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	<title>NATIVES | </title>
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	<description>Des Peuples, des Racines</description>
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		<title>Nouvelle Calédonie : le réveil d&#8217;une colère ancestrale</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-francophones/2024/05/nouvelle-caledonie-le-reveil-dune-colere-ancestrale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 May 2024 22:13:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités francophones]]></category>
		<category><![CDATA[inépendance]]></category>
		<category><![CDATA[kanaky]]></category>
		<category><![CDATA[nouvelle calédonie]]></category>
		<category><![CDATA[référendum]]></category>
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<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p></p>



<p><strong><em>Depuis plus d&#8217;une semaine, la Nouvelle-Calédonie est secouée par des émeutes ayant causé six morts et des centaines de blessés, dans un contexte de revendications indépendantistes. Les troubles ont éclaté en réaction à une révision constitutionnelle qui prévoit de modifier le corps électoral de cet archipel de 271 400 habitants. Ces changements sont vivement contestés par les forces indépendantistes.<br><br></em></strong></p>



<p></p>



<p><strong>◆&nbsp;Un peu d’Histoire…</strong><br>La Nouvelle-Calédonie,&nbsp;<strong>colonisée par la France en 1853</strong>, est devenue un&nbsp;<strong>territoire d’outre-mer en 1946</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>les Kanaks ont obtenu la nationalité française en 1957</strong>. Les Kanaks sont la&nbsp;<strong>population autochtone mélanésienne de la Nouvelle-Calédonie</strong>, représentant plus de&nbsp;<strong>41 % des 271 400 habitants</strong>&nbsp;selon le recensement de 2019. Historiquement&nbsp;<strong>présents depuis 3 000 ans</strong>, ils étaient environ 27 000 au début des années 1920. Durant la colonisation, le peuple Kanak a subi le&nbsp;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Indig%C3%A9nat_en_Nouvelle-Cal%C3%A9donie#:~:text=Le%20code%20de%20l&#039;indig%C3%A9nat,la%20religion%20et%20la%20coutume." target="_blank" rel="noopener"><strong>régime de l’indigénat</strong></a>&nbsp;et de nombreux Kanaks ont été parqués dans des réserves et exploités mais aussi, en mai 1931,&nbsp;<a href="https://la1ere.francetvinfo.fr/histoire-en-mai-1931-des-dizaines-de-kanaks-sont-exhibes-dans-un-zoo-humain-en-marge-de-l-exposition-coloniale-de-paris-1008688.html" target="_blank" rel="noopener"><strong>exhibés dans un zoo humain en marge de l’exposition coloniale de Paris</strong></a>. La Nouvelle-Calédonie a été <strong>une colonie française marquée par 171 années d’occupation</strong>, de&nbsp;<strong>spoliation des terres</strong>, de&nbsp;<strong>racisme</strong>&nbsp;et de&nbsp;<strong>violences diverses</strong>.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p>Au fil des décennies, cette île a été le théâtre de <strong>plusieurs référendums clés</strong>, reflétant les défis de son processus de décolonisation et les aspirations de sa population. En 1987, un référendum<strong> </strong> a marqué le début de cette saga démocratique.<strong> La proposition de réforme constitutionnelle visant à accorder une plus grande autonomie à l’île a été rejetée</strong>, révélant les tensions entre la France et la communauté kanak, qui a majoritairement voté contre. Lors de ce référendum, les Kanaks bénéficiaient de <strong>droits de vote spécifiques basés sur leur statut d’autochtone</strong>.<strong> En revanche, les Caldoches, descendants des colons européens, étaient éligibles au vote selon des critères de citoyenneté et de résidence similaires à ceux de toute autre population</strong>. <strong>Ces différences ont contribué aux tensions politiques entre les Kanaks, en faveur de l’indépendance, et les Caldoches, la plupart du temps partisans du maintien des liens avec la France.</strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong><br></strong>Une décennie plus tard, en 1998,&nbsp;<strong>l’accord de Nouméa</strong>&nbsp;a ouvert la voie à un&nbsp;<strong>référendum d’autodétermination</strong>. Les Calédoniens ont été&nbsp;<strong>appelés à se prononcer sur leur avenir politique</strong>. Le résultat a montré une volonté de rester au sein de la France, mais avec un attachement fort aux engagements de l’accord. Lors de ce référendum-là,&nbsp;<strong>les droits de vote étaient fondés sur des critères de citoyenneté et de résidence, sans distinction ethnique ou culturelle spécifique</strong>.&nbsp;<strong>Ainsi, tant les Kanaks que les Caldoches étaient éligibles au vote selon les mêmes conditions</strong>&nbsp;ce qui n’était pas très juste pour la population Kanak.<br></p>



<p></p>



<p><br>Puis,&nbsp;<strong>en 2018</strong>, le&nbsp;<strong>premier référendum d’autodétermination</strong>&nbsp;a ravivé le débat. Malgré une majorité votant en faveur du maintien dans la France,&nbsp;<strong>l’écart de voix a révélé une division persistante au sein de la société calédonienne</strong>. Ce référendum était important car il marquait une étape cruciale dans le processus de décolonisation de la Nouvelle-Calédonie. <strong>Il s&#8217;est déroulé dans un climat de tension et de grande attention internationale</strong>. Finalement, le « non » à l&#8217;indépendance l&#8217;a emporté avec 56,7% des voix.</p>



<p></p>



<p><br>Deux ans plus tard,&nbsp;<strong>en 2020</strong>, un&nbsp;<strong>deuxième référendum a été organisé</strong>, toujours dans le cadre de l’accord de Nouméa. Les conditions de vote étaient les mêmes que lors du référendum précédent, toujours basées sur la citoyenneté et la résidence. Le &#8220;non&#8221; à l&#8217;indépendance l&#8217;a emporté avec 53,26% des voix<strong>.</strong><br></p>



<p></p>



<p><br>Enfin en 2021, le troisième référendum a été <strong>l’ultime étape de ce processus</strong>.&nbsp; Il a cependant été marqué par <strong>un boycott de la part des indépendantistes</strong>, qui ont appelé au <strong>report de la date du scrutin en raison de la pandémie de Covid-19</strong> <strong>et du besoin d&#8217;une période de deuil prolongé chez les familles kanaks</strong>. De leur côté, les anti-indépendantistes ont soutenu que <strong>la pandémie avait été utilisée comme un prétexte pour repousser un référendum jugé perdu d&#8217;avance</strong> par les indépendantistes. <strong>Malgré cette demande de report, l&#8217;État a décidé de maintenir la date du 12 décembre</strong>. Le scrutin a vu une <strong>forte baisse de la participation par rapport aux référendums précédents</strong>. <strong>Le « non » à l&#8217;indépendance l&#8217;a donc emporté à 96,50 % </strong>des suffrages exprimés, mais <strong>cette abstention massive a remis en question la pleine représentativité du résultat</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Et le nickel dans tout ça ?</strong></p>



<p>Le nickel a en effet&nbsp;<strong>un rôle majeur dans le contexte des référendums en Nouvelle-Calédonie</strong>. L’archipel possède&nbsp;<strong>d’importantes réserves de nickel, un minerai précieux utilisé dans diverses industries</strong>, notamment dans la production d’acier inoxydable, de batteries et aujourd’hui, de&nbsp;<strong>voitures électriques</strong>. La question de la gestion de cette&nbsp;<strong>ressource naturelle stratégique</strong>&nbsp;a souvent été&nbsp;<strong>au cœur des débats politiques et des enjeux économiques de la région</strong>. Certains considèrent que le contrôle du nickel et de ses retombées économiques est un facteur déterminant dans les perspectives d’indépendance de la Nouvelle-Calédonie, tandis que d’autres estiment que le maintien de liens avec la France garantit une meilleure gestion et une plus grande stabilité économique.&nbsp;<strong>Ainsi, le nickel constitue un enjeu crucial dans les discussions sur l’avenir politique de l’archipel et influence les positions des différents acteurs impliqués dans les référendums</strong>.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="360" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/in-wood-3304029_640.jpg" alt="" class="wp-image-17166" style="aspect-ratio:1.3333333333333333;width:421px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/in-wood-3304029_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/in-wood-3304029_640-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/in-wood-3304029_640-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/in-wood-3304029_640-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆Ahou colère</strong></p>



<p>Les tensions actuelles sont provoquées par le&nbsp;<strong>projet de l’État français de réformer la Constitution</strong>&nbsp;pour modifier le corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Jusqu’à présent,&nbsp;<strong>seuls ceux répondant à des critères spécifiques de citoyenneté calédonienne</strong>&nbsp;<strong>pouvaient voter&nbsp;(autochtones kanaks et aussi allochtones, d&#8217;origine européenne ou autre, mais seulement ceux qui étaient déjà présents en 1988 et leurs descendants)</strong>. Le gouvernement français souhaite désormais&nbsp;<strong>élargir ce droit de vote aux résidents présents depuis au moins dix ans</strong>. Depuis l’annonce de cette décision, des émeutes ont éclaté et fait six morts et des centaines de blessés.&nbsp;<strong>Isabelle Merle, directrice de recherche au CNRS spécialiste de l’histoire de la colonisation dans le Pacifique et notamment en Nouvelle-Calédonie,</strong>&nbsp;<a href="https://www.sudouest.fr/france/outre-mer/nouvelle-caledonie/emeutes-en-nouvelle-caledonie-c-est-un-rappel-violent-de-la-minorisation-du-peuple-kanak-19716238.php?csnt=18faade350b" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>a déclaré au journal Sud-Ouest&nbsp;</strong></a>: «&nbsp;(…)&nbsp;<strong><em>depuis 2011, on a ouvert les armes en Nouvelle-Calédonie [le Haut-Commissariat en Nouvelle-Calédonie a, le 15&nbsp;mai, interdit le port d’arme et la vente d’alcool sur l’île, NDLR]. Résultat, il y a déjà des morts. Pourtant, les observateurs avaient prévenu depuis 2021, avec les référendums abîmés par le fait qu’ils ne se sont pas déroulés dans des conditions correctes »</em></strong>.</p>



<p><br></p>



<p>Suite aux <strong>affrontements violents</strong>, l&#8217;accès à TikTok en Nouvelle-Calédonie a été <strong>bloqué par Paris</strong>. Cette décision, prise <strong>dans le contexte de l&#8217;état d&#8217;urgence</strong>, a conduit à <strong>des poursuites judiciaires contre le gouvernement français</strong>. Cette suspension de TikTok en Nouvelle-Calédonie est historique car <strong>c&#8217;est la première fois en France et dans l&#8217;UE qu&#8217;une plateforme de réseau social entière est fermée par les autorités</strong>. Bien que la loi française permette cette mesure en cas d&#8217;état d&#8217;urgence pour interrompre des services en ligne <strong>incitant ou glorifiant le terrorisme</strong>. Certaines inquiétudes concernant cette décision restent cependant justifiées. Deux associations, la Ligue des droits de l’Homme et La Quadrature du Net, <strong>contestent la décision de bloquer TikTok,</strong> qualifiant cette mesure de <strong>«</strong> <strong>censure » menaçant la liberté d&#8217;expression</strong>. Le gouvernement cite des risques de désinformation et d&#8217;ingérences étrangères, tandis que TikTok regrette l&#8217;absence de consultation préalable. <strong>Amnesty International insiste également sur les risques pour les droits fondamentaux et dénonce la violence, soulignant des inégalités raciales et un processus de décolonisation en suspens.</strong></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>Lors de sa&nbsp;récente&nbsp;visite en Nouvelle-Calédonie,&nbsp;Emmanuel Macron a implicitement affirmé sa position en faveur du maintien de la méthode actuelle : un recours à la&nbsp;<strong>force institutionnelle et à la répression pour ignorer le droit à l’autodétermination du peuple kanak</strong>, malgré ses appels apparents au dialogue. Lors de cette visite, le&nbsp;président&nbsp;a rencontré les représentants loyalistes et indépendantistes, notamment Christian Tein, membre de l’Union Calédonienne et dirigeant de la CCAT. Emmanuel Macron a appelé à la&nbsp;<strong>fin des barrages</strong>&nbsp;et au rétablissement de l’ordre, annonçant le&nbsp;<strong>déploiement de forces de l’ordre supplémentaires</strong>. Il a conditionné le dialogue politique à la&nbsp;<strong>levée des barrages</strong>&nbsp;et affirmé son intention de&nbsp;<strong>poursuivre la réforme du corps électoral</strong>, malgré les oppositions. Le président a réitéré la légitimité démocratique de la réforme, soulignant que le vote au Parlement français l’a validée. Il a maintenu la perspective d’un&nbsp;<strong><em>accord global</em></strong>&nbsp;mais avec des positions fermes,&nbsp;<strong>ce qui risque de perpétuer la colère</strong>&nbsp;en Kanaky.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>À l’heure où je termine d’écrire cet article, les émeutes&nbsp;reprennent&nbsp;puisqu’un homme de 48 ans a été tué par un policier à Dumbéa après que ce dernier&nbsp;a été&nbsp;pris à partie par une quinzaine d’individus, selon le parquet. Nous ne pouvons qu’espérer que le calme&nbsp;revienne&nbsp;rapidement et que le peuple Kanak soit enfin entendu.&nbsp;Ainsi, <strong>selon l’association Survie</strong>, qui lutte contre toutes les formes de néocolonialisme, <strong>la situation en Nouvelle-Calédonie est la conséquence logique d’un</strong> <strong>sabotage méthodique du processus de décolonisation par l’État français</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p><strong> </strong>Jessica Baucher<br></p>



<p></p>



<p><br><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article<em> </em>: ©Pixabay<br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



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