-Xetebo. Grâce au travail de Sara Flores, <strong>la voix de notre culture vivante sera entendue</strong> à Venise &#8211; une culture qui continue de défendre son territoire, son identité et son savoir ancestral. La Biennale servira de plateforme à la diplomatie culturelle, pour attirer l’attention sur les défis auxquels notre territoire est confronté et pour affirmer que les modes de vie des peuples autochtones n’appartiennent pas au passé, mais à l’avenir de l’humanité</em> », a déclaré <em>Lizardo Cauper Pezo, président du COSHIKOX</em>. L’organisation a également réaffirmé <strong>son engagement à soutenir les artistes autochtones</strong> : « <em>COSHIKOX réaffirme son engagement à unir le peuple en tant que nation autochtone, convaincu que<strong> l’art est aussi un moyen de créer une identité collective, de résistance, de guérison et de construire un monde plus juste et plus harmonieux</strong></em> ».</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="529" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/05B8080E-183A-4D52-BE40-E314A8645F79.jpeg" alt="" class="wp-image-21549" style="width:358px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/05B8080E-183A-4D52-BE40-E314A8645F79.jpeg 400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/05B8080E-183A-4D52-BE40-E314A8645F79-227x300.jpeg 227w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Untitled (Shao Maya Pei Kené, 2025)</em> ©Galerie White Cube</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Une présence qui transforme le regard</strong></p>



<p>La participation de Sara Flores à la Biennale de Venise n’est pas seulement une consécration artistique : elle marque un <strong>changement de paradigme</strong> dans la manière dont le monde perçoit les savoirs autochtones. Ses œuvres, qui <strong>vibrent d’une énergie à la fois intime et cosmique</strong>, invitent à repenser notre rapport à la nature et à la connaissance. <strong>From Other Worlds</strong> est à la fois une proposition artistique et une <strong>invitation à écouter d’autres manières d’habiter le monde</strong>. En révélant la puissance créatrice du Kené, Sara Flores offre <strong>un pont entre les traditions spirituelles amazoniennes et les questionnements globaux de notre époque</strong> : comment vivre en équilibre avec le vivant, comment soigner la mémoire du monde ?</p>



<p></p>



<p><br><br><br>En 2026, le pavillon péruvien à la Biennale de Venise portera les couleurs et les formes du fleuve Ucayali, les chants silencieux de la forêt et la vision d’une femme qui peint les lien invisibles entre les êtres. Sara Flores n’expose pas seulement des œuvres : elle partage une vision du monde, un langage de résistance et de beauté, où l’art devient une <strong>forme de connaissance vivante</strong>&#8230;<br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-d6a2f3e1b2223fcab8a83e733565b21a"><strong><em><br><br>« <strong><br>«</strong></em></strong> <strong><em><strong>À travers le Kené, je ne peins pas seulement ce que je vois ; je peins ce que je ressens, ce que j’ai reçu, et ce que j’espère pour notre monde</strong></em></strong> <strong>»</strong>, Sara Flores</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-86c8e8a8d02a8d29eccaf2417d3e401f"></p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br><br><br></p>



<p><strong>* Pour aller plus loin : </strong><br>&#8211; <a href="https://www.whitecube.com/artists/sara-flores" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.whitecube.com/artists/sara-flores" rel="noreferrer noopener">Sara Flores au White Cube Bermondsey</a><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©<a href="https://www.whitecube.com/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.whitecube.com/" rel="noreferrer noopener">Galerie White Cube &#8211; Paris</a><br></p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/sara-flores-amazonie-biennale-venise/">Sara Flores : du cœur de l’Amazonie à la Biennale de Venise</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>En Colombie, la communauté autochtone des Emberá Dobida est en souffrance</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/colombie-embera-dobida-souffrance/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Oct 2025 06:38:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Emberá Dobida]]></category>
		<category><![CDATA[Santiago Mesa]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=21519</guid>

					<description><![CDATA[<p>En Colombie, les communautés autochtones sont plus affectées par les suicides que le reste de la population. Le photographe Santiago Mesa a voulu rendre compte de la tragédie que vit la population Emberá, particulièrement touchée. Sa série « Jaidë » a été primée au dernier World Press...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/colombie-embera-dobida-souffrance/">En Colombie, la communauté autochtone des Emberá Dobida est en souffrance</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>En Colombie, les communautés autochtones sont plus affectées par les suicides que le reste de la population. Le photographe Santiago Mesa a voulu rendre compte de la tragédie que vit la population Emberá, particulièrement touchée. Sa série « Jaidë » a été primée au dernier World Press Photo.</em></strong><br><br><br>Santiago Mesa est un <strong>photographe documentaire de Medellín, en Colombi</strong>e, dont le travail explore, entre autres, <strong>les problèmes sociaux, les inégalités et la violence</strong>. Sa série « Jaidë », <strong>primée au concours World Press Photo 2025</strong>, suit le parcours des femmes Emberá touchées par la violence et la crise, attirant l&#8217;attention et l&#8217;empathie sur la dure réalité de ce groupe.</p>



<p><br><br><strong>◆ Les Emberá Dobida</strong></p>



<p><a href="https://peuplesautochtones.wordpress.com/2021/07/08/colombie-le-peuple-embera-dobida/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://peuplesautochtones.wordpress.com/2021/07/08/colombie-le-peuple-embera-dobida/" rel="noreferrer noopener">Les Emberá Dobida</a> sont <strong>un peuple autochtone nomade de Colombie</strong> qui habite historiquement une région autour du fleuve Bojayá. Cette communauté a particulièrement souffert au cours de la dernière décennie à cause de la guerre civile qui sévit en Colombie (entre armée, guérillas, groupes paramilitaires et narcotrafiquants) et de la perte des moyens de subsistance. Nombre d&#8217;entre eux ont <strong>migré vers Bogotá</strong>, victimes de déplacements forcés pour échapper à cette violence. Dans la capitale, ils sont <strong>confrontés à la discrimination et à la marginalisation, vivant dans des conditions de surpopulation et d&#8217;insécurité qui exacerbent leur sentiment de désespoir, entraînant une augmentation inquiétante des suicides</strong>. On dénombre environ 4 000 Emberás qui vivent dans une surpopulation extrême dans des quartiers comme le Parque Nacional, La Rioja et le Parque La Florida. <strong>Le bâtiment de La Rioja, prévu pour 120 personnes, en abrite plus de 1 200</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="1280" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06.jpg" alt="" class="wp-image-21530" style="width:621px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06.jpg 1920w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06-1024x683.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06-768x512.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06-1536x1024.jpg 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06-700x467.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/WPP-2025Contest-SouthAmerica-STO-SantiagoMesa-06-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Santiago Mesa</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><a href="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" data-type="link" data-id="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><br></a><strong>◆</strong></strong> <strong>Une tragédie silencieuse</strong><br>Les suicides au sein des communautés autochtones ont atteint <strong>des niveaux alarmants</strong> : selon l&#8217;UNICEF, le taux est 40 fois plus élevé que dans la population générale, avec un impact particulier sur le peuple Emberá du département du Chocó (nord-ouest du pays), passant de 15 cas entre 2015 et 2020 à 67 suicides et plus de 400 tentatives en 2024, selon l&#8217;église de Bellavista à Bojayá. Bien que les organisations humanitaires aient tiré la sonnette d&#8217;alarme,<strong> la réponse de l&#8217;État reste limitée</strong>. Le manque d&#8217;accès aux soins psychologiques, combiné aux <strong>conditions précaires</strong> dans lesquelles vivent nombre de ces familles, rend <strong>urgente</strong> une intervention globale. Sans oublier qu’ici également <strong>le genre est un facteur aggravant selon le photographe</strong> : “<em>Malheureusement, le machisme est encore bien présent, et beaucoup des personnes qui se suicident ou font une tentative de suicide sont des jeunes femmes victimes de violences conjugales</em>.”</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br>Le reportage de Mesa se déroule dans <strong>deux petites communautés du Chocó où vivent quelques centaines d’habitants</strong>. Il évoque la vie de Yadira Birry, une adolescente de 16 ans qui s&#8217;est suicidée, et de Liria Cheito, qui a survécu à une tentative de suicide le même jour que Yadira, à Bojayá. Ainsi que celle de Jessi et Ahitana, deux femmes Emberá déplacées à Bogotá. <strong>Les images très marquantes</strong> illustrent l&#8217;intense douleur et le désespoir qui règnent dans ces communautés. « Jaidë », le titre qu’il a donné à son projet, signifie « maison des esprits » dans la langue de ce peuple qui estime que parfois, des esprits viennent les hanter et les poussent au désespoir . « <em>Les Emberá conservent des coutumes qui leur sont propres, mais sont largement évangélisés. L’Église catholique n’a pas eu qu’un rôle positif, néanmoins c’est l’une des rares institutions qui se préoccupe de leur sort, mène des actions ponctuelles d’aide alimentaire et médicale.</em> » Et les paroisses font un important travail statistique.</p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p><br>En documentant le vécu des femmes Emberá, Santiago Mesa témoigne à la fois de <strong>leur souffrance et de leur résilience</strong>. Et souhaite favoriser la compréhension et la recherche de solutions à cette crise persistante. Jaidë n’est pas qu’un travail d’images : chaque portrait s’accompagne d’un entretien, soigneusement consigné sous la forme d’un témoignage.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br>L&#8217;exposition <a href="https://www.expo-wppmtl.ca/infos/#:~:text=L&#039;exposition%20World%20Press%20Photo,au%2013%20octobre%202025%20inclus" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.expo-wppmtl.ca/infos/#:~:text=L&#039;exposition%20World%20Press%20Photo,au%2013%20octobre%202025%20inclus" rel="noreferrer noopener">World Press Photo Montréal</a> est ouverte jusqu’au 13 octobre 2025 inclus.<br><strong>Marché Bonsecours<br>325, rue de la Commune Est<br>Vieux-Montréal</strong></p>



<p></p>



<p>Pour aller plus loin : <a href="https://www.worldpressphoto.org/collection/photo-contest/2025/Santiago-Mesa/1?fbclid=IwY2xjawNJ3gxleHRuA2FlbQIxMABicmlkETE3TERnZkV5MXR3SHpsejNNAR75CHePwhO2ppSdGTM7LpYgmmyjZ0R69ZKpMos8LysT6ONNY-007pHBa1rdug_aem_DOPaHTiZxFiqN58_O6Ffvg" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.worldpressphoto.org/collection/photo-contest/2025/Santiago-Mesa/1?fbclid=IwY2xjawNJ3gxleHRuA2FlbQIxMABicmlkETE3TERnZkV5MXR3SHpsejNNAR75CHePwhO2ppSdGTM7LpYgmmyjZ0R69ZKpMos8LysT6ONNY-007pHBa1rdug_aem_DOPaHTiZxFiqN58_O6Ffvg" rel="noreferrer noopener">le site de l&#8217;exposition </a></p>



<p><br></p>



<p>Brigitte Postel<br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Santiago Mesa<br></p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/colombie-embera-dobida-souffrance/">En Colombie, la communauté autochtone des Emberá Dobida est en souffrance</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Hommage à &#8220;oiseau bondissant&#8221;</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/09/hommage-graham-greene/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Sep 2025 08:18:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[autochtone]]></category>
		<category><![CDATA[Graham Greene]]></category>
		<category><![CDATA[hommage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=21301</guid>

					<description><![CDATA[<p>Graham Greene, acteur canadien mohawk, nous a quitté le 1er septembre dernier. Il aura marqué le cinéma et la télévision par la force tranquille de son jeu et par son engagement à représenter avec authenticité les voix autochtones. Sa carrière illustre une trajectoire unique :...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/09/hommage-graham-greene/">Hommage à &#8220;oiseau bondissant&#8221;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><b><i><br></i></b><strong><em>Graham Greene, acteur canadien mohawk, nous a quitté le 1er septembre dernier. Il aura marqué le cinéma et la télévision par la force tranquille de son jeu et par son engagement à représenter avec authenticité les voix autochtones. Sa carrière illustre une trajectoire unique : celle d’un homme qui a transformé les blessures de l’histoire coloniale en personnages porteurs de dignité et d’humanité, et qui a ouvert la voie à une nouvelle génération d’artistes autochtones&#8230;</em></strong></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Racines autochtones</strong><br></strong>Né en 1952 à Ohsweken, sur la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_des_Six_Nations#:~:text=La%20r%C3%A9serve%20des%20Six%20Nations,officiel%20est%20Six%20Nations%2040.&amp;text=Signalisation%20%C3%A0%20l&#039;entr%C3%A9e%20de%20la%20r%C3%A9serve." data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_des_Six_Nations#:~:text=La%20r%C3%A9serve%20des%20Six%20Nations,officiel%20est%20Six%20Nations%2040.&amp;text=Signalisation%20%C3%A0%20l&#039;entr%C3%A9e%20de%20la%20r%C3%A9serve." target="_blank" rel="noreferrer noopener">réserve des Six Nations de la rivière Grand</a>, <strong>Graham Greene</strong> a grandi au sein d’une famille attachée aux traditions orales et à la vie communautaire. Enfant réservé, <strong>il a connu le racisme, les préjugés et l’isolement</strong>, des expériences qui l’ont profondément marqué et qui ont nourri son désir de raconter <strong>des histoires vraies sur les peuples autochtones</strong>. Avant de devenir acteur, Greene a exercé <strong>plusieurs métiers</strong> : technicien du son pour des concerts et des stations de radio, machiniste, et même bûcheron. La proximité avec le monde du spectacle lui a donné envie de faire de la scène et il s’est finalement inscrit au <a href="https://www.indigenoustheatre.com/" data-type="link" data-id="https://www.indigenoustheatre.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Centre for Indigenous Theatre</a> à Toronto. Le théâtre est devenu pour lui <strong>un espace de transformation et un moyen de se réapproprier sa voix et de parler au monde</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="398" height="530" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/GrahamGreene1998.jpg" alt="" class="wp-image-21316" style="width:357px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/GrahamGreene1998.jpg 398w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/GrahamGreene1998-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 398px) 100vw, 398px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Jared Purdy, via Wikimedia Commons</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong><strong>Entre histoire et mémoire</strong><br></strong></strong>Après ses débuts sur les planches et quelques rôles à la télévision canadienne dans les années 1980, Graham Greene décroche son premier rôle marquant dans <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Powwow_Highway" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Powwow_Highway" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Powwow Highway</em> (1989)</a></strong>, un <strong>road movie culte sur l’identité autochtone</strong>. Mais c’est <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Danse_avec_les_loups" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Danse_avec_les_loups" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Danse avec les loups</em> (1990) </strong></a>qui le propulse <strong>sur la scène internationale</strong> : son rôle de Kicking Bird, sage et bienveillant, bouleverse les spectateurs. Il aimait raconter qu’il avait été abasourdi par sa nomination à l’Oscar du Meilleur second rôle, au point d’avoir failli ne pas y aller, pensant qu’il n’avait « <em>rien à faire dans ce genre de soirée</em> ».. Tout au long de sa carrière,<strong> Greene choisit des projets qui mettent en lumière l’histoire et les luttes des peuples autochtones</strong> : <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=6778.html" data-type="link" data-id="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=6778.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Thunderheart</em> (1992)</a>, inspiré de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Indian_Movement" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/American_Indian_Movement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">American Indian Movement</a>, <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48079.html" data-type="link" data-id="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=48079.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Skins</em> (2002)</a> <strong>sur les réalités de la vie dans les réserves</strong>, ou encore ses apparitions dans <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Longmire_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Longmire_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Longmire</a></em> et <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1883_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/1883_(s%C3%A9rie_t%C3%A9l%C3%A9vis%C3%A9e)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">1883</a></em>, <strong>où il incarne des hommes plein de sagesse</strong>. Mais il ne s’est jamais limité à un seul registre, enchaînant avec aisance les rôles dramatiques, comiques et même fantastiques, comme dans <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ligne_verte_(film)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Ligne_verte_(film)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>La ligne verte</em> (1999)</a> ou <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Twilight,_chapitre_II_:_Tentation" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Twilight,_chapitre_II_:_Tentation" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Twilight, chapitre II (2009)</a> ou encore plus récemment dans <a href="https://www.telerama.fr/series-tv/the-last-of-us-la-fin-du-monde-peut-encore-nous-emballer_cri-7037711.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Last of Us</em></a><em>,</em>&nbsp;où il jouait le rôle de Marlon fuyant la pandémie au fin fond du Wyoming.&nbsp;</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆<strong><strong> <strong>Transmission</strong></strong></strong></strong><br>Greene a souvent évoqué <strong>les épreuves qui ont jalonné sa vie</strong> : des combats contre <strong>la dépression</strong>, <strong>l’alcoolisme et les difficultés économiques avant de percer dans</strong> <strong>le métier</strong>. « <em>Si j’ai pu me relever, c’est parce que ma communauté m’a toujours rappelé qui j’étais</em> », avait-il confié  dans une interview. Ces blessures, il les transformait en jeu d’acteur, apportant <strong>une intensité émotionnelle et une vérité désarmante à ses personnages</strong>. Sur les plateaux, il était connu pour sa <strong>chaleur humaine</strong> et son sens de l’humour. Un réalisateur a raconté qu’il avait surnommé Greene « <strong>the calm in the storm </strong>» (le calme dans la tempête) car il savait détendre l’équipe même dans les moments de tournage les plus stressants.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="768" height="957" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/Graham_Greene_CTM_interview_2022.jpg" alt="" class="wp-image-21318" style="width:358px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/Graham_Greene_CTM_interview_2022.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/Graham_Greene_CTM_interview_2022-241x300.jpg 241w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/Graham_Greene_CTM_interview_2022-700x872.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/Graham_Greene_CTM_interview_2022-600x748.jpg 600w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption class="wp-element-caption">Graham Greene (2022) &#8211; Musée du théâtre du Canada, via Wikimedia Commons</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><br>L’héritage de Graham Greene dépasse largement sa filmographie. Il a ouvert des portes, inspiré des scénaristes et des réalisateurs, et surtout <strong>montré aux jeunes autochtones qu’ils pouvaient rêver d’une place dans l’industrie cinématographique sans renier leur identité</strong>. Sa vie et sa carrière nous rappellent qu’au-delà des projecteurs, chaque choix de rôles peut être un acte politique&#8230;<br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-b00bb6298bf5c9d5c0b5e9206dd4c5d8"><strong><em><br><br>« <strong>Jouer, pour moi, ce n’est pas seulement divertir : c’est raconter qui nous sommes. Chaque rôle est une manière de dire que nous sommes toujours là</strong></em></strong> », Graham Greene</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-86c8e8a8d02a8d29eccaf2417d3e401f"></p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br><br><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : David Sunfellow&nbsp;de&nbsp;<a href="https://pixabay.com/fr//?utm_source=link-attribution&amp;utm_medium=referral&amp;utm_campaign=image&amp;utm_content=672884" target="_blank" rel="noopener">Pixabay</a></p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/09/hommage-graham-greene/">Hommage à &#8220;oiseau bondissant&#8221;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les peuples premiers en lumière : ON COUNTRY &#8211; PHOTOGRAPHIE D’AUSTRALIE aux Rencontres d’Arles</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/09/les-peuples-premiers-rencontres-darles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 08:52:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontres d'Arles]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=21222</guid>

					<description><![CDATA[<p>On Country : Photographie d’Australie est une exposition historique : il s&#8217;agit de la première mise en lumière régionale de la photographie australienne aux 56ème&#160;Rencontres de la photographie d’Arles 2025, rassemblant artistes autochtones et non-autochtones. Organisée par Photo Australia (biennale photographique basée à Melbourne) en collaboration...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/09/les-peuples-premiers-rencontres-darles/">Les peuples premiers en lumière : ON COUNTRY &#8211; PHOTOGRAPHIE D’AUSTRALIE aux Rencontres d’Arles</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>On Country : Photographie d’Australie est une exposition historique : il s&#8217;agit de la première mise en lumière régionale de la photographie australienne aux 56ème&nbsp;Rencontres de la photographie d’Arles 2025, rassemblant artistes autochtones et non-autochtones.</em></strong></p>



<p><br><br></p>



<p>Organisée par <strong>Photo Australia (biennale photographique basée à Melbourne) en collaboration avec la conservatrice Kimberley Moulton </strong>(Conservatrice adjointe au <strong>département Art autochtone de la Tate Modern</strong> et qui appartient au peuple Yorta Yorta), Pippa Milne et Brendan McCleary, l’exposition « On Country » (sur le Pays) réunit <strong>plus de 200 œuvres photographiques réalisées par une vingtaine d’artistes et collectifs australiens</strong>, à la fois autochtones et non autochtones. Elle explore le concept de « Country », <strong>un terme fondamental pour les Peuples Premiers d’Australie désignant l’ensemble des liens spirituels, ancestraux, culturels et écologiques à la terre, à l’eau, à la mer et au cosmos</strong>. À travers leur travail, l’exposition explore <strong>les relations anciennes et nouvelles entre Pays et colonialisme, entre communauté et identité aujourd’hui en Australie</strong>. L’histoire complexe de l’Australie est soustendue par <strong>60 000 ans d’attachement</strong> continu des peuples premiers à cette terre qu’ils n’ont jamais cédée par traité – des peuples comprenant plus de 250 groupes linguistiques, ou « countries ». Depuis, il s’est écoulé <strong>deux siècles de colonisation</strong>. La nation est donc un <strong>espace partagé d’histoires collectives et individuelles aux facettes multiples</strong> et, bien que le colonialisme ait tâché de réduire à néant les peuples des Premières Nations, notamment par des politiques racistes d’assimilation menées de 1924 à 1970, leur culture a perduré et demeure <strong>vivante et forte</strong> jusqu’à aujourd’hui.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354.jpg" alt="" class="wp-image-21226" style="width:621px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354-768x432.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354-700x394.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915207354-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Rencontres d&#8217;Arles</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><a href="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" data-type="link" data-id="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><br><strong>◆</strong></a></strong> <strong><a href="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" data-type="link" data-id="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Warakurna Superheroes</a></strong><br>Parmi les œuvres marquantes de l’exposition, Warakurna Superheroes (par Tony Albert, issu des Peuples Premiers Girramay, Yidinji et Kuku Yalanji, et David Charles Collins qui vit en territoire Gadigal), citons <strong>celle qui est devenue l’image emblématique du festival</strong>, visible sur les catalogues et affiches : un petit garçon qui pose sur une caisse de voiture rouillée, en costume de super héros, cape au vent. En mettant en scène <strong>les enfants d’une des plus importantes communautés aborigènes</strong> d’Australie revêtus de costumes de fortune de la franchise Marvel, les artistes veulent<strong> relier le pouvoir du jeu, la culture populaire et la relation aux temps ancestraux</strong>. Leurs photos invitent à réfléchir à <strong>la figure du « super-héros » à travers une vision autochtone du monde</strong> : les super-héros peuvent être <strong>les Anciens porteurs de savoir ; les récits ancestraux de la création de la terre ; ou encore les enfants eux-mêmes incarnant les héros de demai</strong>n.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756894812499.jpg" alt="" class="wp-image-21233" style="width:351px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756894812499.jpg 576w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756894812499-169x300.jpg 169w" sizes="(max-width: 576px) 100vw, 576px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Rencontres d&#8217;Arles &#8211; Sonja Carmichael et Elisa Jane Carmichael (Ngugi/Quandamooka)<br></figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p><br><strong>◆ <a href="https://www.google.com/url?sa=D&amp;q=https://www.michaelcook.net.au/projects/majority-rule&amp;ust=1757105820000000&amp;usg=AOvVaw1oO1YPXKawr_fkq9H1J9b2&amp;hl=fr&amp;source=gmail" data-type="link" data-id="https://www.google.com/url?sa=D&amp;q=https://www.michaelcook.net.au/projects/majority-rule&amp;ust=1757105820000000&amp;usg=AOvVaw1oO1YPXKawr_fkq9H1J9b2&amp;hl=fr&amp;source=gmail" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Majority Rule</a></strong><br>La dernière série du photographe <strong>Michael Cook</strong> (Bidjara, vit en territoire Kabi Kabi), Majority Rule (Loi de la majorité), témoigne de son incursion dans un nouveau<br>territoire artistique. Ses œuvres utilisent <strong>l&#8217;image pour poser une question directe</strong>. Il invite le spectateur à s<strong>&#8216;interroger sur une Australie où les Aborigènes seraient majoritaires</strong>. Et si les Aborigènes représentaient 96 % de la population australienne et que les non-Aborigènes représentaient les 4 % restants, ce qui correspond à la proportion actuelle de la population autochtone d’Australie ? Abordant <strong>la nature discriminatoire de la société</strong>, Cook utilise le même homme aborigène, reproduit <strong>à l&#8217;infini dans chaque image, pour communiquer son message et brosser le tableau d&#8217;une structure sociètale inversée</strong>. Les multiples versions du sujet aborigène peuplent des lieux urbains génériques : un tunnel de gare, un bus d&#8217;époque, des monuments emblématiques et diverses rues. L&#8217;imagerie de Cook remet en question <strong>nos systèmes de croyances profondément ancrés</strong>, sans pour autant porter de jugement : elles sont observationnelles, posant des questions sans tirer de conclusions précises. L&#8217;intérêt de Cook pour <strong>l&#8217;impact de l&#8217;histoire de l&#8217;Australie sur ses premiers habitants est mis en évidence dans cette série d&#8217;images à la chorégraphie intense et intentionnelle.</strong> Réalisée en 2024, cette série peut être <strong>relue à la lumière du referendum de 2023</strong>, A Voice to Parliament, (Une voix au Parlement) qui aurait permis que des conseillers autochtones soient consultés sur des sujets les concernant. Le rejet de cette proposition montre une nouvelle fois que <strong>la « Loi de la Majorité » continue de façonner la nation australienne.</strong></p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1.jpg" alt="" class="wp-image-21234" style="width:596px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1-768x432.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1-700x394.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915058574-1-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Rencontre d&#8217;Arles / Maree Clarke<br></figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Ritual and Ceremony</strong></p>



<p>À travers une série de portraits en noir et blanc, <strong>Maree Clarke</strong> (née à Swan Hill, dans le nord-ouest de l’Etat du Victoria, et liée aux terres traditionnelles des peuples Yorta Yorta/Wamba Wamba/Mutti Mutti/Boonwurrung) invite les visiteurs à réfléchir à l<strong>&#8216;effacement perpétué par les institutions</strong>. Elle utilise de l&#8217;ocre blanche peinte sur les visages et les cheveux de femmes, ainsi que sur les yeux et les t-shirts d’hommes, représentant les peintures corporelles cérémonielles, ainsi que les scarifications, afin de <strong>rendre hommage à tout ce qui a été perdu</strong>. Les marques blanches sur les yeux des hommes et des femmes représentent les pratiques de deuil traditionnelles. Cette série inclut un portrait <strong>de trois mètres de hauteur</strong> de l’Elder Uncle Jack Charles, acteur et doyen disparu. Peint à l’ocre blanc, il mesure trois mètres de haut et <strong>témoigne d’un regard profond et d’une mémoire toujours ardente</strong>.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="576" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915148136.jpg" alt="" class="wp-image-21229" style="width:266px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915148136.jpg 576w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/09/1756915148136-169x300.jpg 169w" sizes="(max-width: 576px) 100vw, 576px" /><figcaption class="wp-element-caption"><br>©Brenda Croft</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong>Portraits ethnographiques «&nbsp;<em>Naabámi (tu verras)&nbsp;: Barangaroo (armée<br>de moi)</em>&nbsp;»</strong></p>



<p>La série de portraits de <strong>Brenda L Croft </strong>(Gurindji/Malngin/Mudburra), « <em>Naabámi (tu verras) : Barangaroo (armée de moi)</em> », présente <strong>des images dérivées de ferrotypes</strong> &#8211; un type de photographies assez répandu au XIXe &#8211; puis imprimées à grande échelle, de <strong>femmes et de filles contemporaines des Premières Nations australiennes</strong>, honorant Barangaroo, la femme Cammeraygal connue <strong>pour sa position ferme en tant que femme souveraine non soumise des Premières Nations </strong>lors du premier contact colonial. Les portraits de Croft dialoguent avec les voix du chœur Djinama Yilaga, qui chante en menero ngarigo et dhurga yuin. Le son emplit la nef et on est saisi par la puissance de cet échange.<br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p><strong>◆ Capemba Bumbarra</strong><br>Cette installation déploie <strong>un cyanotype monumental de 38 mètres de soie bleue suspendue</strong>, imaginé par Sonja Carmichael et Elisa Jane Carmichael (Ngugi/Quandamooka), un duo mère-fille. Le ruban inclut <strong>des motifs traditionnels et traverse l’église comme une rivière flottante</strong> ; il évoque le voyage de l&#8217;eau douce depuis sa source, à travers le bush, les mangroves pour venir se déverser dans l&#8217;océan. La source offrait eau potable et ressources alimentaires à leurs ancêtres. Sans oublier les travaux poignants de James Tylor (Kaurna) <strong>sur l’effacement colonial,</strong> dont les images insistent sur l’absence : cadres manquants, vides qui racontent l’effacement colonial. Ou ceux de Barbara McGrady qui souligne <strong>la présence autochtone dans l’espace public</strong>. Cette exposition est un moment marquant pour la visibilité de la photographie australienne sur la scène internationale. Elle offre <strong>une opportunité de réaffirmer la narration autochtone par l’art et un espace pour explorer les racines spirituelles et environnementales de la relation à la terre des Peuples Premiers australiens.</strong><br></p>



<p><br><em>L’exposition est installée au cœur d’Arles, dans l’église Sainte-Anne, une ancienne église du XVIIᵉ siècle désacralisée. Elle est à découvrir jusqu&#8217;au<strong> 5 octobre 2025</strong>. Commissaires : Elias Redstone, Kimberley Moulton (Yorta Yorta), Pippa Milne et Brendan McCleary.</em><br></p>



<p><strong>Artistes :</strong><br>Tony Albert (Kuku Yalanji ; 1981) et David Charles Collins (1988), Ying Ang (1980),<br>Atong Atem (1994), Sonja Carmichael (Ngugi / Quandamooka ; 1958) et Elisa Jane<br>Carmichael (Ngugi / Quandamooka ; 1987), Maree Clarke (Yorta Yorta / Wamba<br>Wamba / Mutti Mutti / Boonwurrung ; 1961), Michael Cook (Bidjara ; 1968), Brenda<br>L Croft (Gurindji / Malngin / Mudburra ; 1964), J Davies (1994), Liss Fenwick<br>(1989), Adam Ferguson (1978), Robert Fielding (Yankunytjatjara / Peuple Arrernte<br>de l’ouest ; 1969), The Huxleys – Garrett Huxley (Gumbaynggirr / Yorta Yorta, 1973)<br>et Will Huxley (1982), Ricky Maynard (Pakana ; 1953), Lisa Sorgini (1980), Tace<br>Stevens (Noongar / Spinifex ; 1992), Wani Toaishara (1990) et James Tylor (Kaurna ;<br>1986).</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p>Brigitte Postel<br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : <br><strong>Tony Albert (Kuku Yalanji), David Charles Collins and Kirian Lawson.</strong><br><em>Warakurna Superheroes #1</em>, <em>Warakurna Superheroes </em>series, 2017.<br>Courtesy of the artists / Sullivan+Strumpf.</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/09/les-peuples-premiers-rencontres-darles/">Les peuples premiers en lumière : ON COUNTRY &#8211; PHOTOGRAPHIE D’AUSTRALIE aux Rencontres d’Arles</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Pooja, Sir : un polar népalais à l’assaut des fractures sociales et ethniques du pays</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/07/pooja-sir-polar-nepalais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 08:52:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Deepak Rauniyar]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Pooja Sir]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=21088</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec Pooja, Sir, Deepak Rauniyar signe un thriller intense et politique qui plonge dans les tensions communautaires et les luttes féminines au Népal. Porté par deux héroïnes que tout oppose a priori, ce film, présenté en première mondiale à la Mostra de Venise 2024, revient...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/07/pooja-sir-polar-nepalais/">Pooja, Sir : un polar népalais à l’assaut des fractures sociales et ethniques du pays</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><br><em>Avec <em>Pooja, Sir,</em> Deepak Rauniyar signe un thriller intense et politique qui plonge dans les tensions communautaires et les luttes féminines au Népal. Porté par deux héroïnes que tout oppose a priori, ce film, présenté en première mondiale à la Mostra de Venise 2024, revient sur les émeutes de 2015 dans le Madhesh, et nous confronte à un pays souvent méconnu, loin des clichés himalayens. <em>À découvrir en salles en France depuis le 23 juillet, ce récit haletant, inspiré de faits réels, mêle enquête criminelle et dénonciation des discriminations systémiques.</em></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Un réalisateur à la marge devenu voix majeure</strong></strong></strong><br></strong></strong></strong></strong>Né en 1978 dans le district de Saptari, dans l’est du Népal,<strong> Deepak Rauniyar</strong> <strong>a d’abord été enseignant, puis journaliste, avant de produire des récits radiophoniques.</strong> Il se fait remarquer en 2012 avec <a href="https://www.senscritique.com/film/highway/21143229" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em><strong>Highway</strong></em><strong>,</strong></a> premier film népalais présenté au festival international la Berlinale. Ce road-movie post-conflit <strong>aborde frontalement des tabous encore puissants au Népal : homosexualité, viol, drogues, adultère</strong>. Le film provoque <strong>un choc dans le pays</strong> et marque l’émergence d’<strong>un nouveau cinéma social népalais</strong>.</p>



<p>Son second long-métrage, <a href="https://trigon-film.org/fr/films/white-sun/" data-type="link" data-id="https://trigon-film.org/fr/films/white-sun/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>White Sun</em> </a>(2016), sélectionné à Venise dans la section Orizzonti, est salué par <em>The Hollywood Reporter</em> comme « <em>impressionnant et accompli </em>», tandis que <em>The New York Times</em> l’inclut parmi les « neuf nouveaux réalisateurs à suivre ». Le film est <strong>projeté dans plus de 100 festivals, de Toronto à Locarno, et devient la proposition officielle du Népal aux Oscars 2018.</strong><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="700" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04.jpg" alt="" class="wp-image-21091" style="width:583px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04.jpg 1200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04-300x175.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04-1024x597.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04-768x448.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04-700x408.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_04-600x350.jpg 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><em>Pooja, Sir</em></em> ©trigon-film</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Une fiction basée sur des faits réels</strong></strong><br>Avec <em>Pooja, Sir</em>, son <strong>troisième long-métrage</strong>, coécrit avec l’actrice principale <strong>Asha Magrati, Rauniyar </strong>poursuit son exploration des fractures sociales népalaises. <strong>Basé sur des événements réels</strong>, le film se déroule à l’été 2015, lors des <strong>violentes émeutes qui ont secoué le sud du pays</strong>. Deux enfants sont enlevés à Rummindei, dans la région du Teraï, bastion de la minorité ethnique <a href="https://www.madhesiyouth.com/history/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>madhesi</strong></a>. Tandis que <strong>les manifestations contre la nouvelle Constitution s’enveniment</strong>, une policière fraichement nommée détective est dépêchée de Katmandou pour résoudre l’affaire.<br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="700" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08.jpg" alt="" class="wp-image-21092" style="width:594px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08.jpg 1200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08-300x175.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08-1024x597.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08-768x448.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08-700x408.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_08-600x350.jpg 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><em>Pooja, Sir</em></em> ©trigon-film</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Deux mondes</strong></strong><br>Pooja (Asha Magrati),&nbsp;<strong>première femme détective du Népal, est&nbsp;envoyé</strong><strong>e</strong><strong>&nbsp;dans les plaines instables du sud du pays pour enquêter sur l’enlèvement de deux garçons – l’un issu d’une famille influente, l’autre&nbsp;d</strong><strong>’un</strong><strong>&nbsp;milieu modeste.&nbsp;</strong>Un point commun relie les deux victimes :&nbsp;<strong>leur peau claire</strong>, un détail lourd de sens dans un contexte de fortes tensions raciales et politiques. Sur place, Pooja est accueillie par un capitaine local et fait équipe avec Mamata, policière madhesi souvent ignorée et peu considérée.</p>



<p>Le&nbsp;<strong>duo féminin</strong>, d’abord électrique, finit par devenir soudé et complémentaire. Mamata connaît intimement ce territoire où elle subit à la fois&nbsp;<strong>racisme et sexisme</strong>&nbsp;; Pooja, quant à elle, représente&nbsp;<strong>l’élite du nord</strong>, perçue comme autoritaire. Ensemble, elles devront&nbsp;<strong>dépasser leurs différences et affronter les préjugés pour sauver les enfants</strong>, et découvrir que cette affaire est&nbsp;<strong>bien plus politique qu’elle n’en a l’air</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="700" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06.jpg" alt="" class="wp-image-21094" style="width:630px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06.jpg 1200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06-300x175.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06-1024x597.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06-768x448.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06-700x408.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/PoojaSir_06-600x350.jpg 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em><em>Pooja, Sir</em></em> ©trigon-film</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Le poids des origines : Madhesi contre Pahadi</strong></strong><br></strong>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tera%C3%AF" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tera%C3%AF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Teraï</a>, zone frontalière de l’Inde, est habité par les <strong>Madhes</strong>i, <strong>minorité linguistique et culturelle souvent perçue comme « étrangère » par les Pahadi, population majoritaire originaire des montagnes</strong>. Alors que le gouvernement népalais élabore <strong>une nouvelle Constitution sans consultation réelle des Madhesi, la colère gronde</strong>. À l&#8217;écran, les répliques du Premier ministre accusant les Madhesi d’être des « <em>mangues tombées de l’arbre</em> » illustrent <strong>la violence symbolique et le racisme institutionnalisé</strong>. Cette <strong>stratification ethnique est au cœur du film</strong>, qui montre comment une peau plus foncée ou une origine supposée indienne peut encore <strong>condamner à l’exclusion, voire à la mort</strong>.</p>



<p></p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong>Entre polar et portrait queer</strong><br>La force du film repose sur son héroïne : Pooja, <strong>une femme dans une police dominée par les hommes</strong> (à peine 5 à 7 % de femmes), qui revendique son autorité en se faisant appeler <strong><em>Sir</em></strong>. Elle est également<strong> lesbienne</strong> (une réalité rarement montrée dans le cinéma népalais) et entretient <strong>une relation discrète avec Rama, non acceptée par son propre père</strong>. Cette<strong> identité </strong><em><strong>queer</strong></em>, loin d’être un simple trait de personnage, devient <strong>une clé de lecture du film</strong> : <strong>dans une société qui nie autant la race que la diversité sexuelle, Pooja incarne l’invisible qui refuse de disparaître</strong>. Quand Mamata lui demande : « <em>Pourquoi ne pas vouloir apparaître comme une faible femme ?</em> », la réponse est claire : « <strong><em>Survivre, c’est s’imposer ! </em></strong>».</p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="565" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/trigon_flyer_a4_PoojaSir_300dpi-e832f01dbdbb.jpg" alt="" class="wp-image-21107" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/trigon_flyer_a4_PoojaSir_300dpi-e832f01dbdbb.jpg 400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/trigon_flyer_a4_PoojaSir_300dpi-e832f01dbdbb-212x300.jpg 212w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/07/trigon_flyer_a4_PoojaSir_300dpi-e832f01dbdbb-300x423.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong><em><em>Pooja, Sir</em></em> ©trigon-film</strong></figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Une mise en scène immersive et politique</strong></p>



<p>Tourné caméra à l’épaule par le chef opérateur <strong>Sheldon Chau,</strong> <em>Pooja, Sir</em> adopte <strong>une esthétique nerveuse et naturaliste</strong>. Plutôt qu’une mise en scène spectaculaire, Deepak Rauniyar choisit <strong>la proximité</strong> : <strong>gros plans, sons d’ambiance étouffants, scènes de foule en immersion</strong>. La mousson, omniprésente, ajoute à la tension.</p>



<p>Le rythme de l’enquête reste parfois inégal, et la densité des enjeux peut brouiller les pistes, mais <strong>l’émotion est constante</strong>. Les choix esthétiques font écho à ceux de <em>Highway</em> et <em>White Sun</em> : <strong>montrer le Népal d’en bas, rugueux, tiraillé, dans lequel chaque corps et chaque mot est politique</strong>.<br></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Une œuvre personnelle et universelle</strong></p>



<p>Derrière cette enquête policière se cache aussi <strong>une histoire intime</strong> : celle du réalisateur Deepak Rauniyar, <strong>issu de la communauté madhesi</strong>, et de la comédienne <strong><a href="https://www.instagram.com/ashamagarati/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Asha Magrati</a></strong>, qui incarne Pooja et <strong>appartient à la communauté </strong><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Pahari_people_(Nepal)" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>pahadi.</strong></a> Leur relation, <strong>marquée par les divisions ethniques qui traversent le Népal,</strong> est au coeur du film. À travers le personnage de Pooja, ils racontent <strong>leur propre expérience de rejet</strong>, de combat et de quête de reconnaissance. Comme le souligne Deepak : « <strong><em>En Asie du Sud, nous ne parlons pas du tout de race, nous ne reconnaissons même pas que nous avons un problème de tensions raciales</em></strong> ». Asha, elle, ajoute : « <strong><em>Chaque fois que nous sortons, que nous voyageons, les personnes à la peau claire parlent si mal de Deepak. Ils le traitent mal. Il est urgent de faire comprendre aux gens ce qu’ils font, sciemment ou non</em></strong> ».<br></p>



<p><br><br><em>Pooja, Sir</em> n’est pas seulement un polar efficace mais un cri de rage, une quête de justice. Une œuvre qui ose <strong>confronter une société à ses angles morts</strong> : les castes, le genre, l’ethnie, l’orientation sexuelle. Dans un <strong>Népal encore très patriarcal</strong>, marqué par une <strong>instabilité politique chronique</strong>, ce film constitue un acte artistique courageux, véritable plaidoyer pour l’ouverture et la reconnaissance des multiples identités du pays.<br><br></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-2e04f1599d81a5ebe35b4a1dbdc17def"><strong><em>« Montrer la vérité, même lorsqu’elle dérange, est l’unique moyen de rendre justice à ceux que l’on refuse de voir.</em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <em>Deepak Rauniyar</em></p>



<p></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p></p>



<p><br><br><strong><em><em>Pooja, Sir</em></em> est en salle depuis le 23 juillet</strong></p>



<p><br><strong>* Pour aller plus loin&#8230;</strong></p>



<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=OarjcZ5cD4U" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=OarjcZ5cD4U" target="_blank" rel="noopener">Bande annonce</a><br><a href="https://blogs.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Deepak-Rauniyar--Pooja-Sir-est-plus-quun-film-une-oeuvre-damour-" target="_blank" data-type="link" data-id="https://blogs.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Deepak-Rauniyar--Pooja-Sir-est-plus-quun-film-une-oeuvre-damour-" rel="noreferrer noopener">Interview de Deepak Rauniyar pour PREMIÈRE</a><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: <em><em>Pooja, Sir</em></em> ©trigon-film</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/07/pooja-sir-polar-nepalais/">Pooja, Sir : un polar népalais à l’assaut des fractures sociales et ethniques du pays</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Plonger dans le savoir des druides : entre mémoire, mythe et philosophie</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/06/bernard-rio-vrai-savoir-druides/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Jun 2025 08:34:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Rio]]></category>
		<category><![CDATA[Druide]]></category>
		<category><![CDATA[littérature]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20762</guid>

					<description><![CDATA[<p>Bernard Rio est un auteur incontournable du patrimoine breton, explorateur des chemins, spécialiste des légendes et conteur. Son œuvre, riche et variée, invite à redécouvrir la Bretagne à travers ses traditions, ses lieux sacrés et ses chemins intérieurs. Auteur de nombreux ouvrages, son dernier livre Le...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/06/bernard-rio-vrai-savoir-druides/">Plonger dans le savoir des druides : entre mémoire, mythe et philosophie</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p></p>



<p><em><strong><br><strong><em><em><strong>Bernard Rio est un auteur incontournable du patrimoine breton, explorateur des chemins, spécialiste des légendes et conteur. Son œuvre, riche et variée, invite à redécouvrir la Bretagne à travers ses traditions, ses lieux sacrés et ses chemins intérieurs. Auteur de nombreux ouvrages, son dernier livre</strong></em> <em><strong>Le vrai savoir des druides</strong></em> <em><strong>décode le monde invisible, en s&#8217;attachant à éclairer ce que furent réellement leurs enseignements, au-delà des projections actuelles et des relectures romantiques.</strong></em></em></strong></strong></em></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br>À quoi renvoie aujourd’hui le mot « druide » ? Souvent réduit à un stéréotype de sage barbu, il cache en réalité une tradition complexe et multiforme. Dans <em>Le vrai savoir des druides</em>, à partir d’un travail minutieux sur les sources antiques, Bernard Rio reconstitue les lignes de force, les mythes insulaires, les légendes bretonnes et les traditions populaires. Loin des caricatures ou des simplifications historiques, il présente le druide comme un philosophe naturaliste, proche de Pythagore dans son rapport aux nombres, aux cycles cosmiques et à l’immortalité de l’âme. Il ne souhaite pas ressusciter une doctrine oubliée, mais cartographier un rapport au monde qui faisait du savoir une manière de vivre en accord avec la nature, le temps et le sacré.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1400" height="2053" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053.jpeg" alt="" class="wp-image-20768" style="width:275px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053.jpeg 1400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-205x300.jpeg 205w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-698x1024.jpeg 698w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-768x1126.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-1047x1536.jpeg 1047w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-1397x2048.jpeg 1397w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-700x1027.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/978-2-38135-455-2_Couverture_1400x2053-600x880.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1400px) 100vw, 1400px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Éditions Trédaniel (2025)</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong>Une tentative de réhabilitation</strong></strong><br>Ce nouvel ouvrage n&#8217;est pas une thèse universitaire sur le druidisme mais plutôt&nbsp;<strong>un essai transversal</strong>&nbsp;, méditatif, historique, spéculatif parfois, qui&nbsp;essaie de&nbsp;dégager ce qu&#8217;était le savoir des druides, à travers les échos que l&#8217;histoire, la langue, les mythes et les lieux ont conservés. Bernard Rio ne cherche pas à faire une reconstitution d&#8217;un dogme disparu.&nbsp;<strong>Il tente plutôt de répertorier les fragments d&#8217;une pensée cosmologique et symbolique, éparpillés dans la mémoire européenne.</strong>&nbsp;Il recourt à un vaste corpus : auteurs grecs et latins,&nbsp;sagas&nbsp;irlandaises&nbsp;et galloises, traditions bretonnes mais il ne prétend jamais reconstituer une doctrine, seulement cartographier les survivances symboliques.<br>Son approche prolonge des recherches déjà présentes dans plusieurs de ses ouvrages. Dans&nbsp;<em>Les portes de l&#8217;âme</em>&nbsp;(1998), il interrogeait&nbsp;<strong>les relations entre paysage et sacré</strong>&nbsp;. Son livre&nbsp;<em>Le voyage sacré</em>&nbsp;(2010),&nbsp;explorait&nbsp;quant à lui&nbsp;<strong>les pèlerinages dans leur dimension rituelle</strong>&nbsp;et cosmologique. Enfin, dans&nbsp;<em>Les veilleurs de l&#8217;ombre</em>&nbsp;(2020)&nbsp;,&nbsp;il s&#8217;intéresse aux&nbsp;<strong>figures marginales, souvent rurales, qui perpétuent une forme de mémoire spirituelle discrète</strong>&nbsp;.&nbsp;<em>Le vrai savoir des druides</em>&nbsp;s&#8217;inscrit dans cette même dynamique :&nbsp;<strong>relier l&#8217;histoire et l&#8217;imaginaire, l&#8217;oralité et la symbolique, l&#8217;archive et l&#8217;intuition.</strong></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆<strong><strong>Un philosophe cosmique à la manière de Pythagore</strong></strong></strong><br>L’une des propositions les plus intéressantes du livre est <strong>le parallèle que Bernard Rio établit entre les druides et les pythagoriciens</strong>. Il souligne que, dans les témoignages antiques, <strong>les druides enseignaient l’immortalité de l’âme, la métempsychose, et s’exprimaient en nombres et en cycles</strong>. Cela les rapproche de la figure de <strong>Pythagore</strong>, philosophe grec pour qui <strong>l’harmonie du monde repose sur des proportions, des rythmes, une mathématique sacrée</strong>. Le druide, comme le philosophe grec, contemple <strong>le cosmos comme un tissu vivant d’interrelations entre les règnes, les temps, les symboles</strong>.</p>



<p>Ce rapprochement permet de <strong>sortir des visions purement religieuses du druidisme, en insistant sur sa dimension intellectuelle, voire scientifique</strong>. Le druide ne semble plus être un officiant reclus dans une forêt sacrée, mais <strong>un observateur du monde, un médiateur entre le visible et l’invisible</strong>, dont le savoir repose sur <strong>l’harmonie du réel</strong>. </p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="800" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/Bernard_RIO.jpg" alt="" class="wp-image-20769" style="width:260px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/Bernard_RIO.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/Bernard_RIO-240x300.jpg 240w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/06/Bernard_RIO-600x750.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">Bernard Rio @Éditions Trédaniel</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆<strong><strong>Savoir cyclique</strong></strong></strong></p>



<p>Le livre explore les grandes lignes de ce savoir :&nbsp;<strong>lecture des cycles lunaires et solaires, connaissance médicinale des plantes, usage symbolique des arbres, géographie sacrée des lieux, rôle central de la parole et de la mémoire</strong>&nbsp;. Le tout se fonde sur&nbsp;<strong>une cosmologie où tout est interdépendant</strong>&nbsp;: l&#8217;homme, les éléments, les saisons, les animaux, les morts&nbsp;s&nbsp;…&nbsp;Contrairement à la pensée moderne, le druidisme dont il parle repose sur&nbsp;<strong>une approche, circulaire, analogique, qui tisse les correspondances plutôt que de séparer.</strong>&nbsp;Bernard Rio insiste longuement sur&nbsp;<strong>les pratiques orales</strong>&nbsp;: récitation, apprentissage par cœur et transmissions initiatiques. Ces modes de savoir non écrit, fluides, mouvants, expliquent en partie&nbsp;<strong>pourquoi il nous est si difficile aujourd&#8217;hui d&#8217;en saisir la teneur</strong>&nbsp;<strong>précise</strong>&nbsp;. Il évoque également les risques de réinterprétation approximative que&nbsp;permet&nbsp;l&#8217;absence de&nbsp;documents&nbsp;écrits.<br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><em>Le vrai savoir des druides</em>&nbsp;n&#8217;est ni un guide pratique, ni une reconstruction érudite, ni un traité de spiritualité,&nbsp;mais&nbsp;plutôt un&nbsp;essai de transmission d&#8217;une forme de pensée ancienne, pas tout à fait perdu. Bernard Rio ne prétend pas restituer une vérité oubliée, mais propose une lecture intuitive et connectée de l&#8217;héritage druidique.</p>



<p>C&#8217;est aussi&nbsp;<strong>un plaidoyer pour une manière d&#8217;être au monde plus lente, plus&nbsp;intégrée, plus attentive</strong>.&nbsp;<strong>Un livre de lenteur, de marche et de mémoire</strong>. Il faut l&#8217;aborder comme un tableau : ne pas tout voir d&#8217;un coup, mais&nbsp;<strong>accepter de s&#8217;y perdre un peu, d&#8217;y revenir, et d&#8217;y lire peut-être autre chose à chaque passage</strong>.<br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-ce4414c317c2b677e063056b8721c19c"><strong><em><br><br>« Le vrai savoir des druides ne réside pas dans une doctrine figée mais dans une manière d’habiter le monde, d’en lire les rythmes et les correspondances</em></strong> », <em><br><em>Bernard Rio</em></em></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-86c8e8a8d02a8d29eccaf2417d3e401f"></p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br><br><br></p>



<p><strong>*Retrouvez également <a href="https://www.revue-natives.com/produit/natives-n18/#:~:text=Natives%20n%C2%B018%20consacre,m%C3%A9decine%20tib%C3%A9taine%2C%20indienne%20ou%20chinoise%E2%80%A6" data-type="link" data-id="https://www.revue-natives.com/produit/natives-n18/#:~:text=Natives%20n%C2%B018%20consacre,m%C3%A9decine%20tib%C3%A9taine%2C%20indienne%20ou%20chinoise%E2%80%A6" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&#8217;interview de Pascal Lamour</a> dans le numéro 18 de notre revue Natives</strong></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Éditions Trédaniel</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/06/bernard-rio-vrai-savoir-druides/">Plonger dans le savoir des druides : entre mémoire, mythe et philosophie</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Mode autochtone à Santa Fe : traditions ancestrales et créativité contemporaine</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/05/mode-autochtone-santa-fe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 15:30:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Mode]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20485</guid>

					<description><![CDATA[<p>Du 7 au 11 mai 2025, Santa Fe s&#8217;est transformée en capitale de la mode autochtone lors de la Native Fashion Week. Des créateurs venus de tout le continent nord-américain ont présenté des collections inspirées de leurs racines culturelles, mêlant traditions ancestrales et expressions contemporaines....</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/05/mode-autochtone-santa-fe/">Mode autochtone à Santa Fe : traditions ancestrales et créativité contemporaine</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><em><strong><br>Du 7 au 11 mai 2025, Santa Fe s&#8217;est transformée en capitale de la mode autochtone lors de la Native Fashion Week. Des créateurs venus de tout le continent nord-américain ont présenté des collections inspirées de leurs racines culturelles, mêlant traditions ancestrales et expressions contemporaines. Cet événement, organisé par la Southwestern Association for Indian Arts (SWAIA), a offert une plateforme unique pour célébrer l&#8217;identité et la créativité autochtones.</strong></em></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;R<strong>aconter l’identité</strong><br>Les matériaux utilisés : soie, peaux d’animaux, perles, rubans, bijoux, racontent des histoires.&nbsp;<strong>Les créateurs allient techniques ancestrales et innovations modernes</strong>, comme&nbsp;<strong>les textiles numériques</strong>&nbsp;ou&nbsp;<strong>le streetwear autochtone</strong>. Pour Patricia Michaels, créatrice de&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Pueblo_de_Taos" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Taos Pueblo</a>&nbsp;révélée dans l’émission&nbsp;<em><a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Project_Runway" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Project Runway</a></em>, «&nbsp;<em>la mode autochtone raconte une histoire sur notre compréhension de ce que nous sommes, individuellement et au sein de nos communautés</em>&nbsp;».</p>



<p>Randi Nelson, artiste&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Secwepemc" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Secwépemc</a>&nbsp;venue du Yukon,&nbsp;<strong>illustre cette transmission</strong>. Ses créations en cuir d’élan et de caribou, tannées sans produits chimiques selon des méthodes traditionnelles, témoignent de l’ingéniosité culturelle. «&nbsp;<em>Il n’y a pas un style autochtone universel, mais autant de styles que de nations</em>&nbsp;», souligne-t-elle.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="570" height="428" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/849F11D7-8416-4C68-8969-622D2EBB6D22.jpeg" alt="" class="wp-image-20490" style="width:465px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/849F11D7-8416-4C68-8969-622D2EBB6D22.jpeg 570w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/849F11D7-8416-4C68-8969-622D2EBB6D22-300x225.jpeg 300w" sizes="(max-width: 570px) 100vw, 570px" /><figcaption class="wp-element-caption">Le tannage de peau de saumon est une des spécialité de la designer de mode Randi Nelson.<br>@Gary Bremner/GBP Creative</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;U<strong>ne vision commune</strong><br><a href="https://www.instagram.com/sagemountainflower/" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Sage Mountainflower</a>, originaire de Taos Pueblo et de la nation&nbsp;<strong>Navajo</strong>, présente sa collection&nbsp;<em>Taandi</em>&nbsp;: “printemps” en Tewa –&nbsp;<strong>inspirée de son héritage familial</strong>. Ayant grandi dans les allées du marché de Santa Fe&nbsp;<strong>où ses parents vendaient leurs œuvres</strong>, elle incarne la&nbsp;<strong>continuité vivante</strong>&nbsp;de cette tradition artistique. Sa collection, haute en couleur, fait dialoguer mémoire et renouveau.</p>



<p><a href="https://www.instagram.com/rvso78/" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Jeremy Donavan Arviso</a>, créateur de Phoenix issu de plusieurs nations (Diné, Hopi, Akimel O’odham, Tohono O’odham), défend quant à lui une esthétique résolument urbaine. Son approche, inspirée du sampling musical du hip-hop, croise grandes marques, motifs de rue et références tribales. Il a présenté&nbsp;<em>Vision Quest</em>, une collection percutante accompagnée d’une performance de la danseuse torontoise Madison Noon.</p>



<p><br></p>



<p><strong>◆&nbsp;La mode, vecteur politique et économique</strong><br>Au-delà de l’esthétique, des questions cruciales émergent.&nbsp;<strong>Une table ronde a abordé les défis économiques liés aux matériaux et aux tarifs douaniers</strong>, tout comme la tension entre la mode jetable et&nbsp;<strong>les principes autochtones de durabilité</strong>. Ce dialogue souligne&nbsp;<strong>l’ambition de faire de Santa Fe non seulement une scène artistique, mais aussi un forum de réflexion et de résilience.</strong></p>



<p>Le clou de l’événement ? La présence remarquée de&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Deb_Haaland" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Deb Haaland</a>, ancienne secrétaire à l’Intérieur des États-Unis, qui a défilé vêtue de créations de&nbsp;<a href="https://www.patricia-michaels.com/" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Patricia Michaels</a>&nbsp;et de bijoux de&nbsp;<a href="https://keshi.com/collections/veronica-poblano?variant=32109154697301" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Veronica Poblano</a>, orfèvre de Zuni Pueblo. Une manière puissante de&nbsp;<strong>souligner l’importance politique et symbolique de cette mode</strong>&nbsp;qui puise ses racines dans la dignité.</p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="295" height="286" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/85165041-6066-4C70-9D01-C060C0BE58DC.jpeg" alt="" class="wp-image-20493" style="width:398px;height:auto"/><figcaption class="wp-element-caption">Ami à plumes et à pompons<br>@Veronica Poblano</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br>La Native Fashion Week de Santa Fe 2025 a été bien plus qu’un simple défilé de mode mais plutôt une célébration vibrante de l’identité, de la mémoire et de la créativité autochtone. Entre héritage culturel et innovations stylistiques, les créateurs ont affirmé<strong> la richesse et la pluralité de leurs visions</strong>. Cette semaine a démontré que la mode autochtone est une force en pleine expansion qui crée un dialogue avec le monde tout en restant fidèle à ses racines. Un mouvement artistique, politique et profondément humain, qui continue de redéfinir les codes du vêtement comme ceux de la représentation.<br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-4a47c362b7092ef73d06e586d4617e7e"><br><br>« <strong><em>La mode est notre langue visuelle. Elle raconte qui nous sommes, d&#8217;où nous venons, et comment nous imaginons l’avenir</em></strong> », <em>Patricia Michaels, créatrice de Taos Pueblo</em></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-86c8e8a8d02a8d29eccaf2417d3e401f"></p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p><br><br><br></p>



<p>Jessica Baucher<br><br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/05/mode-autochtone-santa-fe/">Mode autochtone à Santa Fe : traditions ancestrales et créativité contemporaine</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L’Esprit de la Nature : un voyage au cœur des arts autochtones d’Amérique du Nord</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/05/esprit-nature-arts-autochtones-amerique-nord/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 May 2025 08:15:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[amérique du nord]]></category>
		<category><![CDATA[arts]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20428</guid>

					<description><![CDATA[<p>Du 8 mai au 28 septembre 2025, le Domaine départemental de la Roche-Jagu ouvre ses portes à une exposition d’exception : L’Esprit de la Nature – Arts des peuples autochtones d’Amérique du Nord. À travers un grand nombre d&#8217;objets issus de collections privées et de...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/05/esprit-nature-arts-autochtones-amerique-nord/">L’Esprit de la Nature : un voyage au cœur des arts autochtones d’Amérique du Nord</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><em><strong>Du 8 mai au 28 septembre 2025, le Domaine départemental de la Roche-Jagu ouvre ses portes à une exposition d’exception : L’Esprit de la Nature – Arts des peuples autochtones d’Amérique du Nord. À travers un grand nombre d&#8217;objets issus de collections privées et de musées français, nous sommes inviter à plonger dans l’univers artistique et spirituel de nations autochtones profondément enracinées dans leurs territoires. Sculptures, parures, objets rituels ou quotidiens dialoguent avec les éléments naturels qui les ont inspirés, reflétant une vision du monde où le sacré et le quotidien, le vivant et l’objet ne font qu’un. Une immersion sensible et engagée au cœur des traditions&#8230;</strong></em></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br>Dans un monde où la nature est souvent <strong>réduite à une ressource</strong>, certaines civilisations continuent de <strong>la percevoir comme une entité vivante, sacrée et interconnectée</strong>. L&#8217;exposition <em><strong><a href="https://larochejagu.fr/l-esprit-de-la-nature-arts-des-peuples-autochtones-d-amerique-du-nord" data-type="link" data-id="https://larochejagu.fr/l-esprit-de-la-nature-arts-des-peuples-autochtones-d-amerique-du-nord" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’Esprit de la Nature</a></strong></em>, présentée au <a href="https://larochejagu.cotesdarmor.fr/" data-type="link" data-id="https://larochejagu.cotesdarmor.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Domaine départemental de la Roche-Jagu</a> (Ploëzal, Côtes-d&#8217;Armor) du 8 mai au 28 septembre 2025, nous plonge dans <strong>les arts des peuples autochtones d’Amérique du Nord</strong>, révélant <strong>leur rapport intime et respectueux au vivant</strong>. À travers <strong>165 objets rares issus de collections françaises publiques et privées</strong>, ce parcours immersif et sensible invite à <strong>redécouvrir une vision du monde où art, spiritualité, fonction et environnement ne font qu’un</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="694" height="387" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/F3C9BFF0-37ED-45A4-8A3C-09A011FC6FB2.jpeg" alt="" class="wp-image-20452" style="width:465px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/F3C9BFF0-37ED-45A4-8A3C-09A011FC6FB2.jpeg 694w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/F3C9BFF0-37ED-45A4-8A3C-09A011FC6FB2-300x167.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/F3C9BFF0-37ED-45A4-8A3C-09A011FC6FB2-600x335.jpeg 600w" sizes="(max-width: 694px) 100vw, 694px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Atelier Bartleby</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Faire résonner la voix de la Terre</strong></strong><br>Loin des clichés persistants, l’exposition <em>L’Esprit de la Nature</em> entend restituer <strong>la pluralité des cultures autochtones d’Amérique du Nord en explorant leur production artistique à travers cinq grandes zones culturelles</strong> : l’Est et les Grands Lacs, les Plaines, le Sud-Ouest, le Grand Nord et la Côte Nord-Ouest. Ces objets : vêtements, masques, paniers, armes, poupées rituelles, ornements, ne sont <strong>pas seulement de magnifiques artefacts ethnographiques</strong> : ils sont les <strong>témoins vivants d’une relation spirituelle avec la nature</strong>, ancrée dans les traditions orales, les pratiques rituelles et les modes de vie des peuples autochtones.</p>



<p>Dans cette vision du monde, chaque élément : animal, plante, roche ou rivière, <strong>possède une âme</strong>. Créer un objet, c’est <strong>entrer en dialogue avec ces forces</strong> : c’est <strong>rendre visible l’invisible</strong>, <strong>incarner les récits cosmogoniques</strong>, <strong>honorer les ancêtres,</strong> <strong>remercier les esprits de la terre</strong>. L’art n’est pas décoratif mais nécessaire.</p>



<p><br></p>



<p><strong>◆ <strong>Cinq mondes, cinq regards</strong></strong><br>L’exposition suit <strong>un fil géographique</strong> qui nous fait traverser des paysages aussi variés que les peuples qui les habitent. À l’Est, <strong>les forêts denses des Woodlands abritent les nations iroquoises</strong>, dont les célèbres <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Collier_de_wampum" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Collier_de_wampum" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wampums</a> et les cérémonies du calumet marquent<strong> les alliances et les transmissions</strong>. Les objets y racontent <strong>la vie quotidienne</strong> mais aussi <strong>les codes sociaux et politiques complexes de ces sociétés</strong>.</p>



<p>Dans les grandes Plaines, <strong>le bison règne en maître</strong>. Son rôle dépasse la simple subsistance; <strong>il structure les mythes, les cycles saisonniers, les arts de la chasse et de la guerre. Les boucliers rituels et les peaux peintes racontent la bravoure autant que les visions mystiques</strong>.</p>



<p>Au Sud-Ouest, <strong>là où le désert dialogue avec les hauteurs sacrées</strong>. L’architecture monumentale des <strong>Pueblos</strong>, les poteries peintes, <strong>l<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kachina_(mythologie)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kachina_(mythologie)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">es poupées Kachina hopi</a></strong>, les vanneries apache ou les <strong>bijoux navajo</strong> témoignent d’<strong>une culture où chaque geste artistique appelle à la fertilité, à l’harmonie avec les esprits et à la survie</strong>.</p>



<p>Dans les immensités glacées du Grand Nord, <strong>la création se fait rare et précieuse</strong>. Les peuples inuit, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yupiks" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Yupiks" rel="noreferrer noopener">yupik</a> et <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/I%C3%B1upiat" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/I%C3%B1upiat" rel="noreferrer noopener">iñupiat</a> sculptent dans la pierre, l’os ou l’ivoire pour <strong>honorer les animaux marins dont dépend leur survie</strong>. <strong>La chasse devient un acte sacré, et l’art un exutoire spirituel dans des conditions extrêmes</strong>.</p>



<p>Enfin, sur la Côte Nord-Ouest, c’est <strong>le bois qui devient la matière première du sacré</strong>. Les masques cérémoniels, les totems, les objets de prestige illustrent <strong>une société hiérarchisée mais fondée sur le partage</strong> dans laquelle <strong>chaque objet raconte un ancêtre, un exploit, un lien avec l’invisible</strong>.</p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="497" height="709" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/5AFEE3CE-4B89-4A6E-8BAB-579E47592C88.jpeg" alt="" class="wp-image-20454" style="width:398px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/5AFEE3CE-4B89-4A6E-8BAB-579E47592C88.jpeg 497w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/05/5AFEE3CE-4B89-4A6E-8BAB-579E47592C88-210x300.jpeg 210w" sizes="(max-width: 497px) 100vw, 497px" /></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Une exposition vivante</strong></strong></p>



<p>Loin de figer ces cultures dans un passé révolu, l&#8217;exposition accorde <strong>une place essentielle à la parole autochtone contemporaine</strong>. Des extraits vidéo, des portraits photographiques et des textes de penseurs et d’artistes autochtones viennent <strong>enrichir le parcours</strong>. Parmi eux, la voix du professeur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Borrows" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/John_Borrows" target="_blank" rel="noreferrer noopener">John Borrows</a> ou du romancier <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_King_(%C3%A9crivain)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_King_(%C3%A9crivain)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Thomas King</a> nous rappelle que les mots &#8220;Indien&#8221;, &#8220;Amérindien&#8221; ou &#8220;Autochtone&#8221; sont souvent <strong>des constructions externes, réductrices face à une mosaïque d’identités riches et mouvantes</strong>.<br>L’exposition s’appuie sur <strong>une rigueur scientifique</strong>, portée notamment par le spécialiste <strong><a href="https://www.institutdesameriques.fr/annuaire/fabrice-le-corguille" data-type="link" data-id="https://www.institutdesameriques.fr/annuaire/fabrice-le-corguille" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fabrice Le Corguillé</a></strong>, mais elle ne se veut ni didactique ni muséale au sens classique puisqu&#8217;elle propose, au contraire, <strong>une expérience sensible, presque initiatique</strong>, dans un château ouvert sur la nature bretonne. Un écrin idéal pour profiter de ces formes d’art nées elles aussi du lien indéfectible entre les êtres et leur environnement.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><em>L’Esprit de la Nature</em> n’est pas qu’un simple parcours mais <strong>une une invitation à regarder autrement</strong>. En résonance avec la beauté sauvage du parc de la Roche-Jagu, cette exposition<strong> tisse des ponts entre différents mondes </strong>: le passé et le présent, les savoirs ancestraux et les préoccupations écologiques contemporaines, les peuples autochtones d’Amérique du Nord et les visiteurs européens en quête de compréhension subtiles. Ces objets, bien plus que des œuvres d’art, sont aussi <strong>des témoins vivants de cosmologies, de résistances, de liens intimes à la terre</strong>. En célébrant ces voix longtemps étouffées, le Domaine de la Roche-Jagu ouvre un espace de dialogue et de reconnexion dans lequel la nature n’est plus décor, mais un sujet, un guide et une mémoire. <br><br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-bea3ea731efdd4bedce1eb1873337639"><br><br>« <strong><em>Il existe tout un monde de différence entre être un Indien et être un Anishinabe. Un Indien est une création de l’imagination européenne&#8230; Il n’y avait pas d’Indien sur nos territoires avant l’arrivée des Européens</em></strong> »,  John Borrows</p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p><br><a href="http://larochejagu.fr" data-type="link" data-id="larochejagu.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Informations, horaires ou réservation de visites guidées </a><br><strong>Exposition traduite en breton et en anglais</strong>.<br><strong>Domaine départemental de la Roche-Jagu<br></strong>22620 Ploëzal<br><br><br></p>



<p>Jessica Baucher<br><br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/05/esprit-nature-arts-autochtones-amerique-nord/">L’Esprit de la Nature : un voyage au cœur des arts autochtones d’Amérique du Nord</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les Disparues : documentaire coup de poing</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/les-disparues-documentaire-canal-plus/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Apr 2025 09:03:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amérindiens]]></category>
		<category><![CDATA[pensionnats]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20252</guid>

					<description><![CDATA[<p>Diffusé depuis le 19 mars sur Canal+, Les Disparues (2024) de Sabrina Van Tassel nous entraine au cœur d&#8217;une tragédie méconnue : la disparition de milliers de femmes amérindiennes aux États-Unis. À travers le destin bouleversant de Mary Ellen Johnson-Davis, la réalisatrice franco-américaine dénonce l&#8217;impunité...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/les-disparues-documentaire-canal-plus/">Les Disparues : documentaire coup de poing</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><br></em><br>Diffusé depuis le 19 mars sur Canal+, <em>Les Disparues</em> (2024) de Sabrina Van Tassel nous entraine au cœur d&#8217;une tragédie méconnue : la disparition de milliers de femmes amérindiennes aux États-Unis. À travers le destin bouleversant de Mary Ellen Johnson-Davis, la réalisatrice franco-américaine dénonce l&#8217;impunité et l&#8217;indifférence qui entourent ces drames.</h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong><strong>Mary Ellen Johnson-Davis : une vie brisée dès l’enfance</strong><br></strong></strong></strong></strong>Le 25 novembre 2020, <strong>Mary Ellen Johnson-Davis</strong>, 38 ans, disparaît près de Firetrail Road, <strong>dans l&#8217;État de Washington.</strong> Membre de la <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_indienne_de_Tulalip" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9serve_indienne_de_Tulalip" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tribu Tulalip</a></strong>, <strong>cette mère de quatre enfants ne reviendra jamais d’un rendez-vous près d’une église</strong>, aux abords d’un bois. Son absence devient <strong>le point de départ d’une enquête glaçante</strong> : celle du <strong>silence autour des femmes autochtones disparues.</strong> Mais la tragédie de Mary Ellen a commencé <strong>bien avant ce jour fatidique</strong>. <strong>Arrachée à sa famille biologique à l’âge de quatre ans, elle est placée dans une famille d’accueil où elle subit des abus sexuels</strong>. De retour dans sa communauté, elle tente de <strong>se reconstruire</strong>, mais ses blessures sont très profondes. <strong>Comme beaucoup d&#8217;autres femmes autochtones, elle porte le poids d’une histoire collective de déshumanisation.</strong><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="774" height="321" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/27C9BF5F-A009-492C-AFFE-1B7EE621E520_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-20275" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/27C9BF5F-A009-492C-AFFE-1B7EE621E520_4_5005_c.jpeg 774w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/27C9BF5F-A009-492C-AFFE-1B7EE621E520_4_5005_c-300x124.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/27C9BF5F-A009-492C-AFFE-1B7EE621E520_4_5005_c-768x319.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/27C9BF5F-A009-492C-AFFE-1B7EE621E520_4_5005_c-700x290.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/27C9BF5F-A009-492C-AFFE-1B7EE621E520_4_5005_c-600x249.jpeg 600w" sizes="(max-width: 774px) 100vw, 774px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les disparues©Tahli Films</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong>Le traumatisme des pensionnats</strong><br>Derrière le parcours tragique de Mary Ellen se cache <strong>une blessure historique partagée par les peuples autochtones</strong> : <strong>celle des pensionnats pour enfants amérindiens</strong>. Du 19e siècle jusqu’aux années 1990, ces écoles, <strong>mises en place par les gouvernements américain et canadien</strong>, visaient à <strong>assimiler de force les jeunes autochtones</strong>.<br>Les enfants y étaient <strong>séparés de leurs familles</strong>, <strong>interdits de parler leur langue</strong>, <strong>de pratiquer leur culture</strong>, souvent <strong>maltraités</strong>, parfois <strong>violés</strong>, et pour beaucoup, <strong>jamais rendus à leurs proches</strong>. Ces institutions, qualifiées aujourd’hui de « <strong>génocide culturel </strong>» par les commissions officielles, ont généré <strong>une rupture profonde dans les liens communautaires</strong> et transmis <strong>des traumatismes qui perdurent encore aujourd’hui</strong>. Ce terreau historique explique en partie <strong>la vulnérabilité actuelle des femmes autochtones aux violences et aux disparitions</strong>.<br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="776" height="324" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/5A8F906B-DF20-411E-B10F-BCDF3F1B42B7_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-20274" style="width:594px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/5A8F906B-DF20-411E-B10F-BCDF3F1B42B7_4_5005_c.jpeg 776w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/5A8F906B-DF20-411E-B10F-BCDF3F1B42B7_4_5005_c-300x125.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/5A8F906B-DF20-411E-B10F-BCDF3F1B42B7_4_5005_c-768x321.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/5A8F906B-DF20-411E-B10F-BCDF3F1B42B7_4_5005_c-700x292.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/5A8F906B-DF20-411E-B10F-BCDF3F1B42B7_4_5005_c-600x251.jpeg 600w" sizes="(max-width: 776px) 100vw, 776px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les disparues©Tahli Films</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Un système judiciaire défaillant</strong><br>Les <em>Disparues</em> met également en lumière <strong>une défaillance juridique dramatique</strong>. Dans de nombreuses réserves, <strong>les juridictions tribales n’ont pas le droit de poursuivre les auteurs de crimes non-autochtones</strong>, <strong>même lorsque les victimes en sont membres</strong>. Ces limitations laissent <strong>des zones entières dans une forme d’impunité quasi totale</strong>.<br>Comme l&#8217;explique l&#8217;avocat <strong><a href="https://nni.arizona.edu/person/gabriel-gabe-galanda" data-type="link" data-id="https://nni.arizona.edu/person/gabriel-gabe-galanda" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gabriel Galanda </a></strong>dans le film, <strong>les réserves sont devenues des &#8220;zones de chasse&#8221; pour certains prédateurs</strong>, en raison du <strong>vide juridique</strong> qui y règne. Et <strong>les chiffres font froid dans le dos</strong> : <strong>une femme amérindienne sur trois disparaît ou est assassinée, une sur deux est violée</strong>. Dans l’immense majorité des cas, <strong>les coupables ne sont jamais poursuivis</strong>. En effet, selon une <a href="https://www.uihi.org/resources/missing-and-murdered-indigenous-women-girls/" data-type="link" data-id="https://www.uihi.org/resources/missing-and-murdered-indigenous-women-girls/" target="_blank" rel="noopener">étude de l’<strong>Urban Indian Health Institute</strong> menée en 2020</a>, <strong>plus de 7000 femmes autochtones ont disparu ou ont été tuées aux États-Unis</strong>, mais <strong>ces tragédies restent largement ignorées par les autorités et les médias</strong>. Le chiffre est d&#8217;autant plus frappant lorsqu&#8217;on sait qu&#8217;<strong>une femme amérindienne sur trois est susceptible de disparaître ou d&#8217;être assassinée au cours de sa vie</strong>. Ces femmes sont en grande partie <strong>victimes de violences domestiques ou d’enlèvements</strong>, souvent <strong>dans un silence total des autorités</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="546" height="384" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/4E5C8466-EC57-48A6-B33B-F831899BFA10.jpeg" alt="" class="wp-image-20259" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/4E5C8466-EC57-48A6-B33B-F831899BFA10.jpeg 546w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/4E5C8466-EC57-48A6-B33B-F831899BFA10-300x211.jpeg 300w" sizes="(max-width: 546px) 100vw, 546px" /><figcaption class="wp-element-caption">Les disparues©Tahli Films</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Sabrina Van Tassel : le cinéma comme arme de justice</strong><br></strong>Réalisatrice <strong>franco-américaine et journaliste grand reporter,</strong> Sabrina Van Tassel se lance dans le documentaire et le reportage en 2004. <strong>En quinze ans, elle signe plus d&#8217;une quarantaine de reportages d’investigation et de documentaires engagés</strong>, où son travail porte <strong>un regard sans concession sur le monde d’aujourd’hui</strong> et ses problématiques sociales. Parmi ses œuvres marquantes, on trouve <strong><a href="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/34362" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/34362" rel="noreferrer noopener"><em>Mariées pour le pire</em> </a></strong>(2004), un documentaire sur deux <strong>femmes victimes de mariages forcés</strong>, <em><strong><a href="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/41405_0" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/41405_0" rel="noreferrer noopener">Les soldats perdus de Tsahal</a></strong></em> (2008), qui explore <strong>le syndrome de stress post-traumatique dans l’armée israélienne</strong>, ou <em><strong><a href="https://www.liberation.fr/france/2018/04/18/jeunesse-a-vendre-le-tabou-de-la-prostitution-adolescente_1644176/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.liberation.fr/france/2018/04/18/jeunesse-a-vendre-le-tabou-de-la-prostitution-adolescente_1644176/" rel="noreferrer noopener">Jeunes filles à vendre</a></strong></em> (2015), qui se penche sur <strong>le trafic sexuel de mineures</strong>. Elle a aussi réalisé <em><a href="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-instant-m/l-instant-m-du-mardi-05-avril-2022-8295218" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/l-instant-m/l-instant-m-du-mardi-05-avril-2022-8295218" rel="noreferrer noopener">Femmes dans le couloir de la mort</a></em> (2018), qui dévoile le sort des <strong>femmes condamnées à mort aux États-Unis</strong>.</p>



<p><em><a href="https://www.fondationshoah.org/memoire/la-cite-muette-un-film-de-sabrina-van-tassel" data-type="link" data-id="https://www.fondationshoah.org/memoire/la-cite-muette-un-film-de-sabrina-van-tassel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Cité muette</a></em> (2015) est son premier long-métrage documentaire, plébiscité par la presse, qui raconte<strong> l’histoire du camp de Drancy, où la quasi-totalité des Juifs français furent internés, et qui fut réhabilité en logement social à la fin de la guerre</strong>.<br>En 2021, elle signe <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=6jsxKAr5lFA" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=6jsxKAr5lFA" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L’État du Texas contre Melissa</a></em>, un film multi-primé qui raconte l’histoire de <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Melissa_Lucio" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Melissa_Lucio" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Melissa Lucio</a></strong>, la <strong>première femme hispanique condamnée à mort au Texas</strong>. Ce documentaire a eu <strong>un impact médiatique majeur</strong>, contribuant à <strong>sauver la vie de Lucio</strong>, qui était à 48 heures de son exécution, après une campagne internationale d&#8217;une ampleur exceptionnelle.<br>Avec <em>Les Disparues</em>, Sabrina poursuit <strong>son engagement en dévoilant les violences et les injustices que subissent les femmes autochtones</strong>. Sa caméra s’efface devant les témoignages poignants qu&#8217;elle recueille avec une grande pudeur et un profond engagement.</p>



<p></p>



<p><br>En redonnant un visage, une voix et une mémoire à Mary Ellen Johnson-Davis et aux innombrables disparues, Sabrina Van Tassel signe un documentaire aussi nécessaire que bouleversant. <em>Les Disparues</em> n’est pas seulement un cri contre l’indifférence, mais une invitation à regarder l’Histoire en face et à agir pour que ces femmes ne soient plus jamais oubliées. Il est temps que les abus sur les femmes cessent partout dans le monde !<br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-91a911da4af838e340874041c42b903f"><strong><em>«&nbsp;Ce que vous ignorez peut vous tuer. Ce que nous ignorons les tue, elles</em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br>Sabrina Van Tassel</p>



<p></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p><br><strong><em>Les Disparues</em> est disponible sur myCANAL et a été diffusé sur Canal+ Docs le 19 mars 2025, puis sur Canal+ le 27 mars 2025.</strong><br><br></p>



<p><br><strong>* Pour aller plus loin&#8230;</strong></p>



<p><a href="https://www.youtube.com/watch?v=w2p_e0eFbUw" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=w2p_e0eFbUw" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bande annonce en français</a><br><a href="https://www.youtube.com/watch?v=kPpaJAqLWXg" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=kPpaJAqLWXg" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Interview de Sabrina Van Tassel pour ELLE</a><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: Les disparues ©Tahli Films</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/les-disparues-documentaire-canal-plus/">Les Disparues : documentaire coup de poing</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Huni Kuin à la Biennale 2024</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/huni-kuin-a-la-biennale-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jocelin Morisson]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Apr 2025 09:23:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20162</guid>

					<description><![CDATA[<p>Foreigners everywhere, &#8220;des étrangers partout&#8221;, le thème de la 60e Biennale Internationale d’Art de Venise 2024 sélectionné par Adriano Pedrosa, son commissaire d’origine brésilienne, a mis à l’honneur les populations autochtones du monde entier sur la scène globale de l’art contemporain. De Nouvelle Zélande, le...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/huni-kuin-a-la-biennale-2024/">Huni Kuin à la Biennale 2024</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[		<div data-elementor-type="wp-post" data-elementor-id="20162" class="elementor elementor-20162" data-elementor-post-type="post">
						<section class="elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-1cd0ffb2 elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default parallax_section_no qode_elementor_container_no" data-id="1cd0ffb2" data-element_type="section" data-e-type="section">
						<div class="elementor-container elementor-column-gap-default">
					<div class="elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-a1957a1" data-id="a1957a1" data-element_type="column" data-e-type="column">
			<div class="elementor-widget-wrap elementor-element-populated">
						<div class="elementor-element elementor-element-3eaef59c elementor-widget elementor-widget-text-editor" data-id="3eaef59c" data-element_type="widget" data-e-type="widget" data-widget_type="text-editor.default">
									<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><br></em>Foreigners everywhere<em>, &#8220;des étrangers partout&#8221;, le thème de la 60<strong><sup>e</sup></strong> Biennale Internationale d’Art de Venise 2024 sélectionné par Adriano Pedrosa, son commissaire d’origine brésilienne, a mis à l’honneur les populations autochtones du monde entier sur la scène globale de l’art contemporain. De Nouvelle Zélande, le collectif Maori Maataho a remporté le prestigieux Lion d’Or de la Biennale d’Art pour son immense installation en tissage réalisée sur le site de l’Arsenal. Pour la première fois, un artiste Amérindien, Jeffrey Gibson, a représenté les Etats-Unis, amenant avec lui une troupe de «Jingle danseurs» autochtones à l’occasion de l’ouverture du Pavillon Américain. De Lima, la peintre Amérindienne Violetta Quispe a présenté ses œuvres relatant l’histoire de sa &nbsp;communauté au Pérou… Pour ne citer que quelques-uns des artistes des Premières Nations venus d&#8217;Amérique latine, d&#8217;Asie, du Pacifique&#8230; </em></h4>
<p><!-- /wp:heading --><!-- wp:spacer {"height":"40px"} --></p>
<p><strong>Cette 60<sup>e</sup> édition de la Biennale d’art de Venise, marquée par la présence significative d’artistes autochtones sur la scène artistique internationale, a signé un tournant historique dans la reconnaissance de leur création contemporaine. Une évolution constatée par Louis Grachos, l’un des commissaires de l’exposition de Jeffrey Gibson, <em>The space in which to place me</em>, L&#8217;espace où me situer. </strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><em>&#8220;Je remarque, pour la première fois, l’intérêt grandissant de collectionneurs de musées, de commissaires d’exposition, et une attention nouvelle pour l’art autochtone contemporain&#8221;</em>, souligne Louis Grachos, directeur de la Biennale d’art contemporain <em>Site Santa Fe</em> au Nouveau-Mexique. Avis partagé par la co-commissaire Kathleen Ash-Milby, Amérindienne Navajo, responsable de l’art amérindien au musée de Portland en Californie. &#8220;<em>Lorsque j’ai démarré dans le milieu de l’art il y a trente ans, l’art amérindien n’était pas reconnu comme faisant partie de l’art contemporain ; et certains artistes amérindiens devaient vraiment persister pour arriver à percer, car on ne souhaitait même pas voir leurs oeuvres. L’un</em> <em>des facteurs</em> <em>de changement a été</em> <em>la crise du climat, qui a mené à une reconnaissance des peuples autochtones, soudainement perçus sur un autre mode, &nbsp;et tout à coup reconnus&#8221;.</em></p>
<p>Aujourd’hui, c’est avec &#8220;<em>Kapewe Pukeni&#8221;, </em>une gigantesque fresque murale de sept cent mètres carrés réalisée sur la façade du Pavillon Central de la Biennale, qu’est représenté le Collectif <em>Mahku</em> d’Amazonie brésilienne, &#8220;<em>le Mouvement des artistes Huni Kuin&#8221;</em>, en investissant l’un des pavillons principaux de la Biennale, visible dès l’entrée des<em> Giardini</em>, le site central de la Biennale. Recouvrant l’ensemble du Pavillon, cette fresque illustre le mythe originel du &#8220;<em>pont</em>&#8211;<em>alligator&#8221;</em> de la tradition Huhni Kuin.</p>
<p></p>
<p>L’alligator, animal ancestral des Huni Kuin, symbolise un pont entre deux mondes : évoquant les récits originels de la mythologie Huni Kuin, la peinture décrit ce passage entre l’Asie et l’Amérique à travers le détroit de Béring, au cours duquel les Huni Kuin ont rencontré un alligator, qui leur a proposé de les transporter sur son dos, en échange de nourriture… Cette peinture traduit l’imaginaire Huni Kuin lors des cérémonies d’ayahuasca, une vision amérindienne amazonienne de leur cosmogonie. Multicolore et foisonnante d’espèces animales et végétales, la gigantesque fresque transmet un épisode fondateur de leur histoire : car la mission du <em>Mahku</em>, <em>le Mouvement Artistique Huni Kuin, </em>est de traduire en peinture les chants traditionnels Huni Kuin et leurs visions lors des cérémonies du &#8220;<em>Nixi Pae&#8221;</em>, l’ayahuasca. Dirigée par Iba Huni Kuin, Isaias Sales, le fondateur du Mahku, chanteur, professeur, chamane, «<em>Kapewe Pukeni» </em>a été réalisée par son fils Bane Huni Kuin, leurs cousins Pedro Mana et Acelino Tuin, son épouse, l’artiste d’origine amérindienne Karaja Kássia Borges, et&nbsp; son beau fils, Itamar Rios Borges.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class=" wp-image-20166 alignnone" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--1024x768.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--768x576.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--1536x1152.jpg 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--800x600.jpg 800w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--700x525.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN--600x450.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LA-BIENNALE-ENTREE-HUNI-KUIN-.jpg 2016w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:image {"id":20119,"width":"736px","height":"auto","sizeSlug":"large","linkDestination":"none","align":"center"} --><!-- /wp:image --><!-- wp:paragraph --><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><em>&#8220;J’ai compris que nous avions un patrimoine immatériel, qu’il fallait transformer en patrimoine</em> <em>matériel, en traduisant nos chants et de nos visions sous ayahuasca en dessins&#8221;</em>, explique Iba. &#8220;<em>Car les chants ne peuvent se déplacer; mais grâce à nos dessins, les non-Huni Kuin ont la possibilité d’accéder à nos visions. Nos chants représentent une bibliothèque visuelle de notre culture lors des rituels de l’ayahuasca: ils sont notre mémoire&#8221;. </em>Après l’exposition collective «<em>Histoires de voir</em>», à la Fondation Cartier en 2012, et la Biennale de Sao Paulo en 2023, le <em>Mahku</em> s’exposait pour la première fois à la Biennale de Venise en 2024. Pour Itamar Borges<strong>, </strong>le beau-fils d’Iba, qui participe pour la sixième fois aux créations du Mahku, &#8220;<em>cette collaboration, à la Biennale internationale d’art de Venise, à un projet d’une telle envergure, a été une grande émotion, et une expérience exceptionnelle&#8221;.</em></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20164 alignnone" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--225x300.jpg 225w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--768x1024.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--600x800.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA--700x933.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/IBA-.jpg 960w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p>Iba Huni Kuin</p>
<p></p>
<h4>&nbsp;</h4>
<div><br></div>
<h4><em><strong>Entretien avec Itamar Borges</strong></em></h4>
<p><strong>À quand remonte&nbsp; l’existence du collectif <em>Mahku</em>, et comment avez-vous été amené à en faire partie?&nbsp;</strong></p>
<p>Le collectif <em>Mahku</em> est né de la volonté d’Iba, son fondateur, et il existe depuis 2012 : Iba &nbsp;souhaitait créer un catalogue des chants Huni Kuin, car son père, dont il recevait les enseignements des rituels d’ayahuasca, était une encyclopédie vivante. Aussi Iba ne voulait-il pas que ce savoir se perde. Il a donc entrepris de traduire en peintures les chansons que lui transmettait son père lors des rituels, à destination des non Huni Kuin. J’ai été amené à participer au Mahku par ma mère, qui, d’origine amérindienne Karaja, a épousé Iba. J’ai grandi dans l’état du Minas Gérais, où vivent les Karaja, mais je ne fais pas partie d’une communauté autochtone; j’exerce le métier d’architecte à Sao Paolo, tout en&nbsp; maintenant un ancrage avec le collectif <em>Mahku</em> depuis 2020. Différents artistes participent au Mahku, ainsi que l’ensemble de la communauté &nbsp;Huni Kuin.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-20165 alignnone" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES-252x300.jpg" alt="" width="252" height="300" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES-252x300.jpg 252w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES-859x1024.jpg 859w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES-768x915.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES-700x834.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES-600x715.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/ITAMAR-BORGES.jpg 1074w" sizes="(max-width: 252px) 100vw, 252px" /></p>
<p>Itamar Borges</p>
<p></p>
<p><strong>Que représente cette fresque? </strong></p>
<p>Elle illustre un pont entre deux univers; le pont est symbolisé par un alligator, une croyance Huni Kuin. Elle transmet le chant associé à ce récit de la traversée des mondes. Les Huni Kuin entretiennent aussi une relation particulière avec le boa, également présent dans cette peinture: comme vous le voyez, toute la façade du Pavillon est bordée par la figure du boa, l’animal mythique des Huni Kuin.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Et hormis le boa, quels sont les autres animaux emblématiques des Huni Kuin visibles dans cette peinture? </strong></p>
<p>Tous les animaux de l’Amazonie s’y trouvent: l’oiseau, les poissons, la tortue, le crabe… qui constituent la base de l’alimentation des Huni Kuin. Mais il est important de rappeler l’élément central des peintures du collectif <em>Makhu</em>, qu’est l’ayahuasca, la boisson hallucinogène essentielle dans la culture des Huni Kuin: le «<em>Nixi Pae</em>», selon le terme Huni Kuin pour désigner les rituels de l’ayahuasca.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Cette fresque est donc réalisée à partir de visions sous ayahuasca? Mais en dehors de ces rituels, la peinture fait-elle partie des traditions Huni Kuin?</strong></p>
<p>Cette peinture représente en effet les chants mythiques des Huni Kuin, et leurs visions sous ayahusca; et c’est aussi la raison pour laquelle il n’est pas possible de tout en expliquer. Par le passé, les Huni Kuin ne peignaient pas. Ils fabriquaient &nbsp;des colliers de perles, comme celui que je porte. Mais aujourd’hui, avec la création du collectif <em>Mahku</em>, la peinture fait partie intégrante de la culture Huni Kuin. Toutes les communautés Huni Kuin ne peignent pas; seule la nôtre réalise ce type de peintures.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Vous-même, avez-vous fait l’experience de l’ayahuasca? </strong></p>
<p>J’ai en effet participé aux rites dirigés par Iba; car il s’agit d’un processus de connaissance de soi et de transformation intérieure, qui permet l’accès à une autre réalité. Et il est d’usage, dans la culture Huni Kuin, d’en prendre une fois toutes les deux semaines, ou une fois par mois.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-20167" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--300x205.jpg" alt="" width="300" height="205" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--300x205.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--1024x698.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--768x524.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--700x477.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN--600x409.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/LE-PAVILLON-HUNI-KUIN-.jpg 1396w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><br></p>
<p><strong>Combien de temps la&nbsp; réalisation de&nbsp; cette fresque a-t-elle exigé? </strong></p>
<p>Nous nous y sommes consacrés à plein temps, pendant quarante cinq jours; et nous avons peint directement sur la façade, sans modèle, ni pré-croquis.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Existe-t-il des écrits Huni Kuin? </strong></p>
<p>Non; les langues amérindiennes du Brésil n’ont pas d’écriture. Mais aujourd’hui, le développement de publications d’écrits en Huni Kuin est en progression. Et il est intéressant d’observer que la langue des Huni Kuin, qui était en voie de disparition, est en train de renaitre à partir des recherches d’Iba, et se développe pour devenir à présent la langue principale des Huni Kuin.</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Quelle&nbsp; relation les Brésiliens entretiennent-ils avec la culture amérindienne du Brésil? </strong></p>
<p>Ils en ont une connaissance limitée, et une vision de la population amérindienne comme d’un tout, alors qu’il existe deux milles groupes, tous différents les uns des autres. C’est un peu comme si on associait un Italien à un Français. Les communautés amérindiennes sont très distinctes les unes des autres, même si elles ont en commun certaines caractéristiques.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le racisme est-il présent? De quelle manière les Brésiliens s’identifient-ils comme Amérindiens, notamment ceux d’entre eux susceptibles d’être en partie</strong> <strong>Amérindiens?</strong></p>
<p>Oui, bien sûr, le racisme existe; or la plus grand partie de la population est métissée. Et il arrive que des Amérindiens ne se reconnaissent pas comme tels car ils s’imaginent que pour se définir comme Amérindien, il faut impérativement vivre dans une communauté autochtone. D’où, en effet, une difficulté pour certains Amérindiens à se reconnaître comme tel lorsqu’ils ne font pas partie d’un groupe. Et, effectivement, le racisme est toujours présent, et perceptible à travers certaines expressions faisant allusion aux Amérindiens, telles que, &#8220;<em>c’est un problème d’Indien&#8221;. </em>Ou bien,<em>&nbsp; &#8220;il s’agit d’une histoire d’Indiens&#8221;</em>&nbsp;: ce qui signifie que seul un Amérindien serait capable de s’impliquer dans un tel projet . On entend cela par exemple, à propos d’une activité de fin de semaine dépourvue d’intérêt, que seul un Amérindien, donc, serait susceptible d’entreprendre. &nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Quel est votre sentiment sur la présentation de cette fresque du collectif Huni Kuin <em>Mahku</em> lors de cette Biennale d’Art de Venise 2024? </strong></p>
<p>C’est fantastique que cette représentation de la jungle, réalisée par une petite communauté amérindienne d’Huni Kuin d’Amazonie, soit contemplée aujourd’hui sur la façade principale de la plus ancienne biennale d’art du monde, et que nous ayons pu y transmettre notre vision de la &nbsp;réalité!</p>
<p><br></p>
<p></p>
<p><strong>Comment l’expliquez-vous? </strong></p>
<p>Il y a aujourd’hui un courant global de réparation historique au niveau mondial, et une mise en lumière de populations jusque là réduites au silence, et ignorées.&nbsp;</p>
<p><br></p>
<p><br></p>
<p></p>
<h3>Iba Huni Kuin à la Fondation Cartier, Paris</h3>
<p>En 2012, lors de l&#8217;exposition collective &#8220;Histoire de voir&#8221; à la Fondation Cartier, Iba expose pour la première fois: il évoque la place centrale de l&#8217;ayahuasca dans la culture Huni Kuin, et la genèse du collectif des artistes Huni Kuin, Makhu, dont il est le fondateur.</p>
<p><strong>Entretien avec Dominique Godrèche</strong></p>
<p></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-20163" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-225x300.jpg 225w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-768x1024.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-1152x1536.jpg 1152w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-600x800.jpg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU-700x933.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/3-PEINTRES-MAHKU.jpg 1512w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></p>
<p>Collectif Makhu</p>
<p></p>
<p>&#8220;On nous appelle les <em>Huni Kuin</em>, ou <em>Kaxinawa</em>, mais ce terme n’est pas notre vrai nom: lorsque les Blancs sont arrivés, ils nous ont demandé quels animaux nous avions coutume de tuer, et nous leur avons répondu: les chauves souris, ou «kaxi». Ils nous ont alors nommé les Kaxinawa; et cela continue. Mais notre véritable nom, <em>Huni Kuin</em>, signifie &#8220;<em>les vraies personnes&#8221;</em>: <em>Huni</em> signifie &#8220;hommes&#8221;, et <em>Kuin</em> &#8220;vrais&#8221;.&nbsp;</p>
<p>Dans la région de l’Acre, où nous vivons, sur les terres indiennes du Rio Jordao, en Amazonie, à la frontière avec le Pérou, habitent quatorze ethnies: à partir de la démarcation de nos terres en 1984, la prospection minière a cessé, et nous avons pu reprendre la célébration de nos rites. Nous nous sommes alors demandés ce qu’il adviendrait de notre langue; je réfléchissais à la façon de poursuivre le travail de mon père, dont je recevais les enseignements des rituels d’ayahuasca. Aussi, à dix-neuf ans, ai-je quitté la forêt, pour entreprendre des études à l’université de Rio Branco, la capitale de l’Acre. Aujourd’hui je suis professeur de plantes médicinales, peintre, chercheur des esprits de la forêt<em>,</em> chamane, chanteur des rituels de l’ayahusca. Car au Brésil, nous, Huni Kuin, avons le droit de consommer l’ayahuasca, dont les rituels obéissent à&nbsp; des règles précises. Je les ai apprises de mon père, et les ai transmises à mes fils. Depuis l’enfance, j’écoutais mon père chanter. Aussi un jour, me suis-je mis à dessiner les formules qu’il prononçait lors des cérémonies d’ayahusca; parce que je voulais &nbsp;traduire en peintures ces chants de guérison. Et c’est cela que mes dessins relatent: voici la terre, les arbres, les animaux, les oiseaux, le serpent <em>Jiboa </em>(serpent sacré), et nous, les Huni Kuin. Cette peinture représente la création de notre univers. Car j’ai vu la genèse du monde sous ayahuasca; aussi ai-je dessiné chacun des chants, afin de ne pas les oublier. Car les chants ne peuvent se déplacer. Mais grâce à nos dessins, les non-Indiens peuvent accéder à nos visions: nos chants représentent une bibliothèque visuelle de notre culture, ils sont notre mémoire, et continuent d’exister de génération en génération, nous prodiguant force et lumière. Pendant longtemps, j’ai gardé mes savoirs secrets: aujourd’hui, ils se trouvent dans les musées. L’ayahusca, notre médecine, nous permet de voir la lumière, et nous renseigne sur notre passé: lors des rituels, je voyage parmi les esprits de la forêt, et j’apprends les chants de guérison. Grâce à l’ayahuasca, nous nous souvenons de notre histoire, et de nos Anciens.&#8221;&nbsp;</p><p><br></p>
<p></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong>Textes et photos: Dominique Godrèche</strong></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:spacer {"height":"60px"} --></p>
<div class="wp-block-spacer" style="height: 60px;" aria-hidden="true">&nbsp;</div>
<p><!-- /wp:spacer --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --></p>								</div>
					</div>
		</div>
					</div>
		</section>
				</div>
		<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/huni-kuin-a-la-biennale-2024/">Huni Kuin à la Biennale 2024</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Fanon : Attention film engagé !</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/fanon-film/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 08:51:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Fanon]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20099</guid>

					<description><![CDATA[<p>Jean-Claude Barny, réalisateur engagé et passionné par les luttes anticolonialistes, signe en 2025 son troisième long-métrage, Fanon, un film qui retrace l’histoire de Frantz Fanon, psychiatre et militant pour l’indépendance de l&#8217;Algérie. À travers ce biopic, Barny propose une immersion intense dans le parcours intellectuel...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/fanon-film/">Fanon : Attention film engagé !</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><br>Jean-Claude Barny, réalisateur engagé et passionné par les luttes anticolonialistes, signe en 2025 son troisième long-métrage, </em>Fanon<em>, un film qui retrace l’histoire de Frantz Fanon, psychiatre et militant pour l’indépendance de l&#8217;Algérie. À travers ce biopic, Barny propose une immersion intense dans le parcours intellectuel et militant de Fanon, tout en mettant en lumière la question des identités coloniales et post-coloniales. Le film se distingue non seulement par son traitement de la figure emblématique de Fanon, mais aussi par la manière dont il lie son héritage à l’histoire contemporaine, en s’inscrivant dans une réflexion plus large sur le racisme systémique et les effets de la colonisation. Cependant, malgré la pertinence de son sujet et son importance historique, <em>Fanon</em> semble faire face à une certaine résistance, car plusieurs salles en France refusent de le diffuser&#8230;</em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong>L’Histoire et la pensée de Frantz Fanon</strong></strong></strong></strong><br><strong>Frantz Fanon</strong> est une <strong>figure incontournable de l’histoire des luttes anticoloniales</strong>. Né en 1925 à Fort-de-France en <strong>Martinique</strong>, il grandit dans un <strong>contexte colonial </strong>marqué par la domination française sur les territoires antillais. Dès son jeune âge, il expérimente <strong>le racisme</strong>, notamment lorsqu&#8217;il rejoint les <strong>Forces françaises libres </strong>pendant la Seconde Guerre mondiale. C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;il prend conscience de <strong>la réalité complexe de l&#8217;identité coloniale et du racisme structurel</strong>. Cet engagement se heurte toutefois à une<strong> profonde désillusion vis-à-vis de la société française</strong> dans laquelle, à l&#8217;époque, les Noirs étaient systématiquement <strong>discriminés</strong>. Ce sentiment de déshumanisation devient <strong>une force dans son parcours intellectuel et politique</strong>.<br><br></p>



<p></p>



<p>Après la guerre, Fanon poursuit des <strong>études de médecine</strong>, devenant <strong>psychiatre</strong>, mais c’est surtout <strong>à travers ses écrits qu&#8217;il façonne son héritage intellectuel</strong>. Son ouvrage majeur, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peau_noire,_masques_blancs" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peau_noire,_masques_blancs" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Peau noire, masques blancs</em> (1952)</a></strong>, est une <strong>réflexion poignante sur l’identité, l’assimilation et le racisme</strong>. Il y explore <strong>la condition des Noirs</strong> dans un monde colonial, en analysant<strong> la souffrance psychologique des individus soumis à un racisme systémique</strong>. C’est également dans cette période qu&#8217;il s’intéresse à <strong>la question de la violence comme moyen de libération</strong>, une idée qu’il approfondira dans son ouvrage <strong><a href="https://www.editionsladecouverte.fr/les_damnes_de_la_terre-9782707142818" data-type="link" data-id="https://www.editionsladecouverte.fr/les_damnes_de_la_terre-9782707142818" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Damnés de la Terre</em> (1961)</a></strong>, dans lequel il théorise <strong>la révolte contre l’oppression coloniale</strong>. Fanon n’est pas seulement un intellectuel : il est <strong>un acteur du changement, un penseur en action qui se bat pour la décolonisation, non seulement de l’Algérie, mais aussi de la pensée elle-même</strong>.<br><br></p>



<p></p>



<p>En 1953, Fanon est nommé <strong>médecin-chef à l’hôpital psychiatrique de Blida, en Algérie</strong>, où il se trouve <strong>en première ligne</strong> <strong>pour</strong> <strong>observer les conséquences psychologiques du colonialisme</strong>. Là, <strong>il analyse les traumatismes infligés aux populations colonisées, en particulier les Algériens</strong>, pris dans les tourments de la <strong>guerre d’indépendance</strong>. C’est dans ce contexte qu’il publie un certain nombre d’<strong>ouvrages politiques et philosophiques </strong>qui articulent <strong>sa vision de la décolonisation</strong>. <strong>Expulsé d’Algérie en 1956 en raison de ses liens avec le FLN</strong> (Front de Libération Nationale), il s’exile à Tunis et devient un <strong>ardent défenseur de la cause algérienne et de la révolution</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="426" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-1024x426.png" alt="" class="wp-image-20119" style="width:736px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-1024x426.png 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-300x125.png 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-768x319.png 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-1536x638.png 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-700x291.png 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2-600x249.png 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-2.png 1918w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fanon ©Eurozoom</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Le film &#8220;Fanon&#8221; : une immersion dans la guerre d&#8217;Algérie et la psychologie coloniale</strong></p>



<p><em>Fanon</em> de Jean-Claude Barny n&#8217;est pas qu’un simple biopic, il s’agit d’une<strong> immersion profonde dans la guerre d&#8217;Algérie et l’impact <strong>de la colonisation</strong> sur les individus et les sociétés</strong>. Barny, par le biais de son film, <strong>réactive la pensée de Fanon</strong>, tout en cherchant à <strong>mettre en lumière les racines profondes du racisme et d&#8217;une certaine forme d&#8217;aliénation.</strong> Pour comprendre le projet cinématographique de Jean-Claude Barny, il faut d&#8217;abord saisir <strong>le contexte dans lequel ce film s&#8217;est écrit</strong>.</p>



<p>Jean-Claude Barny, <strong>réalisateur d&#8217;origine guadeloupéenne</strong>, s&#8217;est toujours intéressé aux <strong>questions de décolonisation et d’identités culturelles</strong>. Dans son travail, il explore souvent <strong>les racines de l’aliénation sociale et les luttes identitaires au sein des sociétés post-coloniales</strong>. Dans <em>Fanon</em>, il ne cherche pas seulement à raconter l’histoire de Frantz Fanon, mais <strong>à faire vivre ses idéaux, ses combats et son héritage</strong>. Le film s’intéresse particulièrement à <strong>la période de son engagement en Algérie</strong>, un moment décisif dans son parcours. Barny choisit de <strong>situer l’histoire au cœur de la guerre d’indépendance</strong>, une période où Fanon, tout en poursuivant son travail de psychiatre, s&#8217;est lancé dans <strong>une lutte acharnée pour la libération des peuples colonisés</strong>.<br><br></p>



<p></p>



<p>Un élément clé du film est <strong>la mise en scène de l&#8217;hôpital psychiatrique de Blida</strong>, où Fanon exerce. À travers cette institution, <strong>le film interroge la manière dont la psychiatrie coloniale a contribué à l’oppression des Algériens</strong>. L’hôpital, qui dans l’imaginaire collectif pourrait être perçu comme un lieu de soin, devient ici <strong>un espace où les traumatismes liés à la colonisation sont exacerbés</strong>. Les patients, souvent <strong>des résistants ou des civils traumatisés par la guerre</strong>, représentent une population <strong>aux prises avec les effets dévastateurs du colonialisme</strong>. Son héros, le psychiatre Fanon, dans son approche, se trouve <strong>face à des dilemmes éthiques et politiques</strong> : <strong>comment soigner des individus tout en étant conscient de l’injustice systémique qui les détruit ?</strong><br></p>



<p><br></p>



<p>Le film explore cette question centrale : <strong>est-il possible de soigner sans lutter contre l’origine du mal ?</strong> La réponse de Fanon est claire : <strong>la lutte pour l’indépendance est indissociable de la guérison des individus</strong>. C’est dans ce cadre que <em>Fanon</em> se distingue des autres biopics, en abordant non seulement la vie personnelle de Fanon, mais aussi <strong>ses théories</strong>, <strong>ses combats</strong> et <strong>son engagement révolutionnaire</strong>.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1919" height="795" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5.png" alt="" class="wp-image-20121" style="width:722px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5.png 1919w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5-300x124.png 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5-1024x424.png 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5-768x318.png 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5-1536x636.png 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5-700x290.png 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-5-600x249.png 600w" sizes="(max-width: 1919px) 100vw, 1919px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fanon ©Eurozoom</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Une oeuvre aboutie</strong></strong></strong><br>Jean-Claude Barny met également un accent particulier sur <strong>la dimension visuelle et sonore de son film</strong>. L’univers visuel de <em>Fanon</em> est profondément marqué par <strong>une volonté de restitution historique et de mise en scène émotionnelle</strong>. Le film, tout en ayant un côté pédagogique, ne se contente pas de reproduire des événements historiques, il cherche à <strong>restituer une atmosphère</strong>, <strong>à faire sentir au spectateur l’intensité de la guerre, des souffrances psychiques et des luttes politiques</strong>. Lumière, décors et costumes <strong>sont soigneusement choisis pour refléter la réalité de l’époque</strong>, tout en conférant au film une<strong> dimension symbolique forte.</strong><br><br>La bande son, également, est <strong>un élément essentiel pour comprendre le film.</strong> En s&#8217;appuyant sur des influences musicales variées, allant <strong>du jazz au funk</strong>, le réalisateur crée <strong>une atmosphère où la musique devient un vecteur de transmission de l’émotion et des idéaux de Fanon</strong>. En particulier, l’album <em>Clameurs</em> de <em>Jacques Coursil</em>, musicien martiniquais, est utilisé pour amplifier les moments forts du film. Cette bande-son devient <strong>un moyen d’expression de la résistance</strong>, <strong>en écho à la musique afro-américaine et à la lutte anticoloniale</strong>.</p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="428" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-1024x428.png" alt="" class="wp-image-20124" style="width:747px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-1024x428.png 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-300x125.png 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-768x321.png 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-1536x641.png 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-700x292.png 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1-600x251.png 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-6-1.png 1918w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fanon ©Eurozoom</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Un film universel</strong></strong></p>



<p><em>Fanon</em> de Jean-Claude Barny est bien plus qu’un film sur un homme. Il est un <strong>témoignage vivant de la résistance face à l’injustice</strong>, <strong>une réflexion sur les blessures laissées par le colonialisme et un appel à la lutte contre le racisme systémique</strong>. Le film ne se contente pas de raconter l’histoire de Frantz, il confronte le spectateur à des problématiques toujours d’actualité. À travers le personnage de Fanon, Barny pose une question centrale : <strong>comment se libérer de l’aliénation imposée par les structures coloniales et les héritages du passé ?</strong><br></p>



<p>Ce film est également <strong>une réflexion sur l’engagement politique et sur la manière dont les artistes peuvent contribuer à changer le monde</strong>. En rendant hommage à Fanon, Jean-Claude Barny nous invite à r<strong>éfléchir à notre propre époque, aux défis auxquels nous faisons face en matière de racisme, d&#8217;identité et de justice sociale</strong>. <em>Fanon</em> est un film nécessaire, <strong>un appel à la résistance intellectuelle et militante qui traverse les générations</strong>. Il nous rappelle que <strong>chaque époque doit trouver sa propre mission</strong>, et qu’elle a <strong>la responsabilité de la remplir ou de la trahir</strong>, comme le disait Frantz Fanon lui-même !<br></p>



<p>Malgré la profondeur et la pertinence du film, <em>Fanon</em> semble avoir <strong>rencontré des résistances dans le milieu cinématographique français</strong>. Plusieurs salles de cinéma (dont les MK2) ont choisi de ne pas le diffuser, illustrant <strong>une forme de censure tacite</strong> qui interroge sur la difficulté de reconnaître et de se libérer du passé colonial français, notamment par rapport à l&#8217;Algérie. Ce refus de diffusion, bien qu’il n’entame en rien la puissance du film, soulève des questions sur la manière dont certains films qui abordent des thèmes de décolonisation ou de lutte contre le racisme trouvent encore des obstacles dans leur chemin vers le grand public&#8230; Certaines plaies ne cicatrisent jamais complètement.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-1024x427.png" alt="" class="wp-image-20126" style="width:668px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-1024x427.png 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-300x125.png 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-768x320.png 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-1536x641.png 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-700x292.png 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7-600x250.png 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Fanon-Photo-7.png 1918w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Fanon ©Eurozoom</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-ecb803bba4a8637d60611b4c2eb22f3d"><strong><em>« Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, la remplir ou la trahir</em></strong> <em><strong>»</strong></em>, Frantz Fanon, <em>Les Damnés de la Terre</em></p>



<p><br><br></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: Fanon ©Eurozoom</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/fanon-film/">Fanon : Attention film engagé !</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>À Deauville, « Sebastião Salgado » déroule son talent</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/deauville-sebastiao-salgado/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 09:09:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Deauville]]></category>
		<category><![CDATA[Salgado]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=20014</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans le cadre de l’Année du Brésil, les Franciscaines de Deauville consacrent une rétrospective monumentale à l’œuvre de Sebastião Salgado, célèbre photographe brésilien. Une sélection de 166 de ses plus belles images prises aux quatre coins du monde, des images en noir et blanc d’une...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/deauville-sebastiao-salgado/">À Deauville, « Sebastião Salgado » déroule son talent</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>Dans le cadre de l’Année du Brésil, les Franciscaines de Deauville consacrent une rétrospective monumentale à l’œuvre de Sebastião Salgado, célèbre photographe brésilien. Une sélection de 166 de ses plus belles images prises aux quatre coins du monde, des images en noir et blanc d’une incroyable puissance, profondément humanistes. La Maison Européenne de la Photographie qui, depuis les années 1980, suit et conserve son travail, a sorti ses tirages historiques et assure le commissariat de l’exposition.</em></strong></p>



<p><br><br></p>



<p>Né en 1944 à Aimorés, au Brésil, <strong>Sebastião Salgado</strong> intègre l’<a href="https://ico.org/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://ico.org/" rel="noreferrer noopener">Organisation Internationale du Café</a> après des études en économie. Ses missions le conduisent <strong>aux quatre coins du globe</strong>, où il découvre <strong>la photographie</strong>, <strong>une passion qui deviendra sa vocation</strong>. En 1969, à la suite du coup d’État militaire et au durcissement de la dictature, <strong>il fuit le Brésil avec sa femme Lélia Wanick Salgado</strong>. Ils trouvent <strong>refuge à Paris en 1973</strong>, année où <strong>il quitte son poste pour se consacrer pleinement à son art</strong>. Tout d’abord en collaborant à des agences réputées comme Sygma, Gamma et Magnum, avant de <strong>fonder avec son épouse l’agence Amazonas Images</strong>. De 1977 à 1984, Salgado parcourt l’Amérique Latine, de la région torride du Nordeste du Brésil, jusqu’aux montagnes du Chili, de la Colombie au Mexique, <strong>partageant la vie de communautés isolées</strong> pendant de longues semaines. Il en tirera son premier livre, <strong><em>Autres Amériques</em></strong>. Puis il documente la condition <strong>des travailleurs immigrés en Europe</strong> et les ravages de la sécheresse et de la famine en Afrique (1984 1985), notamment au Sahel, au Soudan et au Tigré.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="684" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-1997.234_studio-SS_presskit-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-20025" style="width:289px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-1997.234_studio-SS_presskit-1K-JPEG.jpg 684w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-1997.234_studio-SS_presskit-1K-JPEG-200x300.jpg 200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-1997.234_studio-SS_presskit-1K-JPEG-600x898.jpg 600w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Les Franciscaines / Sebastião Salgado<br></figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>Il se lance ainsi dans de vastes fresques photographiques. Ce sera <em><strong>La Main de l’homme</strong></em> (1986-1992) où, pendant six ans, il parcourt <strong>trente-cinq pays à la recherche des industries en voie de disparition</strong>, et qui emploient encore des travailleurs manuels, puis <em><strong>Exodes</strong></em> (1994-1999), où il documente <strong>les vastes mouvements migratoires qui bousculent les équilibres de notre planète</strong>. Taraudé par les horreurs qu’il a vues, à force de côtoyer la misère et la souffrance au fil de ses nombreux reportages, Salgado traversera <strong>une période sombre</strong>, faite de doute et de mélancolie. Il dira que<strong> le génocide des Tutsis au Rwanda </strong>en 1994 lui a donné « <em>honte d’appartenir à l’espèce humaine</em> ». Salgado abandonne alors la photographie et <strong>reprend la ferme de sa famille au Brésil avec son épouse Lélia</strong>. En 1998, le couple se met à planter des milliers d’arbres (3,4 millions à ce jour, soit le plus grand projet écologiste du pays) pour <strong>combattre la déforestation massive de l’Amazonie</strong>, reboisant plus de 600 hectares. Un exploit immortalisé par Wim Wenders dans son film documentaire Le Sel de la terre. Cette expérience lui donnera une énergie nouvelle. « <em><strong>Cela m’a donné une envie folle de me remettre à la photographie. C’est ainsi qu’est né Genesis, un projet qui nous a permis de découvrir tout ce qui n’a pas été détruit écologiquement</strong></em> », dit-il.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="749" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.246_studio-SS_presskit-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-20027" style="width:351px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.246_studio-SS_presskit-1K-JPEG.jpg 749w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.246_studio-SS_presskit-1K-JPEG-219x300.jpg 219w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.246_studio-SS_presskit-1K-JPEG-700x957.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.246_studio-SS_presskit-1K-JPEG-600x820.jpg 600w" sizes="(max-width: 749px) 100vw, 749px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Les Franciscaines / Sebastião Salgado<br></figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p><br><strong>◆ L’humanité au cœur de son œuvre</strong><br>La première partie de l’exposition retrace <strong>le cheminement d’un auteur engagé</strong> qui s’est confronté aux tourments de l’humanité. Ses images mettent en lumière les grandes mutations de notre époque, dont sont victimes les populations les plus fragiles, subissant les conflits et la pauvreté ; ainsi que <strong>les dérives tragiques</strong>, tant humaines qu’environnementales, de la société industrielle. Le parcours débute avec<em><strong> Autres Amériques </strong></em>(1977-1984), son premier projet personnel, où il saisit l’essence de l’Amérique latine, et <strong>montre la persistance des cultures indiennes et paysanne</strong>s. Il affirme d’emblée son style unique et sa maîtrise du noir et blanc. S’ensuivent de larges extraits de son second projet <strong><em>La Main de l’homme</em></strong> (1986-1992), une sorte d’<strong>archéologie visuelle d’une époque que l’Histoire connaît sous le nom de Révolution industrielle</strong>. Les photos sont saisissantes de réalisme, bouleversantes et parlent d’elles-mêmes. Les visiteurs sont amenés à se confronter à des images dures qui ont fait la première renommée du photographe. Tout un monde de damnés en proie à la violence du monde. Recherchant une lumière qui tend vers le sacré, l’artiste fait passer des images à visée documentaire au rang d’œuvres d’art, tant l’esthétique est travaillée.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Portrait-de-Sebastiao-Salgado-©-Drew-Forsyth-2022-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-20029" style="width:502px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Portrait-de-Sebastiao-Salgado-©-Drew-Forsyth-2022-1K-JPEG.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Portrait-de-Sebastiao-Salgado-©-Drew-Forsyth-2022-1K-JPEG-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Portrait-de-Sebastiao-Salgado-©-Drew-Forsyth-2022-1K-JPEG-768x512.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Portrait-de-Sebastiao-Salgado-©-Drew-Forsyth-2022-1K-JPEG-700x467.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/Portrait-de-Sebastiao-Salgado-©-Drew-Forsyth-2022-1K-JPEG-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Les Franciscaines / Sebastião Salgado<br></figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p>Ainsi l’image particulièrement forte de ce chercheur d’or portant un sac de boue supposée aurifère sur son dos, remontant <strong>au péril de sa vie</strong> sur une frêle échelle du fond d’une immense mine à ciel ouvert : la <em>Serra Pelada</em> (aujourd’hui fermée), ouverte en 1979 dans l’Etat de Pará, au Brésil. Ou en 1991, celle d’un homme épuisé, couvert de mazout, le visage complètement défait, alors que <strong>la guerre du Golfe </strong>se termine au Koweït et que des hommes tentent d’éteindre les puits de pétrole en feu. « <em>C’était sublime et terrible. Ils risquaient leur vie. Quand l’eau était déversée, il y avait des explosions de gaz mortelles. Le bruit était si fort, c’était comme travailler dans la turbine d’un jet. J’y ai perdu la moitié de mon audition </em>», raconte Salgado. <strong><em>Exodes</em></strong>, (1994-1999), relate <strong>l’abandon des campagnes vers les villes</strong>, l’immigration économique, les réfugiés fuyant les conflits et qui achèvent leur voyage le plus souvent dans les bidonvilles surpeuplés. Ce projet raconte le périple des Latino- Américains vers les États-Unis, l’exode vietnamien, les populations afghanes déplacées, <strong>le drame des réfugiés</strong> de l’ex-Yougoslavie, des réfugiés hutus venus du Rwanda, <strong>le mouvement des paysans sans terre au Brésil</strong>, et les enfants de l’exode avec une série de portraits émouvants.<br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="749" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.247_studio-SS_presskit-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-20031" style="width:323px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.247_studio-SS_presskit-1K-JPEG.jpg 749w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.247_studio-SS_presskit-1K-JPEG-219x300.jpg 219w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.247_studio-SS_presskit-1K-JPEG-700x957.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/04/MEP-2018.247_studio-SS_presskit-1K-JPEG-600x820.jpg 600w" sizes="(max-width: 749px) 100vw, 749px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Les Franciscaines / Sebastião Salgado<br></figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong>Genesis : à la recherche du monde des origines</strong></p>



<p>Le parcours se conclut avec <em>Genesis</em>, projet commencé en 2004, qui <strong>célèbre les territoires restés à l’abri de la folie des hommes</strong> <strong>et qu’il est vital de préserver</strong>. De 2004 à 2012, Salgado fera près de <strong>trente-deux voyages aux confins du monde</strong>, des Galápagos à l’Afrique, des déserts arides aux glaces de l’Arctique, en passant par la luxuriante forêt amazonienne et les tribus qui l’habitent. Cette deuxième partie de l’exposition nous révèle<strong> des paysages grandioses</strong>, une faune sauvage allant des animaux du delta de l’Okavango au Botswana aux gorilles du parc des Virunga à la frontière du Rwanda, du Congo et de l’Ouganda. Sans oublier les peuples qui ont échappé au monde contemporain : le peuple Himba de Namibie, les tribus Dinkas du Soudan, le peuple San du désert du Kalahari au Botswana, les tribus Omo du sud de l’Éthiopie et les anciennes communautés chrétiennes du nord, ou encore les ethnies de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Admirons ce Papou de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui nous décoche un regard espiègle, vêtu du costume traditionnel du <strong>sing-sing – une danse rituelle locale inspirée de celle du grand paradisier bleu, un oiseau magnifique</strong>. Ou encore ce <strong>mudman</strong> (« <em>homme de boue</em> ») de la tribu <strong>Asaro</strong> portant un masque confectionné avec de la boue argileuse et de longs faux ongles en bambou, semblables à des griffes. Cette immersion dans l’univers artistique et intellectuel de Salgado couvre <strong>plus de cinquante ans de carrière</strong>. Le bilan d’une œuvre exceptionnelle et aussi d’une vie pleinement remplie.<br></p>



<p>Brigitte Postel<br><br></p>



<p></p>



<p><br><strong>Sebastião Salgado</strong><br><strong>Du 1 er mars au 1 er juin 2025</strong><br><a href="https://lesfranciscaines.fr/fr/programmation/sebastiao-salgado-collection-de-la- mep" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les Franciscaines</a><br>145 b Avenue de la République<br>14800 Deauville</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Les Franciscaines / Sebastião Salgado</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/04/deauville-sebastiao-salgado/">À Deauville, « Sebastião Salgado » déroule son talent</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Au son du tambour de Claire&#8230;</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/03/ma-vie-de-chamane-claire-barre/</link>
					<comments>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/03/ma-vie-de-chamane-claire-barre/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 10:09:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[chamanisme]]></category>
		<category><![CDATA[Claire Barré]]></category>
		<category><![CDATA[Mama éditions]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=19710</guid>

					<description><![CDATA[<p>Claire Barré est autrice et scénariste. Après des études littéraires, elle s’est tournée vers l’écriture et a signé plusieurs romans ainsi que des scénarios pour le cinéma et la télévision. Parmi ses œuvres marquantes, La Ballade de Nitchevo (2022) explore les thèmes de la quête de sens et...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/03/ma-vie-de-chamane-claire-barre/">Au son du tambour de Claire&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p><br><em><strong><a href="https://www.mamaeditions.com/auteur/123/claire-barre" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Claire Barré </a>est autrice et scénariste. Après des études littéraires, elle s’est tournée vers l’écriture et a signé plusieurs romans ainsi que des scénarios pour le cinéma et la télévision. Parmi ses œuvres marquantes, <a href="https://www.babelio.com/livres/Barre-La-ballade-de-Nitchevo/1378434" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Ballade de Nitchevo</a> (2022) explore les thèmes de la quête de sens et de la transformation intérieure, illustrant déjà son attrait pour les récits initiatiques. Mais c’est en 2014 qu’un événement bouleversant change radicalement son parcours : l’apparition mystique de Sitting Bull, qui l’amène à s’ouvrir au chamanisme et aux traditions ancestrales.</strong></em> <em><strong>Elle partage cette expérience dans <a href="https://www.babelio.com/livres/Barre-Pourquoi-je-nai-pas-ecrit-de-film-sur-Sitting-Bul/965931" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Pourquoi je n’ai pas écrit de film sur Sitting Bull</a> (2017) et approfondit le récit intime de sa connexion spirituelle avec <a href="https://www.mamaeditions.com/produit/178/9782845947931/ma-vie-de-chamane" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ma vie de chamane</a> (2025) dans lequel elle témoigne de son engagement et nous livre une exploration profonde du monde invisible et de ses propres transformations. Passionnée par les sagesses autochtones, elle a également co-écrit <a href="https://www.editions-tredaniel.com/sundancer-p-9580.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sun Dancer, Sagesse et Visions d’un Natif américain</a> avec <a href="https://www.babelio.com/auteur/Ernie-LaPointe/509570" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ernie LaPointe</a>, arrière-petit-fils de Sitting Bull.</strong></em></p>



<p><strong><br></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p><strong>◆ <strong>Apparition</strong></strong><br>Dans <em>Ma vie de chamane</em>, <strong>Claire Barré</strong> raconte comment un événement marquant – l’apparition mystique de<strong> Sitting Bull</strong>, célèbre chef amérindien – a bouleversé son existence. Ce moment déclencheur, survenu lors d’un déjeuner chez elle, est venu ébranler son univers habituel, jusque-là régi par une certaine rationalité : <strong>«</strong> <em>Alors qu’aucun signe avant‐coureur n’avait pointé le bout de son aile, que</em><strong><em> je n’étais ni en quête de sens ni en recherche spirituelle</em></strong><em>, qu’aucun accident ou deuil ne m’avait frappée les mois précédents, que je me sentais en paix et que le décor était agréablement ordinaire et quotidien…, </em><strong><em>le visage d’un chef amérindien m’est subitement apparu</em></strong><em>. Un visage au regard intense qui ne me lâchait pas des yeux et qui paraissait </em><strong><em>tout aussi réel et présent </em></strong><em>que les membres de ma famille. Perplexe, je leur ai lancé un : « <strong>J</strong></em><strong><em>e vois un chef indien !</em></strong><em> » qui les a fait rire. Sauf que cette apparition était très sérieuse et très concrète</em> <em>»</em>. Face à <strong>cette vision aussi troublante qu’inattendue</strong>, elle se retrouve <strong>propulsée dans une quête de compréhension, qui la pousse à questionner la réalité et à se tourner vers des pratiques ancestrales de guérison</strong>.<br><strong>La figure de Sitting Bull est essentielle dans le cheminement spirituel de Claire</strong>. Chef respecté de la tribu Lakota Hunkpapa, <strong>il fut l’un des plus grands résistants face à l’expansion coloniale des États-Unis</strong>. Son engagement dans la défense des terres et de la culture de son peuple, notamment lors de la bataille de Little Bighorn en 1876, a fait de lui <strong>un symbole de courage et de sagesse</strong>. Son assassinat en 1890 et le massacre de Wounded Knee, survenu peu après, ont marqué <strong>la fin d’une ère pour les nations autochtones d’Amérique du Nord</strong>. En découvrant son histoire et celle des peuples amérindiens, Claire a pris conscience du génocide et de l’ethnocide dont ils ont été victimes : <strong>«</strong> <em>J’ai pleuré en découvrant les tragédies vécues par les Natifs. L’Histoire américaine est colorée par un génocide et un ethnocide originels, jamais reconnus. <strong>C’est sur les cadavres des autochtones que s’est bâti l’American way of life</strong>. Je le savais, bien sûr. Mais là, je me le suis pris en plein cœur, puisque j’avais, à mes côtés, un homme qui avait traversé toutes ces horreurs et qui me regardait avec intensité, en ayant l’air d’attendre quelque chose de moi. Je lui lançais des coups d’œil emplis de compassion et sentais que les larmes que je versais étaient pour lui, qui ne pouvait plus pleurer</em> <em>»</em>. Plus tard, sa rencontre avec <a href="https://www.babelio.com/auteur/Ernie-LaPointe/509570" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Ernie LaPointe</strong></a>, arrière-petit-fils de Sitting Bull, a renforcé <strong>son engagement pour la reconnaissance et la préservation de cet héritage culturel et spirituel.</strong>​</p>



<p></p>



<p><br><br><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="1056" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre.jpeg" alt="" class="wp-image-19714" style="width:321px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre.jpeg 960w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre-273x300.jpeg 273w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre-931x1024.jpeg 931w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre-768x845.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre-700x770.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/Portrait-NB-Claire-Barre-600x660.jpeg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">©MAMA EDITIONS</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆ Chemin<br></strong>Le livre alterne entre <strong>récits personnels</strong> <strong>et réflexions philosophiques</strong>. Claire évoque son parcours avec sincérité, depuis <strong>ses années marquées par des addictions</strong> jusqu’à sa renaissance à travers les pratiques chamaniques. Plus jeune, avant cet éveil spirituel, elle avait effectivement traversé <strong>une période sombre marquée par les addictions</strong> et un profond sentiment d’errance. Elle évoque notamment <strong>son usage de drogues psychédéliques dans sa jeunesse</strong>, <strong>cherchant à travers ces expériences une porte vers l’invisible et un apaisement intérieur.</strong> Cependant, cette quête l’avait plongé dans <strong>un mal-être grandissant</strong>, nourri par une<strong> incompréhension</strong> et une <strong>étrangeté</strong> du monde qui l’entourait. Ce chemin complexe, fait d’excès et de désillusions, était cependant devenu <strong>son levier de transformation</strong>, à mesure qu’elle prenait conscience de la nécessité d’une autre voie : <strong>«</strong> <em>Les nombreuses drogues et substances psychédéliques prises durant mon adolescence m’avaient permis d’expérimenter de fortes fluctuations d’états de conscience. J’avais perçu des choses merveilleuses, comme observer des symboles anciens gravés dans le ciel ou apercevoir un escalier lumineux descendre de la Lune. Mais, merveilleuses ou non, ces visions avaient une origine claire et disparaissaient dès que la substance quittait mon corps. On absorbe une substance, il y a un effet : on reste dans une logique de causalité. On mange des pâtes, on voit apparaître un chef lakota : la causalité est moins nette</em>.<em>»</em>.<br>Plus tard, suite à l’apparition de Sittig-Bull, Claire a rencontré <strong><a href="https://www.editions-tredaniel.com/elena-michetchkina-auteur-2585.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Elena Michetchkina</a></strong>, une guérisseuse russe, qui l’a confirmée dans son cheminement en la reconnaissant chamane. Cette rencontre a agit comme un <strong>déclencheur </strong>: elle a compris que ce qu’elle vivait n’était pas une hallucination, mais <strong>une ouverture vers une nouvelle perception de la réalité</strong> : <strong>«</strong> <em>Bien que hautement surréaliste, ce diagnostic m’apportait l’explication logique (enfin : chamaniquement logique) que j’avais espérée. D’après Elena, la situation était claire : </em><strong><em>Sitting Bull était mon guide spirituel et il était venu cogner à la porte de ma conscience</em></strong><em> afin que je m’éveille et accomplisse ma mission de vie. Par conséquent, je devais </em><strong><em>apprendre les pratiques chamaniques</em></strong><em>. L’acceptation de cette mission était </em><strong><em>incontournable</em></strong><em> : comme c’était un esprit qui était venu me chercher, si je ne répondais pas à l’appel, il reviendrait. Dans trois jours, trois semaines ou trois ans »</em>.<br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong>Transformation intérieure</strong></p>



<p>Loin d’être une simple expérience isolée, l’éveil spirituel de Claire s’inscrit dans&nbsp;<strong>un cheminement global vers la guérison et la réappropriation de ses dons</strong>. Confrontée à ses propres blessures et aux mystères de l’invisible, elle se lance dans un travail chamanique personnel qui<strong>&nbsp;transforme sa vision du monde</strong>. Ce processus s’accompagne d’une véritable<strong>&nbsp;renaissance intérieure</strong>, marquée par la redécouverte d’un<strong>&nbsp;lien profond avec la nature et les traditions ancestrales</strong>.&nbsp;Au cœur de son apprentissage,&nbsp;<strong>le tambour occupe une place centrale</strong>.&nbsp;Elle décrit comment, en frappant cet instrument ancestral, elle&nbsp;<strong>entre dans un état modifié de conscience</strong>. Dans ces moments de&nbsp;<strong>transe</strong>, elle perçoit&nbsp;<strong>des chants et des messages</strong>&nbsp;qui ne semblent pas venir d’elle, mais plutôt&nbsp;<strong>d’esprits bienveillants venus lui transmettre des énergies guérisseuses</strong>. Cet&nbsp;<strong>échange vibratoire</strong>&nbsp;entre elle et son tambour symbolise&nbsp;<strong>l’union entre le monde visible et l’invisible</strong>, permettant ainsi à ses capacités intuitives de s’exprimer pleinement.</p>



<p>Son expérience ne se limite pas à une pratique instrumentale. Elle s’initie à&nbsp;<strong>une série de rituels et cérémonies qui rythment son quotidien et nourrissent son éveil</strong>&nbsp;comme des&nbsp;<strong>voyages chamaniques</strong>&nbsp;: En entrant en transe, elle explore des dimensions insoupçonnées et reçoit des enseignements qui l’aident à comprendre les mystères de l’existence. Elle fait aussi des&nbsp;<strong>diètes de plantes sacrées</strong>&nbsp;:&nbsp;ces&nbsp;retraites en pleine nature, comme la&nbsp;<strong>diète de rose</strong>, lui permettent de se déconnecter du monde matériel pour renouer avec l’essence même de la vie. En parallèle, elle prodigue des&nbsp;<strong>soins et accompagnements</strong>&nbsp;: accueillant chez elle ceux qui cherchent à retrouver leur équilibre, pour lesquels elle pratique des séances de tambour et partage ses visions, guidant ainsi d’autres âmes.</p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="820" height="1280" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE.jpeg" alt="" class="wp-image-19716" style="width:305px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE.jpeg 820w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE-192x300.jpeg 192w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE-656x1024.jpeg 656w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE-768x1199.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE-700x1093.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/03/COUV.-MA-VIE-DE-CHAMANE-600x937.jpeg 600w" sizes="(max-width: 820px) 100vw, 820px" /><figcaption class="wp-element-caption">©MAMA EDITIONS</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>À travers <strong><em>Ma vie de chamane</em></strong>, Claire nous offre le <strong>témoignage vibrant </strong>d’une femme qui a osé s’aventurer au-delà des frontières du visible pour embrasser une réalité plus vaste. Son parcours, tantôt tumultueux, tantôt lumineux, révèle que <strong>le chemin de la guérison passe par une réappropriation de soi </strong>et une ouverture totale à l’inconnu. Elle nous invite ainsi à repenser notre rapport à la vie, à nos proches, à la mort et à la magie inhérente à chaque être.<br></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>Parution le 26.03.2025</strong></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-left"><br><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color"></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color"><strong>«</strong> <em><strong>Jamais personne ne s’est perdu. Tout est vérité et chemin</strong></em> <em>»</em>, Fernando Pessoa – <em>Fragments d’un voyage immobile</em></p>



<p class="has-black-color has-text-color"><br>Jessica Baucher<br><br></p>



<p><br><br><strong>+</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article : <strong>@</strong>Mama Éditions</p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p></p>



<p class="has-text-align-left">Pour aller plus loin&#8230;<br>&#8211; Les livres autour du <a href="https://www.mamaeditions.com/catalogue/collection/chamanismes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">chamanisme</a> publiés par <em>Mama Edition</em>s<br><br><br></p>



<p class="has-text-align-left"><br><br></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/03/ma-vie-de-chamane-claire-barre/">Au son du tambour de Claire&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/03/ma-vie-de-chamane-claire-barre/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La chute du ciel : Un Voyage cinématographique et spirituel au cœur de la prophétie Yanomami</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/02/la-chute-du-ciel-yanomami/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 15 Feb 2025 10:27:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[La chute du ciel]]></category>
		<category><![CDATA[La vingt-cinquième heure]]></category>
		<category><![CDATA[Yanomami]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=19369</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le documentaire La Chute du Ciel, co-réalisé par Eryk Rocha et Gabriela Carneiro da Cunha, nous plonge dans l&#8217;univers profond et mystique des Yanomami, un peuple autochtone d&#8217;Amazonie. Libre adaptation du livre éponyme de Davi Kopenawa, chamane Yanomami, et de l&#8217;anthropologue Bruce Albert, ce documentaire,...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/02/la-chute-du-ciel-yanomami/">La chute du ciel : Un Voyage cinématographique et spirituel au cœur de la prophétie Yanomami</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em>Le documentaire <em>La Chute du Ciel</em>, co-réalisé par Eryk Rocha et Gabriela Carneiro da Cunha,  nous plonge dans l&#8217;univers profond et mystique des Yanomami, un peuple autochtone d&#8217;Amazonie. Libre adaptation du livre éponyme de Davi Kopenawa, chamane Yanomami, et de l&#8217;anthropologue Bruce Albert, ce documentaire, en salle depuis le 5 février, est bien plus qu’un simple témoignage ethnographique. C’est une expérience immersive et sensorielle, un cri d’alarme face à la destruction de l’Amazonie et un miroir tendu à notre propre société.</em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong><strong>Au Service d’un message universel</strong></strong></strong><br>Les <strong>Yanomami</strong>, peuple indigène vivant à cheval entre le Brésil et le Venezuela, sont environ <strong>35 000</strong>, répartis en plusieurs communautés. Ils sont <strong>l&#8217;un des derniers groupes à vivre en relative autarcie</strong>, selon des traditions ancestrales fondées sur une <strong>relation intime avec la nature et une vision du monde profondément spirituelle</strong>. Depuis des siècles, ils pratiquent une <strong>agriculture itinérante</strong>, basée sur la culture du manioc et des fruits tropicaux, complétée par la chasse et la pêche. Leur alimentation repose également sur <strong>des ressources prélevées avec soin, dans le respect des esprits de la forêt</strong>. Selon leurs croyances, chaque élément de la nature – les arbres, les rivières, les animaux – est habité par <strong>des entités spirituelles qu&#8217;il convient d&#8217;honorer à travers des rituels chamaniques</strong>. Cette <strong>vision cosmologique</strong> est au cœur de <em><a href="https://www.25eheure.com/la-chute-du-ciel" data-type="link" data-id="https://www.25eheure.com/la-chute-du-ciel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Chute du Ciel</a></em> , qui nous plonge dans un univers où chaque arbre, chaque rivière, chaque animal a une âme et une signification profonde.<br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>L&#8217;un des aspects les plus fascinants de leur culture est <strong>leur organisation sociale</strong> qui repose sur une <strong>structure collective</strong>. Ils vivent dans de grandes maisons communautaires appelées <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Shabono" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/Shabono" target="_blank" rel="noreferrer noopener">shabonos</a>, construites <strong>en cercle autour d&#8217;une vaste place centrale</strong>, où se déroulent cérémonies, fêtes et débats. Ce mode de vie favorise <strong>une grande cohésion sociale et une entrée précieuse dans un environnement où la survie dépend de l&#8217;harmonie du groupe.</strong><br>Cet équilibre est aujourd’hui <strong>gravement menacé</strong>. Depuis les années 1980, l&#8217;arrivée massive de <strong>garimpeiros</strong> (chercheurs d&#8217;or clandestins) a engendré un <strong>désastre écologique et sanitaire</strong>. La <strong>pollution au mercure</strong>, la propagation de <strong>maladies mortelles</strong> et les <strong>violences</strong> commises contre les Yanomami <strong>mettent en péril leur mode de vie</strong>. Malgré <strong>la reconnaissance officielle de leur territoire en 1992</strong>, leur lutte pour la survie continue face aux intérêts économiques et aux pressions politiques.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="4199" height="2362" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1.png" alt="" class="wp-image-19374" style="width:722px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1.png 4199w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-300x169.png 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-1024x576.png 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-768x432.png 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-1536x864.png 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-2048x1152.png 2048w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-700x394.png 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-539x303.png 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-1-600x338.png 600w" sizes="(max-width: 4199px) 100vw, 4199px" /><figcaption class="wp-element-caption">La chute du ciel ©La vingt-cinquième heure</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong>Davi Kopenawa, la voix des Yanomami</strong></strong><br><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Davi_Kopenawa" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Davi_Kopenawa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Davi Kopenawa</a></strong>, figure centrale du film, est un <strong>chamane, leader et porte-parole</strong> de son peuple. Depuis plusieurs décennies, <strong>il alerte le monde sur la destruction de l&#8217;Amazonie</strong> et la menace que cela représente, non seulement pour les Yanomami, mais pour l&#8217;ensemble de l&#8217;humanité. Son livre <em><strong><a href="https://shs.cairn.info/la-chute-du-ciel--9782259210683?lang=fr" data-type="link" data-id="https://shs.cairn.info/la-chute-du-ciel--9782259210683?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Chute du Ciel</a></strong></em>, coécrit avec l&#8217;ethnologue <strong><a href="https://shs.cairn.info/publications-de-bruce-albert--75323?lang=fr" data-type="link" data-id="https://shs.cairn.info/publications-de-bruce-albert--75323?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bruce Albert</a></strong>, est <strong>un témoignage unique sur la pensée Yanomami </strong>et <strong>une dénonciation de la société industrielle qui détruit la forêt</strong>. Le documentaire s&#8217;inspire directement de ce récit pour <strong>mettre en images ses paroles puissantes et visionnaires</strong>. À travers <strong>des séquences d&#8217;une rare intensité</strong>, nous suivons <strong>son combat acharné</strong> contre l&#8217;exploitation illégale des ressources et <strong>l&#8217;immense indifférence des gouvernements</strong>. Il y raconte également <strong>ses visions chamaniques</strong>, qui annoncent <strong>un monde en déclin total si les humains ne réapprennent pas à écouter la forêt et ses esprits.</strong> Depuis 2004, l’association <a href="https://observatoiredemocratiebresil.org/Association-Hutukara-Yanomami" data-type="link" data-id="https://observatoiredemocratiebresil.org/Association-Hutukara-Yanomami" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hutukara</a>, dirigée par Davi, lutte pour les droits des Yanomami et la protection de la forêt tropicale. <strong>Son engagement est essentiel pour sensibiliser l’opinion publique internationale à l’urgence de la situation et à la nécessité d’agir</strong> : <strong><em>«</em> <em>Depuis début 2023, d’inquiétantes images des Yanomami circulent dans les médias nationaux et internationaux, exposant au monde la gravité de la situation sanitaire et humanitaire à laquelle ils sont confrontés, en particulier depuis les dernières années du gouvernement de Bolsonaro au Brésil : faim, paludisme, prostitution, déforestation, contamination au mercure et morts violentes dues aux invasions, suite à une nouvelle ruée vers l’or sur le territoire. Les centaines d’enfants tués sans raison apparente ont mis en évidence la situation alarmante dans laquelle se trouvent les Yanomami, que beaucoup décrivent comme un génocide »</em></strong>.<br>Selon lui, les &#8220;Napë&#8221; (les non-autochtones) sont prisonniers de la « marchandise », aveuglés par l’appât du gain et <strong>incapables de voir les conséquences de leurs actes</strong> sur la Terre. Il nous avertit que la catastrophe climatique n’est pas un phénomène isolé, mais une forme de « <em>vengeance de la Terre</em> », conséquence directe de la destruction de l’Amazonie et de l’extermination des peuples qui la protègent. Au cœur du film se trouve également le concept d&#8217;<strong>Utupë</strong>, <strong>la représentation spirituelle d’un individu sous forme d’image et d’écho</strong>. Dans cet univers, les esprits eux-mêmes sont des &#8220;<strong>êtres-images</strong>&#8221; <strong>et les chamans dialoguent avec eux pour guérir et préserver l&#8217;équilibre du monde</strong>. Le film capte<strong> cette essence vitale</strong> des Yanomami grâce à <strong>une mise en scène poétique</strong> <strong>bouleversante</strong>.<br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Une approche engagée et immersive</strong></p>



<p><strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eryk_Rocha" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Eryk_Rocha" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Eryk Rocha</a></strong>, fils du célèbre réalisateur brésilien Glauber Rocha, est <strong>connu pour ses documentaires engagés mêlant approche sensorielle et réflexion politique</strong>. Depuis <em>Rocha Que Voa</em> (2002), <strong>il explore les liens entre mémoire, résistance et cinéma</strong>. Lauréat de l’Œil d’Or à Cannes en 2016 pour <em>Cinema Novo</em>, il s’impose comme l’une des voix majeures du documentaire contemporain. <a href="https://pt.wikipedia.org/wiki/Gabriela_Carneiro_da_Cunha" target="_blank" data-type="link" data-id="https://pt.wikipedia.org/wiki/Gabriela_Carneiro_da_Cunha" rel="noreferrer noopener">Gabriela Carneiro da Cunha</a>, quant à elle, s’est spécialisée dans <strong>les récits liés aux peuples autochtones</strong> et les territoires menacés. Son travail interroge la relation entre l’humain et son environnement, et s’inscrit dans <strong>une démarche de cinéma militant et poétique</strong>.</p>



<p>Avec <em>La Chute du Ciel</em>, les deux cinéastes signent une œuvre qui dépasse le cadre du documentaire classique pour devenir un manifeste, un acte de résistance et un appel à repenser notre rapport au monde. La mise en scène joue avec les contrastes <strong>entre les visions du monde Yanomami et celles des sociétés industrialisées</strong>. Une séquence marquante illustre ce parti pris : alors que les chamanes s’activent pour <strong>maintenir l’équilibre du ciel</strong>, l’image disparaît soudainement pour ne laisser place qu’à la seule voix de Davi Kopenawa. Un moment fort qui nous oblige à ralentir, à ressentir, sans distraction visuelle.</p>



<p>Les deux réalisateurs rendent aussi hommage à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Artavazd_Pelechian" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Artavazd_Pelechian" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Artavazd Pelechian</a> en intégrant des extraits de <a href="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/54992" data-type="link" data-id="https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_fiche_film/54992" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son film <em>La Nature</em></a>. Ces images d’archives, montrant la destruction de notre planète, résonnent avec les paroles de Kopenawa et renforcent l’impact du message.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="576" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-19399" style="width:668px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-1024x576.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-768x432.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-1536x864.jpg 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-2048x1152.jpg 2048w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-700x394.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/La-chute-du-ciel-Still-3-1-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">La chute du ciel ©La vingt-cinquième heure</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆Un cri d&#8217;alarme pour l&#8217;Amazonie et l&#8217;humanité</strong><br><em>La Chute du Ciel</em> est <strong>un manifeste</strong> pour<strong> la protection des peuples autochtones et de la forêt amazonienne</strong>. Il met en lumière la <strong>résilience des Yanomami</strong>, leur lutte pour la reconnaissance de leurs droits et l&#8217;urgence d&#8217;un changement de modèle économique et écologique. Le film, sorti en salles en France le 5 février, a déjà été <strong>primé dans plusieurs festivals internationaux</strong>, où il a suscité beaucoup d&#8217;émotion mais aussi des débats essentiels sur l&#8217;avenir de l&#8217;Amazonie. En donnant la parole aux premiers gardiens de la forêt, <strong>ce documentaire nous rappelle que la lutte des Yanomami est aussi la nôtre :</strong> <strong>protéger leur monde, c&#8217;est aussi préserver l&#8217;un des derniers écosystèmes vitaux de notre planète.</strong> Avec <em>La Chute du Ciel</em>, <em>Eryk Rocha et Gabriela Carneiro da Cunha</em> nous offrent <strong>une œuvre bouleversante et nécessaire</strong>, qui nous invite à reconsidérer notre rapport à la nature et <strong>à écouter ceux qui en connaissent les secrets depuis des millénaires</strong> !</p>



<p><br><em>La Chute du Ciel</em> transcende le simple documentaire en offrant une expérience sensorielle et philosophique unique&#8230;  À voir <strong>absolument </strong>pour comprendre les <strong>enjeux écologiques et humains</strong> qui se jouent aujourd&#8217;hui au cœur de l&#8217;Amazonie. <br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-cee3c19da7d5fd01a3bbca8026298f76"><strong><em>« La forêt est vivante. Elle ne mourra que si les Blancs persistent à la détruire. (&#8230;) Alors nous mourrons, les uns après les autres, les Blancs et nous. Tous les chamanes finiront par mourir. Et quand il n’en restera plus un seul pour soutenir le ciel, celui-ci s’effondrera</em></strong> <em><strong>»</strong></em>, Davi Kopenawa</p>



<p><br><br></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.25eheure.com/la-chute-du-ciel" data-type="link" data-id="https://www.25eheure.com/la-chute-du-ciel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La vingt-cinquième heure</a> et Mélina&nbsp;Drême<br>Notre revue Natives est partenaire de ce magnifique documentaire.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: La chute du ciel ©La vingt-cinquième heure</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/02/la-chute-du-ciel-yanomami/">La chute du ciel : Un Voyage cinématographique et spirituel au cœur de la prophétie Yanomami</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Skábmagovat 2025 : Une fenêtre sur les récits autochtones face aux défis contemporains</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/01/skabmagovat-indigenous-film-festival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Jan 2025 10:11:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Festival]]></category>
		<category><![CDATA[Skábmagovat 2025]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=19246</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le Skábmagovat Indigenous Film Festival se déroulera du 23 au 26 janvier 2025 à Inari, en Finlande, offrant une plateforme unique pour les voix autochtones à travers le cinéma. Parmi les 75 films de la programmation éclectique de cette édition, deux courts-métrages documentaires captivent par leur exploration des réalités des...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/01/skabmagovat-indigenous-film-festival/">Skábmagovat 2025 : Une fenêtre sur les récits autochtones face aux défis contemporains</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background">Le <strong>Skábmagovat Indigenous Film Festival</strong> se déroulera du <strong>23 au 26 janvier 2025</strong> à <strong>Inari</strong>, en Finlande, offrant une plateforme unique pour les voix autochtones à travers le cinéma. Parmi les 75 films de la programmation éclectique de cette édition, deux courts-métrages documentaires captivent par leur exploration des réalités des peuples des <strong>Territoires du Nord-Ouest </strong>et du <strong>Nunavut (Canada)</strong>. Ces films plongent dans les enjeux contemporains de ces communautés, tout en offrant un regard authentique sur leur culture, leurs défis et leurs luttes pour préserver leur identité face aux transformations du monde moderne.</h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong>Reflet de lumière polaire</strong><br>Le <strong><a href="https://skabmagovat.fi/en/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Skábmagovat Indigenous Film Festival</a></strong>, créé en <strong>1999</strong>, est un rendez-vous incontournable pour la promotion des cultures autochtones à travers le monde. Organisé chaque année à <strong>Inari</strong>, à 320 kilomètres au nord du cercle polaire arctique, ce festival met à l’honneur <strong>les œuvres cinématographiques réalisées par ou sur les peuples indigènes</strong>, avec une attention particulière portée aux communautés <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Samis" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>sámies</strong></a>, les autochtones de la région arctique. Son nom, qui signifie « <strong>Reflets de la lumière polaire</strong> » en langue sámie, reflète l’importance de la nature et de la lumière dans l’identité culturelle de ces populations vivant dans des environnements extrêmes. Ce festival unique en son genre propose des projections en salle ainsi qu’en extérieur, <strong>sur un écran de neige</strong>, dans un cadre immersif où les spectateurs peuvent découvrir <strong>des récits vibrants</strong> <strong>mêlant traditions, luttes et aspirations contemporaines</strong>, offrant une fenêtre unique sur les réalités et les visions du monde des peuples autochtones. Le festival attire des cinéastes et des spectateurs du monde entier, soulignant son importance culturelle et artistique croissante. Chaque édition présente des avant-premières, des conférences, et des discussions autour des problématiques indigènes.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="405" height="481" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/42AF991B-2ADD-45EB-8F3B-90F5CD2CF0DA.jpeg" alt="" class="wp-image-19256" style="width:272px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/42AF991B-2ADD-45EB-8F3B-90F5CD2CF0DA.jpeg 405w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/42AF991B-2ADD-45EB-8F3B-90F5CD2CF0DA-253x300.jpeg 253w" sizes="(max-width: 405px) 100vw, 405px" /></figure>
</div>


<p><br></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong>Un programme riche</strong><br>Du&nbsp;<strong>23 au 26 janvier&nbsp;2025</strong>&nbsp;se&nbsp;déroulera la nouvelle édition du&nbsp;<strong>festival</strong>,&nbsp;mêlant projections de films, documentaires et ateliers.&nbsp;Différentes tables rondes&nbsp;auront également lieu et l’une d’entre elle se penchera sur les opportunités de collaboration transnationale dans les domaines des coproductions médiatiques et de l’éducation autochtone dans l’Arctique. Des experts de&nbsp;<strong>Téléfilm Canada</strong>, de&nbsp;<strong>l’</strong><strong>u</strong><strong>niversité</strong><strong>&nbsp;York</strong>, de&nbsp;<strong>l’Institut international du film sami</strong>&nbsp;et de&nbsp;<strong>l’</strong><strong>u</strong><strong>niversité</strong><strong>&nbsp;de Laponie</strong>&nbsp;échangeront sur les moyens par lesquels les partenariats entre les communautés autochtones et les acteurs internationaux peuvent&nbsp;<strong>amplifier les voix autochtones, préserver les savoirs ancestraux et créer des opportunités d’éducation et de développement durable</strong>.<br>Des films d’animation seront également présentés, notamment&nbsp;<a href="https://skabmagovat.fi/en/film/tule/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Tule</strong></a>&nbsp;de&nbsp;<a href="https://skabmagovat.fi/en/director/jocelyn-garcia/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Jocelyn Garcia</strong></a>&nbsp;qui raconte comment les pensées profondes d’une jeune fille Pomo, en Californie, résonnent avec les valeurs et les préoccupations de sa communauté. Tandis qu’elle s’émerveille devant la beauté de la nature qui l’entoure, un sentiment de crainte s’empare d’elle lorsqu’elle constate&nbsp;<strong>les ravages causés par la pollution contemporaine, menaçant les pratiques et les traditions culturelles chères à son peuple</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Œuvres</strong><strong>&nbsp;engagées pour l’écologie</strong></p>



<p>Le court-métrage <strong>Les tambours se feront entendre</strong>, réalisé par Carmen Kuptana et Eriel Lugt, deux artistes originaires de <strong>Tuktoyaktuk</strong>, met en lumière les effets dramatiques de l’érosion côtière, <strong>un problème exacerbé par le réchauffement climatique</strong>. Ce phénomène oblige les Inuvialuit à <strong>se déplacer vers l’intérieur des terres, menaçant leur mode de vie traditionnel.</strong> À travers les voix des jeunes membres de la communauté, le film explore comment leur lien profond avec la terre et leur culture leur permet de faire face à ce bouleversement, de <strong>guérir et de nourrir l’espoir d’un avenir plus serein</strong>.</p>



<p>Le documentaire canadien,&nbsp;<strong><a href="https://skabmagovat.fi/en/film/lessons-from-our-grandfather/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les leçons de notre grand-père</a></strong>, réalisé par&nbsp;<strong>Jennifer Kilabuk</strong>&nbsp;et sa sœur&nbsp;<strong>Ashley Qilavaq-Savard</strong>&nbsp;d’Iqaluit, explore&nbsp;<strong>les enseignements culturels transmis par leur grand-père et la manière dont ces savoirs ancestraux sont confrontés aux défis du changement climatique</strong>. À travers un mélange de mémoire familiale et de réalités contemporaines, le film nous invite à&nbsp;<strong>réfléchir sur l’importance de la transmission des connaissances pour préserver l’identité culturelle face aux menaces environnementales</strong>. Dans ce documentaire, des&nbsp;<strong>images d’archives</strong>&nbsp;se mêlent à des prises de vues récentes réalisées durant l’été 2024 au&nbsp;<strong>Nunavut</strong>.&nbsp;Cette&nbsp;juxtaposition permet aux réalisatrices de&nbsp;<strong>questionner l’impact de la colonisation sur leur relation avec le territoire et d’explorer comment la préservation du savoir autochtone ancestral&nbsp;</strong>peut devenir&nbsp;<strong>une source de résilience face aux menaces liées au changement climatique</strong>. Dans une interview,&nbsp;<strong>Jennifer Kilabuk</strong>&nbsp;partage : «&nbsp;<em>Les leçons que notre grand-père nous a apprises, à ma sœur et à moi, c’est que nous devons porter notre culture avec nous, même lorsque les choses changent. Pour pouvoir y faire face de manière plus réactive, plus saine et plus adaptative, il nous faut emporter notre culture, l’utiliser et réparer cette relation avec la terre qui a été perturbée par la colonisation&nbsp;</em>». Ce témoignage met en lumière la manière dont&nbsp;<strong>le retour aux racines et la réappropriation des savoirs ancestraux peuvent être essentiels pour surmonter les défis contemporains</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-50069d7b656fe83a98d80f6f943c73df"><strong><em>«&nbsp;Le plus grand cadeau que nous puissions offrir à nos enfants est de leur raconter nos histoires</em></strong><em><strong> »</strong></em>, Thomas King (écrivain et poète autochtone canadien)</p>



<p><br><br></p>



<p><strong> </strong><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher avec <a href="http://www.mediastenois.ca" target="_blank" data-type="link" data-id="www.mediastenois.ca" rel="noreferrer noopener">Médias ténois</a></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: https://skabmagovat.fi/en/</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/01/skabmagovat-indigenous-film-festival/">Skábmagovat 2025 : Une fenêtre sur les récits autochtones face aux défis contemporains</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>La danse des Intore entre au patrimoine mondial immatériel de l&#8217;Unesco</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/01/danse-patrimoine-mondial-immateriel-unesco/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jan 2025 09:58:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Rwanda]]></category>
		<category><![CDATA[unesco]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=19143</guid>

					<description><![CDATA[<p>La danse des Intore, les anciens guerriers du pays des Mille Collines, a été inscrite début décembre 2024 au patrimoine mondial immatériel de l&#8217;Unesco. Cette danse guerrière fait la fierté des membres du ballet national du Rwanda, gardiens de l&#8217;héritage culturel du pays, mais pourrait...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/01/danse-patrimoine-mondial-immateriel-unesco/">La danse des Intore entre au patrimoine mondial immatériel de l&#8217;Unesco</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>La danse des Intore, les anciens guerriers du pays des Mille Collines, a été inscrite début décembre 2024 au patrimoine mondial immatériel de l&#8217;Unesco. Cette danse guerrière fait la fierté des membres du ballet national du Rwanda, gardiens de l&#8217;héritage culturel du pays, mais pourrait aussi servir d’autres intérêts plus nationalistes.</em></strong> <strong><em>Après les tambours du Burundi, la Rumba congolaise, le henné, le tissu kente ghanéen ou encore la fête du Ngondo au Cameroun, quatorze biens et rituels africains ont fait leur entrée en 2024 sur les listes du patrimoine immatériel mondial de l’Unesco. Dernier trésor vivant africain à être classé, la danse des &#8220;Intore&#8221; du Rwanda souligne l’importance de cet art en tant que symbole de la culture rwandaise sur la scène mondiale.</em></strong></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br>Dans le Rwanda précolonial, les Intore désignaient <strong>de jeunes combattants d’élite issus de la noblesse tutsie</strong> et sélectionnés par le mwami, le roi, pour leurs aptitudes physiques et leurs qualités martiales. En kinyarwanda, <strong>intore signifie d’ailleurs « élu » ou « sélectionné »</strong>. Au tournant du XXe siècle, « <em><strong>Les pratiques auxquelles s’adonnaient ces jeunes hommes – danses guerrières (guhamiliza), tir à l’arc (kurasa), jet de lance (gutera icumu), lutte (gukirana), récitation de poèmes pastoraux et épiques (kwinikaza, guhiga) – les préparaient à remplacer leurs « pères</strong></em> » <em>dans l’exercice politique et militaire du pouvoir au royaume Nyiginya. La cour, les chefs politiques et de lignages contribuaient ainsi à <strong>la construction de l’ensemble guerrier du royaume</strong>.</em> » (réf. Vansina J., 2001, Le Rwanda ancien. Le royaume Nyiginya, Paris, Karthala.)</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1280" height="961" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280.jpg" alt="" class="wp-image-19149" style="width:465px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280.jpg 1280w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280-1024x769.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280-768x577.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280-800x600.jpg 800w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280-700x526.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/01/male-1229760_1280-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Des piliers de la culture rwandaise</strong><br>La danse Intore célèbre <strong>la vie, la force, la bravoure et la virilité des guerriers d’antan</strong>. Elle est présente lors de chaque cérémonie officielle, dans les mariages, les festivals et tous les événements d’importance. Ces danses qui incarnent <strong>une philosophie élitiste,</strong> se situent à mi-chemin entre la danse et l’art de la guerre et sont perpétuées par de nombreuses troupes dans tout le Rwanda. Les chorégraphies Intore reproduisent fidèlement <strong>les combats épiques d’autrefois</strong>. Les danseurs sont formés dans des institutions appelées <strong>itorero </strong>où ils apprennent les valeurs culturelles, la poésie et les arts du spectacle, puis sélectionnés à travers le pays <strong>pour intégrer, le ballet national</strong>, créé en 1973 et dirigé par Jean-Marie Muyango. Celui-ci regroupe <strong>les meilleurs danseurs du pays et participe à des compétitions internationales</strong>.</p>



<p><br></p>



<p><strong>◆ Un art très codifié</strong><br>La danse Intore est <strong>un art noble qui ne tolère pas l’improvisation</strong>. Elle revêt un <strong>caractère sacré </strong>tant elle est liée à l’histoire nationale. Les mouvements et les enchaînements de figures sont extrêmement <strong>codifiés</strong>. Alignés en rangs, <strong>tels des guerriers sur un champ de bataille</strong>, les danseurs avancent, une lance et un bouclier à la main. Ils portent des ornements en perles (« Ibitako ») sur leurs épaules et leur dos. Ceux-ci symbolisent <strong>le respect</strong>, et, selon la tradition, offrent <strong>une protection magique</strong>. Des grelots autour de leurs chevilles tintent au rythme des pas martelant le sol et des sauts. Ce son avait autrefois <strong>une valeur tactique d’intimidation sur le champ de bataille</strong>. Coiffés d’une longue crinière blonde <strong>d’inspiration féline</strong> qu’ils jettent d’avant en arrière, vêtus d’un pagne et d’une tunique en coton (autrefois les danseurs dansaient torse nu avec un pagne en peau de léopard), leurs gestes sont au départ <strong>lents et saccadés, comme pour jauger un adversaire imaginaire</strong>. Les regards menaçants, un rictus aux lèvres, les danseurs se déplacent d&#8217;un côté à l&#8217;autre dans une chorégraphie complexe, alliant élégance et agressivité brute. À certains moments, les danseurs s&#8217;arrêtent, les bras tendus, déclament ou poussent des cris de guerre. Chaque mouvement est exécuté avec <strong>une précision magistrale en synchronisation parfaite avec les autres artistes</strong>. Puis le combat s’emballe, les danseurs guerriers bondissent avec agilité, faisant tournoyer vigoureusement leurs lances. Ils esquivent et ripostent, soutenus par <strong>les chants et poèmes</strong> exaltant leurs exploits, jusqu’à terrasser leur ennemi dans une dernière charge héroïque.</p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Cohésion sociale ou endoctrinement ?</strong></p>



<p>Si les autorités rwandaises misent bien sur l’Intore (et le football) pour <strong>rassembler les populations </strong>vivant dans un pays marqué par les massacres d’environ 800 000 Tutsi et Hutu de l’opposition au gouvernement intérimaire au cours de l’année 1994, il n’en demeure pas moins que cet art pourrait abriter d’autres intentions. Ce que dénonce Jules Gahima <a href="https://www.jambonews.net/actualites/20200304-les- intore-du-rwanda-un-endoctrinement-qui-inquiete/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur le site jambonews </a>: « <em><strong>Selon le langage récent au Rwanda, le mot Intore veut dire les fidèles au régime post-génocide du chef Paul Kagame. Il renvoie à la conception que les leaders politiques de Kagame se font du citoyen modèle : le citoyen qui acclame le régime, ne le critique jamais, et combat coûte que coûte quiconque ne voit pas les choses de la même façon que le régime en place. Pour ce qui est de son organisation et de son fonctionnement, l’itorero actuel  reflète un programme bien décentralisé pour inculquer dans la population l’idéologie du FPR, de façon très efficace</strong></em> ».</p>



<p><br></p>



<p>Certes, le gouvernement actuel du Rwanda (le Front patriotique rwandais, FPR dont le président est Paul Kagame) a choisi de faire d’une institution éducative et guerrière<br>qui existait <strong>avant la colonisation du pays </strong>l’un des principaux vecteurs de la reconstruction nationale, selon les auteurs de « <a href="https://shs.cairn.info/revue-tiers-monde-2016-4-page-101?lang=fr" data-type="link" data-id="https://shs.cairn.info/revue-tiers-monde-2016-4-page-101?lang=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Les politiques d’itorero au Rwanda </a>». <em>Plus de deux<br>millions de « choisis » ont ainsi été formés au dispositif depuis 2008. <strong>L&#8217;Unesco soutient d’ailleurs cette démarche et souligne le rôle de l’Intore dans la promotion de la cohésion sociale.</strong> Ce que confirme Butera Masamba Intore, directeur artistique et entraineur du ballet national du Rwanda : « L’intore a un rôle unificateur déterminant après le génocide des Tutsis. La danse a été un outil pour mettre ensemble les gens, et je ne dirais pas pour oublier, mais pour se réconforter, s&#8217;associer. Que tu sois d&#8217;une classe riche, pauvre, moyenne, cultivateur ou éleveur, la danse rassemble tout le monde. Ce n’est ni une danse guerrière, ni une simple performance esthétique. Intore incarne la noblesse, l’intégrité et les valeurs qui nous accompagnent tout au long de la vie. </em>»<br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p>Brigitte Postel<br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/01/danse-patrimoine-mondial-immateriel-unesco/">La danse des Intore entre au patrimoine mondial immatériel de l&#8217;Unesco</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Origines : Une aventure poétique au cœur des cultures autochtones&#8230;</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/origines-rue-du-monde/</link>
					<comments>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/origines-rue-du-monde/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 10:02:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Livre enfants]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=18562</guid>

					<description><![CDATA[<p>Nat Cardozo est une artiste franco-uruguayenne née à Paris en 1982, où ses parents s&#8217;étaient réfugiés. Diplômée en 2009 en arts plastiques et illustration à Barcelone, elle s&#8217;inspire des cultures du monde et de la nature pour créer des œuvres riches et expressives. Son style...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/origines-rue-du-monde/">Origines : Une aventure poétique au cœur des cultures autochtones&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em>Nat Cardozo est une artiste franco-uruguayenne née à Paris en 1982, où ses parents s&#8217;étaient réfugiés. Diplômée en 2009 en arts plastiques et illustration à Barcelone, elle s&#8217;inspire des cultures du monde et de la nature pour créer des œuvres riches et expressives. Son style artistique combine des techniques variées comme l&#8217;acrylique, l&#8217;encre, l&#8217;aquarelle et même la pyrogravure. Son dernier livre, Origines (Rue du Monde, 2024), est une œuvre dédiée aux peuples autochtones et à la richesse de leurs cultures. Il propose une série de 22 portraits sensibles d&#8217;enfants issus de différentes communautés autochtones à travers le monde, comme les Yanomami du Brésil, les Mbuti du Congo ou encore les Sami de Scandinavie.</em><br></strong><br><strong>◆ <em>Un acteur clé de l&#8217;édition jeunesse</em></strong><br><strong><a href="https://www.ruedumonde.fr/" data-type="link" data-id="https://www.ruedumonde.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rue du Monde</a></strong> est une maison d&#8217;édition française créée en <strong>1996</strong> par <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Serres" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Serres" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Alain Serres</a></strong> , un <strong>ancien instituteur passionné par la littérature jeunesse</strong>. Elle se distingue par sa mission claire : <strong>éveiller la curiosité, nourrir l&#8217;imaginaire, et sensibiliser les jeunes lecteurs aux questions sociales, culturelles et environnementales</strong>. C&#8217;est aussi une maison d&#8217;édition <strong>résolument engagée</strong>. qui croit fermement au rôle des livres dans l&#8217;éducation de citoyens curieux et critiques. Elle aborde souvent <strong>des thématiques liées aux droits de l&#8217;homme</strong>, à <strong>la solidarité internationale</strong>, ou encore aux grandes <strong>questions environnementales</strong>. Alain Serres a aussi voulu offrir aux jeunes lecteurs des ouvrages dans lesquels ils peuvent <strong>découvrir les cultures et les réalités du monde entier</strong>. Malgré un marché difficile pour les petites maisons indépendantes, Rue du Monde a su se faire une place unique dans l&#8217;édition jeunesse. <strong>Elle se finance en partie grâce à des abonnements et à des soutiens de bibliothèques indépendantes. </strong>Ses livres sont aussi souvent utilisés dans les écoles pour <strong>sensibiliser les enfants à des enjeux contemporains</strong>.</p>



<p></p>



<p><strong><br></strong><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="448" height="542" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/3A7531B8-41DF-442F-84F8-D70CF8D719DF.jpeg" alt="" class="wp-image-18569" style="width:272px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/3A7531B8-41DF-442F-84F8-D70CF8D719DF.jpeg 448w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/3A7531B8-41DF-442F-84F8-D70CF8D719DF-248x300.jpeg 248w" sizes="(max-width: 448px) 100vw, 448px" /><figcaption class="wp-element-caption"><em>Nat Cardozo</em> ©Rue du Monde (2024)</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-center"></p>



<p class="has-text-align-left"><br><strong>◆<em> Une Artiste au Service de la diversité</em></strong><br>Nat Cardozo est une illustratrice <strong>franco-uruguayenne </strong>qui s&#8217;est forgée une carrière unique en alliant son <strong>héritage culturel et une profonde sensibilité à la nature</strong>. Elle a grandi dans un environnement qui valorisait <strong>la diversité et l&#8217;art</strong>. Elle a étudié les arts plastiques et l&#8217;illustration à Barcelone. Son travail artistique est particulièrement marqué par <strong>ses explorations de la relation entre l&#8217;homme et la nature</strong>. <strong>Ses œuvres intègrent souvent des motifs issus des cultures autochtones, qu&#8217;elle considère comme un véritable trésor vivant</strong>. Elle est également <strong>profondément influencée par ses voyages et son désir de comprendre les traditions et les modes de vie des peuples du monde entier, en particulier les peuples autochtones</strong>. Dans son dernier livre, <em><strong><a href="https://www.ruedumonde.fr/livres/origine" data-type="link" data-id="https://www.ruedumonde.fr/livres/origine" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Origines</a></strong></em>, elle illustre avec sensibilité <strong>des portraits d&#8217;enfants issus de diverses communautés autochtones, tout en leur attribuant un rôle central dans la transmission des savoirs et des liens avec la nature</strong>. À travers ses illustrations, Nat transmet <strong>un message de résilience et de respect pour les traditions ancestrales</strong>, sensibilisant les jeunes lecteurs à <strong>la diversité culturelle et à la nécessité de préserver ces savoirs</strong>. Son travail a été reconnu à l&#8217;international, et <strong>elle a remporté plusieurs prix prestigieux</strong>, dont le prix <em>Bartolomé Hidalgo</em> pour <strong>le meilleur album illustré en Uruguay</strong>. Son œuvre continue de nourrir l’imaginaire collectif tout en portant un regard critique et <strong>respectueux </strong>sur <strong>les cultures du monde entier</strong>.</p>



<p></p>



<p class="has-text-align-left"><br></p>



<p class="has-text-align-left"></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="541" height="543" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/9D32CF21-978F-4617-9435-4F7B6DBFD2F5.jpeg" alt="" class="wp-image-18593" style="width:397px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/9D32CF21-978F-4617-9435-4F7B6DBFD2F5.jpeg 541w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/9D32CF21-978F-4617-9435-4F7B6DBFD2F5-300x300.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/9D32CF21-978F-4617-9435-4F7B6DBFD2F5-150x150.jpeg 150w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/9D32CF21-978F-4617-9435-4F7B6DBFD2F5-100x100.jpeg 100w" sizes="(max-width: 541px) 100vw, 541px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Origines ©Rue du Monde (2024)</strong></figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p class="has-text-align-left"><br></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-left">◆ <strong><em>Transmettre</em></strong><br>Le livre propose <strong>22 portraits</strong> émouvants et poétiques. Chaque portrait est <strong>une porte ouverte vers une manière différente de concevoir le monde</strong> : des valeurs d&#8217;<strong>harmonie avec la nature, de respect pour les ressources, et de transmission des savoirs ancestraux</strong>. Chaque portrait met en lumière <strong>une culture et un mode de vie</strong> distincts, tout en soulignant <strong>les menaces qui pèsent sur leur survie</strong>, principalement dues à l&#8217;expansion des pays industriels. <em><strong>Origines</strong></em> raconte les traditions, croyances, et savoirs ancestraux des <strong>Yanomami du Brésil</strong>, des <strong>Mbuti du Congo</strong>, des <strong>Orang Rimba d&#8217;Indonésie</strong>, <strong>des Sami vivant au-dessus du cercle polaire</strong> <strong>arctique</strong>, et bien d&#8217;autres communautés. Il sensibilise les jeunes lecteurs à<strong> l’importance de préserver ces cultures et leurs savoirs, tout en leur offrant une fenêtre ouverte sur des modes de vie souvent méconnus, empreints de respect pour la Terre et ses ressources</strong>. C&#8217;est un ouvrage éducatif et inspirant, conçu pour <strong>éveiller chez les enfants une curiosité bienveillante et une compréhension plus profonde des différentes manières d’habiter le monde</strong>. L’objectif de cet ouvrage est autant poétique qu’éducatif : il salue la <strong>résilience</strong> de ces communautés face aux défis contemporains tout en <strong>sensibilisant les jeunes lecteurs</strong> à l’importance de <strong>préserver ces trésors culturels pour l’avenir de l’humanité et de la planète</strong>​. Conçu <strong>pour les enfants dès 6 ans</strong>, cet album invite à <strong>une réflexion profonde sur d’autres manières de penser le monde et encourage une ouverture à la diversité humaine</strong>. Il s&#8217;adresse <strong>autant aux enfants qu&#8217;aux adultes</strong> et s&#8217;inscrit dans la lignée des projets engagés de Rue du Monde, qui allient éducation, poésie et éveil à la diversité culturelle et écologique !<br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="703" height="800" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/67336177c219a34e4f7170ff_origine.jpg" alt="" class="wp-image-18573" style="width:476px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/67336177c219a34e4f7170ff_origine.jpg 703w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/67336177c219a34e4f7170ff_origine-264x300.jpg 264w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/67336177c219a34e4f7170ff_origine-700x797.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/67336177c219a34e4f7170ff_origine-600x683.jpg 600w" sizes="(max-width: 703px) 100vw, 703px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Origines ©Rue du Monde (2024)</strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="has-text-align-left"><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-c8232d078696499f18799773c3593cb6">«&nbsp;<strong><em>Une fois que vous apprenez à lire, vous serez à jamais libre</em></strong> », <strong>Frederick Douglass</strong></p>



<p><br>Jessica Baucher<br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="762" height="449" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/AC573D82-73A5-4889-B7D9-823D3A20868D.jpeg" alt="" class="wp-image-18596" style="width:676px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/AC573D82-73A5-4889-B7D9-823D3A20868D.jpeg 762w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/AC573D82-73A5-4889-B7D9-823D3A20868D-300x177.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/AC573D82-73A5-4889-B7D9-823D3A20868D-700x412.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/AC573D82-73A5-4889-B7D9-823D3A20868D-600x354.jpeg 600w" sizes="(max-width: 762px) 100vw, 762px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Origines ©Rue du Monde (2024)</strong></figcaption></figure>
</div>


<p class="has-text-align-center"></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1052" height="602" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4.jpeg" alt="" class="wp-image-18567" style="width:722px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4.jpeg 1052w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4-300x172.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4-1024x586.jpeg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4-768x439.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4-345x198.jpeg 345w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4-700x401.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/85E60038-0ACE-4044-A4AE-2EA2F2594BC4-600x343.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1052px) 100vw, 1052px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Origines ©Rue du Monde (2024)</strong></figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1048" height="583" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4.jpeg" alt="" class="wp-image-18568" style="width:738px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4.jpeg 1048w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4-300x167.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4-1024x570.jpeg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4-768x427.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4-700x389.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/66D02870-1890-4699-BBB9-C29C8B883CA4-600x334.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1048px) 100vw, 1048px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Origines ©Rue du Monde (2024)</strong></figcaption></figure>
</div>


<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>Pour aller plus loin..</strong>.<br>&#8211; Le <a href="http://www.natcardozo.com/" data-type="link" data-id="http://www.natcardozo.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">site</a> de Nat Cardozo<br><br></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/origines-rue-du-monde/">Origines : Une aventure poétique au cœur des cultures autochtones&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/origines-rue-du-monde/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Rendre la terre à ses gardiens d&#8217;origine&#8230;</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/rendre-la-terre-a-ses-gardiens-dorigine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Nov 2024 09:12:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amérindiens]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=18449</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le prix Cundill History 2024 a été attribué à Kathleen DuVal, professeure d&#8217;histoire à l&#8217;Université de Caroline du Nord, pour son ouvrage : &#160;Native Nations : A Millennium in North America&#160;(Random House) retraçant 1000 ans d&#8217;histoire de l&#8217;Amérique du Nord. Ce livre revisite l&#8217;Histoire en...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/rendre-la-terre-a-ses-gardiens-dorigine/">Rendre la terre à ses gardiens d&#8217;origine&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em>Le prix Cundill History 2024 a été attribué à Kathleen DuVal, professeure d&#8217;histoire à l&#8217;Université de Caroline du Nord, pour son ouvrage : &nbsp;Native Nations : A Millennium in North America&nbsp;(Random House) retraçant 1000 ans d&#8217;histoire de l&#8217;Amérique du Nord. Ce livre revisite l&#8217;Histoire en mettant en avant le pouvoir et la souveraineté des peuples autochtones, de l&#8217;émergence des premiers villages autochtones aux interactions complexes avec les colons européens. En s&#8217;appuyant sur des sources variées et des perspectives indigènes, elle propose une nouvelle lecture qui place les peuples autochtones au cœur du récit, redéfinissant ainsi leur rôle dans l&#8217;évolution de l&#8217;Amérique du Nord, depuis les premières civilisations jusqu&#8217;à aujourd&#8217;hui, et repensant leur impact sur les dynamiques politiques, sociales et économiques de la région.</em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Sang rouge</strong><br>Kathleen DuVal est une <strong>historienne américaine spécialisée dans l&#8217;histoire des peuples autochtones et des premières interactions coloniales en Amérique du Nord</strong>. Professeure d&#8217;histoire à l&#8217;Université de Caroline du Nord à Chapel Hill, elle est reconnue pour <strong>son approche novatrice qui place les peuples autochtones au cœur de l&#8217;histoire américaine</strong>, en explorant leurs <strong>dynamiques de pouvoir,</strong> leurs <strong>structures sociales</strong> <strong>et leur souveraineté face à la colonisation européenne.</strong> Passionnée par la complexité des relations interculturelles, Kathleen cherche à <strong>redonner une voix aux populations autochtones</strong> souvent marginalisées dans les récits traditionnels de l&#8217;histoire américaine. Elle démontre <strong>comment les peuples autochtones ont non seulement résisté aux pressions coloniales, mais ont également influencé de manière significative les trajectoires politiques et économiques de l&#8217;Amérique</strong>. Dans ses travaux, elle remet en question <strong>la vision eurocentrée de la colonisation</strong> et propose une histoire <strong>plus inclusive </strong>qui <strong>valorise la diversité des expériences vécues</strong>. L&#8217;un de ses plus grands livres : <em><strong>Independence Lost : Lives on the Edge of the American Revolution</strong></em> (2015) a par exemple élargi <strong>la compréhension de la Révolution américaine en abordant l&#8217;histoire des communautés souvent ignorées</strong> par le récit traditionnel. Dans cet ouvrage, elle <strong>explorait les effets de la guerre sur les peuples autochtones</strong>, les Espagnols, les Français et les colons d&#8217;origine variée vivant aux marges de l&#8217;Empire britannique. En mettant en lumière ces <strong>perspectives marginalisées</strong>, elle révèlait <strong>comment des groupes aux intérêts divers ont influencé le cours de la révolution</strong>, et comment <strong>leurs alliances et conflits ont façonné</strong> <strong>le développement politique et territorial de l&#8217;Amérique du Nord.</strong> Elle est l&#8217;autrice de cinq livres essentiels pour comprendre la complexité et la diversité des dynamiques de pouvoir en Amérique du Nord précoloniale et coloniale.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="715" height="1080" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/images.jpg" alt="" class="wp-image-18459" style="width:475px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/images.jpg 715w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/images-199x300.jpg 199w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/images-678x1024.jpg 678w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/images-700x1057.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/11/images-600x906.jpg 600w" sizes="(max-width: 715px) 100vw, 715px" /><figcaption class="wp-element-caption">©<strong>Random House</strong> &#8211; 2024</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Réécrire l&#8217;Histoire</strong><br>Son dernier livre : <em><strong>Native Nations: A Millennium in North America</strong></em>, qui explore <strong>l’histoire des peuples autochtones d’Amérique du Nord sur une période de plus de 1000 ans</strong>, lui a valu <strong><a href="https://www.cundillprize.com/news/2024-events-schedule" data-type="link" data-id="https://www.cundillprize.com/news/2024-events-schedule" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le prestigieux prix Cundill History 2024</a></strong>. <strong>Fruit de 25 ans de recherches</strong>, l&#8217;ouvrage a été salué pour sa capacité à r<strong>évéler des aspects souvent méconnus de cette histoire et à remettre en question les récits traditionnels</strong>. Kathleen conteste <strong>l&#8217;idée largement répandue selon laquelle l’arrivée des Européens aurait marqué la fin des civilisations autochtones</strong>. Elle démontre plutôt que <strong>ces sociétés étaient très structurées et ont su faire face aux défis sociaux, environnementaux et politiques bien avant la colonisation</strong>. Elle met en avant <strong>la diversité culturelle, économique et politique des peuples autochtones</strong>, qui avaient <strong>développé des réseaux commerciaux complexes</strong>, des <strong>structures gouvernementales égalitaires</strong> et <strong>une relation étroite avec leur environnement naturel</strong>.</p>



<p>Ce livre explore également <strong>les conséquences dévastatrices de la colonisation</strong>, notamment <strong>les conflits</strong>,<strong> les migrations forcées, la perte de terres et la diffusion de maladies</strong>, qui ont ravagé les peuples autochtones. Elle montre également comment ces nations ont su <strong>s’adapter, en s’alliant entre elles ou avec les colons européens à différentes périodes, afin de préserver leur autonomie et leur identité.</strong></p>



<p><em>Native Nations: A Millennium in North America</em> aborde aussi<strong> la continuité des luttes autochtones dans le monde moderne</strong>, en mettant en lumière <strong>leurs revendications pour la reconnaissance de leurs droits</strong>, y compris <strong>les droits territoriaux, culturels et politiques</strong>. Ces luttes trouvent <strong>un écho dans les événements contemporains</strong>, comme celui où la sénatrice autochtone australienne <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Lidia_Thorpe" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/Lidia_Thorpe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Lidia Thorpe</a> a <a href="https://www.francetvinfo.fr/societe/familles-royales/le-roi-charles-iii-interpelle-par-une-senatrice-aborigene-sur-la-colonisation-au-parlement-australien_6850958.html" data-type="link" data-id="https://www.francetvinfo.fr/societe/familles-royales/le-roi-charles-iii-interpelle-par-une-senatrice-aborigene-sur-la-colonisation-au-parlement-australien_6850958.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">interrompu un discours du roi Charles pour réclamer un traité et dénoncer le vol de terres</a>. Sa réflexion souligne la pertinence de ces débats aujourd’hui.</p>



<p>Le prix Cundill History, d’une valeur de <strong>75 000 dollars</strong>, est l<strong>’une des récompenses les plus prestigieuses </strong>dans le domaine des ouvrages historiques en non-fiction. Celui-ci a largement été salué dans les milieux intellectuels américains, <strong>mais n&#8217;a pas encore de date de traduction en France</strong>, <strong>ce qui pourrait être dû à une crainte que le sujet suscite moins d’enthousiasme</strong> en Europe. </p>



<p></p>



<p><br><br>La résilience dont sont capables les nations autochtones d’Amérique du Nord, décrite dans le dernier livre de Kathleen DuVal, rappelle le courage des communautés face aux bouleversements profonds et aux forces oppressives. Depuis des siècles, ces peuples ont survécu à la colonisation, aux déplacements forcés et à des pertes inimaginables, en préservant leur identité, leurs valeurs et leurs territoires malgré les assauts des puissances dominantes. N’est-il pas essentiel de tirer des leçons de cette résilience collective ? À l’instar des peuples autochtones qui ont continuellement réaffirmé leur place et leur dignité, il nous revient de constamment défendre les idéaux d’égalité et de justice.</p>



<p><span style="font-size: 11.5pt; font-family: Arial, &quot;sans-serif&quot;; color: dimgray;"></span></p>



<p><br></p>



<p><div class="yj6qo ajU" style="cursor: pointer; outline-style: none; outline-width: initial; padding: 10px 0px; width: 22px; margin: 2px 0px 0px; color: rgb(34, 34, 34); font-family: Arial, Helvetica, sans-serif; font-size: small; white-space-collapse: collapse; background-color: rgb(255, 255, 255);"></div></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-14265ea69263c47b4149d4a45dab48a6">« <strong><em><strong>Aho Mitakuye Oyasin</strong></em></strong><em><strong> »</strong></em>, proverbe Lakota qui signifie &#8220;<em>Nous sommes tous liés</em> !&#8221;</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p>Photo en tête d&#8217;article : © Pixabay</p>



<p></p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2024/11/rendre-la-terre-a-ses-gardiens-dorigine/">Rendre la terre à ses gardiens d&#8217;origine&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
