<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>NATIVES | </title>
	<atom:link href="https://www.revue-natives.com/etiquette/aborigenes/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.revue-natives.com</link>
	<description>Des Peuples, des Racines</description>
	<lastBuildDate>Sat, 06 Jul 2024 09:13:14 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2020/01/cropped-favicon-32x32.png</url>
	<title>NATIVES | </title>
	<link>https://www.revue-natives.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Preuves archéologiques d&#8217;un rituel aborigène australien ethnographiquement documenté et daté de la dernière période glaciaire</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2024/07/archeologie-rituel-aborigene-australie-periode-glaciaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Jul 2024 09:13:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[aborigènes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=17558</guid>

					<description><![CDATA[<p>La découverte de foyers enterrés et de bâtons en bois taillés pourrait correspondre au plus ancien rite culturel connu qui s’est transmis oralement pendant 500 générations, de l’âge de pierre à la période coloniale. Dans les sociétés sans écriture, les rituels ethnographiquement connus ont rarement été...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2024/07/archeologie-rituel-aborigene-australie-periode-glaciaire/">Preuves archéologiques d&#8217;un rituel aborigène australien ethnographiquement documenté et daté de la dernière période glaciaire</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>La découverte de foyers enterrés et de bâtons en bois taillés pourrait correspondre au plus ancien rite culturel connu qui s’est transmis oralement pendant 500 générations, de l’âge de pierre à la période coloniale.</em></strong> <strong><em>Dans les sociétés sans écriture, les rituels ethnographiquement connus ont rarement été retracés archéologiquement au-delà de quelques centaines d&#8217;années. À l&#8217;invitation des anciens aborigènes de GunaiKurnai, des fouilles archéologiques ont été conduites dans la grotte de Cloggs, au pied des Alpes australiennes, dans le sud-est de l&#8217;Australie. Les grottes n&#8217;étaient pas utilisées comme lieux d&#8217;habitation au début de la période coloniale (milieu du XIXe siècle), mais comme retraites isolées pour l&#8217;accomplissement de rituels par les hommes et femmes-médecine aborigènes connus sous le nom de &#8220;mulla-mullung ».</em></strong></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Un rituel de guérison</strong></p>



<p>Ces travaux de recherche, publiés dans <a href="https://www.nature.com/articles/s41562-024-01912-w" data-type="link" data-id="https://www.nature.com/articles/s41562-024-01912-w" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature Human Behaviour</a> ont été menés <strong>conjointement par des chercheurs</strong> de l’université Monash, en Australie, et des <strong>représentants du peuple des Gunaikurnai</strong>. Ils ont découvert <strong>des foyers miniatures enterrés, vieux de 11 000 et 12 000 ans</strong>, dont deux bâtons taillés dont la datation au radiocarbone a révélé <strong>une origine de 11 000 ans</strong>. Des recherches plus approfondies ont permis d&#8217;obtenir une image plus complète : les deux bâtons se trouvaient sur des foyers miniatures, <strong>des enceintes de pierres contenant des cendres d&#8217;herbe et de brindilles qui semblaient n&#8217;avoir brûlé que brièvement</strong>. Ces bâtons en bois de Casuarina, enduits de graisse animale ou humaine, correspondent <strong>à la configuration et au contenu des installations rituelles GunaiKurnai </strong>décrites dans l&#8217;ethnographie du dix-neuvième siècle. Ces bâtons étaient la <strong>pièce maîtresse de pratiques de guérison et de sorcellerie</strong> documentées dans les récits de l’anthropologue et naturaliste australien <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_William_Howitt" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_William_Howitt" rel="noreferrer noopener">Alfred Howitt</a> (1830-1908). Elle consistait à « attacher des cheveux ou un morceau de vêtement d’un malade à l’extrémité d’un bâton enduit de graisse humaine ou de kangourou », relate <a href="https://www.science.org/content/article/sorcery-australian-cave-may-be-oldest-known-culturally-transmitted-ritual" data-type="link" data-id="https://www.science.org/content/article/sorcery-australian-cave-may-be-oldest-known-culturally-transmitted-ritual" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Science</a>. Le bâton était ensuite jeté au feu, <strong>et la personne guérie</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="537" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/07/art-1540109_640.jpg" alt="" class="wp-image-17572" style="width:335px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/07/art-1540109_640.jpg 537w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/07/art-1540109_640-252x300.jpg 252w" sizes="(max-width: 537px) 100vw, 537px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Pratiques de sorcellerie</strong><br>En 1887, Alfred Howitt a publié des détails sur <strong>d’autres pratiques rituelles</strong> des <a href="https://gunaikurnai.org/" data-type="link" data-id="https://gunaikurnai.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">GunaiKurnai </a>et des groupes voisins du sud-est de l&#8217;Australie. Il a documenté <strong>les activités d&#8217;individus appelés &#8220;sorciers&#8221;, &#8220;magiciens&#8221; ou hommes et femmes-médecine</strong>, qui pratiquaient <strong>la magie sur leurs victimes ou guérissaient les mourants</strong> &#8211; ce que l&#8217;anthropologue <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/A._P._Elkin" target="_blank" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/A._P._Elkin" rel="noreferrer noopener">Adolphous P. Elkin</a> (1891-1979) a appelé plus tard <strong>les hommes et femmes aborigènes &#8220;de haut niveau&#8221;.</strong> Chez les GunaiKurnai, ces personnes puissantes, les &#8220;<strong>mulla-mullung</strong>&#8220;, avaient une fonction au sein de la société GunaiKurnai acquise <strong>grâce à une formation rituelle</strong>. <strong>Les sorts jetés sur les victimes se déroulaient dans des endroits isolés, à l&#8217;abri des regards indiscrets.</strong> Howitt a décrit comment la magie était utilisée pour<strong> blesser une victime à l&#8217;aide d&#8217;un feu rituel et d&#8217;un objet en bois</strong> enduit ou attaché à un morceau de graisse humaine ou animale. « <em>Dans toutes ces tribus, une pratique générale, je dirais presque universelle, a consisté à <strong>se procurer un objet appartenant à la victime visée</strong>. Un morceau de <strong>ses</strong> <strong>cheveux</strong>, une partie de <strong>ses excréments</strong>, un os qu&#8217;il a ramassé et laissé tomber, un lambeau de sa couverture d&#8217;opossum ou, à l&#8217;heure actuelle, de <strong>ses vêtements</strong>, suffisent. Si l&#8217;on ne peut rien obtenir d&#8217;autre, on peut <strong>observer la victime</strong> jusqu&#8217;à ce qu&#8217;on la voie cracher, sa salive étant alors soigneusement recueillie à l&#8217;aide d&#8217;un morceau de bois et utilisée pour la détruire… </em>» Howitt a aussi décrit comment maudire les ennemis : « <em><strong>Pour faire du mal à un ennemi, un sorcier se procurait un objet associé à la victime visée […] et l&#8217;attachait à l&#8217;extrémité d&#8217;un bâton enduit de graisse humaine ou de kangourou. Le mulla-mullung plantait ensuite le bâton dans le sol à côté d&#8217;un petit feu et chantait le nom de la victime visée jusqu&#8217;à ce que l&#8217;objet tombe dans les flammes, jetant ainsi un sort funeste.</strong></em> »<br></p>



<p></p>



<p><br>La grotte de Cloggs contenait également <strong>plusieurs éléments archéologiques caractéristiques des installations et pratiques rituelles de ce peuple</strong>. Ces artefacts datent de <strong>différentes époques</strong> qui, ensemble, s&#8217;étendent sur quelque 23 000 ans, ce qui indique que la grotte a été utilisée pour toute une série d&#8217;activités au cours de cette période. Parmi les éléments, les chercheurs ont égaleent mis au jour : un arrangement de pierres, des stalactites brisés pendant la période de présence confirmée des Aborigènes, une meule portative avec des traces de cristaux de calcite broyés, des cristaux de quartz. Ces découvertes représentent <strong>500 générations de transmission culturelle orale</strong> (soit douze mille ans) d&#8217;une pratique rituelle ethnographiquement documentée qui remonte à la fin de la dernière période glaciaire et <strong>qui contient les plus anciens objets en bois connus d&#8217;Australie</strong>. Une découverte sans précédent en Australie et dans le monde entier. L&#8217;ensemble des facteurs qui ont contribué à la survie des installations et de leurs objets en bois donne <strong>un aperçu inégalé de la résilience des traditions narratives GunaiKurnai </strong>et de la transmission des connaissances. Ces objets, ainsi que les preuves ethnographiques, prouvent la transmission d&#8217;idées et de pratiques sur une période de <strong>12 000 ans</strong>.<br><br></p>



<p></p>



<p><br>Brigitte Postel</p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2024/07/archeologie-rituel-aborigene-australie-periode-glaciaire/">Preuves archéologiques d&#8217;un rituel aborigène australien ethnographiquement documenté et daté de la dernière période glaciaire</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Quatre lances aborigènes prises par James Cook restituées à l’Australie</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2024/05/lances-aborigenes-restitution-australie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 May 2024 08:37:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[aborigènes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[restitution]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=17034</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quatre lances prises par le capitaine Cook au peuple Gweagal d’Australie viennent d’être restituées à leurs propriétaires traditionnels après plus de 250 ans. Quatre lances sur les quarante prises en 1770 par le capitaine James Cook et le botaniste Joseph Banks au peuple autochtone australien...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2024/05/lances-aborigenes-restitution-australie/">Quatre lances aborigènes prises par James Cook restituées à l’Australie</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p></p>



<p><strong><em>Quatre lances prises par le capitaine Cook au peuple Gweagal d’Australie viennent d’être restituées à leurs propriétaires traditionnels après plus de 250 ans.</em></strong></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>Quatre lances sur les quarante <strong>prises en 1770</strong> par le capitaine James Cook et le botaniste Joseph Banks au <strong>peuple autochtone australien de Gweagal</strong> (1), vivant dans le parc national de Kamay Botany Bay à Sydney, <strong>vont rejoindre leur communauté aborigène</strong> d’origine à la suite d’une demande de rapatriement émanant <strong>du Conseil local des terres</strong> <strong>aborigènes de La Perouse</strong> (2) et de <a href="https://www.gujaga.org.au/" data-type="link" data-id="https://www.gujaga.org.au/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Fondation Gujaga</a>. Ces quatre lances sont les seules encore existantes sur les quarante rapportées. L&#8217;équipage avait pris les lances après avoir <strong>tiré sur les hommes Gweagal</strong>, comme l&#8217;a raconté <strong>Joseph Banks</strong> dans les journaux des voyages de l&#8217;Endeavour de Cook. « <em><strong>Nous avons jugé bon d&#8217;emporter avec nous toutes les lances que nous avons pu trouver dans les maisons, au nombre de quarante ou cinquante </strong></em>», écrit-il le 29 avril 1770. Connus sous le nom de « lances Gweagal », <strong>ces objets artisanaux avaient été remis au Trinity College de l&#8217;université de Cambridge en 1771 par Lord Sandwich</strong>, chef de la marine britannique à l&#8217;époque, en même temps que d&#8217;autres objets provenant du voyage du capitaine Cook dans le Pacifique. Elles étaient depuis détenues par le Trinity College et n’étaient apparues en Australie <strong>que dans le cadre d&#8217;expositions muséales, grâce à un prêt de l&#8217;université</strong>.</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="535" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/didgeridoo-6326919_640.jpg" alt="" class="wp-image-17041" style="width:335px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/didgeridoo-6326919_640.jpg 535w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/didgeridoo-6326919_640-251x300.jpg 251w" sizes="(max-width: 535px) 100vw, 535px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>Un long processus de restitution</strong><br>Il a fallu <strong>près de trente ans pour satisfaire la demande du peuple autochtone Gweagal et que ces lances reviennent en Australie</strong>. Ces objets « <em><strong>reflètent les débuts d’une histoire d’incompréhension et de conflit</strong></em> », a reconnu Nicholas Thomas, directeur du Musée d’archéologie de Cambridge. Et Sally Davies, directrice du Trinity College, a déclaré que <strong>la restitution des lances était une bonne décision</strong>. « <em><strong>Nous nous sommes engagés à examiner les héritages complexes de l&#8217;empire britannique, notamment dans nos collections </strong></em>», a-t-elle déclaré. Michael Ingrey, un membre de la communauté aborigène de La Perouse, a déclaré que le retour des lances était « <em><strong>attendu depuis longtemps. Les émotions sont mitigées […] beaucoup de personnes âgées qui ont commencé la campagne ne sont plus là pour voir leur dur labeur porter ses fruits », a-t-il déclaré à ABC News Breakfast. « C&#8217;est formidable de retrouver nos objets, non seulement pour notre communauté, mais aussi pour l&#8217;ensemble de la communauté australienne… cela nous permet d&#8217;enseigner non seulement notre culture traditionnelle, mais aussi la façon dont nous pratiquons la culture aujourd&#8217;hui.</strong></em> »</p>



<p><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="470" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/aboriginal-art-1540115_640.jpg" alt="" class="wp-image-17042" style="width:289px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/aboriginal-art-1540115_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/aboriginal-art-1540115_640-300x220.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2024/05/aboriginal-art-1540115_640-600x441.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p>Ce rapatriement est d&#8217;autant plus important qu&#8217;il s&#8217;agit des premiers objets confisqués par les Britanniques aux membres des Premières nations d&#8217;Australie et qu&#8217;ils représentent le premier contact entre les explorateurs du capitaine Cook et les populations indigènes. Le haut-commissaire d&#8217;Australie au Royaume-Uni, Stephen Smith, a déclaré précédemment que les autorités avaient travaillé « au fil du temps » au rapatriement d&#8217;environ 12 000 objets indigènes en provenance de Grande-Bretagne. Toutefois, un projet mené par le British Museum et soutenu par l&#8217;Australian Research Council l&#8217;année dernière a révélé qu&#8217;il existait au moins 39 000 objets indigènes dans environ 70 musées au Royaume-Uni et en Irlande. Les lances seront conservées au musée Chau Chak Wing de l&#8217;université de Sydney jusqu&#8217;à ce qu&#8217;elles puissent être exposées dans un nouveau centre d&#8217;accueil des visiteurs qui est en cours de construction sur le site de Kurnell Kamay, près de l&#8217;endroit où elles ont été prises le jour où Cook et son équipage ont débarqué à Kamay.<br></p>



<div class="wp-block-qi-blocks-divider qodef-block-container qodef-block-82243e33"><div class="qi-block-divider qodef-block qodef-m qodef-layout--standard qodef-position--center"><div class="qodef-m-line"></div></div></div>



<p><strong>[1]</strong> Les Gweagal (également orthographié Gwiyagal) sont un clan du peuple Dharawal des Aborigènes australiens. Leurs descendants sont les gardiens traditionnels des zones sud de Sydney, Nouvelle-Galles du Sud, Australie.</p>



<p><br></p>



<p><strong>[2] </strong>La communauté aborigène de La Perouse est la plus ancienne et la seule communauté aborigène de Sydney. L&#8217;emplacement actuel de la communauté était un terrain de camping traditionnel et est devenu la communauté principale lorsque les &#8220;camps&#8221; autour du port de Sydney et de Botany Bay ont été fermés de force et que les membres ont été contraints de vivre à <a href="https://www.laperouse.org.au/" data-type="link" data-id="https://www.laperouse.org.au/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Perouse</a>. <br></p>



<p><br></p>



<p>Brigitte Postel</p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2024/05/lances-aborigenes-restitution-australie/">Quatre lances aborigènes prises par James Cook restituées à l’Australie</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Référendum en Australie : les Aborigènes toujours discriminés</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2023/10/referendum-australie-aborigenes-discrimination/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Oct 2023 00:54:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[aborigènes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=14978</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le peuple australien a été sollicité aux urnes le 14 octobre dernier afin de décider de l&#8217;amendement constitutionnel visant à accorder des droits particuliers aux peuples autochtones. Afin d&#8217;être entérinée, la réforme portée par le gouvernement travailliste et à la demande des peuples autochtones, nécessitait...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2023/10/referendum-australie-aborigenes-discrimination/">Référendum en Australie : les Aborigènes toujours discriminés</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em>Le peuple australien a été sollicité aux urnes le 14 octobre dernier afin de décider de l&#8217;amendement constitutionnel visant à accorder des droits particuliers aux peuples autochtones. Afin d&#8217;être entérinée, la réforme <strong>portée par le gouvernement travailliste et à la demande des peuples autochtones,</strong> nécessitait de gagner la faveur d&#8217;une majorité de suffrages non seulement à l&#8217;échelle nationale, mais également dans au moins quatre des six États de la nation. À la surprise générale, c&#8217;est le &#8220;non&#8221; qui a prévalu. Comment peut-on expliquer ce rejet inattendu ? Quelles formes de discrimination perdurent aujourd&#8217;hui ?</em></strong><br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Une très longue histoire</strong></p>



<p>Les Aborigènes d&#8217;Australie sont les peuples autochtones qui vivent sur ce continent<strong> depuis des milliers d&#8217;années</strong>, <strong>bien avant l&#8217;arrivée des colons européens</strong>. Ils ont une histoire et une culture riches qui remontent à <strong>plus de 65 000 ans </strong>et ont développé des sociétés diverses avec leurs propres langues, coutumes, croyances spirituelles et systèmes sociaux. <strong>Leur culture est basée sur une connexion profonde à la terre</strong>, exprimée notamment à travers l&#8217;art, la danse et la musique. Leurs peintures sont célèbres dans le monde entier, et elles relatent des histoires anciennes et des croyances spirituelles. <strong>Leurs terres couvrent une grande partie de l&#8217;Australie</strong>, et la revendication des droits fonciers autochtones est un enjeu majeur. Au cours de l&#8217;histoire, ils ont obtenu des droits légaux sur certaines terres et travaillent à préserver leur patrimoine culturel et environnemental. Pour mémoire, les Européens ont débarqué en 1606 en Australie et entrepris la colonisation d&#8217;un territoire qui était celui des Aborigènes depuis des millénaires. Ils les ont soumis au fil de l&#8217;histoire et parfois même massacrés. Aujourd&#8217;hui, l&#8217;Australie compte une population d&#8217;environ 984 000 Aborigènes et insulaires du détroit de Torres, représentant <strong>3,8 % de l&#8217;ensemble de la population</strong>. Les Aborigènes jouissent des mêmes droits que leurs concitoyens, pourtant, de nombreuses disparités persistent. Plus de deux siècles après l&#8217;arrivée des colons britanniques, ils continuent de faire face à une espérance de vie réduite de huit ans par rapport au reste de la population. Leur situation économique est généralement moins favorable, les problèmes de santé et les taux d&#8217;incarcération sont plus élevés, et l&#8217;accès à l&#8217;éducation est souvent entravé.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>L&#8217;objet du vote</strong><br>Les Australiens ont été invités à se prononcer sur une <strong>modification de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_l%27Australie" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_l%27Australie" target="_blank" rel="noopener">Constitution de 1901</a></strong>, qui constituait une première étape vers la reconnaissance des peuples autochtones. Cette réforme, si elle avait été adoptée, aurait pu entrainer la reconnaissance formelle des Aborigènes australiens, et leur aurait accordé <strong>le droit d&#8217;être consultés par le gouvernement sur les lois ayant un impact sur leurs communautés</strong>.  Ce projet envisageait notamment <strong>l&#8217;établissement d&#8217;un conseil de consultation,</strong> communément désigné sous le nom de « The Voice », qui aurait été affilié au Parlement et au gouvernement. Son objectif sous-jacent consistait à <strong>restaurer l&#8217;harmonie dans une nation où les conséquences des violences coloniales continuent d&#8217;être minimisées et négligées</strong>. Son rôle leur aurait permis de formuler des recommandations concernant les législations et les orientations politiques ayant un impact sur les communautés autochtones.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2023/10/aboriginal-1910731_640.jpg" alt="" class="wp-image-14981" style="aspect-ratio:1.3333333333333333;width:450px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2023/10/aboriginal-1910731_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2023/10/aboriginal-1910731_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2023/10/aboriginal-1910731_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong>Les causes de la défaite</strong></p>



<p>Le premier ministre, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Albanese" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Anthony_Albanese" target="_blank" rel="noopener">Anthony Albanese</a> (travailliste), a attribué cet échec à la campagne hostile menée par ses opposants politiques. Traditionnellement, aucun référendum n&#8217;a réussi sans l&#8217;appui des principaux partis. M. Albanese, élu l&#8217;année précédente, avait promis de tenir ce référendum et a accepté la responsabilité de la décision de son gouvernement de poursuivre malgré les signes annonçant l&#8217;échec inévitable. « <em><strong>J’avais le devoir, en tant que politicien convaincu, de faire part de cela au peuple australien</strong></em> », a-t-il déclaré aux journalistes. Initialement en position de force, le groupe qui soutenait la modification de la Constitution de 1901 a connu un recul constant au cours des derniers mois. Cette tendance s&#8217;explique en partie par la campagne orchestrée par l&#8217;opposition conservatrice, sous la direction de l&#8217;ancien ministre de la Défense, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Dutton" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Dutton" target="_blank" rel="noopener">Peter Dutton</a>. Du point de vue des conservateurs, la réforme était perçue comme<strong> une altération constitutionnelle inopportune</strong> susceptible de diviser la société, en introduisant <strong>une notion de citoyenneté différenciée</strong>. De plus, la campagne a donné lieu à <strong>une avalanche de commentaires à caractère raciste </strong>sur les réseaux sociaux. De la désinformation a également circulé, avec des allégations, y compris certaines suggérant que <strong>la réforme pourrait mettre en péril les droits de propriété ou entraîner des compensations financières en cas de succès</strong>. Pour les partisans de « The Voice », cette initiative était au contraire censée contribuer à <strong>apaiser les cicatrices encore vives d&#8217;une histoire marquée par la colonisation et la discrimination raciale</strong>. « <em><strong>Il va y avoir beaucoup de douleur, de souffrance et de consternation et il va falloir prendre un moment pour absorber ce message et ce qu&#8217;il dit</strong></em> », a déclaré la défenseuse de « The Voice », Tanya Hosch, dévastée par le résultat.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>L&#8217;histoire de l&#8217;Australie révèle que très peu de référendums ont obtenu l&#8217;adhésion des électeurs. Seulement huit des quarante-quatre propositions soumises ont été validées. Les autres ont invariablement échoué, en raison du manque de soutien à la fois du gouvernement et de l&#8217;opposition. Cela inclut le vote de 1999 sur la transformation de l&#8217;Australie en une république, qui n&#8217;a pas reçu le feu vert.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color"></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color">« <em><strong>Nous sommes tous des visiteurs de ce temps, de ce lieu ; nous ne faisons que les traverser. Notre but ici est d&#8217;observer, d&#8217;apprendre, de grandir, d&#8217;aimer…  Après quoi, nous rentrons à la maison », </strong>proverbe Aborigène</em><br><br></p>



<p class="has-text-align-center"><br></p>



<p><strong> </strong>Jessica Baucher<br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><br><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article<em> </em>: ©<em>Pixabay</em></p>



<p></p>



<p><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"> </p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2023/10/referendum-australie-aborigenes-discrimination/">Référendum en Australie : les Aborigènes toujours discriminés</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Murujuga, un site millénaire en sursis</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2022/04/murujuga/</link>
					<comments>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2022/04/murujuga/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Antoine Portoles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 09:00:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[aborigènes]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Murujuga]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.revue-natives.com/?p=7522</guid>

					<description><![CDATA[<p>Quand les projets industriels menacent les sites sacrés. La réserve australienne de Murujuga serait en péril selon ses protecteurs. Un site ancestral renfermant des arts rupestres d’exception. C’est au nord-ouest de l’Australie, au cœur de l’État de Pilbara (Australie occidentale), que se dresse le parc...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2022/04/murujuga/">Murujuga, un site millénaire en sursis</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading">Quand les projets industriels menacent les sites sacrés. La réserve australienne de <a href="https://www.murujuga.org.au/about/about-murujuga/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Murujuga</a> serait en péril selon ses protecteurs. Un site ancestral renfermant des arts rupestres d’exception.</h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>C’est au nord-ouest de l’Australie, au cœur de l’État de <strong>Pilbara</strong> (Australie occidentale), que se dresse le <a href="https://www.google.fr/maps/place/Murujuga+National+Park,+Shell+Pool/@-20.641715,116.7569651,13.98z/data=!4m5!3m4!1s0x2bf63d95ea0a65fb:0x4e51f87e7c6bf30d!8m2!3d-20.6418997!4d116.7746852" target="_blank" rel="noreferrer noopener">parc national de Murujuga</a>. Une vaste étendue de plus de 37 000 hectares située dans la péninsule de Burrup, qui comprend quarante-deux îles, îlots et rochers. Considéré comme l’une des plus anciennes et des plus grandes galeries d’art au monde, ce site sacré abriterait plus d’un million de <strong>gravures rupestres</strong>. Des empreintes laissées par les anciens hommes, il y a des milliers d’années.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Toutefois, la région abrite aussi des ressources naturelles d’envergure. Le groupe industriel australien <strong>Perdaman</strong> convoite cet espace pour y implanter des usines de production d’engrais. Mis en œuvre, ce projet générerait plusieurs milliards de dollars de bénéfice, avec deux millions de tonnes d’engrais produits chaque année.</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image is-style-default"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Safe_Harbour.jpeg" alt="" class="wp-image-7496" width="480" height="258" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Safe_Harbour.jpeg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Safe_Harbour-300x161.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Safe_Harbour-600x323.jpeg 600w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>Murujuga est composé de paysages arides, dominés par la roche rouge, Marius Fenger, CC BY-SA</figcaption></figure></div>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Cette ambition, les gardiens de Murujuga souhaitent la stopper. Selon eux, les usines menaceraient durablement la zone, et les arts ancestraux en présence. Ils protestent aussi car Murujuga est un site sacré pour les <a href="https://www.youtube.com/watch?v=VgfBmX5jbgc" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aborigènes d’Australie</a>. Ils ne veulent pas qu’il soit profané, car il renferme des millénaires d’histoire et de savoirs.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Pour <strong>Benjamin Smith</strong>, professeur émérite d’art rupestre à l’université d’Australie occidentale, d’ici cent ans, ce patrimoine pourrait disparaître si les projets industriels dans la zone voient le jour. Il appelle les industriels à revoir leurs projets de manière plus responsable.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading">Le gouvernement australien, arbitre du bras de fer</h4>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-medium"><img loading="lazy" decoding="async" width="214" height="300" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Future_Man-214x300.jpeg" alt="" class="wp-image-7498" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Future_Man-214x300.jpeg 214w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Future_Man-600x840.jpeg 600w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Future_Man.jpeg 640w" sizes="(max-width: 214px) 100vw, 214px" /><figcaption>Sur la roche, ce qui semble être une figure humaine cohabite avec un complexe gazier, Marius Fenger, <br>CC BY-SA</figcaption></figure></div>



<p>Face à cette problématique, les autorités australiennes semblent pour l’instant ne pas vouloir agir. En début d’année, des propriétaires aborigènes ont déposé une demande auprès de la ministre de l’environnement <strong>Sussan Ley</strong>, afin qu’elle émette une déclaration d’urgence pour empêcher la réalisation du projet.<br><br>Selon un des porte-parole du ministère, la requête a été rejetée au motif que le site de Murujuga ne fait pas l’objet d’une menace sérieuse et immédiate, et qu’il n’y a pas de risque de profanation sur ce site sacré. Face à ce refus, les gardiens comptent déposer une nouvelle demande. Les travaux sont censés débuter fin mai.</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>En quoi consiste une <strong>déclaration d’urgence</strong> ? En vertu de la législation australienne, et notamment des lois fédérales sur le patrimoine australien, la ministre de l’environnement a le pouvoir d’intervenir dans les projets industriels en cours de développement. Elle peut stopper tout projet en adressant cette déclaration d’urgence, si des sites aborigènes sont directement menacés.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Les gardiens de Murujuga voient donc en ce refus de la ministre un aveu d’inaction. À noter que le projet mené par le groupe Perdaman n’est pas le seul à l’œuvre dans la région. D’autres groupes industriels convoitent les réserves en gaz de la péninsule de Burrup. C’est le cas du <a href="https://fr.postsus.com/entreprise/144178.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet gazier de Scarborough</a>, mené par Woodside Petrolum et BHP group. En jeu, huit millions de tonnes de GPL (gaz de pétrole liquéfié) produits chaque année. Après deux siècles de colonisation, les Aborigènes d’Australie ne semblent pas encore avoir obtenu la paix qu’ils désirent.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h4 class="wp-block-heading">Encyclopédie historique et humaine</h4>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le parc national de Murujuga est un site <a href="https://www.youtube.com/watch?v=6LFgCQomYcQ" target="_blank" rel="noreferrer noopener">unique en son genre</a>. Il est le témoignage des civilisations passées, qui ont laissé des traces intemporelles sur les roches des plaines australiennes. Des peintures rupestres datées de plusieurs millénaires. Entre 40 000 et 50 000 ans plus précisément, selon certains spécialistes. Des artefacts dix fois plus anciens que les pyramides égyptiennes en somme.</p>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Burrup_rock_art-1.jpeg" alt="" class="wp-image-7529" width="480" height="368" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Burrup_rock_art-1.jpeg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Burrup_rock_art-1-300x230.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2022/04/Burrup_rock_art-1-600x460.jpeg 600w" sizes="(max-width: 480px) 100vw, 480px" /><figcaption>Les anciens aborigènes ont-ils gravé ces dessins dans la roche <br>pour nous transmettre un message ?, CC0</figcaption></figure></div>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Plus d’un million de <a href="https://www.techno-science.net/definition/4227.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pétroglyphes</a> sont visibles. Ils présentent diverses scènes du passé, des représentations du monde. Certains dessins mettent en avant des animaux, tels que le <a href="https://www.youtube.com/watch?v=FNQFpmaRCoM" target="_blank" rel="noreferrer noopener">thylacine</a>, le loup marsupial ou tigre de Tasmanie, espèce aujourd’hui éteinte. D’autres célèbrent les <strong>mythologies aborigènes</strong>, encore vénérées aujourd’hui.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Le parc national de Murujuga est actuellement classé parmi les sites en danger selon une liste dressée par le Fonds mondial des monuments. Malgré les menaces, le site pourrait peut-être être préservé. Il fait en effet l’objet d’une demande d’inscription au <a href="https://whc.unesco.org/fr/list/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">patrimoine mondial de l’UNESCO</a>.</p>



<div style="height:20px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Antoine Portoles</p>



<div style="height:60px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Photo en tête d’article : Les pétroglyphes aborigènes sont les témoins remarquables d&#8217;un monde ancestral, Marius Fenger, CC BY-SA</p>



<p><br><br></p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2022/04/murujuga/">Murujuga, un site millénaire en sursis</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2022/04/murujuga/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
