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	<title>NATIVES | </title>
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	<description>Des Peuples, des Racines</description>
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	<title>NATIVES | </title>
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		<title>Peuples isolés : au bord de la disparition ?</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/11/peuples-isoles-disparition-survival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:44:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[non-contactés]]></category>
		<category><![CDATA[survival international]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Survival International a révélé, fin octobre, un rapport inédit alertant sur la situation critique des peuples autochtones non contactés ou isolés, menacés par la dépossession de leurs terres au profit de ceux qui veulent les assimiler, les convertir ou s’enrichir à leurs dépens. Il existe...</p>
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<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>Survival International a révélé, fin octobre, un rapport inédit alertant sur la situation critique des peuples autochtones non contactés ou isolés, menacés par la dépossession de leurs terres au profit de ceux qui veulent les assimiler, les convertir ou s’enrichir à leurs dépens.</em></strong></p>



<p><br><br>Il existe au moins <strong>196 groupes autochtones isolés</strong>, souvent non contactés, vivant dans <strong>les forêts à travers le monde</strong>. <strong>Ils ont leurs propres langues, cultures et territoires</strong>.<br>Certains d&#8217;entre eux sont <strong>des peuples qui n&#8217;ont aucun contact avec l&#8217;extérieur</strong>, comme les Sentinelles en Inde (1). D&#8217;autres groupes isolés, tels que <strong>les Ayoreo Totobiegosode du Chaco paraguayen</strong> ou l<strong>es Amahuaca au Pérou</strong>, sont des sous-groupes de tribus plus importantes avec lesquelles ils partagent une langue et souvent un territoire. Ils ont <strong>conscience de l&#8217;existence des peuples autochtones voisins</strong>, qui peuvent être étroitement ou lointainement apparentés. T<strong>ous ont conscience du monde extérieur et le rejettent</strong>. Autosuffisants et résilients, ces peuples vivent <strong>de manière indépendante</strong> dans les forêts, parfois sur des îles. Ils peuvent rencontrer des étrangers de manière sporadique, ou jamais, mais <strong>résistent à toute intrusion et prospèrent lorsque leurs droits sont respectés</strong>. Le refus de tout contact par ces peuples trouve souvent son origine dans <strong>le souvenir de contacts et d&#8217;invasions passées dévastatrices</strong>, qui ont engendré violence, épidémies et mort. Ce refus est une expression claire de leur autonomie et de <strong>leur droit à l&#8217;autodétermination</strong>.</p>



<p><br><br><strong>◆ 95 % vivent en Amazonie</strong></p>



<p>Près de 95 % d&#8217;entre eux se trouvent <strong>en Amazonie</strong>, notamment au Brésil, qui abrite <strong>124 groupes</strong>, ainsi qu&#8217;au Pérou, en Colombie, en Bolivie, au Venezuela et en Équateur. On dénombre ainsi <strong>26 groupes dans la région de Yavari-Tapiche</strong>, de part et d&#8217;autre de la frontière entre le Brésil et le Pérou, <strong>qui vivent en autarcie</strong> grâce à la chasse, la pêche et la cueillette ; parfois en cultivant la terre. La plupart sont <strong>nomades</strong> et se déplacent sur leurs territoires <strong>au gré de leurs besoins</strong>. Leurs terres ne leur offrent pas seulement un abri et des moyens de subsistance, elles sont aussi <strong>au cœur de leur identité</strong>, de leur culture et de leur résistance. Ils construisent des abris ou des maisons <strong>communautaires</strong>, partagent leur nourriture et utilisent <strong>leurs connaissances botaniques approfondies</strong> pour produire tout ce dont ils ont besoin : paniers, maisons, résine de torche, médicaments…</p>



<p></p>



<p></p>



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<p></p>



<p><br><br></p>



<p></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="760" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-21760" style="width:351px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG.jpg 760w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG-223x300.jpg 223w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG-700x943.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG-600x808.jpg 600w" sizes="(max-width: 760px) 100vw, 760px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Survival International</figcaption></figure>
</div>


<p><strong><a href="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" data-type="link" data-id="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><br></a><strong>◆</strong></strong> <strong>Que dit la loi à leur sujet ?</strong><br>Comme tous les peuples autochtones, ils possèdent <strong>des droits de propriété collective sur leurs territoires</strong>. Ils ont également <strong>le droit de refuser tout contact</strong> (principe de non-contact). Le droit international exige en effet <strong>le consentement libre, préalable et éclairé de toute activité ou tout aménagement sur les terres autochtones</strong>. Le consentement étant impossible avec les peuples non contactés, <strong>la loi interdit donc toute activité ou tout aménagement sur leurs terres</strong>. Malheureusement, si leurs droits sont clairement établis, leur mise en œuvre n’est <strong>pas toujours appliquée</strong>. S&#8217;ils sont au bord de la survie, ce n&#8217;est pas parce que leur mode de vie est insoutenable, mais<strong> à cause des menaces extérieures</strong> (tentatives de colonisation avec dangers inévitables de violence, de maladies et de spoliation des terres). Cette stratégie de survie est soutenue par de nombreux voisins autochtones des peuples isolés. Ainsi, <strong>les Nicobarais</strong> défendent les droits <strong>des Shompen</strong>, peuple voisin de la Grande Nicobar, dans l&#8217;océan Indien. Au Pérou, l<strong>es Yine</strong> cultivent des potagers aux abords de leurs villages pour les Mashco Piro. Au Brésil, <strong>les Gardiens Guajajara</strong> risquent leur vie pour surveiller le territoire des <strong>Awá</strong>. <strong>Sans oublier Survival International qui soutient activement leur combat</strong>.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆ Des menaces sociales, environnementales et existentielles</strong><br>Les peuples autochtones isolés subissent <strong>de graves conséquences </strong>lorsqu’ils entrent en contact avec le monde extérieur. Ces rencontres, souvent violentes, entraînent la <strong>propagation de maladies inconnues</strong> pour lesquelles ils ne possèdent aucune immunité, provoquant <strong>des hécatombes</strong>. L’invasion et la destruction de leurs territoires anéantissent leurs ressources vitales (nourriture, eau, abris), menant à <strong>la famine et à l’effondrement de leurs communautés</strong>. Dans plusieurs régions du monde, des exemples tragiques illustrent cette réalité : au Paraguay, des missionnaires évangéliques ont pourchassé <strong>les Ayoreo</strong> (un groupe indigène vivant dans le Chaco), entraînant la mort de nombreux membres du groupe (2) ; au Pérou, les activités pétrolières de Shell et l’exploitation forestière ont provoqué la disparition de la moitié du <strong>peuple Nahua </strong>vivant dans la vallée du fleuve Urubamba (3); au Brésil, la construction d’une route dans les années 1970 à travers le territoire Nambikwara (région du Matto Grosso) a conduit à la mort quasi totale de la population (4). <strong>Ces pertes humaines s’accompagnent de la disparition de langues, de traditions et de visions du monde irremplaçables</strong>.</p>



<p><br>Aujourd’hui, <strong>plus de 90 % des peuples non contactés sont menacés par l’exploitation des ressources naturelles</strong>. L’exploitation forestière <strong>met en péril </strong>la survie d’au moins 111 groupes, tandis que l’extraction de minéraux comme l’or ou le nickel touche <strong>plus de 40 % de leurs territoires</strong> en Amérique du Sud, en Indonésie et en Papouasie occidentale. En Amazonie, l’exploration pétrolière et gazière aggrave la situation. Enfin, l’agro-industrie, moteur principal de la déforestation, <strong>menace</strong> directement de nombreux peuples tels que <strong>les Piripkura</strong> (dans l&#8217;État du Mato Grosso) et <strong>les Ayoreo</strong>, ainsi que les groupes isolés d’Asie et du Pacifique affectés par les plantations d’huile de palme et d’hévéa.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-21761" style="width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-768x576.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-800x600.jpg 800w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-700x525.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Survival International</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆ Criminalité, exploitation illégale et prosélytisme sont autant de menaces</strong><br>L’invasion des territoires des peuples autochtones isolés constitue <strong>une violation du droit international</strong> et, bien souvent, des lois nationales. En Amazonie, <strong>au moins un tiers</strong> de ces groupes sont directement <strong>menacés par des organisations criminelles</strong>, notamment des trafiquants de drogue qui détruisent la forêt et recourent à la violence pour protéger leurs activités. L’exploitation forestière et minière <strong>illégale</strong>, souvent orchestrée par ces mêmes réseaux, s’effectue <strong>à grande échelle</strong> et provoque de graves <strong>dommages environnementaux et humains</strong>. L’extraction d’or sur le territoire yanomami, par exemple, entraîne une <strong>pollution massive</strong>, la <strong>propagation de maladies</strong> et de <strong>nombreux décès</strong>. Par ailleurs, des missionnaires continuent d’enfreindre les lois locales pour tenter de <strong>convertir les peuples isolés</strong>, une menace qui concerne environ un groupe sur six. À ces violations s’ajoutent les <strong>intrusions d’aventuriers ou de missionnaires</strong>, comme <a href="https://www.survivalinternational.fr/actu/14173" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/actu/14173" rel="noreferrer noopener">l’Américain ayant tenté d’approcher les Sentinelles en 2018 et qui y a laissé la vie</a>. Ou cet autre Américain en quête de notoriété qui a été arrêté par les Indiens après avoir atterri sur l’île de North Sentinel, au mépris de la loi et de la sécurité de tous. <br><br><br><strong>◆ Que font les gouvernements pour protéger les peuples non-contactés ?</strong><br>Les protections des peuples autochtones isolés sont les <strong>plus solides en Amérique du Sud</strong>, particulièrement au Brésil, où leur droit de refuser tout contact est bien reconnu mais <strong>parfois transgressé</strong>. En revanche, en Asie et dans le Pacifique, les lois sont beaucoup <strong>plus laxistes</strong>. Dans de nombreux cas, ce sont les gouvernements eux- mêmes qui aggravent la situation. Par exemple, en Indonésie, des permis ont été accordés pour des concessions minières sur les terres du peuple Hongana Manyawa. En Inde, un projet de port industriel, de base militaire et de ville sur l&#8217;île de Shompen menace également un groupe isolé. Même dans des pays comme le Brésil, <strong>des responsables politiques cherchent à contourner les lois existantes</strong> pour soutenir des projets dits d&#8217;« intérêt national » : barrages, routes, et voies ferrées qui mettent en péril la survie de nombreux groupes isolés (28 au Brésil et 35 au total en Amérique du Sud). Ces projets pourraient être <strong>fatals pour ces peuples</strong>. Il existe pourtant des initiatives pour soutenir les peuples non-contactés et respecter leur choix.</p>



<p><br>« <em><strong>Si les invasions et les contacts forcés ne cessent pas, jusqu&#8217;à la moitié d&#8217;entre eux pourraient disparaître d&#8217;ici dix ans</strong> </em>», affirme le rapport de Survival International qui conclut en demandant « <em>aux gouvernements de promulguer et <strong>appliquer des lois nationales et internationales reconnaissant et protégeant les terres des peuples autochtones isolés et le principe de non-contact</strong>. Aux entreprises de s&#8217;engager à ne jamais s&#8217;approvisionner en matières premières provenant des territoires des peuples isolés ou auprès d&#8217;entreprises opérant dans ces territoires. Et aux particuliers de <strong>soutenir les droits des peuples isolés</strong> d’exiger des informations sur les chaînes d&#8217;approvisionnement.</em> »</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br>Brigitte Postel<br><br><br><br></p>



<p class="has-small-font-size"><strong>1 –</strong> Les Sentinelles vivent sur l&#8217;île de North Sentinel, dans les îles Andaman (Océan Indien).</p>



<p class="has-small-font-size"><strong>2 &#8211;</strong> À partir des années 1950, plusieurs missions évangéliques ont commencé à tenter de convertir les Ayoreo, souvent par la force. Ces missionnaires ont pourchassé les membres du groupe, les traquant dans la jungle, souvent en utilisant des méthodes violentes pour forcer leur contact. Cela faisait partie d&#8217;un effort plus large de colonisation spirituelle menée par les missionnaires évangéliques, qui considéraient qu&#8217;il était de leur devoir de « sauver » ces « sauvages » en les convertissant au christianisme. Cette « chasse à l&#8217;homme » a non seulement perturbé leurs vies, mais a aussi eu des conséquences dévastatrices sur leur santé, avec des épidémies de maladies européennes contre lesquelles les Ayoreo n&#8217;avaient aucune immunité, comme la grippe, la rougeole ou la tuberculose.<br><strong>3 &#8211;</strong> L’exploitation pétrolière par Shell, (à partir des années 1980) a entraîné la déforestation et la pollution des cours d’eau, qui étaient des ressources vitales pour les Nahua. Les rivières et les forêts étaient non seulement des sources de nourriture, mais aussi des lieux sacrés et des espaces de vie. De plus, l’exploitation pétrolière a introduit des travailleurs extérieurs dans la région, ce qui a entraîné la propagation de maladies contre lesquelles les Nahua n&#8217;avaient aucune immunité. On estime que plus de la moitié de leur population a été décimée par des maladies transmises par les travailleurs extérieurs ou par des intrusions violentes de groupes armés.<br><strong>4 &#8211;</strong> Cette route a non seulement découpé le territoire ancestral des Nambikwara, mais elle a aussi constitué un point d’entrée pour des personnes extérieures, notamment des travailleurs de la construction, des colons, des chercheurs de terres, des exploitants forestiers et des commerçants. Ces « étrangers » ont été une source d’épidémies qui ont décimé la population et entraîné la destruction des habitats naturels des Nambikwara, qui ont perdu une grande partie de leurs ressources vitales, comme l&#8217;eau potable et les zones de chasse, perturbant profondément leur mode de vie traditionnel.<br><br><br>https://www.uncontactedpeoples.org/<br>https://survivalinternational.org/<br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Survival International<br></p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



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			</item>
		<item>
		<title>Brésil : Un membre d&#8217;une tribu isolée interagit avec des habitants avant de retourner dans la forêt</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/02/bresil-noncontacte-mamoria-grande/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Feb 2025 09:03:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Mamoriá Grande]]></category>
		<category><![CDATA[non-contactés]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un jeune membre d&#8217;une tribu non-contactée est apparu dans une communauté au cœur de l&#8217;Amazonie brésilienne, suscitant inquiétudes et interrogations. Si la rencontre a fait le tour des réseaux sociaux, elle révèle surtout l&#8217;urgence de protéger ces peuples vulnérables face à l&#8217;accaparement de leurs terres...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p><strong><em><br>Un jeune membre d&#8217;une tribu non-contactée est apparu dans une communauté au cœur de l&#8217;Amazonie brésilienne, suscitant inquiétudes et interrogations. Si la rencontre a fait le tour des réseaux sociaux, elle révèle surtout l&#8217;urgence de protéger ces peuples vulnérables face à l&#8217;accaparement de leurs terres et à l&#8217;exploitation illégale de leurs ressources. Plusieurs spécialistes alertent sur les risques sanitaires et environnementaux menaçant leur survie.</em></strong></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Rencontre</strong></strong></p>



<p>Selon les témoignages et <a href="https://vimeo.com/1057515172" data-type="link" data-id="https://vimeo.com/1057515172" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une vidéo devenue virale</a>, l&#8217;homme, vêtu d’un pagne et portant deux bûches de bois sous ses bras, est apparu <strong>visiblement perdu</strong> devant des habitants. Ces derniers ont pensé qu&#8217;il cherchait à allumer un feu et lui ont montré comment utiliser un briquet, tout en filmant la scène. Il y a eu quelques échanges de rires, mais <strong>la situation est loin d’être anodine</strong>. Peu après ce bref contact, des professionnels de santé dépêchés par la <a href="https://www.fscindigenousfoundation.org/fr/" data-type="link" data-id="https://www.fscindigenousfoundation.org/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation nationale des peuples indigènes</a> (Funai) se sont rendus sur place pour <strong>s’assurer qu’il n’avait pas été exposé à des pathologies contre lesquelles lui et son peuple ne sont pas immunisés</strong>. Seulement vingt-quatre heures après le premier contact, <strong>il a finalement été raccompagné auprès des siens, sans certitudes réelles sur son état de santé</strong>.</p>



<p>D&#8217;après des experts travaillant dans cette partie de l&#8217;Amazonie, cet événement met en lumière<strong> la pression intense qu&#8217;exercent les personnes s&#8217;accaparant les terres et exploitant les ressources forestières</strong> de cette région. Ce jeune homme appartient<a href="https://www.survivalinternational.fr/campagnes/PeuplesNonContactes" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/campagnes/PeuplesNonContactes" rel="noreferrer noopener"> au groupe d&#8217;Autochtones non contactés</a> de <strong>Mamoriá Grande</strong> et est apparu dans une colonie occupée par des collecteurs de noix du Brésil et d&#8217;autres produits de la forêt. Il est retourné dans la forêt le lendemain.<br></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>De nombreux enjeux</strong><br>Les tribus isolées d&#8217;Amazonie vivent <strong>loin de toute civilisation moderne et cherchent à éviter le contact avec le monde extérieur</strong>. Ce type de rencontre soulève de nombreuses questions, notamment sur <strong>la santé et la sécurité des populations autochtones</strong>. Ces groupes sont vulnérables aux maladies extérieures, n&#8217;ayant pas d&#8217;immunité contre des virus courants. <strong>Lila Akal</strong>, chargée de relations publiques de <strong><a href="https://www.survivalinternational.fr/" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Survival France</a></strong>, rappelle qu&#8217;à cause du paludisme ou d&#8217;infections respiratoires telles que le rhume ou la grippe, des peuples ont déjà été rayés de la carte suite à un simple contact. L’ONG cite l’exemple tragique des <a href="https://www.survivalinternational.fr/peuples/ayoreo" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/peuples/ayoreo" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ayoreo-Totobiegosode</a> du Paraguay, récemment contactés et <strong>décimés par une épidémie de tuberculose</strong>. En décembre dernier, la Funai a finalement émis <strong>une ordonnance de protection temporaire des terres pour ce territoire</strong>, après des décennies de signalements sur la présence du groupe. Cependant, <strong>ce territoire ne bénéficie toujours pas d&#8217;une démarcation officielle et certains politiciens locaux remettent en cause cette mesure</strong>.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong><br></strong></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/caracol-62901_640.jpg" alt="" class="wp-image-19473" style="width:545px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/caracol-62901_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/caracol-62901_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/02/caracol-62901_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Un signal d&#8217;alerte ?</strong></strong><br>Ce type d&#8217;apparition peut aussi être interprété comme <strong>un signal d&#8217;alarme </strong>sur les menaces croissantes qui pèsent sur les tribus isolées. <strong>La déforestation, l&#8217;exploitation illégale des ressources naturelles et les incursions de trafiquants de bois ou de mineurs illégaux mettent en péril leur environnement et leur mode de vie</strong>. Dans la région de Mamoriá Grande, la forêt subit <strong>une pression croissante du fait d&#8217;activités illégales de chasse et de pêche et d&#8217;accaparements de terres</strong>.<br><strong>Zé Bajaga Apurinã</strong>, coordinateur de l&#8217;organisation autochtone locale <a href="https://amazoniareal.com.br/tag/focimp/" data-type="link" data-id="https://amazoniareal.com.br/tag/focimp/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FOCIMP</a>, a déclaré : « <em>Cela fait longtemps que nous demandons à ce que ce territoire soit <strong>protégé</strong>. Ils ont décidé d&#8217;une protection temporaire, mais <strong>cela ne résout rien</strong>. <strong>La démarcation est la véritable solution</strong>. Ces personnes n&#8217;ont nul autre endroit où aller. Des gens envahissent les terres, prélèvent les richesses qui s&#8217;y trouvent, abattent des arbres, pêchent, chassent, prennent tout ce qu&#8217;il y a. Elles étouffent, sont en danger. Nous devons immédiatement mettre en place un cordon sanitaire et démarquer ce territoire de toute urgence</em> ».</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Un avenir incertain</strong></strong><br>Daniel Luis Dalberto, procureur général, a souligné que <strong>le risque de génocide ou d&#8217;extermination de ces peuples est très élevé</strong>. Présent dans la zone, il a témoigné à l&#8217;agence brésilienne Publica : <em><strong>« J’ai vu de mes propres yeux les risques auxquels ces peuples sont exposés. Le risque de génocide ou d’extermination, même involontaire, est très élevé</strong></em> ». Carlos Travassos, ancien directeur de l&#8217;unité en charge des peuples non contactés à la Funai, a ajouté que <strong>certaines parties de la région ne bénéficient d&#8217;aucune protection légale et souffrent d&#8217;une forte spéculation foncière.</strong> <strong>Survival International </strong>a récemment émis <strong><a href="https://www.survivalinternational.fr/actu/14050" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/actu/14050" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un communiqué </a>mentionnant la vulnérabilité du territoire et de ses habitants</strong>. Caroline Pearce, directrice de Survival International au Royaume-Uni, a souligné que : « <em>Cette évolution alarmante montre à quel point il est urgent que ce territoire, comme tous les territoires autochtones, soit correctement démarqué et protégé. <strong>L&#8217;accaparement des terres ne fait aujourd&#8217;hui que s&#8217;intensifier</strong></em> ».</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



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<p>La protection des tribus isolées reste un défi majeur. Cette rencontre fortuite rappelle<strong> l&#8217;importance cruciale de la conservation des forêts tropicales et du respect des peuples autochtones qui y vivent depuis des siècles&#8230;</strong></p>



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<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-113c98338d99c16f2a53ad6e9826693e">« <strong>Notre forêt est notre maison, notre nourriture, notre médecine. Si elle disparaît, nous disparaissons avec elle </strong>», Raoni Metuktire</p>



<p class="has-text-align-center"><br></p>



<p><strong> </strong>Jessica Baucher avec <a href="https://survivalinternational.fr/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://survivalinternational.fr/" rel="noreferrer noopener">Survival International</a><br></p>



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<p><br><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article<em> </em>: ©Pixabay<br></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/02/bresil-noncontacte-mamoria-grande/">Brésil : Un membre d&#8217;une tribu isolée interagit avec des habitants avant de retourner dans la forêt</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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