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	<title>NATIVES | Tanzanie : les Massaï expulsés au nom de la conservation, l’Unesco mise en cause</title>
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	<description>Des Peuples, des Racines</description>
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	<title>NATIVES | Tanzanie : les Massaï expulsés au nom de la conservation, l’Unesco mise en cause</title>
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		<title>Tanzanie : les Massaï expulsés au nom de la conservation, l’Unesco mise en cause</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 08:22:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[expulsion]]></category>
		<category><![CDATA[survival international]]></category>
		<category><![CDATA[Tanzanie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la zone de conservation du Ngorongoro, en Tanzanie, les Massaï &#8211; peuple pastoral présent depuis des générations &#8211; font face à une politique d’expulsions qu’ils dénoncent comme une dépossession de leurs terres ancestrales. Au nom de la conservation de la nature et avec l’appui...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><br><strong><em>Dans la zone de conservation du Ngorongoro, en Tanzanie, les Massaï &#8211; peuple pastoral présent depuis des générations &#8211; font face à une politique d’expulsions qu’ils dénoncent comme une dépossession de leurs terres ancestrales. Au nom de la conservation de la nature et avec l’appui implicite du statut de patrimoine mondial de l’Unesco, l’État tanzanien intensifie les déplacements forcés. Alors que les Nations unies alertent sur de possibles violations des droits humains, une question centrale s’impose : comment la protection de la biodiversité peut-elle encore servir de justification à l’exclusion des peuples autochtones ?</em></strong></em></strong></em></strong></em></strong></em></strong></em></strong></em></strong></em></strong><br><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Enracinés dans les terres du Serengeti et du Ngorongoro</strong></strong></strong><br>Les Massaï sont l’un des peuples autochtones les plus connus d’Afrique de l’Est. Présents au sud du Kenya et au nord de la Tanzanie, ils vivent depuis des siècles <strong>dans une relation étroite avec les savanes qu’ils parcourent avec leurs troupeaux</strong>. Leur mode de vie pastoral, fondé sur la mobilité saisonnière, est profondément adapté aux écosystèmes du Serengeti et du Ngorongoro. Cependant cette présence ancienne a été <strong>progressivement fragilisée par les politiques de conservation mises en place à l’époque coloniale puis poursuivies après l’indépendance</strong>. À partir du 20e siècle, la création de parcs nationaux a <strong>réduit leurs terres sans véritable consentement ni reconnaissance de leurs droits</strong>.<br><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="640" height="355" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/jurgen_bierlein-antelope-7415292_640.jpg" alt="" class="wp-image-23310" style="aspect-ratio:1.4993109784106569;width:496px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/jurgen_bierlein-antelope-7415292_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/jurgen_bierlein-antelope-7415292_640-300x166.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/jurgen_bierlein-antelope-7415292_640-600x333.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"> <strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Une promesse historique aujourd’hui bafouée</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Le conflit actuel trouve <strong>une origine claire dans un accord de 1951</strong>. Les autorités coloniales avaient alors demandé aux Massaï de <strong>céder une partie de leurs terres pour la création du parc national du Serengeti</strong>, en échange d’une garantie essentielle : ils pourraient continuer à vivre dans la zone du Ngorongoro. Cet engagement, présenté comme <strong>un compromis</strong>, est aujourd’hui invoqué par les experts des Nations unies pour dénoncer <strong>sa violation flagrante</strong>. Juste avant les récentes manifestations, huit experts de l’ONU ont appelé les autorités tanzaniennes à la transparence et au respect des droits des Massaï, rappelant que : « <em>En 1951, les Massaï se sont vu assurer de pouvoir continuer à résider dans la zone de conservation du Ngorongoro s&#8217;ils cédaient des terres pour que soit établi le parc national du Serengeti. Ces engagements historiques envers les peuples autochtones doivent être honorés et leurs droits humains pleinement respectés</em> » Leur intervention marque un tournant : elle reconnaît explicitement que les expulsions actuelles ne sont pas seulement contestables sur le plan moral, mais potentiellement contraires aux engagements historiques et aux droits fondamentaux.</p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/michellemaria_pitzel-massai-land-277226_640.jpg" alt="" class="wp-image-23312" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/michellemaria_pitzel-massai-land-277226_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/michellemaria_pitzel-massai-land-277226_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/michellemaria_pitzel-massai-land-277226_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong>Pressions multiples</strong></strong></strong><br>La zone de conservation du Ngorongoro est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO mais cet organisme international, censé protéger à la fois la nature et les populations locales, est aujourd’hui <strong>dénoncé comme un instrument de dépossession</strong>. Les autorités tanzaniennes justifient les expulsions par la nécessité de protéger la biodiversité. Dans les faits, cette logique se traduit par <strong>une pression croissante sur les communautés massaï</strong> : restrictions de déplacement, violences rapportées, arrestations arbitraires et réduction des services essentiels. Deux commissions gouvernementales ont récemment validé l’extension des déplacements, en s’appuyant explicitement sur le statut du site.<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img decoding="async" width="640" height="440" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/7523944-tree-6880117_640.jpg" alt="" class="wp-image-23313" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/7523944-tree-6880117_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/7523944-tree-6880117_640-300x206.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/7523944-tree-6880117_640-600x413.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>◆ <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Une exclusion dénoncée comme systémique</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Pour la <a href="https://www.misasolidarity.org/" data-type="link" data-id="https://www.misasolidarity.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Maasai International Solidarity Alliance</a>, le problème dépasse la seule politique tanzanienne. Il touche au cœur du système international de conservation. « <em>Le statut de patrimoine mondial est utilisé contre nous, sans nous. Nous ne sommes considérés ni comme les titulaires légitimes ni comme les titulaires principaux des droits sur le Ngorongoro. À leurs yeux, le Ngorongoro appartient aux touristes, aux conservationnistes et au monde entier</em> ». Derrière cette déclaration, une accusation forte : celle d’un modèle de conservation qui <strong>considère les peuples autochtones comme des obstacles, et non comme des acteurs légitimes de la protection des territoires</strong>. Des organisations comme <a href="https://www.survivalinternational.fr/" target="_blank" rel="noopener"><strong>Survival International</strong></a> dénoncent la responsabilité des institutions internationales : « <em>L’UNESCO est le partenaire caché du gouvernement tanzanien dans les expulsions illégales des peuples autochtones du Ngorongoro</em> ».<br><br><br>◆<strong> <strong>La conservation contre les peuples</strong></strong><br>Le cas des Massaï n’est pas isolé. À travers le monde, des politiques de conservation ont souvent conduit à <strong>l’expulsion de communautés autochtones au nom de la protection de la nature</strong>. Pourtant, de nombreuses études montrent aujourd’hui que les territoires gérés par des peuples autochtones figurent parmi <strong>les mieux préservés sur le plan écologique</strong>. Leur exclusion repose donc moins sur <strong>une nécessité environnementale que sur un modèle hérité d’une vision coloniale de la nature</strong>, séparant artificiellement l’humain de son environnement.<br><br><br>Les expulsions des Massaï du Ngorongoro révèlent une contradiction profonde : celle d’un système de conservation qui prétend protéger la nature tout en effaçant ceux qui la protègent depuis des générations. Alors que les Nations unies appellent au respect des engagements historiques et des droits humains, la responsabilité de l’Unesco et des institutions internationales est désormais directement questionnée. Au-delà de la Tanzanie, c’est l’ensemble du modèle mondial de conservation qui se trouve confronté à une exigence de justice : il est évident que protéger la nature ne peut plus se faire contre les peuples qui y vivent !</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-b1eb999099c6191485cebb32688d9b70" style="font-style:normal;font-weight:600"><br><br><strong>« <em>Lorsque nous détruisons notre environnement, nous nous détruisons nous-mêmes</em> », Wangari Maathai</strong></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-c7bed06457a861df3374362441b730a7" style="font-style:normal;font-weight:600"><a href="https://www.google.com/search?sca_esv=cd246a25237b15d7&amp;rlz=1C5CHFA_enFR912FR912&amp;sxsrf=ANbL-n56u8DtXRjxOAkTYIujvMmEaIDz_w:1776372114608&amp;q=S%C3%B4nia+Guajajara&amp;si=AL3DRZGCxGzwbgyAu8Lfv0zqCCxzNY-ySiNa4L0Fty1QsCzqL4RM7R5axdEtG3hJLusimdzA4VxiRZu3BGde5BgZfOVkTeSYDNaaeNPfrw5WJgXDUuVADuo%3D&amp;sa=X&amp;sqi=2&amp;ved=2ahUKEwjI9ITnnfOTAxXzXvEDHZXDGDcQyNoBKAB6BAgZEAA&amp;ictx=1" target="_blank" rel="noopener"></a></p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.survivalinternational.fr/actu/14468" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/actu/14468" rel="noreferrer noopener">Survival International</a></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article <strong>©</strong>Pixabay</p>
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		<title>Au Brésil, les peuples autochtones se mobilisent à l’approche d’échéances politiques décisives</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 07:48:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Brésil]]></category>
		<category><![CDATA[Mobilisation]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><br><strong><em>Plusieurs milliers d’autochtones venus de tout le Brésil se sont rassemblés ces derniers jours à Brasilia à l’occasion de la 22e édition du Campement Terre Libre (ATL), la plus grande mobilisation annuelle des peuples indigènes du pays. Organisé depuis 2004, cet événement constitue un moment clé de revendication politique, culturelle et territoriale pour des communautés qui alertent sur les menaces croissantes pesant sur leur survie.</em></strong></em></strong></em></strong></em></strong></em></strong></em></strong><br><br>À quelques mois d’échéances politiques majeures, la mobilisation prend une dimension particulière. Les peuples autochtones entendent peser dans le débat public et rappeler l’urgence de garantir leurs droits constitutionnels, notamment celui à la démarcation de leurs terres.<br><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Mobilisation massive et hautement symbolique</strong></strong><br>Depuis lundi, <strong>des délégations issues de l’Amazonie, du Cerrado et d’autres régions</strong> se réunissent dans la capitale brésilienne. Au programme : assemblées politiques, cérémonies traditionnelles, actions de sensibilisation et manifestations. Mardi, les participants ont <strong>marché jusqu’au Congrès national</strong>. Une <strong>nouvelle mobilisation</strong> s’est tenue jeudi près du Palais du Planalto, <strong>siège du pouvoir exécutif</strong>. Le slogan de cette édition, « <em><strong>Demarca Lula : le Brésil souverain est délimité et protégé des terres autochtones</strong></em> », reflète une revendication centrale : <strong>accélérer la reconnaissance juridique des territoires autochtones</strong>. Pour les manifestants, la démarcation constitue une <strong>condition essentielle de leur survie physique et culturelle</strong>.<br><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-large is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-23277" style="aspect-ratio:1.4993109784106569;width:496px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-1024x683.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-768x512.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-1536x1024.jpg 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-2048x1366.jpg 2048w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-700x467.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-levi-tapuia-560957516-20079871-1-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">Levi Tapouia pour <strong>©</strong>Pexels</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong><strong>Des inquiétudes persistantes</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Le retour au pouvoir de Lula da Silva en 2022 a suscité de <strong>grands espoirs parmi les peuples autochtones</strong>. Dès le début de son mandat, il a rétabli certaines politiques environnementales, <strong>relancé des processus de démarcation de terres et créé un ministère des Peuples autochtones</strong>, confié à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B4nia_Guajajara" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%B4nia_Guajajara" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sonia Guajajara</a>. Ces mesures ont marqué une <strong>rupture avec la présidence de Bolsonaro</strong> (2019-2022), caractérisée par une <strong>forte augmentation de la déforestation, une ouverture accrue des territoires indigènes à l’exploitation minière et agricole</strong>, et une politique hostile aux droits autochtones. Cependant, malgré ces avancées,<strong> les communautés sont inquiètes</strong>. Plusieurs projets de loi au Congrès continuent de <strong>menacer leurs droits fonciers</strong>, notamment ceux visant à <strong>limiter les démarcations ou à autoriser des activités extractives sur leurs terres</strong>.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/estevesbae-body-of-water-3228741_640.jpg" alt="" class="wp-image-23273" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/estevesbae-body-of-water-3228741_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/estevesbae-body-of-water-3228741_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/estevesbae-body-of-water-3228741_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong>Le spectre du « marco temporal »</strong></strong></strong><br>Au cœur des inquiétudes figure la thèse du  &#8220;<a href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2023/09/bresil-cadre-temporel/" data-type="link" data-id="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2023/09/bresil-cadre-temporel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">marco temporal</a>&#8220;. Seuls les peuples occupant leurs terres au moment de la promulgation de la Constitution de 1988 pourraient en <strong>revendiquer la reconnaissance officielle</strong>. Les organisations autochtones dénoncent <strong>une mesure injuste</strong>, qui ignore les <strong>expulsions forcées et les violences subies</strong> avant cette date. Bien que la Cour suprême brésilienne ait récemment rejeté cette thèse, <strong>le Congrès tente toujours de l’inscrire dans la loi, alimentant un climat d’incertitude</strong>.<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="2560" height="1707" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-23287" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-scaled.jpg 2560w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-1024x683.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-768x512.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-1536x1024.jpg 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-2048x1365.jpg 2048w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-700x467.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/pexels-rymak-18425649-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /><figcaption class="wp-element-caption">RYMAK SANTILLÁN pour <strong>©</strong>Pexels</figcaption></figure>
</div>


<p><br>◆ <strong><strong><strong><strong><strong><strong>Pression croissante sur les territoires</strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Sur le terrain, <strong>les menaces restent concrètes</strong>. L’expansion de l’agrobusiness, l’exploitation illégale de l’or et du bois, ainsi que les projets d’infrastructures continuent d’empiéter sur les territoires autochtones. En Amazonie, <strong>les invasions de terres protégées ont entraîné des conflits violents</strong>, des déplacements de populations et une <strong>dégradation accélérée et considérable de l’environnement</strong>. Ces pressions sont également <strong>liées à des enjeux globaux</strong> : la <strong>préservation de la forêt amazonienne</strong> est considérée comme <strong>cruciale</strong> dans la lutte contre le changement climatique. Les peuples autochtones, meilleurs gardiens de ces écosystèmes, jouent <strong>un rôle central </strong>dans cette protection.<br><a href="https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/social/brasilia-8-000-autochtones-reunis-pour-le-campement-terre-libre-entre-danses-et-luttes-foncieres-1075015.php" data-type="link" data-id="https://www.guadeloupe.franceantilles.fr/actualite/social/brasilia-8-000-autochtones-reunis-pour-le-campement-terre-libre-entre-danses-et-luttes-foncieres-1075015.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Campement Terre Libre</a> attire aussi l’attention de la communauté internationale. ONG, chercheurs et représentants d’organisations internationales suivent de près les revendications portées à Brasília. Pour les leaders autochtones, il s’agit non seulement de <strong>défendre leurs droits</strong>, mais aussi de <strong>rappeler leur contribution essentielle à la protection de la biodiversité mondiale</strong>.<br><br><br>La mobilisation des peuples autochtones à Brasilia met en lumière une exigence fondamentale : le respect de droits légitimes, inscrits dans la Constitution mais encore souvent bafoués. À l’approche d’échéances politiques décisives, il ne s’agit pas de concéder des avancées symboliques, mais de garantir pleinement la reconnaissance et la protection de leurs territoires ancestraux, condition essentielle à leur survie. Face aux tentatives de restriction et aux intérêts économiques qui contestent ces droits, les peuples autochtones rappellent qu’ils ne revendiquent pas des privilèges, mais la justice !</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-179f32328afdb48a1ad84aa88d05804f" style="font-style:normal;font-weight:600"><br><br>« <strong><strong><em><em>Nos droits ne sont pas des concessions, ils sont originels</em></em></strong> </strong>», Sonia Guajajara</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-c7bed06457a861df3374362441b730a7" style="font-style:normal;font-weight:600"><a href="https://www.google.com/search?sca_esv=cd246a25237b15d7&amp;rlz=1C5CHFA_enFR912FR912&amp;sxsrf=ANbL-n56u8DtXRjxOAkTYIujvMmEaIDz_w:1776372114608&amp;q=S%C3%B4nia+Guajajara&amp;si=AL3DRZGCxGzwbgyAu8Lfv0zqCCxzNY-ySiNa4L0Fty1QsCzqL4RM7R5axdEtG3hJLusimdzA4VxiRZu3BGde5BgZfOVkTeSYDNaaeNPfrw5WJgXDUuVADuo%3D&amp;sa=X&amp;sqi=2&amp;ved=2ahUKEwjI9ITnnfOTAxXzXvEDHZXDGDcQyNoBKAB6BAgZEAA&amp;ictx=1" target="_blank" rel="noopener"></a></p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher </p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: David Alves pour <strong>©</strong>Pixabay </p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/04/bresil-autochtones-mobilisation/">Au Brésil, les peuples autochtones se mobilisent à l’approche d’échéances politiques décisives</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Peindre la foi avec Kwame Akoto&#8230;</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/agenda/2026/04/peindre-la-foi-kwame-akoto/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Apr 2026 08:47:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Kwame Akoto]]></category>
		<category><![CDATA[quai branly]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Artiste, artisan et prédicateur, Kwame Akoto développe depuis les années 1970 une œuvre singulière, à la croisée de la peinture populaire et du message spirituel. Cette première exposition personnelle en France invite à découvrir un univers visuel percutant, où images et mots s’entrelacent pour interroger...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/agenda/2026/04/peindre-la-foi-kwame-akoto/">Peindre la foi avec Kwame Akoto&#8230;</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong>Artiste, artisan et prédicateur, Kwame Akoto développe depuis les années 1970 une œuvre singulière, à la croisée de la peinture populaire et du message spirituel. Cette première exposition personnelle en France invite à découvrir un univers visuel percutant, où images et mots s’entrelacent pour interroger la société, transmettre une foi et raconter un parcours profondément ancré dans l’histoire du Ghana.</strong></em></strong></em></strong></p>



<p><strong><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong>Un artiste né au cœur de Kumasi</strong></strong></strong><br>L’exposition consacrée à <a href="https://kwameakotoart.com/biographie/" data-type="link" data-id="https://kwameakotoart.com/biographie/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kwame Akoto</a> revient sur le parcours singulier de cet <strong>artiste et pasteur</strong>, figure majeure de la <strong>scène artistique ghanéenne contemporaine</strong>. Né à Kumasi, grande ville du sud du <strong>Ghana</strong> et centre de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ashantis" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ashantis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">culture ashanti</a>, il grandit dans un environnement où la peinture d’enseignes rythme le paysage urbain. Très tôt <strong>attiré par le dessin</strong>, il entreprend une formation de six ans auprès de peintres d’enseignes locaux après ses études secondaires. Cet apprentissage artisanal, fondé sur la rigueur du geste et la maîtrise du lettrage, marque durablement son style et constitue le socle de sa pratique artistique.<br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="442" height="624" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/EA7E70C5-5838-4C66-A9D4-6CFE3220002E.jpeg" alt="" class="wp-image-23188" style="aspect-ratio:0.7083432994846594;width:361px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/EA7E70C5-5838-4C66-A9D4-6CFE3220002E.jpeg 442w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/EA7E70C5-5838-4C66-A9D4-6CFE3220002E-213x300.jpeg 213w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/EA7E70C5-5838-4C66-A9D4-6CFE3220002E-300x423.jpeg 300w" sizes="(max-width: 442px) 100vw, 442px" /><figcaption class="wp-element-caption">Kwame Akoto, dit Almighty God, My friend the bushman, 2017 © Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



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<p><strong>◆De l’artisanat à la création personnelle</strong><br>En 1972, Kwame Akoto ouvre son propre atelier à <a href="https://www.librairie-page36-gisors.fr/livre/1512124-herve-di-rosa-suame-junction-kumasi-ghana--galerie-louis-carre-cie-galerie-louis-carre-et-cie" data-type="link" data-id="https://www.librairie-page36-gisors.fr/livre/1512124-herve-di-rosa-suame-junction-kumasi-ghana--galerie-louis-carre-cie-galerie-louis-carre-et-cie" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Suame Junction</a>, un carrefour très fréquenté de Kumasi. Son studio, qu’il baptise plus tard <strong><a href="https://www.lespressesdureel.com/EN/ouvrage.php?id=12961&amp;menu=0" data-type="link" data-id="https://www.lespressesdureel.com/EN/ouvrage.php?id=12961&amp;menu=0" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Almighty God Art Works</a></strong>, devient rapidement un lieu important de production d’enseignes, de décorations de véhicules et de portraits commémoratifs mais<strong> il ne se limite pas à ces commandes</strong>. Parallèlement, il développe <strong>une œuvre personnelle</strong> dans laquelle il explore une grande <strong>diversité de sujets</strong> : scènes chrétiennes, visions du démon et de l’enfer, portraits de célébrités, hommages à son pays ou encore nombreux autoportraits. Il travaille souvent <strong>à partir de photographies</strong>, qu’il interprète dans un style très expressif. C’est dans cet espace de liberté, qu’il nomme &#8220;<strong>creativity art</strong>&#8220;, qu’il construit un univers singulier, <strong>nourri à la fois par son héritage culturel et par une attention constante à l’actualité sociale et politique</strong>.</p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="451" height="625" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/3A0ADEE8-DDC1-4EEB-9CE3-910621BCE30A.jpeg" alt="" class="wp-image-23190" style="aspect-ratio:0.7216199085965908;width:402px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/3A0ADEE8-DDC1-4EEB-9CE3-910621BCE30A.jpeg 451w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/3A0ADEE8-DDC1-4EEB-9CE3-910621BCE30A-216x300.jpeg 216w" sizes="(max-width: 451px) 100vw, 451px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong>Porté par la foi</strong></strong></strong><br>Un <strong>tournant majeur s’opère en 1991</strong> lorsqu’il rejoint une <strong>église pentecôtiste</strong>. Dès lors, <strong>sa foi devient indissociable de sa création</strong>. Sous le nom d’<strong>Almighty God</strong> (Dieu tout puissant), il est à la fois <strong>artiste et prédicateur</strong>, reconnu dans son quartier. Ses peintures deviennent <strong>des supports de messages spirituels et moraux</strong>. Il y aborde le bien et le mal, met en garde contre certains comportements et <strong>encourage à mener une vie plus juste</strong>. Cette <strong>dimension religieuse</strong> traverse toute son œuvre, des <strong>scènes bibliques</strong> aux <strong>représentations symboliques</strong> du jugement et de l’au-delà.</p>



<p><br><br>◆ <strong><strong>Une signature unique</strong></strong></p>



<p>L&#8217;une des spécificités majeures de son travail réside dans <strong>l’usage de l&#8217;écriture</strong>. Héritée de son métier de peintre d’enseignes, <strong>elle occupe une place centrale dans ses compositions</strong>. Ses tableaux mêlent<strong> images et phrases</strong>, souvent en anglais ou en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Twi" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Twi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">langage twi</a>, et parfois même en français. Ces inscriptions expliquent, commentent ou renforcent les scènes représentées, qu’il s’agisse de <strong>récits personnels</strong>, de <strong>messages moraux</strong> ou de<strong> citations bibliques</strong>. <br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="510" height="339" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/65400833-10FE-4158-AAF2-FD5FC535745B_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-23204" style="width:562px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/65400833-10FE-4158-AAF2-FD5FC535745B_4_5005_c.jpeg 510w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/65400833-10FE-4158-AAF2-FD5FC535745B_4_5005_c-300x199.jpeg 300w" sizes="(max-width: 510px) 100vw, 510px" /><figcaption class="wp-element-caption">Almighty God Art Works, atelier de Kwame Akoto à Suame<br>Junction, Kumasi, Ghana, 2006 © Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>◆ <strong>Reconnaissance internationale précoce</strong><br>Dès les années 1980, l’œuvre de Kwame Akoto est <strong>repérée en Europe</strong> comme <strong>l’une des plus importantes parmi les artistes d’Afrique de l’Ouest</strong>. Cette reconnaissance s’affirme en 1991 lorsqu’il participe à l’exposition <strong><a href="https://archive.org/details/africaexplores200000voge" data-type="link" data-id="https://archive.org/details/africaexplores200000voge" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa Explores: 20th Century African Art</a></strong>, organisée à New York au <a href="https://theafricacenter.org/" data-type="link" data-id="https://theafricacenter.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Center of African Art</a>. Aujourd’hui, ses œuvres, souvent signées du nom de son atelier &#8220;Almighty God Art Works&#8221;, sont présentes dans des collections internationales.<br><br>◆ <strong>Aujourd&#8217;hui en France</strong><br>Cette première exposition personnelle en France met en lumière <strong>l’ampleur de son œuvre</strong>. Elle rassemble <strong>des pièces issues du musée du quai Branly</strong> ainsi que de collections privées françaises. Elle souligne également <strong>les rencontres qui ont marqué son parcours</strong>, notamment avec <strong><a href="https://dirosa.org/" data-type="link" data-id="https://dirosa.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hervé Di Rosa</a></strong>, et confirme la place de Kwame comme figure incontournable de l’art contemporain ouest-africain.<br><br><br>À la croisée de l’art populaire, du témoignage social et de l’expression spirituelle, l’œuvre de Kwame Akoto échappe aux catégories traditionnelles. De ses débuts comme peintre d’enseignes à sa reconnaissance internationale, son parcours témoigne d’une capacité rare à transformer un artisanat en un langage artistique puissant. À travers ses images et ses mots, il propose une vision du monde engagée, accessible et profondément humaine !<br><br></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-large-font-size wp-elements-107993a3416da5203c03a22ab903de94"><br><em>« Il faut regarder, mais aussi lire mes peintures pour comprendre le message que je veux transmettre »</em>, <br>Kwame Akoto</p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-black-color has-text-color"><br></p>



<p><strong><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/kwame-akoto" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/kwame-akoto" rel="noreferrer noopener">Kwame Akoto &#8211; Almighty God Art Works</a></strong><br><strong>Du mardi 31 mars 2026 au dimanche 06 septembre 2026 &#8211; <a href="https://www.quaibranly.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée du quai Branly</a></strong></p>



<p>37 quai Jacques Chirac, 75007 Paris (Musée du quai Branly &#8211; Jacques Chirac, boite arts graphiques)</p>



<p>Ouvert les&nbsp;<strong>mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche</strong> &#8211; <strong> 10h30 à 19h00</strong> &#8211; <strong>Réservation possible</strong></p>



<p></p>



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<p><br></p>



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<p></p>



<p><strong>*Pour aller plus loin :</strong><br>&#8211; <a href="https://www.youtube.com/watch?v=3L3_NhYU6V4" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=3L3_NhYU6V4" rel="noreferrer noopener">Kwame Akoto Almighty God, présentation d&#8217; Hervé Dirosa au Quai Branly</a></p>



<p><br><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>@Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong><br></p>



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		<title>Le retour du bison en terre métisse : une scène historique en Alberta</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/climat-biodiversite/2026/04/retour-bison-alberta/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Apr 2026 23:01:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[Alberta]]></category>
		<category><![CDATA[Bison]]></category>
		<category><![CDATA[canada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le nord de l’Alberta, au cœur de la forêt boréale, la scène s’est déroulée dans un silence presque solennel. Le 18 février 2026, lorsque les portes du camion se sont ouvertes, une vingtaine de bisons des bois ont bondi dans la neige, retrouvant un...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/climat-biodiversite/2026/04/retour-bison-alberta/">Le retour du bison en terre métisse : une scène historique en Alberta</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><br>Dans le nord de l’Alberta, au cœur de la forêt boréale, la scène s’est déroulée dans un silence presque solennel. Le 18 février 2026, lorsque les portes du camion se sont ouvertes, une vingtaine de bisons des bois ont bondi dans la neige, retrouvant un territoire qu’ils n’avaient plus foulé depuis plus d’un siècle. Pour la <a href="https://www.wlmn.ca/" data-type="link" data-id="https://www.wlmn.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Willow Lake Métis Nation</a>, cet instant marque un tournant historique.</em></strong></p>



<p><br><br>Vingt animaux, transférés depuis le parc national d’Elk Island, ont été <strong>relocalisés sur un ranch communautaire</strong> situé près du hameau d’Anzac. Il s’agit du <strong>premier retour du bison sur ces terres</strong> <strong>depuis plus de cent vingt ans</strong>, une <strong>absence directement liée à l’histoire coloniale canadienne</strong>. Ce projet, porté par la communauté des Métis (1), s’inscrit dans un mouvement plus large de <strong>réintroduction de l’espèce à travers le pays</strong>. Depuis plusieurs décennies, le parc d’Elk Island joue <strong>un rôle clé </strong>comme « troupeau source », fournissant des bisons sains <strong>pour repeupler différentes régions d’Amérique du Nord</strong>. <br><br><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Une restauration écologique… et alimentaire</strong></strong><br>Au-delà du symbole, la réintroduction répond à <strong>des enjeux très concrets</strong>. Dans cette région éloignée du nord de l’Alberta, l’accès à des aliments frais reste difficile. Le retour du bison doit ainsi contribuer à <strong>renforcer l’autonomie alimentaire de la communauté</strong>. Selon les responsables du projet, le troupeau constitue l<strong>a première étape d’un programme de production alimentaire durable</strong>, basé sur une ressource locale historiquement centrale pour les Métis.<br>Sur le plan écologique, l’impact est tout aussi déterminant. Le bison est considéré comme <strong>une espèce clé</strong> : en broutant, en piétinant les sols et en redistribuant les nutriments, il contribue à <strong>structurer les écosystèmes</strong>. Son absence, depuis la fin du XIXe siècle, avait profondément <strong>modifié les paysages des prairies et des zones boréales canadiennes</strong>. </p>



<p><br><br><strong>◆ <strong><strong>Une mémoire collective ravivée</strong></strong></strong></p>



<p>Mais pour la Willow Lake Métis Nation, <strong>l’enjeu dépasse largement les dimensions écologique et économique</strong>. Le retour du bison touche <strong>à la mémoire et à l’identité</strong>.<br>Jusqu’au XIXe siècle, les sociétés métisses et de nombreuses Premières Nations<strong> organisaient leur vie autour de cet animal</strong>. La chasse au bison, strictement encadrée par des <strong>règles collectives et spirituelles</strong>, structurait à la fois l’économie, les relations sociales et les savoirs culturels.<br>L’effondrement des populations de bisons, provoqué par <strong>la chasse industrielle</strong>, l’expansion coloniale et politiques visant indirectement à <strong>affaiblir les peuples autochtones</strong>, a entraîné une rupture brutale. En quelques décennies, <strong>des millions d’animaux ont disparu</strong>, contribuant à déstabiliser profondément les communautés autochtones dépendantes de cette ressource. À la fin du XIXe siècle, on dénombrait <strong>seulement un millier de survivants</strong>.</p>



<p>Aujourd’hui, le retour du bison est perçu comme <strong>une forme de réparation</strong>. Pour les responsables métis, il permet de <strong>recréer un lien tangible entre les jeunes générations</strong>, leur territoire et les savoirs ancestraux.<br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="720" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d.jpg" alt="" class="wp-image-23163" style="width:507px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d.jpg 960w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d-768x576.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d-800x600.jpg 800w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d-700x525.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/04/Bison_Elk-Island-National-Park_Ceasol_wiki-commons_d-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Bison_Elk Island National Park_Ceasol_wiki commons_d</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Un mouvement national de réintroduction</strong></strong></strong><br>L’initiative de Willow Lake s’inscrit dans <strong>une dynamique plus large à l’échelle canadienne</strong>. Depuis les années 2000, <strong>plusieurs programmes </strong>ont permis de réintroduire le bison dans des espaces protégés, comme dans le <strong>parc national de Banff</strong>, où un troupeau de 16 individus réintroduit en 2017 <strong>dépasse désormais la centaine d’individus</strong>. </p>



<p>Ces projets reposent de plus en plus sur des <strong>partenariats avec les communautés autochtones</strong>, intégrant à la fois les <strong>connaissances scientifiques et les savoirs traditionnels</strong>. Ils visent non seulement à <strong>restaurer une espèce</strong>, mais aussi à <strong>rétablir des relations culturelles et territoriales longtemps interrompues</strong>.</p>



<p></p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Un animal au cœur des sociétés autochtones</strong></strong></strong><br>Pour la Willow Lake Métis Nation, <strong>le retour des bisons ne constitue pas une simple expérience de conservation</strong>. Il s’agit d’une<strong> installation durable</strong>, pensée sur plusieurs décennies. Les vingt premiers animaux ne sont qu’un point de départ. À terme, la communauté souhaite <strong>développer un troupeau autonome</strong>, capable de soutenir à la fois ses besoins alimentaires, ses pratiques culturelles et la transmission de ses savoirs. Après plus d’un siècle d’absence, le bison n’est plus seulement <strong>un symbole du passé</strong> : il redevient <strong>un acteur du présent et, pour beaucoup, une promesse</strong>.<br>Le retour du bison au Canada ne marque pas seulement la restauration d’une espèce disparue, mais <strong>la renaissance d’un lien ancien entre les peuples autochtones</strong>, leurs territoires et le vivant.<br></p>



<p class="has-small-font-size"><br>1 &#8211; Au Canada, les peuples autochtones regroupent les Premières Nations, les Inuits et les Métis. Les Métis sont un peuple issu de l’histoire du métissage entre Européens (souvent français ou écossais) et peuples autochtones.<br><br><br></p>



<p>Brigitte Postel<br></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p class="has-small-font-size"><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : @Pixabay<br><br></p>
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			</item>
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		<title>Semences d’espoir : le combat de Glorieuse Zania pour la souveraineté alimentaire</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/climat-biodiversite/2026/03/proteger-semences-memoire-glorieuse-zania-bambuti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:31:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Climat biodiversité]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Bambuti]]></category>
		<category><![CDATA[Glorieuse Zania]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Semences]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 23 ans, Glorieuse Zania porte la voix des communautés autochtones d’Afrique centrale dans leur lutte pour la souveraineté alimentaire et la préservation des savoirs ancestraux. Entre déracinement, engagement et espoir, son parcours illustre la force d’une jeunesse déterminée à protéger ses racines pour mieux...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><br>À 23 ans, Glorieuse Zania porte la voix des communautés autochtones d’Afrique centrale dans leur lutte pour la souveraineté alimentaire et la préservation des savoirs ancestraux. Entre déracinement, engagement et espoir, son parcours illustre la force d’une jeunesse déterminée à protéger ses racines pour mieux construire l’avenir.</em></strong><br></em></strong></em></strong></em><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong><strong><strong><strong><strong>Grandir au cœur de la forêt</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Glorieuse est née <strong>dans le territoire de Walikale</strong>, à proximité du <a href="https://whc.unesco.org/fr/list/137/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://whc.unesco.org/fr/list/137/" rel="noreferrer noopener">parc national de Kahuzi-Biega</a>, une région <strong>riche en biodiversité</strong>. C’est dans cet environnement forestier que sa communauté a construit, <strong>génération après génération</strong>, un mode de vie <strong>en harmonie avec la nature</strong>. « <em>Notre alimentation est diversifiée, naturelle et profondément liée à la forêt</em> », explique <strong><a href="https://www.unesco.org/en/articles/indigenous-youth-insights-cop16-0" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.unesco.org/en/articles/indigenous-youth-insights-cop16-0" rel="noreferrer noopener">Glorieuse Zania</a></strong>. Les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mbuti_(peuple)" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mbuti_(peuple)" rel="noreferrer noopener">Bambuti</a> vivaient traditionnellement de la chasse, de la cueillette et d’<strong>une agriculture adaptée aux cycles naturels</strong>. Leur connaissance fine des écosystèmes, des saisons et des cultures locales constituait <strong>un patrimoine vivant</strong>, transmis de génération en génération mais cet équilibre fragile a été<strong> profondément bouleversé</strong>.<br></p>



<p></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="360" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/semsems-seed-3293999_640.jpg" alt="" class="wp-image-23095" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:295px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/semsems-seed-3293999_640.jpg 360w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/semsems-seed-3293999_640-169x300.jpg 169w" sizes="(max-width: 360px) 100vw, 360px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong><strong>Déplacements forcés et rupture des équilibres</strong></strong></strong></strong></strong><br>Ces dernières années, l’insécurité dans l’est de la République Démocratique du Congo a entraîné <strong>des déplacements massifs</strong>. De nombreuses familles ont été contraintes de <strong>quitter leurs terres ancestrales</strong>, rompant ainsi le lien vital qui les unissait à leur environnement. « <strong><em>Nous avons perdu l’accès à nos terres, et avec elles, une partie de nos pratiques et de notre mode de vie</em> </strong>», témoigne <strong>Glorieuse Zania</strong>. Ce <strong>déracinement</strong> a eu des <strong>conséquences directes sur l’alimentation des communautés</strong>. Les semences locales, adaptées au climat et aux sols, ont progressivement été <strong>remplacées par des variétés importées</strong>. Les aliments transformés ont pris une place croissante dans le quotidien. Or, pour les Bambuti, <strong>les semences traditionnelles ne sont pas de simples ressources agricoles</strong> : elles sont <strong>porteuses d’identité, de mémoire et de résilience</strong>. « <em>Quand ces variétés disparaissent, nous perdons aussi une partie de notre culture </em>», souligne <strong>Glorieuse</strong>.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-forest-7132074_640.jpg" alt="" class="wp-image-23097" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-forest-7132074_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-forest-7132074_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-forest-7132074_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



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<p>◆ <strong>Restaurer les semences, restaurer la dignité</strong><br>Face à ces défis, Glorieuse et d’autres jeunes de sa communauté <strong>ont décidé d’agir</strong>. Leur objectif : <strong>restaurer les semences traditionnelles et renforcer la souveraineté alimentaire</strong>. Avec le soutien du mouvement <a href="https://www.slowfood.com/fr/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.slowfood.com/fr/" rel="noreferrer noopener">Slow Food</a>, ils ont mis en place des<strong> initiatives concrètes</strong>, notamment à travers <a href="https://slowfood.fr/jardins-afrique-formation-jeunesse-alimentation-agriculture-biodiversite/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://slowfood.fr/jardins-afrique-formation-jeunesse-alimentation-agriculture-biodiversite/" rel="noreferrer noopener">les Jardins Slow Food</a> et <a href="https://slowfood.fr/arche-gout-slow-food-catalogue-produits-patrimoine-alimentation-biodiversite-disparition/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://slowfood.fr/arche-gout-slow-food-catalogue-produits-patrimoine-alimentation-biodiversite-disparition/" rel="noreferrer noopener">l’Arche du Goût</a>, pour <strong>protéger les variétés locales menacées</strong>. Ces actions vont bien au-delà de l’agriculture. Elles participent à <strong>une véritable reconstruction collective</strong>. « <em>Nous ne voulions pas rester sans rien faire. Restaurer nos semences, c’est aussi préserver nos savoirs et notre identité</em> », explique <strong>Glorieuse Zania</strong>. <strong>Les femmes jouent un rôle central dans ce processus. Gardiennes des semences et des savoirs, elles assurent la transmission aux nouvelles générations</strong>.<br><br><br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1920" height="1280" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920.jpg" alt="" class="wp-image-23098" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920.jpg 1920w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920-1024x683.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920-768x512.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920-1536x1024.jpg 1536w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920-700x467.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/labwebmaster-canoe-4828532_1920-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 1920px) 100vw, 1920px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><br>◆ <strong><strong><strong><strong>Les jardins comme lieux de transmission</strong></strong></strong></strong><br>Dans les communautés bambuti, les jardins sont devenus <strong>des espaces essentiels</strong>. « <em>Ce ne sont pas seulement des lieux de production, mais <strong>des espaces d’apprentissage et d’espoir</strong></em> », précise <strong>Glorieuse</strong>. On y cultive des plantes, bien sûr, mais aussi <strong>des connaissances, des liens sociaux et une fierté retrouvée</strong>. Les jeunes, et en particulier les femmes, y trouvent <strong>un rôle actif dans la sécurité alimentaire</strong> de leur communauté. Ces initiatives contribuent également à <strong>restaurer la confiance collective</strong>, mise à mal par les déplacements et les crises.<br><br><br>◆ <strong><strong>Vivre loin de la forêt, garder l’espoir</strong></strong><br>Aujourd’hui encore, de nombreuses familles bambuti vivent <strong>loin de leur environnement d’origine</strong>. L’impossibilité de retourner dans la forêt, <strong>occupée par des groupes armés</strong>, reste <strong>une blessure profonde</strong>. « <em>Nous ne pouvons plus vivre selon notre mode de vie traditionnel. C’est un immense défi </em>», confie <strong>Glorieuse</strong>. Malgré tout, <strong>l’espoir demeure</strong>. À travers les projets agricoles et les réseaux de solidarité, <strong>la communauté continue de se reconstruire</strong>.<br>En 2022, elle a participé pour la première fois à <a href="https://www.slowfood.com/fr/blog-and-news/terra-madre-salone-del-gusto-2022-sous-le-signe-de-la-regeneraction/" data-type="link" data-id="https://www.slowfood.com/fr/blog-and-news/terra-madre-salone-del-gusto-2022-sous-le-signe-de-la-regeneraction/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Terra Madre</a>, la rencontre mondiale du mouvement Slow Food. Cette expérience a marqué un vrai tournant. « <em>J’y ai appris énormément et j’ai construit un réseau solide avec d’autres communautés</em> », raconte-t-elle. Elle y a découvert une r<strong>éalité essentielle</strong> : partout dans le monde, des communautés partagent <strong>les mêmes luttes et les mêmes aspirations</strong>. Cette mise en réseau a renforcé son engagement et <strong>élargit ses perspectives</strong>.<br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-kudra-7343096_640.jpg" alt="" class="wp-image-23100" style="width:558px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-kudra-7343096_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-kudra-7343096_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kudra_abdulaziz-kudra-7343096_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>◆ <strong><strong>Défendre les droits et l’environnement</strong></strong><br>En parallèle de son travail de terrain, Glorieuse poursuit des études en droit international. Son ambition est claire : <strong>défendre les droits des peuples autochtones et protéger leurs terres</strong>. Elle envisage également une spécialisation en droit de l’environnement, consciente des <strong>enjeux liés à la protection des ressources naturelles et des savoirs traditionnels</strong>. « <em>Je veux développer les outils nécessaires pour aider ma communauté à long terme </em>», affirme<strong>&#8211;</strong>t-elle.<br><br><br><br>◆ <strong>Une jeunesse engagée pour l’avenir</strong><br>Dans les pays où elle intervient, Glorieuse observe une dynamique encourageante : une <strong>forte mobilisation des jeunes en faveur des pratiques alimentaires traditionnelles</strong> et de la <strong>biodiversité</strong>. « <strong><em>Voir la jeunesse s’engager, c’est déjà une victoire</em></strong> », souligne-t-elle. Cette nouvelle génération porte <strong>une vision différente du développement</strong>, fondée sur le <strong>respect des cultures, de la nature et des savoirs locaux</strong>.<br><br><br>Glorieuse Zania mène une résistance déterminée, à la croisée des traditions et des défis contemporains. À travers son engagement, elle rappelle que la souveraineté alimentaire ne se limite pas à produire de la nourriture : elle consiste à préserver des identités, des savoirs et des liens profonds avec la terre. Dans un contexte marqué par les crises et les déplacements, les initiatives portées par les communautés autochtones montrent qu’un autre modèle est possible&#8230; un modèle enraciné dans la transmission, la solidarité et le respect du vivant ! En redonnant vie aux semences, c’est tout un avenir qui est en train de germer.</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-00f06fb39710b80dac41d8ef4e8c3f7d" style="font-style:normal;font-weight:600"><br><br>« <strong><strong><em><em>Les semences sont le premier maillon de la chaîne alimentaire. Les protéger, c’est protéger la vie elle-même</em></em></strong> </strong>», <strong><strong>Vandana Shiva</strong></strong></p>



<p><br><br><em>&#8211; <strong>Cette année, Terra Madre Salone del Gusto aura lieu à Turin (Italie), du 24 au 28 septembre 2026</strong> &#8211;</em><br></p>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.slowfood.com/fr/blog-and-news/proteger-les-semences-proteger-la-memoire-lhistoire-de-glorieuse-zania/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.slowfood.com/fr/blog-and-news/proteger-les-semences-proteger-la-memoire-lhistoire-de-glorieuse-zania/" rel="noreferrer noopener">Slow Food</a><br></p>



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<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



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		<item>
		<title>Papouasie indonésienne : les communautés autochtones s’opposent à l’expansion des plantations de palmiers à huile</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/03/papouasie-indonesie-expansion-plantations-huile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Mar 2026 21:44:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Huile de palme]]></category>
		<category><![CDATA[Hutan Adat]]></category>
		<category><![CDATA[indonésie]]></category>
		<category><![CDATA[Papouasie du Sud]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En Indonésie, des communautés autochtones de Papouasie contestent fermement une décision gouvernementale récente qui pourrait transformer en profondeur leurs territoires ancestraux. En cause : une série de mesures adoptées fin 2025 pour accélérer l’expansion agricole et énergétique, notamment à travers la culture du palmier à...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em><br><br>En Indonésie, des communautés autochtones de Papouasie contestent fermement une <strong>décision gouvernementale récente</strong> qui pourrait transformer en profondeur leurs territoires ancestraux. En cause : une série de mesures adoptées <strong>fin 2025</strong> pour accélérer l’expansion agricole et énergétique, notamment à travers la culture du palmier à huile.</em></strong><br></em></strong></em></strong></em><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong><strong><strong><strong>Une histoire ancienne et des liens profonds à la terre</strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Les <strong>peuples autochtones</strong> de la région de Papouasie-Nouvelle-Guinée et de la Papouasie indonésienne comptent parmi <strong>les plus anciens habitants du monde</strong>, avec une présence remontant à <strong>plus de 40 000 ans</strong>. Cette région se distingue par une <strong>diversité culturelle exceptionnelle</strong>, avec <strong>plusieurs centaines de groupes ethniques</strong> et de langues distinctes. Historiquement, ces communautés ont développé <strong>des modes de vie étroitement liés à la forêt</strong>, fondés sur la chasse, la cueillette et une agriculture traditionnelle respectueuse des écosystèmes. La terre y revêt une dimension bien plus que matérielle : elle est <strong>au cœur de l’identité, des croyances spirituelles et de l’organisation sociale</strong>. La <strong>colonisation européenne</strong>, suivie de l’intégration d’une partie de l’île à l’Indonésie au XXᵉ siècle, a profondément <strong>bouleversé ces équilibres</strong>, souvent <strong>au détriment des droits coutumiers</strong>. Aujourd’hui encore, les peuples autochtones de Papouasie luttent pour <strong>la reconnaissance de leurs territoires ancestraux face à l’expansion de projets économiques à grande échelle</strong>.<br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="530" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/thestorychef-mask-427239_640.jpg" alt="" class="wp-image-22995" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:371px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/thestorychef-mask-427239_640.jpg 530w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/thestorychef-mask-427239_640-248x300.jpg 248w" sizes="(max-width: 530px) 100vw, 530px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



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<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong>Des décisions récentes prises dans l’urgence</strong></strong> </strong></strong><br>Le cœur du conflit repose sur <strong>des décisions particulièrement récentes</strong>. Le 17 septembre 2025, le ministère de l’Agriculture propose <strong>un vaste programme de développement en Papouasie du Sud</strong> : plus d’un million d’hectares de rizières, 400 000 hectares de plantations de palmiers à huile et d’importantes zones d’élevage. <strong>Dès le lendemain</strong>, le ministère des Forêts <strong>valide une partie de ce projet en reclassant près de 486 939 hectares de forêts en terres non forestières</strong>. Cette rapidité d&#8217;approbation (moins de 24 heures), est vivement critiquée par <strong>les ONG et les communautés locales</strong>, qui y voient <strong>une décision précipitée et opaque</strong>. Plus encore, <strong>le décret n’a pas été rendu public immédiatement</strong>. Une coalition d’ONG n’en a obtenu une copie que <strong>plusieurs mois plus tard, en janvier 2026</strong>, après une demande officielle. Entre-temps,<strong> les communautés concernées n’avaient toujours pas été informées</strong>. Ces éléments renforcent l’idée d’un processus de décision mené <strong>sans transparence ni consultation préalable</strong>.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/olgaozik-monkey-4031425_640.jpg" alt="" class="wp-image-22983" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/olgaozik-monkey-4031425_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/olgaozik-monkey-4031425_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/olgaozik-monkey-4031425_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong><strong><strong><strong> <strong>Zonage contesté</strong></strong></strong></strong></strong></strong></strong> <strong>et mobilisation<strong><strong><strong><strong><strong> juridique en cours</strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Le reclassement concerne plusieurs districts stratégiques, dont Merauke, Boven Digoel et Mappi. Il permet désormais <strong>le défrichement de vastes zones forestières pour des activités agricoles industrielles</strong>. Les communautés autochtones dénoncent <strong>une violation directe de leurs droits</strong> : ces territoires correspondent en grande partie à leurs terres coutumières (<em><a href="https://www.timbertradeportal.com/fr/indonesie/74/cadre-legal" data-type="link" data-id="https://www.timbertradeportal.com/fr/indonesie/74/cadre-legal" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hutan adat</a></em>), <strong>parfois en cours de reconnaissance officielle</strong>. Pour elles, cette décision illustre <strong>une vision persistante de la Papouasie comme une « réserve foncière » disponible pour les projets nationaux</strong>.<br>Face à ces décisions récentes, les communautés ont engagé <strong>une procédure administrative contre les décrets</strong>. Cette étape est obligatoire avant toute action en justice. Si le ministère ne répond pas dans les délais légaux, <strong>elles prévoient de porter l’affaire devant le tribunal administratif</strong>. L’objectif est clair : <strong>faire annuler les décrets et obtenir la reconnaissance de leurs droits</strong>.<br><br><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kanenori-rainforest-4350845_640.jpg" alt="" class="wp-image-22986" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kanenori-rainforest-4350845_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kanenori-rainforest-4350845_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/kanenori-rainforest-4350845_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><br>◆ <strong><strong><strong>Des droits coutumiers ignorés malgré les promesses</strong></strong></strong><br>Cette situation est d’autant plus controversée que le gouvernement indonésien <strong>s’est engagé récemment à reconnaître davantage de forêts coutumières à l’échelle nationale</strong>. Cependant, dans les faits, les procédures restent <strong>lentes et souvent bloquées</strong>, tandis que <strong>les projets industriels avancent rapidement</strong>. Certaines communautés avaient déposé <strong>des demandes de reconnaissance dès 2023</strong>, restées sans réponse, avant de <strong>voir leurs terres reclassées en 2025</strong>. Ce décalage entre promesses politiques et décisions concrètes alimente <strong>la colère des populations locales</strong>.<br><br><br>◆ <strong>Un projet stratégique pour l’État</strong><br>Le gouvernement justifie ces décisions par <strong>des objectifs stratégiques</strong> : renforcer l’autosuffisance alimentaire et énergétique. Le projet de Papouasie du Sud s’inscrit dans un programme plus large de « <strong>domaines alimentaires</strong> » <strong>combinant agriculture intensive et production de biocarburants</strong>. Le président<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prabowo_Subianto" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Prabowo_Subianto" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Prabowo Subianto</a> soutient notamment<strong> le développement du palmier à huile pour produire du biodiesel</strong>, dans un contexte où l’Indonésie augmente progressivement la part de biocarburants dans ses énergies.<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/sarangib-oil-palm-287902_640.jpg" alt="" class="wp-image-22990" style="width:558px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/sarangib-oil-palm-287902_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/sarangib-oil-palm-287902_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/sarangib-oil-palm-287902_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>◆ <strong>Un risque majeur pour les communautés</strong><br>Pour les défenseurs des droits autochtones, les décisions prises récemment pourraient avoir <strong>des conséquences irréversibles</strong>. La conversion des forêts en plantations industrielles <strong>menace directement les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire et les cultures locales</strong>. En Papouasie, la forêt n’est pas seulement une ressource économique : elle constitue <strong>un espace vital, culturel et spirituel</strong>. Sa disparition pourrait entraîner <strong>une perte profonde d’identité pour les communautés concernées</strong>.<br><br><br><br>Entre décisions politiques accélérées, enjeux économiques et droits fondamentaux, la Papouasie est aujourd’hui à un tournant. <strong>Les mois à venir &#8211; notamment la réponse du gouvernement aux recours déposés &#8211; </strong>seront décisifs pour l’avenir des forêts et des peuples autochtones de la région, dont les droits et la voix méritent d’être pleinement reconnus et entendus.</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-39f2688b14ab2d566c0ee83505cfd677" style="font-style:normal;font-weight:600"><br><br>« <strong><strong><em>Celui qui connaît la forêt connaît la vie</em> </strong> </strong>», <strong>Henry David Thoreau</strong></p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



<p></p>
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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ancêtres et esprits : les pratiques funéraires des peuples autochtones de Taïwan entre traditions et transformations</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/03/ancetres-esprits-pratiques-funeraires-autochtones-taiwan/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2026 09:05:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Esprits]]></category>
		<category><![CDATA[Kavalan]]></category>
		<category><![CDATA[pratiques funéraires]]></category>
		<category><![CDATA[Taïwan]]></category>
		<category><![CDATA[Tsou]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Chez les peuples autochtones austronésiens de Taïwan, la relation entre les vivants et les défunts constitue un pilier de la vie sociale et spirituelle. Les ancêtres continuent d’accompagner les vivants, à travers des rituels, des offrandes et des cérémonies collectives. Ces traditions ont aussi évolué...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><strong><em><strong><em>Chez les peuples autochtones austronésiens de Taïwan, la relation entre les vivants et les défunts constitue un pilier de la vie sociale et spirituelle. Les ancêtres continuent d’accompagner les vivants, à travers des rituels, des offrandes et des cérémonies collectives. Ces traditions ont aussi évolué sous l’influence de l’histoire : colonisation japonaise, missions chrétiennes et transformations sociales ont redéfini les pratiques funéraires et les liens avec le monde des esprits. Les témoignages de membres des communautés autochtones et les recherches anthropologiques menées à Taïwan éclairent ces dynamiques complexes.</em></strong><br></em></strong></em></strong></em><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong><strong><strong>Une relation vivante avec les ancêtres</strong></strong></strong></strong></strong><br>Dans de nombreuses sociétés autochtones taïwanaises – notamment chez les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Tsou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tsou,</a> les Amis et les <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Kavalan_people" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kavalan</a> – <strong>les ancêtres ne sont pas perçus comme des figures appartenant uniquement au passé</strong>. Ils continuent d’être présents dans la vie quotidienne, <strong>veillant sur leurs descendants et participant symboliquement à l’équilibre de la communauté</strong>. <strong>Les rites funéraires ne marquent donc pas une rupture définitive entre le monde des vivants et celui des morts</strong>. Ils représentent plutôt un passage vers <strong>une autre forme d’existence</strong>, dans laquelle les défunts rejoignent <strong>le monde des esprits tout en restant liés à leur famille et à leur territoire</strong>. Les relations avec les ancêtres s’expriment par <strong>diverses pratiques</strong> : offrandes de nourriture ou de boissons, prières, chants rituels ou encore visites régulières aux tombes. Ces gestes permettent de <strong>maintenir une communication symbolique entre les générations</strong>.</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-pagoda-4722315_640.jpg" alt="" class="wp-image-22933" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:371px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-pagoda-4722315_640.jpg 427w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-pagoda-4722315_640-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Le rôle du chamanisme </strong></strong><br>Dans certaines communautés autochtones, les traditions spirituelles incluent <strong>des formes de chamanisme</strong>. Des spécialistes des rituels, souvent des femmes chez les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amis" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Amis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amis</a> et les Kavalan, jouent <strong>un rôle de médiatrices entre les humains et le monde invisible</strong>. Ces chamanes peuvent <strong>intervenir lors de rituels de guérison, de cérémonies liées aux ancêtres ou d’événements collectifs importants</strong>. À travers des <strong>chants</strong>, des <strong>invocations</strong> ou <strong>des états de transe</strong>, ils établissent <strong>un dialogue avec les esprits afin de rétablir l’harmonie entre les différentes dimensions du monde</strong>. L’ethnologue <strong><a href="https://www.idref.fr/118670239" data-type="link" data-id="https://www.idref.fr/118670239" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Liu Pi-chen</a></strong>, chercheuse à l<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Academia_sinica" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Academia_sinica" target="_blank" rel="noreferrer noopener">’Academia Sinica</a>, a consacré plusieurs travaux à ces pratiques. Ses recherches montrent que <strong>les chamanes ne sont pas seulement des figures religieuses, mais aussi des acteurs sociaux qui contribuent à maintenir l’équilibre de la communauté</strong>. « <em>Dans ces sociétés, les ancêtres ne sont pas absents : ils participent à la vie du groupe et continuent d’exister dans les relations sociales et rituelles</em> », explique-t-elle.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640.jpg" alt="" class="wp-image-22931" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/hugo_ob-taiwan-4959461_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong><strong><strong>L’influence du christianisme</strong></strong></strong></strong></strong><br>À partir du XIXᵉ siècle, puis surtout après la Seconde Guerre mondiale, <strong>les missions chrétiennes se sont développées dans les régions autochtones de Taïwan</strong>. Les Églises presbytériennes et catholiques ont introduit <strong>de nouvelles conceptions de la mort et de l’au-delà</strong>. Le christianisme met l’accent sur <strong>le salut individuel et sur l’idée d’un paradis ou d’un enfer</strong>, ce qui diffère de la vision traditionnelle autochtone où <strong>les ancêtres continuent de coexister avec les vivants dans un monde spirituel proche</strong>. Cependant, dans de nombreuses communautés, ces nouvelles croyances n’ont pas remplacé les traditions anciennes. Au contraire, <strong>elles ont souvent donné naissance à des formes de syncrétisme religieux</strong>. Les cérémonies funéraires peuvent ainsi inclure <strong>à la fois des prières chrétiennes et des gestes hérités des traditions autochtones</strong>, comme les offrandes ou les chants rituels.<br><br><br>◆ <strong><strong><strong><strong>La colonisation japonaise et la transformation des rites</strong></strong></strong></strong><br>Entre 1895 et 1945, Taïwan a été <strong>colonisée par le Japon</strong>. Cette période a profondément <strong>transformé les sociétés autochtones et leurs pratiques culturelles</strong>. Les autorités coloniales ont cherché à <strong>réglementer les rites funéraires et à introduire des normes administratives et sanitaires</strong> inspirées du Japon moderne. Dans certains cas, les lieux d’inhumation traditionnels ont été <strong>remplacés par des cimetières organisés, et certaines pratiques rituelles ont été découragées ou interdites</strong>. Paradoxalement, cette période a également donné lieu à <strong>un important travail ethnographique</strong>. Des chercheurs japonais ont <strong>documenté les cultures autochtones</strong>, réalisant des dessins, des descriptions et des photographies qui constituent aujourd’hui des archives précieuses pour la <strong>préservation de ces traditions</strong>. Ces documents ont notamment permis à certains acteurs culturels autochtones de <strong>reconstruire des éléments de leur patrimoine matériel et rituel</strong>.<br><br><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640.jpg" alt="" class="wp-image-22938" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/faizkun-dragon-4722310_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><br>◆ <strong><strong>Entre continuité et revitalisation culturelle</strong></strong><br>Aujourd’hui, les pratiques liées aux ancêtres connaissent <strong>une nouvelle dynamique</strong>. Dans plusieurs communautés autochtones de Taïwan, les traditions spirituelles font <strong>l’objet d’un mouvement de revitalisation culturelle</strong>. Les rituels, les chants et les cérémonies sont<strong> réinterprétés par les nouvelles générations</strong>, qui cherchent à <strong>préserver leur héritage tout en l’adaptant aux réalités contemporaines</strong>. La relation avec les ancêtres demeure ainsi un <strong>élément essentiel de l’identité culturelle</strong>. Elle rappelle que la mémoire collective, les territoires et les traditions spirituelles constituent <strong>des ressources fondamentales pour les peuples autochtones de l’île</strong>.<br><br><br>Les pratiques funéraires  et les relations avec les ancêtres chez les autochtones de Taïwan témoignent d’une vision du monde dans laquelle la frontière entre les vivants et les morts reste perméable. Malgré les transformations historiques : colonisation japonaise, diffusion du christianisme et modernisation de la société… ces traditions continuent de structurer la vie communautaire. Entre héritage ancestral et adaptation contemporaine, elles illustrent la capacité des peuples autochtones à préserver leurs conceptions du monde tout en intégrant de nouvelles influences. Dans cette perspective, les ancêtres ne sont pas seulement des figures du passé : ils demeurent des acteurs invisibles de la mémoire et de l’identité collective.</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-5b8fc142c558138ed13307ea637585e3" style="font-style:normal;font-weight:400"><br><br>« <strong><strong><em>Les relations avec les ancêtres ne s’arrêtent pas avec la mort : elles continuent à travers les rituels et les interactions sociales qui relient les vivants au monde des esprits</em> </strong> </strong>», Liu Pi-chen</p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.rti.org.tw/fr/programnews?uid=4&amp;pid=99051" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.rti.org.tw/fr/programnews?uid=4&amp;pid=99051" rel="noreferrer noopener">Radio Taïwan Internationale</a> <br></p>



<p><br></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



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		<title>Le tambour parleur remis à la Côte d’Ivoire par la France, 110 ans après sa spoliation</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/03/tambour-parleur-cote-divoire-france-spoliation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Mar 2026 09:53:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d'Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[spoliation]]></category>
		<category><![CDATA[Tambour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus d’un siècle après avoir quitté son territoire d’origine dans des circonstances liées à la conquête coloniale, le tambour parleur Djidji Ayôkwé de l’ethnie Ebrié (Atchan) a officiellement été remis à la Côte d’Ivoire par la France le 20 février dernier. Le geste, hautement symbolique,...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/03/tambour-parleur-cote-divoire-france-spoliation/">Le tambour parleur remis à la Côte d’Ivoire par la France, 110 ans après sa spoliation</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em>Plus d’un siècle après avoir quitté son territoire d’origine dans des circonstances liées à la conquête coloniale, le tambour parleur <strong>Djidji Ayôkwé</strong> de l’ethnie Ebrié (Atchan) a officiellement été remis à la Côte d’Ivoire par la France le 20 février dernier. Le geste, hautement symbolique, s’inscrit dans le mouvement de restitutions amorcé ces dernières années entre Paris et plusieurs États africains.</em></strong></p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong>Un objet confisqué en 1916</strong><br>Selon les archives, l’instrument <strong>aurait été saisi en 1916 dans la région d’Abidjan</strong>, alors sous <strong>administration coloniale française</strong>. Conservé ensuite dans les collections publiques françaises, <strong>notamment au musée du Quai Branly-Jacques Chirac</strong>, le tambour est longtemps resté <strong>exposé comme pièce ethnographique, détaché de son usage et de sa communauté d’origine</strong>.</p>



<p>Pour les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89bri%C3%A9s" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89bri%C3%A9s" rel="noreferrer noopener">Ebrié</a> (les Ébrié se désignent eux-mêmes comme Atchan), &#8211; peuple lagunaire du sud ivoirien proche d’Abidjan &#8211; <strong>le tambour parleur n’est pas un simple instrument de musique</strong>. C’est <strong>un outil de communication codée, capable d’imiter les inflexions de la langue tonale et de transmettre des messages à distance</strong> : annonces officielles, convocations, rituels, hommages aux ancêtres. Ce précieux tambour à fente a été taillé dans un seul tronc d’arbre. Il est richement décoré, <strong>long de 3 mètres et pèse 430 kg</strong>. <strong>Sa confiscation avait privé la communauté d’un symbole d’autorité et de cohésion</strong>.</p>



<p><br><br><strong>◆ <strong>Une restitution inscrite dans une dynamique politique</strong></strong></p>



<p>La <strong>remise de l’objet</strong> intervient dans le sillage du rapport commandé en 2018 par le président Emmanuel Macron sur la restitution du patrimoine africain. En 2021, Emmanuel Macron avait pris l’engagement de restituer l&#8217;objet, <a href="https://www.france24.com/fr/info-en-continu/20250707-assembl%25C3%25A9e-vers-un-vote-pour-la-restitution-du-tambour-parleur-%25C3%25A0-la-c%25C3%25B4te-d-ivoire" target="_blank" rel="noopener">avant que le Parlement ne donne son feu vert en 2025</a>. Ce document, piloté par l’économiste sénégalais Felwine Sarr et l’historienne de l’art Bénédicte Savoy, préconisait <strong>le retour des œuvres acquises dans un contexte de violence ou de domination coloniale</strong>.</p>



<p>Depuis, <strong>plusieurs restitutions ont été actées</strong> : <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211110-%25C3%25A9mus-les-b%25C3%25A9ninois-c%25C3%25A9l%25C3%25A8brent-le-retour-%25C3%25A0-cotonou-des-26-tr%25C3%25A9sors-pill%25C3%25A9s-par-la-france" target="_blank" rel="noopener">le retour des 26 trésors d&#8217;Abomey au Bénin</a> et du sabre d&#8217;El Hadj Omar au <a href="https://www.france24.com/fr/tag/s%25C3%25A9n%25C3%25A9gal/" target="_blank" rel="noopener">Sénégal</a>. La Côte d’Ivoire rejoint ainsi les pays bénéficiaires de <strong>ce processus encore partiel dans l’histoire des relations culturelles franco-africaines</strong>.<br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



<p></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/dezalb-palm-5444044_640.jpg" alt="" class="wp-image-22916" style="width:507px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/dezalb-palm-5444044_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/dezalb-palm-5444044_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/03/dezalb-palm-5444044_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Entre réparation symbolique et enjeux diplomatiques</strong></strong><br>Pour les autorités ivoiriennes, ce retour constitue « <em><strong>un acte de justice historique</strong></em> ». À Abidjan, <strong>la cérémonie officielle a mis en avant la portée mémorielle de l’événement : il ne s’agit pas seulement de récupérer un objet, mais de restaurer un pan de l’histoire nationale</strong>. « <em>La Côte d’Ivoire entière est prête à l&#8217;accueillir</em> », a commenté Françoise Remarck, ministre ivoirienne de la Culture au cours d&#8217;une cérémonie <strong>au musée du quai Branly-Jacques Chirac</strong>. <em>« Cela fait 110 ans que le tambour parleur a quitté les siens. Il va enfin retrouver sa terre </em>», s&#8217;est-elle félicitée.<br>Notons que ce tambour parleur est <strong>le premier objet d&#8217;une liste de 148 œuvres dont la Côte d&#8217;Ivoire demande la restitution à la France et à d&#8217;autres pays</strong>.</p>



<p>Côté français, le discours insiste sur une « <em>coopération patrimoniale renouvelée</em> » et sur la nécessité de bâtir des partenariats scientifiques, incluant formation, conservation et circulation des œuvres.<br><strong>Les débats restent toutefois vifs dans le monde muséal européen</strong>. Certains conservateurs redoutent un effet domino susceptible de <strong>vider les collections publiques </strong>; d’autres estiment au contraire que <strong>ces restitutions ouvrent la voie à une redéfinition éthique du rôle des musées</strong>.</p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Un retour au-delà du symbole</strong></strong><br>Au sein de la communauté Ébrié, le tambour devrait <strong>retrouver une place à la fois culturelle et pédagogique</strong>. Des discussions sont en cours pour déterminer s’il sera exposé dans un musée national à Abidjan ou <strong>conservé plus près de son territoire d’origine</strong>.</p>



<p>Au-delà de l’objet lui-même, cette restitution relance une question plus vaste : <strong>comment écrire une histoire partagée lorsque les traces matérielles de cette histoire ont été déplacées ?</strong> Cent dix ans après son départ forcé, le tambour parleur revient chargé d’une mémoire qui dépasse largement son bois sculpté et sa peau tendue, <strong>celle d’un passé colonial dont les échos continuent de résonner entre l’Europe et l’Afrique</strong>.</p>



<p><br><br>Brigitte Postel<br><br></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p class="has-small-font-size"><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : Joueur_du_tambour_parleur_Ebrié. Copyright Durand ndri_Wiki Commons.jpg</p>



<p></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br></p>



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		<item>
		<title>Lions Awards 2026 : la danse au sommet entre héritage et révolution</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/02/lions-awards-2026-danse-heritage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Feb 2026 07:50:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Australie]]></category>
		<category><![CDATA[Bangarra Dance Theatre]]></category>
		<category><![CDATA[Biennale Danz]]></category>
		<category><![CDATA[Lions Awards 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À l’occasion de la Biennale Danza 2026, les prestigieux Lions récompensent deux forces majeures de la scène chorégraphique mondiale : la compagnie australienne Bangarra Dance Theatre, distinguée par le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière, et la danseuse et chorégraphe sud-africaine Mamela Nyamza, qui...</p>
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<p><strong><em><strong><em><br><em><strong><em><strong><em><br>À l’occasion de la Biennale Danza 2026, les prestigieux Lions récompensent deux forces majeures de la scène chorégraphique mondiale : la compagnie australienne Bangarra Dance Theatre, distinguée par le Lion d’or pour l’ensemble de sa carrière, et la danseuse et chorégraphe sud-africaine Mamela Nyamza, qui reçoit le Lion d’argent. À travers ces choix, la Biennale rend hommage à des artistes dont l’œuvre, profondément ancrée dans leurs cultures d’origine, a transformé le langage de la danse contemporaine et élargi son horizon politique, social et symbolique.</em></strong></em></strong><br></em></em></strong></em></strong></p>



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<p><strong>◆&nbsp;<strong><strong>Bangarra Dance Theatre, un Lion d’or historique</strong></strong></strong><br>La compagnie australienne <strong><a href="https://www.bangarra.com.au/" data-type="link" data-id="https://www.bangarra.com.au/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bangarra Dance Theatre</a></strong> devient <strong>la première compagnie et les premiers artistes des Premières Nations à recevoir le Lion d’or pour l’ensemble de leur œuvre à la Biennale Danza</strong>. Une distinction <strong>historique</strong> qui salue près de <strong>quarante ans d’engagement artistique</strong>. Fondée en 1989 par Uncle Rob Bryant, Cheryl Stone et Carole Y. Johnson, grâce à l’impulsion de la <a href="https://naisda.com.au/" data-type="link" data-id="https://naisda.com.au/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NAISDA</a> (National Aboriginal Islander Skills Development Association), Bangarra s’est imposée comme <strong>l’une des plus importantes compagnies de spectacle vivant d’Australie</strong>. Composée de <strong>dix-huit danseurs aborigènes et insulaires du détroit de Torres</strong>, la troupe puise dans plus de <strong>65 000 ans de patrimoine culturel</strong> pour créer des œuvres où se mêlent danse, musique, poésie et scénographie. De 1991 à 2022, la compagnie a été façonnée par <strong><a href="https://www.bangarra.com.au/about/people/stephen-page/" data-type="link" data-id="https://www.bangarra.com.au/about/people/stephen-page/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Stephen Page</a></strong>, figure emblématique qui a signé plus de 27 œuvres et propulsé Bangarra <strong>sur la scène internationale comme porte-voix contemporain des Premières Nations</strong>. Depuis 2023, la direction artistique est assurée par <strong><a href="https://www.bangarra.com.au/about/people/frances-rings/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.bangarra.com.au/about/people/frances-rings/" rel="noreferrer noopener">Frances Rings</a></strong>, <strong>descendante de <a href="https://mirning.org/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://mirning.org/" rel="noreferrer noopener">la tribu Mirning</a></strong>, qui poursuit cette mission de transmission et de sensibilisation.</p>



<p>À Venise, Bangarra présentera la première européenne de <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=QLAQY0_8AUE" data-type="link" data-id="https://www.youtube.com/watch?v=QLAQY0_8AUE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Terrain</a></em> (25 et 26 juillet au Teatro Malibran), une œuvre chorégraphiée par Frances Rings. Inspirée par <a href="https://www.reddit.com/r/australia/comments/1og89sm/kati_thandalake_eyre_is_currently_full_from_rain/?tl=fr" data-type="link" data-id="https://www.reddit.com/r/australia/comments/1og89sm/kati_thandalake_eyre_is_currently_full_from_rain/?tl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kati Thanda-Lake Eyre</a>, le plus grand lac salé d’Australie, la pièce explore <strong>le lien viscéral entre les peuples des Premières Nations et leur territoire</strong>. En neuf tableaux, les corps deviennent paysages, incarnant <strong>la mémoire collective et la résilience d’un peuple intimement lié à sa terre</strong>.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="267" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/32820458560_db91da3309_w-1.jpg" alt="" class="wp-image-22890" style="width:492px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/32820458560_db91da3309_w-1.jpg 400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/32820458560_db91da3309_w-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>Bangarra Dance Theatre, extrait de <em>Future Dreaming</em>.</strong><br>Photo : Emmanuel Berrod / WIPO — Licence CC BY-NC-ND 3.0 IGO</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p><br></p>



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<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong><strong>Mamela Nyamza, un Lion d’argent engagé</strong></strong></strong><br>Le Lion d’argent 2026 distingue <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamela_Nyamza" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mamela_Nyamza" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Mamela Nyamza</a></strong>, <strong>figure incontournable de la scène sud-africaine</strong>. Danseuse, chorégraphe, metteuse en scène et militante née en 1976 à Gugulethu, au Cap, elle développe un travail <strong>où le corps devient un territoire politique</strong>. Formée au ballet classique, dont elle déconstruit radicalement les normes, puis passée par l’<strong>Alvin Ailey International School à New York</strong>, Nyamza s’est révélée au monde avec son solo <strong><a href="https://latitudescontemporaines.com/agenda-festival/hatched-ensemble/" data-type="link" data-id="https://latitudescontemporaines.com/agenda-festival/hatched-ensemble/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Hatched</em> (2008)</a></strong>, œuvre reconnnue pour sa puissance subversive. Depuis, elle compose <strong>des pièces profondément personnelles et politique</strong>s, abordant des sujets tels que &#8220;le viol correctif&#8221; infligé aux lesbiennes sud-africaines, les violences systémiques ou encore le massacre de Soweto en 1976. Son langage chorégraphique hybride mêle <strong>ballet, danse moderne, jazz, gumboot et butô</strong>. À travers sa compagnie <a href="https://mamelasartisticmovement.co.za/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://mamelasartisticmovement.co.za/" rel="noreferrer noopener">Mamelas Artistic Movement</a>, elle œuvre également à offrir <strong>un espace aux danseurs marginalisés et à utiliser la danse comme outil de transformation sociale</strong>.</p>



<p>Le 19 juillet, au Teatro Piccolo Arsenale, elle présentera la première de <em><a href="https://baxter.uct.ac.za/events/herdless-mamela-nyamza" data-type="link" data-id="https://baxter.uct.ac.za/events/herdless-mamela-nyamza" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Herd/Less</a></em>, une pièce explorant l’ambivalence du &#8220;troupeau&#8221;  : symbole d’harmonie collective, mais aussi de <strong>contrôle et de soumission</strong>. Une réflexion incisive sur <strong>la vulnérabilité et les dynamiques de pouvoir dans nos sociétés contemporaines</strong>&#8230;.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="400" height="267" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/5756593287_f3c79bc9a6_w-1.jpg" alt="" class="wp-image-22886" style="aspect-ratio:1.498164692845765;width:498px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/5756593287_f3c79bc9a6_w-1.jpg 400w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/5756593287_f3c79bc9a6_w-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 400px) 100vw, 400px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Bangarra Dance Theater &#8211; <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/en:Creative_Commons" target="_blank" rel="noopener">Creative Commons&nbsp;</a><a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.en" target="_blank" rel="noopener">Attribution 2.0 Générique</a></figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p>◆&nbsp;<strong><strong><strong><strong>Une vision artistique affirmée</strong></strong></strong></strong><br>Ces distinctions ont été approuvées par la Biennale de Venise sur recommandation du directeur artistique <strong><a href="https://www.operadeparis.fr/artistes/wayne-mcgregor" data-type="link" data-id="https://www.operadeparis.fr/artistes/wayne-mcgregor" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Wayne McGregor</a></strong>. Depuis le début de son titre, Sir Wayne McGregor affirme vouloir <strong>mettre en lumière des artistes dont l’influence dépasse largement le cadre de leur œuvre</strong>s. Les <em>Lions</em> seront remis <strong>lors du 20e Festival international de danse contemporaine</strong>, organisé à Venise <strong>du 17 juillet au 1er août 2026</strong>. En honorant Bangarra Dance Theatre et Mamela Nyamza, la Biennale célèbre des trajectoires qui ont su transformer la danse en <strong>un espace de mémoire, de résistance et d’affirmation identitaire</strong>.<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="793" height="528" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3.jpeg" alt="" class="wp-image-22887" style="aspect-ratio:1.5020214968937975;width:520px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3.jpeg 793w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-300x200.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-768x511.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-700x466.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/73B9297C-B2C0-448D-9AE7-91B4EF76A6B3-600x399.jpeg 600w" sizes="(max-width: 793px) 100vw, 793px" /><figcaption class="wp-element-caption">Mamela Nyamza© By Africa Centre, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=15419860</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><br>En décernant le Lion d’or à Bangarra Dance Theatre et le Lion d’argent à Mamela Nyamza, la Biennale Danza 2026 affirme une vision puissante de la création contemporaine. Ces artistes, ancrés dans leurs héritages culturels et engagés dans les combats de leur temps, rappellent que la danse n’est pas seulement un art du mouvement mais un langage vivant, traversé par l’Histoire, la terre et les luttes. À Venise, en 2026, la scène chorégraphique mondiale vibrera ainsi au rythme des traditions ancestrales et des révolutions&#8230; à venir ?</p>



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<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-24c46e4a7b2a0cecbe75347461f5b505"><br>« <em><strong>Leur intégrité, leur passion, leur engagement et leur force ont souvent été le moteur de changements radicaux, surmontant fréquemment d&#8217;immenses obstacles et résistances</strong></em> », Wayne McGregor</p>
</blockquote>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



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<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-black-color has-text-color"></p>



<p><strong>Pour aller plus loin :</strong><br><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://www.labiennale.org/en/news/2026-lion-awards-dance</a><br></p>



<p><br><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Bangarra Dance Theater &#8211; <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/en:Creative_Commons" target="_blank" rel="noopener">Creative Commons&nbsp;</a><a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/deed.en" target="_blank" rel="noopener">Attribution 2.0 Générique</a><br></p>



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			</item>
		<item>
		<title>En République démocratique du Congo : alerte sur la survie des peuples autochtones de Bafwasende</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/02/bafwasende-urgent-sauver-peuples-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:55:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien aux peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Bafwasende]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Tshopo]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), au cœur de la forêt équatoriale d’Afrique centrale, les peuples autochtones du territoire de Bafwasende sont confrontés à une crise profonde. Conflits armés, isolement, absence d’accès aux soins et marginalisation menacent leur survie. Les autorités...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong><em><strong><em>Dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), au cœur de la forêt équatoriale d’Afrique centrale, les peuples autochtones du territoire de Bafwasende sont confrontés à une crise profonde. Conflits armés, isolement, absence d’accès aux soins et marginalisation menacent leur survie. Les autorités locales appellent à une mobilisation urgente pour éviter leur disparition.</em></strong></em></strong></p>



<p></p>



<p><strong><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong><strong><strong><strong>Un territoire enclavé au cœur de la forêt congolaise</strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Bafwasende_(territoire)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">territoire de Bafwasende</a> se situe dans la province de Tshopo, <strong>dans le nord-est de la République démocratique du Congo</strong>. Ce vaste pays d’Afrique centrale, grand comme quatre fois la France, abrite une partie importante du bassin du Congo, <strong>deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazoni</strong>e. Dans cette région très enclavée, <strong>les infrastructures sont rares</strong> : routes difficiles d’accès, centres de santé insuffisants, scolarisation limitée. C’est dans ce contexte que vivent plusieurs communautés autochtones, souvent désignées localement comme “peuples pygmées”, terme qui renvoie à des groupes historiquement forestiers présents <strong>en Afrique centrale</strong> <strong>depuis des millénaires</strong>.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="427" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/13622747-gray-parrot-5532844_640-1.jpg" alt="" class="wp-image-22842" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:319px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/13622747-gray-parrot-5532844_640-1.jpg 427w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/13622747-gray-parrot-5532844_640-1-200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 427px) 100vw, 427px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Une marginalisation ancienne et persistante</strong></strong><br>Ces peuples autochtones comptent parmi <strong>les populations les plus marginalisées d’Afrique centrale</strong>. Traditionnellement chasseurs-cueilleurs, vivant en étroite relation avec la forêt, <strong>ils ont vu leurs territoires se réduire sous l’effet de l’exploitation forestière, des conflits armés et de l’expansion des terres agricoles</strong>. Dans le secteur de Bakundumu, le chef de secteur <a href="https://www.congoquotidien.com/2026/02/10/peuples-autochtones-tshopo-menaces-extinction-aide-humanitaire/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Henri Masimango</a> a récemment lancé <strong>un cri d’alarme</strong>. Selon lui, <strong>les différentes rébellions qui ont secoué l’est de la RDC ces dernières décennies ont fortement décimé la communauté locale</strong>. Les survivants vivent <strong>dispersés en forêt</strong>, <strong>sans accès régulier aux soins de santé ni à l’éducation</strong>. « <em>Beaucoup de peuples autochtones ont perdu la vie pendant la rébellion, d’autres meurent faute de soins médicaux appropriés</em> », a-t-il déclaré lors de la visite d’une délégation conjointe de <a href="https://www.tropenbosrdc.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tropenbos RDC</a> et <a href="https://thetenurefacility.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tenure Facility</a>.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tracyhammond-river-trading-4215417_640.jpg" alt="" class="wp-image-22840" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tracyhammond-river-trading-4215417_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tracyhammond-river-trading-4215417_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tracyhammond-river-trading-4215417_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><br></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong><strong><strong>Insécurité chronique, un facteur aggravant</strong></strong></strong></strong></strong><br>L’est de la République démocratique du Congo reste <strong>marqué par la présence de groupes armés</strong>. Dans certaines zones de Bafwasende, des membres présumés <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Forces_d%C3%A9mocratiques_alli%C3%A9es" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des forces démocratiques alliées (ADF)</a>, un groupe armé d’origine ougandaise, ont été signalés. Pour des communautés <strong>déjà vulnérables</strong>, cette insécurité signifie de nombreux <strong>déplacements forcés, l’interruption des activités agricoles ou scolaires</strong>, et une <strong>peur permanente</strong>. Les peuples autochtones, souvent sans protection ni représentation politique forte, sont <strong>particulièrement exposés</strong>.<br><br><br>◆ <strong><strong><strong><strong>Un projet de sédentarisation pour faciliter l’accès aux services</strong></strong></strong></strong><br>Face à cette situation, les autorités locales plaident pour <strong>la construction d’un campement à proximité du bureau du secteur.</strong> L’objectif serait de permettre <strong>la sédentarisation des familles autochtones aux côtés des populations bantoues majoritaires</strong>, afin de <strong>faciliter leur accès aux soins, à l’école et aux services administratifs</strong>.</p>



<p>Cette proposition peut surprendre car la sédentarisation pose la question du <strong>respect des modes de vie traditionnels</strong> mais dans le contexte local, elle est présentée comme <strong>une solution pragmatique pour garantir l’accès aux droits fondamentaux et freiner la disparition progressive de la communauté</strong>.<br><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tsauquet-bonobo-2139563_640-1.jpg" alt="" class="wp-image-22844" style="width:506px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tsauquet-bonobo-2139563_640-1.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tsauquet-bonobo-2139563_640-1-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/tsauquet-bonobo-2139563_640-1-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>◆ <strong><strong>Des besoins qui dépassent la seule question foncière</strong></strong><br>Si les ONG Tropenbos RDC et Tenure Facility interviennent notamment sur <strong>la sécurisation des terres communautaires</strong> – enjeu crucial dans un pays où les conflits fonciers sont fréquents, leurs responsables reconnaissent que<strong> les besoins sont bien plus larges</strong>. Le directeur de Tropenbos, Alphonse Maindo, rappelle que la construction d’écoles, de centres de santé ou la mise en place de programmes d’alphabétisation <strong>ne relève pas directement de leur mandat</strong>. D’où l’appel à d’autres partenaires, publics et privés, pour <strong>compléter l’action engagée</strong>.<br><br><br>◆ <strong>Un enjeu humain, culturel et écologique</strong><br>Au-delà de la dimension humanitaire, la survie des peuples autochtones de Bafwasende concerne également <strong>la préservation d’un patrimoine culturel et écologique</strong>. Leur connaissance fine de la forêt tropicale et des écosystèmes locaux joue <strong>un rôle important dans la conservation de la biodiversité du bassin du Congo</strong>. La République démocratique du Congo s’est dotée <strong>d’une <a href="https://www.leganet.cd/Legislation/Droit%20Public/DH/Loi%2022.030%20du%2015%20juillet%202022.html?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">loi visant à protéger et promouvoir les droits des peuples autochtones</a></strong>. Toutefois, son application concrète reste <strong>un défi</strong>, notamment dans les zones rurales éloignées comme Bafwasende.<br><br><br>La situation des peuples autochtones de Bafwasende rappelle que les enjeux de survie culturelle, d’accès aux soins et de sécurité restent d’actualité dans certaines régions du monde. En République démocratique du Congo, l’alerte lancée par les autorités locales souligne l’urgence d’une réponse coordonnée, mêlant protection des droits, développement social et stabilisation sécuritaire. Sans engagement renforcé, c’est une part fragile et ancienne de l’humanité forestière d’Afrique centrale qui risque de disparaître…<br><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-4309cd71d33715af456b0148a3360be7"><br>« <em><strong>Si nous continuons à détruire les forêts, les rivières et l’air, les conséquences seront terribles. Je veux que les gens ouvrent les yeux</strong></em> »,  Nemonte Nenquimo, militante Waorani pour les droits des peuples autochtones et la protection des forêts tropicales</p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br><br></p>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



<p></p>
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			</item>
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		<title>Africa Fashion : la mode africaine à l&#8217;honneur au musée du Quai Branly…</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/agenda/2026/02/africa-fashion-mode-africaine-musee-quai-branly/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Feb 2026 08:46:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Africa Fashion]]></category>
		<category><![CDATA[quai branly]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Du 31 mars au 12 juillet 2026, le musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac présente Africa Fashion, une exposition événement consacrée à l’essor de la mode africaine contemporaine. Entre patrimoine textile et créations audacieuses, le parcours met à l&#8217;honneur une scène créative en pleine...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em><strong><em><br><em><strong><em><strong><em>Du 31 mars au 12 juillet 2026, le musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac présente Africa Fashion, une exposition événement consacrée à l’essor de la mode africaine contemporaine. Entre patrimoine textile et créations audacieuses, le parcours met à l&#8217;honneur une scène créative en pleine effervescence, désormais incontournable sur la scène internationale.</em></strong></em></strong><br></em></em></strong></em></strong></p>



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<p><br></p>



<p><strong>◆ <strong>Une immersion vibrante au cœur de la création africaine</strong></strong><br>Conçue par le <a href="https://www.vam.ac.uk/?srsltid=AfmBOop5Nn4bdY_-cK2XrFsb0sa_x-ED_RuBBGRlhKSki6EPN91oBpmF" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Victoria and Albert Museum de Londres</a>, l’exposition <em><a href="https://m.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/africa-fashion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Africa Fashion</a></em> fait escale à Paris pour offrir une immersion exceptionnelle <strong>dans l’univers foisonnant de la mode africaine</strong>. Présentée dans la Galerie Jardin du musée du Quai Branly, elle met en dialogue <strong>des pièces contemporaines signées par des créateurs majeurs du continent </strong>avec des œuvres issues des collections historiques du musée, <strong>rarement exposées au public</strong>. Vêtements, accessoires, bijoux et tissus dialoguent avec des photographies d’archives et des contributions du public, créant<strong> un pont sensible entre passé et présent</strong>. Cette rencontre met en lumière la richesse des savoir-faire textiles africains : broderies, teintures, tissages, tout en soulignant <strong>leur réinterprétation contemporaine par une nouvelle génération de stylistes</strong> venus de Lagos, Dakar, Johannesburg ou Accra. Depuis une vingtaine d’années, ces créateurs <strong>participent activement aux grandes semaines de la mode</strong>, aux côtés de Paris, Milan ou Londres. L’exposition célèbre cette ascension et la visibilité croissante d’une scène longtemps marginalisée dans les récits dominants de l’histoire de la mode vivante.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="200" height="307" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/1c80702f7ba610465b856bdf59938cd8.jpg" alt="" class="wp-image-22763" style="aspect-ratio:0.6514678825693945;width:211px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/1c80702f7ba610465b856bdf59938cd8.jpg 200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/1c80702f7ba610465b856bdf59938cd8-195x300.jpg 195w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Mode, identité et engagement</strong></strong><br>Placée sous le commissariat de <a href="https://christinechecinska.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christine Checinska</a>, conservatrice du département Africa and Diaspora : Textiles and Fashion au Victoria and Albert Museum, en collaboration avec <strong>Hélène Joubert</strong>, conservatrice générale au musée du Quai Branly, et <strong>Christine Barthe</strong>, responsable des collections photographiques, l’exposition adopte une approche inventive : <strong>penser la mode comme un langage culturel, politique et social</strong>. Les pièces présentées témoignent d’une Afrique plurielle, <strong>en constante mutation</strong>. Elles interrogent <strong>les notions d’identité, de genre, de tradition et de modernité, tout en racontant des histoires de migration, d’appartenance et d’émancipation</strong>. La mode y apparaît comme <strong>un espace d’affirmation</strong>, mais aussi comme <strong>un levier économique majeur</strong>. Dans cette perspective, <em>Africa Fashion</em> s’inscrit dans <strong>un mouvement de repositionnement de la mode africaine</strong> comme acteur culturel et économique incontournable. Les créateurs ne produisent plus seulement pour des marchés locaux mais ils participent désormais à <strong>redéfinir les grandes tendances du design mondial, mêlant héritage artisanal et innovation technologique</strong>.</p>



<p></p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="489" height="601" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/382C2DB8-A99E-437E-95A8-38EA002A9742.jpeg" alt="" class="wp-image-22764" style="width:338px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/382C2DB8-A99E-437E-95A8-38EA002A9742.jpeg 489w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/382C2DB8-A99E-437E-95A8-38EA002A9742-244x300.jpeg 244w" sizes="(max-width: 489px) 100vw, 489px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br></p>



<p></p>



<p></p>



<p>◆ <strong><strong><strong>Une scène artistique en fête : mode, musique et danse</strong></strong></strong><br>Depuis la mode, point de départ de l’exposition, jusqu’à la musique et la danse, <strong>c’est toute une scène bouillonnante et inventive</strong> qui est célébrée au musée du Quai Branly. <em>Africa Fashion</em> dépasse le seul champ de la mode pour mettre en avant <strong>l’énergie créative</strong> d’un continent en mouvement. Pour fêter l’exposition, le musée ouvrira grand ses portes à la créativité africaine <strong>lors d’une soirée exceptionnelle, le 24 avril, placée sous le signe de la mode, de l’art et de la musique</strong>. Cette programmation mettra à l’honneur <strong>les scènes artistiques d’Abidjan, Dakar ou Johannesburg</strong>.</p>



<p>De plus, la scénographie, imaginée par le <a href="https://roll-office.org/fr/about" data-type="link" data-id="https://roll-office.org/fr/about" target="_blank" rel="noreferrer noopener">studio ROLL (Ian Ollivier et Lucie Rebeyrol)</a>, joue un rôle clé dans l’expérience de la visite. Couleurs éclatantes, matières texturées et instalations plongeront le public dans une atmosphère vibrante reflétant l’énergie créative du continent africain. <br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="416" height="642" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/236C6020-EE5F-4BF0-ACA0-454195368140.jpeg" alt="" class="wp-image-22765" style="width:238px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/236C6020-EE5F-4BF0-ACA0-454195368140.jpeg 416w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/236C6020-EE5F-4BF0-ACA0-454195368140-194x300.jpeg 194w" sizes="(max-width: 416px) 100vw, 416px" /><figcaption class="wp-element-caption">© Musée du quai Branly</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br>En mettant en regard les traditions liées aux matières ancestrales et les créations contemporaines,&nbsp;<em>Africa Fashion</em>&nbsp;propose une lecture renouvelée de la mode africaine. Plus qu’une simple présentation, l’exposition révèle la mode comme un patrimoine vivant, en constante évolution, porteur de mémoire et d’innovation.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p></p>
</blockquote>
</blockquote>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-small-font-size wp-elements-de681fbaeceb776c6e6cf7e0fc02e555"><br>« <em><strong>La mode africaine n’est pas une tendance passagère : c’est un mouvement culturel profond, porté par des créateurs qui réinventent les codes en puisant dans des héritages puissants tout en affirmant des visions résolument contemporaines</strong></em> », Christine Checinska, commissaire de l’exposition <em>Africa Fashion</em></p>
</blockquote>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="has-black-color has-text-color"><strong>Africa Fashion</strong><br>Du 31 mars au 12 juillet 2026</p>



<p><strong><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/zombis" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/zombis" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</a></strong> 37, quai Branly 75007 Paris</p>



<p><strong>Du</strong> Mardi, mercredi, vendredi, samedi et dimanche : 10h30 – 19h, Jeudi : 10h30 – 22h &#8211; Fermé le lundi</p>



<p></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br></p>



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<p></p>



<p><strong>*Pour aller plus loin :</strong><br><a href="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" data-type="link" data-id="https://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/spectacles-fetes-et-evenements/fetes-et-evenements/details-de-levenement/e/soiree-africa-fashion" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soirée Africa Fashion le 24.04.2026 au Quai Branly</a><br></p>



<p><br><br></p>



<hr class="wp-block-separator has-css-opacity"/>



<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article<em> </em>: <strong>@Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong><br></p>



<p></p>
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		<title>Yakoutes : survivre et s’adapter dans l’extrême nord sibérien</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/02/yakoutes-nord-siberien-adn/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 08:52:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[ADN]]></category>
		<category><![CDATA[Sibérie]]></category>
		<category><![CDATA[Yakoutes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une nouvelle étude génétique et archéologique, parue dans Nature en janvier, révèle que, malgré la colonisation russe, le patrimoine biologique des Yakoutes, et même leur microbiome buccal, sont restés étonnamment stables. Et que les pratiques chamaniques ont longtemps survécu à la colonisation russe et chrétienne....</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p></p>



<p><strong><em>Une nouvelle étude génétique et archéologique, parue dans <a href="https://www.nature.com/articles/s41586-025-09856-5" data-type="link" data-id="https://www.nature.com/articles/s41586-025-09856-5" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nature </a>en janvier, révèle que, malgré la colonisation russe, le patrimoine biologique des Yakoutes, et même leur microbiome buccal, sont restés étonnamment stables. Et que les pratiques chamaniques ont longtemps survécu à la colonisation russe et chrétienne.</em></strong></p>



<p><br><br>Les <a href="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/les-yakoutes-une-histoire-autochtone-racontee-par-l-adn-ancien-4349783" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-sciences/les-yakoutes-une-histoire-autochtone-racontee-par-l-adn-ancien-4349783" rel="noreferrer noopener">Yakoutes</a> sont le plus grand peuple autochtone de Yakoutie. Ils vivent dans le nordest de la Sibérie et comptent une population d’environ <strong>un demi-million d’individus</strong>. C’est l’un des endroits <strong>les plus froids de la planète</strong>, où l’hiver les températures peuvent descendre <strong>en dessous de -60 °C</strong> et les fluctuations thermiques annuelles dépasser 100 °C. La glace et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Perg%C3%A9lisol" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Perg%C3%A9lisol" rel="noreferrer noopener">pergélisol</a> racontent peu à peu leur histoire : des siècles d’adaptations culturelles dans un environnement extrême où l’élevage de chevaux et de bovins fournissait transport, nourriture, vêtements et lait fermenté. Les Yakoutes ont aussi longtemps <strong>pratiqué le chamanisme, communiquant avec les esprits pour guider et protéger leurs communautés</strong>.</p>



<p><br><br><strong>◆ Changements induits par la conquête russe</strong></p>



<p>Tout change <strong>en 1632</strong>, lorsque l’Empire russe commence <strong>sa conquête</strong>, suivie par le développement du <strong>commerce chinois</strong> à la fin du XVIIᵉ siècle. Le négoce de la fourrure, l’introduction du tabac, de la vodka et des céréales riches en glucides, ainsi que les maladies importées (variole, tuberculose, coqueluche) bouleversent radicalement la société yakoute. Les clans patrilocaux voient <strong>leurs rapports de pouvoir transformés</strong>, et <strong>le christianisme commence à se diffuser parmi des populations jusque-là animistes</strong>.<br>Entre 1500 et 1922, <strong>quatre grandes étapes marquent l’évolution de la société yakoute</strong> :  la période traditionnelle, « l’âge d’or » des clans commerçant de la fourrure, l’intensification de l’influence russe sur la religion et, enfin, les campagnes de conversion chrétienne d’une population animiste avec des pratiques chamaniques. Malgré ces bouleversements, <strong>la culture, les pratiques et la résilience des Yakoutes continuent de se lire dans les objets, les rites et même leur génome</strong>, un témoignage vivant de leur histoire dans l’un des environnements les plus inhospitaliers de la Terre.<br></p>



<p></p>



<p><br><br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/petrcz-bird-3652363_640.jpg" alt="" class="wp-image-22735" style="width:461px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/petrcz-bird-3652363_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/petrcz-bird-3652363_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/petrcz-bird-3652363_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong>Reconstituer 500 ans d’histoire</strong><br>Pour comprendre ces millénaires de vie dans le grand froid et étudier avec précision les <strong>conséquences biologiques, médicales et sociales d’une transition majeure de mode de vie </strong>par suite de leur « rencontre » avec la Russie, des scientifiques (français et russes) ont « <em>analysé une collection complète de 122 individus</em> » couvrant les quatre étapes de l’évolution de la société yakoute, avec <strong>un focus principal sur la période 1500–1922</strong>. Les fouilles archéologiques ont mis au jour <strong>des squelettes et artefacts remarquablement conservés dans le pergélisol</strong>, révélant la <strong>richesse culturelle des Yakoutes</strong> : textiles, objets rituels, coupes en bois, tout est resté <strong>exceptionnellement préservé</strong>. Les études ont généré <strong>des données étendues d’ADN ancien </strong>afin d’éclairer les changements contemporains de la diversité génomique yakoute et de leurs microbiomes buccaux. </p>



<p><br><br><strong>◆</strong> <strong>Un lien initial étroit entre les Iakoutes et le lac Baïkal</strong><br>« <em>Nous avons découvert que les Yakoutes descendent de populations locales qui auraient habité dans la région depuis l&#8217;âge de fer (-1200 av. J.-C. jusqu&#8217;à -550 av. J.-C.) et fusionné avec des groupes du TransBaïkal migrés lors de l’expansion du Grand Empire Mongol (débutée au XIIIe siècle). Malgré la conquête russe, le pool génétique yakoute et les microbiomes buccaux <strong>sont restés globalement stables</strong>, bien que des souches de variole distinctes de celles documentées en Europe vers 1650 aient circulé </em>», révèlent les auteurs de l’étude. Cette fusion<strong> a donné naissance à un peuple à la fois génétiquement stable et culturellement hybride, enraciné dans sa terre tout en intégrant de nouvelles influences.</strong><br></p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/purgin_alexandr-siberia-9680842_640.jpg" alt="" class="wp-image-22736" style="width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/purgin_alexandr-siberia-9680842_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/purgin_alexandr-siberia-9680842_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/02/purgin_alexandr-siberia-9680842_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><br><strong>◆</strong> <strong>Résistance génétique et culturelle exceptionnelle</strong><br>En dépit de l&#8217;exposition à de nouvelles maladies et à des aliments jusqu&#8217;alors inconnus (orge, seigle), les analyses dentaires des corps exhumés ne montrent <strong>pas de changement majeur sur le microbiome buccal des Yakoutes</strong><em>. « Malgré l’arrivée des Russes et l’introduction de nouveaux aliments, le microbiome buccal des Yakoutes est resté stable pendant quatre siècles, témoignant de la résilience biologique et culturelle de cette population </em>», révèlent les chercheurs.</p>



<p>Par ailleurs, <strong>malgré la colonisation russe, le chamanisme a perduré</strong>. Les scientifiques font état de plusieurs cadavres portant des marques de rites ou des objets de culte, sans pour autant être issus de la même famille génétique. « <em><strong>Le chamanisme n’était pas lié à des individus génétiquement proches ce qui indique que la pratique n’était pas confinée à un seul clan familial</strong></em><strong> », </strong>écrivent-ils. Les pratiques chamaniques apparaissent chez différents individus, indépendamment de leur lien génétique, montrant une transmission culturelle plus que familiale.</p>



<p>Le corps d&#8217;une femme, enterrée avec des objets de culte très anciens, prouve d&#8217;ailleurs la résistance culturelle et spirituelle de certains groupes yakoutes face à la christianisation et aux transformations sociales apportées par les colons. «&nbsp;<em>Décédée au moment où le christianisme commençait à s’implanter chez les Yakoutes, elle peut être vue comme l’incarnation des efforts d’un clan pour préserver ses traditions culturelles et spirituelles.</em>&nbsp;»</p>



<p>En mêlant archéologie, génétique et étude du microbiome buccal, <strong>cette étude offre un portrait complet des Yakoutes : un peuple enraciné, résilient, capable de préserver ses pratiques ancestrales et sa cohésion sociale malgré les pressions extérieures</strong>.</p>



<p><br><br>Brigitte Postel<br><br></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



<p class="has-small-font-size"><br><br><br><br></p>



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<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : @Pixabay</p>



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		<item>
		<title>Sierra Nevada de Santa Marta : la montagne sacrée des peuples autochtones au bord de l’extinction</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/01/sierra-nevada-montagne-sacree-autochtones-extinction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 10:05:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien aux peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Arhuacos]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Sierra Nevada]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au nord de la Colombie, la Sierra Nevada de Santa Marta, sanctuaire écologique et spirituel unique au monde, est devenue un territoire convoité par les trafiquants de drogue, les groupes armés et les intérêts économiques illégaux. Pour les peuples autochtones qui y vivent depuis des...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><br><strong><em><br>Au nord de la Colombie, la Sierra Nevada de Santa Marta, sanctuaire écologique et spirituel unique au monde, est devenue un territoire convoité par les trafiquants de drogue, les groupes armés et les intérêts économiques illégaux. Pour les peuples autochtones qui y vivent depuis des millénaires, cette escalade de la violence représente une menace existentielle : celle de disparaître physiquement et culturellement.</em></strong></em></strong></em></strong></p>



<p></p>



<p><strong><br></strong></p>



<p><strong>◆ <strong><strong><strong>Une terre sacrée prise en étau</strong></strong></strong></strong><br>Autour d’un feu, dans une hutte cérémonielle des hauteurs de la Sierra Nevada, les <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arhuacos" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Arhuacos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Arhuacos</a></strong> renouent avec <strong>un rituel ancien</strong>. En nouant des fils de coton autour de leurs poignets, ils jurent de <strong>protéger la terre, avant de demander à leur tour protection</strong>. « <em>Notre culture s’est préservée pendant des milliers d’années</em> », explique <a href="https://atiquigua.co/" data-type="link" data-id="https://atiquigua.co/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ati Quigua</a>, leader autochtone. « <em>Aujourd’hui, la violence s’abat sur nos territoires</em>. » Descendants des <a href="https://www.rivagesdumonde.fr/blog-rivages/la-culture-tayrona" data-type="link" data-id="https://www.rivagesdumonde.fr/blog-rivages/la-culture-tayrona" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tayrona</a>, les Arhuacos ont <strong>survécu à la conquête espagnole, aux missions religieuses et à la dépossession de leurs terres</strong>. Mais la pression actuelle est d’une autre nature. La Sierra Nevada, plus haute chaîne côtière du monde et classée réserve de biosphère par l’Unesco, est désormais <strong>un point stratégique pour les routes du narcotrafic reliant l’intérieur du pays à la mer des Caraïbes</strong>.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/sierra-del-torcal-8652829_640.jpg" alt="" class="wp-image-22589" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:371px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/sierra-del-torcal-8652829_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/sierra-del-torcal-8652829_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/sierra-del-torcal-8652829_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
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<p><strong>◆</strong> <strong>Hausse de la violence</strong><br>Depuis le début de l’année 2025, la Colombie connaît une <strong>nette recrudescence des violences armées</strong>. Les affrontements entre groupes illégaux, dissidences des anciennes guérillas et organisations criminelles se multiplient, notamment <strong>dans les zones rurales</strong>. Attentats, attaques armées et usage de drones explosifs ont causé des dizaines de morts ces derniers mois. Dans la Sierra Nevada, <strong>cette instabilité se traduit par des attaques directes contre les communautés autochtones</strong>. Des groupes armés ont pris pour cible <strong>des lieux sacrés</strong>, incendié des objets rituels et imposé des restrictions de déplacement. « <em><strong>C’est une violence spirituelle autant que physiqu</strong></em><strong>e</strong> », dénonce Ati Quigua. « Ils cherchent à s’implanter en détruisant ce que nous sommes », précise-t-elle.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/floor-4551_640.jpg" alt="" class="wp-image-22590" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/floor-4551_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/floor-4551_640-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/floor-4551_640-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
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<p>◆ <strong><strong><strong><strong>Menaces d’extinction</strong></strong></strong></strong><br>Les <strong>cinq peuples autochtones de la Sierra Nevada</strong>, Arhuacos, Kogui, Wiwa, Kankuamo et Ette Naka, regroupent environ <strong>54 700 personnes</strong>. Les Nations unies alertent désormais sur <strong>un risque réel <strong>«</strong></strong> <strong><em>d’ extinction physique et culturelle</em> »</strong>. Mines antipersonnel, engins explosifs artisanaux et embuscades rendent <strong>certaines zones inhabitables</strong>. Ces derniers mois, plusieurs membres de la communauté Wiwa ont été blessés par des explosifs. Les déplacements forcés se multiplient. <strong>Des centaines de familles ont fui leurs villages</strong>, tandis que d’autres sont <strong>confinées chez elles sous la menace</strong>. Des témoignages font état de <strong>tortures, d’exécutions publiques et de menaces ciblées</strong> contre les leaders autochtone. « <em>Ils nous disent qu’ils nettoient le territoire. <em>Cela signifie tuer ceux qu’ils jugent indésirables.</em>  </em>», rapporte une aînée arhuaco. <br><br><br>◆ <strong><strong><strong>Les enfants au cœur du conflit</strong></strong></strong><br>Autre évolution alarmante : <strong>le recrutement forcé d’enfants</strong>. Les chiffres officiels montrent une <strong>augmentation spectaculaire</strong> de ces pratiques ces dernières années, un phénomène largement sous-estimé en raison de la <strong>peur des représailles</strong>. Les enfants autochtones sont particulièrement <strong>vulnérables</strong> : ils connaissent parfaitement le terrain et sont <strong>utilisés comme</strong> <strong>informateurs, guetteurs ou combattants</strong>. « <em>Ils enlèvent nos enfants</em>, <em>c’est une invasion culturelle</em> », témoigne Ati Quigua.  <strong>Les violences sexuelles font également partie des stratégies de contrôle employées par les groupes armés</strong>.<br><br><br>◆ <strong>Une pression économique croissante</strong><br>À la violence armée s’ajoute <strong>la pression des projets économiques</strong>. Exploitation minière, extraction d’or, culture de l’huile de palme ou barrages hydroélectriques <strong>menacent directement les territoires ancestraux</strong> délimités par la « Ligne Noire », <strong>frontière spirituelle sacrée pour les peuples de la Sierra Nevada</strong>. Plus d’une centaine de permis miniers sont déjà actifs ou en cours de demande dans cette zone. Plusieurs leaders autochtones ont reçu <strong>des menaces de mort </strong>pour avoir dénoncé la destruction de l’environnement. La Colombie demeure l’un des pays les plus dangereux au monde pour les défenseurs de la terre.<br><br><br>La Sierra Nevada de Santa Marta est l’un des écosystèmes les plus irremplaçables de la planète. Mais pour ses habitants autochtones, elle est avant tout une mère nourricière et un territoire spirituel. Face à l’avancée des groupes armés et à l’exploitation de leurs terres, les peuples autochtones lancent un cri d&#8217;alarme.<br><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-5af313e8343c5ee0cff8a61ddced2cda"><br><br>« <em>Si nous ne parlons pas maintenant</em> <em>dans deux générations, notre avenir aura disparu</em> », Ati Quigua</p>



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<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.theguardian.com/global-development/2026/jan/25/indigenous-people-colombia-violence-arhuaco-people-guerrillas-traffickers" data-type="link" data-id="https://www.theguardian.com/global-development/2026/jan/25/indigenous-people-colombia-violence-arhuaco-people-guerrillas-traffickers" target="_blank" rel="noopener">The Guardian</a><br></p>



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<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



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		<title>Défendre le Groenland, c’est défendre les Inuits</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/01/groenland-annexion-americaine-peuple-inuit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Jan 2026 00:40:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Soutien aux peuples autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[annexion]]></category>
		<category><![CDATA[Danemark]]></category>
		<category><![CDATA[Groenland]]></category>
		<category><![CDATA[Inuits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Alors que le Groenland revient brutalement au cœur de l’actualité géopolitique, l’hypothèse d’une annexion américaine, même présentée comme pacifique ou négociée, suscite une inquiétude profonde. L’histoire démontre que les expansions territoriales des États-Unis dans des régions stratégiques et faiblement peuplées ont presque toujours été accompagnées...</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><strong><em><br><strong><em>Alors que le Groenland revient brutalement au cœur de l’actualité géopolitique, l’hypothèse d’une annexion américaine, même présentée comme pacifique ou négociée, suscite une inquiétude profonde. L’histoire démontre que les expansions territoriales des États-Unis dans des régions stratégiques et faiblement peuplées ont presque toujours été accompagnées de la marginalisation, puis de l’effacement culturel des peuples autochtones. Pour les Inuits du Groenland, qui constituent aujourd’hui l’écrasante majorité de la population, l’enjeu est existentiel.</em></strong></em></strong></em></strong></p>



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<p><strong>◆ <strong><strong>Un peuple ancien, enraciné et souverain</strong></strong></strong><br>Les Inuits du Groenland ne sont <strong>ni une minorité récente ni un peuple “périphérique” : ils sont les habitants originels de l’île depuis plus d’un millénaire</strong>. Issus des migrations thuléennes venues de l’Arctique canadien à partir du XIIIᵉ siècle, ils ont développé <strong>une civilisation parfaitement adaptée à l’un des environnements les plus extrêmes de la planète</strong>. Langue, organisation sociale, rapport à la nature, savoirs de chasse et de navigation sur la banquise : tout, dans la culture inuit, témoigne <strong>d’un lien organique au territoire groenlandais</strong>. Contrairement à de nombreux peuples autochtones ailleurs dans le monde, les Inuits du Groenland ont réussi à <strong>préserver leur continuité démographique, linguistique et culturelle</strong>. Aujourd’hui encore, <strong>près de 90 % des habitants du Groenland sont inuits </strong>;la langue groenlandaise demeure largement majoritaire et est utilisée dans l’administration, l’enseignement et la vie quotidienne. Cette situation est exceptionnelle à l’échelle mondiale, et <strong>fragile</strong>. Elle repose sur un équilibre précaire, rendu possible notamment <strong>par l’autonomie politique du Groenland au sein du Royaume du Danemark</strong>.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="360" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/greenland-9129900_640.jpg" alt="" class="wp-image-22547" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:371px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/greenland-9129900_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/greenland-9129900_640-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/greenland-9129900_640-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/greenland-9129900_640-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
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<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Une constante historique américaine : expansion et effacement des peuples autochtones</strong></strong></strong><br>L’histoire américaine offre pourtant un précédent clair et inquiétant. En Alaska, rachetée à la Russie en 1867, la population a été multipliée par vingt-cinq. Les peuples autochtones, <strong>majoritaires à l’époque</strong>, ne représentent plus aujourd’hui qu’<strong>une minorité démographique et politique</strong>, et leurs langues sont en voie de disparition. À <strong>Hawaï</strong>, l’annexion américaine, précédée par <strong>l’arrivée massive de colons</strong>, a entraîné <strong>la dépossession politique des autochtones</strong>, le renversement de leur monarchie et la folklorisation de leur culture. Là aussi,<strong> la langue native n’est plus parlée que par une infime minorité</strong>. Même logique en <strong>Louisiane</strong>, où l’annexion américaine a provoqué l’effacement quasi total de la culture et de la langue françaises, pourtant dominantes à l’origine. Partout,<strong> la promesse d’intégration s’est transformée en marginalisation durable</strong>.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mountains-5559241_640.jpg" alt="" class="wp-image-22549" style="aspect-ratio:1.498891352549889;width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mountains-5559241_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mountains-5559241_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mountains-5559241_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"><strong>©</strong>Pixabay</figcaption></figure>
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<p>◆ <strong><strong><strong>Pourquoi l’indépendance du Groenland serait une illusion dangereuse</strong></strong></strong><br>Face à la menace américaine, certains avancent <strong>l’idée de l’indépendance</strong>. Avec un territoire quatre fois plus vaste que la France métropolitaine, mais à peine 56 000 habitants, le Groenland ne dispose <strong>ni des moyens humains, ni des capacités logistiques, ni des ressources militaires ou économiques</strong> pour assurer seul sa souveraineté réelle. Une indépendance formelle, sans capacité effective de défense ni d’autonomie stratégique, exposerait le Groenland à <strong>des pressions encore plus fortes</strong> des grandes puissances. Elle risquerait paradoxalement d’ouvrir la voie à ce que l’on souhaite éviter : une mise sous tutelle immédiate, notamment américaine.<br><br><br>◆ <strong><strong>Une leçon historique ignorée</strong></strong><br>L’histoire du Texas et de Hawaï montre que <strong>la domination américaine ne commence pas toujours par des canons</strong>, mais souvent par des « migrants » présentés comme inoffensifs. Dans ces deux cas,<strong> l’installation massive de colons américains a précédé le renversement des autorités locales</strong>, puis la demande, opportunément acceptée, d’annexion par Washington. Le Groenland ne peut se permettre de répéter cette erreur. Toute ouverture incontrôlée à l’immigration américaine constituerait <strong>une menace directe pour l’équilibre démographique et culturel inuit</strong>, et donc pour <strong>leur survie en tant que peuple majoritaire sur leur propre terre</strong>.<br><br><br><br>Le débat sur le Groenland ne peut être réduit à une question de bases militaires, de routes arctiques ou de minerais stratégiques. Il s’agit avant tout d’un combat pour la survie d’un peuple autochtone.  Une annexion américaine du Groenland ne serait pas un simple changement de drapeau : elle signerait, à terme, l’effacement politique, linguistique et culturel des Inuits. L’histoire le prouve sans ambiguïté. Face aux appétits des grandes puissances, la communauté internationale a une responsabilité morale claire : défendre le droit des Inuits à rester maîtres de leur territoire, de leur culture et de leur avenir. Protéger le Groenland, ce n’est pas s’opposer au progrès ou à la coopération internationale mais refuser que, une fois de plus, un peuple autochtone paie le prix du cynisme géopolitique. Les Inuits du Groenland ne sont ni un obstacle, ni une variable d’ajustement stratégique. Ils sont un peuple vivant, souverain, et leur disparition programmée ne saurait être une option acceptable&#8230;<br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-91922791965aa1e6611c40d09aa014fc"><br><br><strong>«</strong> <strong>Le Groenland n’est pas à vendre. Le Groenland appartient aux Groenlandais</strong> <strong>»</strong>, <strong><em>Múte B. Egede</em>, Premier ministre du Groenland</strong></p>



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<p>Jessica Baucher</p>



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<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>©</strong>Pixabay</p>



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		<title>Une autre histoire du colonialisme ?</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/agenda/2026/01/1725-amerindiens-louisxv-chateau-versailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Jan 2026 08:43:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amériendiens]]></category>
		<category><![CDATA[Chateau de Versailles]]></category>
		<category><![CDATA[quai branly]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis le 25 novembre 2025 et jusqu&#8217;au 3 mai 2026, le château de Versailles est devenu le lieu d’un dialogue historique inédit. En 1725, la cour de Louis XV accueillait des chefs amérindiens de la vallée du Mississippi, reçus en France comme de véritables ambassadeurs....</p>
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<p><strong><em><br><strong><em><br>Depuis le 25 novembre 2025 et jusqu&#8217;au 3 mai 2026, le château de Versailles est devenu le lieu d’un dialogue historique inédit. En 1725, la cour de Louis XV accueillait des chefs amérindiens de la vallée du Mississippi, reçus en France comme de véritables ambassadeurs. À travers objets, archives et voix contemporaines, l’exposition proposée par le château de Versailles et le musée du quai Branly &#8211; Jacques Chirac revisite cet épisode méconnu de l’histoire transatlantique, révélant une alliance fondée sur la reconnaissance, l’échange et le respect mutuel.</em></strong></em></strong></p>



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<p><strong>◆ <strong>Entre diplomatie, histoire partagée et mémoires vivantes</strong></strong><br>En 1725, un événement diplomatique hors du commun se déroule<strong> à la cour de France</strong> : <strong>quatre chefs amérindiens et une jeune femme issue des nations de la vallée du Mississippi </strong>sont reçus par <strong>le roi Louis XV</strong>. Trois siècles plus tard, <strong>le château de Versailles </strong>et <strong>le musée du quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong> consacrent une exposition majeure à cette <strong>rencontre fondatrice</strong>, révélatrice des <strong>relations complexes</strong> et souvent méconnues <strong>entre la France et les nations autochtones d’Amérique du Nord</strong> au XVIIIe siècle. Présentée dans l’appartement de la Dauphine, l’exposition <strong><em><a href="https://croyan.quaibranly.fr/fr/evenements" target="_blank" data-type="link" data-id="https://croyan.quaibranly.fr/fr/evenements" rel="noreferrer noopener">1725. Des alliés amérindiens à la cour de Louis XV</a></em></strong> revient sur ce voyage diplomatique exceptionnel et sur les alliances politiques, culturelles et symboliques qui l’ont rendu possible.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1202" height="1658" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2.jpg" alt="" class="wp-image-22521" style="aspect-ratio:0.7249744069079094;width:411px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2.jpg 1202w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-217x300.jpg 217w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-742x1024.jpg 742w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-768x1059.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-1114x1536.jpg 1114w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-700x966.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/mv-2175-2-600x828.jpg 600w" sizes="(max-width: 1202px) 100vw, 1202px" /><figcaption class="wp-element-caption">Louis XV, roi de France (1710 &#8211; 1774), d&#8217;après Jean-Baptiste Van Loo, huile sur toile, vers 1721 © Château de Versailles, Dist. RMN © Jean-Marc Manaï</figcaption></figure>
</div>


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<p></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Une alliance diplomatique</strong></strong><br><strong>Au début du XVIIIe siècle</strong>, la vallée du Mississippi est un territoire structuré par de <strong>puissantes sociétés amérindiennes</strong>. Loin des clichés coloniaux, ces nations, notamment Oto, Osage, Missouri, Illinois, disposent d’<strong>organisations sociales hiérarchisées, guerrières et spirituelles</strong>. Le prestige des chefs s’y exprime par <strong>des objets de pouvoir</strong>, comme les coiffes de plumes, dont l’exposition présente probablement la plus ancienne connue à ce jour. Des cartes contemporaines et des documents ancien rappellent que ces peuples sont <strong>déjà engagés dans des relations diplomatiques avec la France depuis la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_paix_de_Montr%C3%A9al" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_paix_de_Montr%C3%A9al" rel="noreferrer noopener">Grande Paix de Montréal de 1701</a></strong>, traité fondateur d’<strong>une première alliance</strong>. Leur mode de vie, alternant agriculture et chasse au rythme des saisons, s’inscrit dans <strong>un rapport au vivant profondément spirituel</strong>. Les nations amérindiennes entretiennent des <strong>relations sociales avec des entités non humaines</strong>, telles que les <strong>oiseaux-tonnerres</strong>, esprits puissants fréquemment représentés <strong>sur les peaux offertes aux Français</strong> lors d’échanges diplomatiques.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1134" height="1701" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1.jpg" alt="" class="wp-image-22523" style="width:338px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1.jpg 1134w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-200x300.jpg 200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-683x1024.jpg 683w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-768x1152.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-1024x1536.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-700x1050.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/1725_bd_40x60_l-1-600x900.jpg 600w" sizes="(max-width: 1134px) 100vw, 1134px" /></figure>
</div>


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<p>◆ <strong><strong>Un voyage inédit vers la cour de France</strong></strong><br>En 1724, <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_Indes" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_Indes" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la Compagnie des Indes</a></strong> initie un geste sans précédent : <strong>inviter des chefs autochtones à rencontrer le roi de France</strong>. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_Veniard_(sieur_de_Bourgmont)" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_de_Veniard_(sieur_de_Bourgmont)" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Étienne Véniard de Bourgmont</a> sollicite plusieurs nations, dont les réponses sont consignées <strong>dans de précieuses lettres diplomatiques</strong>, parfois traduites par des missionnaires jésuites comme <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolas-Ignace_de_Beaubois" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/Nicolas-Ignace_de_Beaubois" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Nicolas-Ignace de Beaubois</a>. Malgré un naufrage empêchant certaines délégations de partir,<strong> quatre chefs et la fille d’un chef Missouri embarquent au printemps 1725 pour la France</strong>. Dès leur départ, ils sont <strong>considérés comme de véritables ambassadeurs</strong>. Leur arrivée marque <strong>le début d’un parcours diplomatique soigneusement orchestré entre Paris, Versailles et Fontainebleau</strong>. <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_de_France" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mercure_de_France" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le Mercure de France</a> relate avec précision leurs audiences officielles, leurs rencontres avec les princes du sang et leurs visites des résidences royales. Le moment le plus solennel a lieu <strong>le 25 novembre 1725 à Fontainebleau, lorsque Louis XV reçoit les chefs en audience</strong>. Harangues, gestes protocolaires et échanges de présents témoignent alors d’<strong>un respect mutuel entre les deux mondes</strong>.<br><br><br>◆ <strong>Objets métissés et diplomatie partagée</strong><br>Avec la création de la colonie de Louisiane, les liens entre la France et ses alliés autochtones se renforcent, donnant naissance à <strong>un dialogue culturel fécond</strong>. L’exposition met en lumière des objets métissés, témoins de cette diplomatie partagée : casse-têtes ornés de fleurs de lys, colliers de perles importées, couteaux européens intégrés à des fourreaux amérindiens. En clôture du parcours de l&#8217;exposition, une médiation sonore <strong>donne la parole aux membres autochtones du conseil scientifique de l’exposition</strong>. Ils évoquent la mémoire vivante de <strong>cette alliance et son écho dans les relations contemporaines entre la France et leurs nations</strong>. Cette approche collaborative, développée dans le cadre du projet de recherche <a href="https://croyan.quaibranly.fr/fr/" data-type="link" data-id="https://croyan.quaibranly.fr/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CRoyAN – Collections royales d’Amérique du Nord</a>, souligne la volonté de construire une histoire partagée, fondée sur le dialogue et la reconnaissance mutuelle.<br><br><br>◆ <strong>Déplacer le regard colonial</strong><br>L’exposition aborde le colonialisme non comme un récit univoque de domination, mais comme un espace de relations et de négociations. En présentant les chefs amérindiens de 1725 comme <em>de véritables acteurs diplomatiques</em>, elle rompt avec une vision longtemps héritée de l’exotisation et de la marginalisation des peuples autochtones.</p>



<p>Sans occulter le contexte colonial, le parcours choisit de se concentrer sur un moment d’alliance et de reconnaissance mutuelle. Ce cadrage, assumé, invite à complexifier l’histoire plutôt qu’à la simplifier, et s’inscrit dans <strong>une démarche contemporaine de décolonisation des regards</strong>, renforcée par la participation active des nations amérindiennes au projet scientifique.<br><br><br>En choisissant de mettre en lumière un moment d’alliance diplomatique entre la France et les nations amérindiennes, l’exposition propose <strong>un récit volontairement décentré par rapport aux narrations coloniales classiques</strong>. Elle tente de montrer que les peuples autochtones furent des acteurs politiques conscients, capables de négocier, de refuser et de composer avec les puissances européennes. Cependant, cette lecture soulève aussi une question essentielle : <strong>dans quelle mesure ce moment d’équilibre diplomatique fut-il durable, et pour qui ?</strong> L’exposition montre ce que le colonialisme pourrait avoir parfois permis :  le dialogue, l’échange, la reconnaissance, mais laisse en arrière-plan ce qu’il a ensuite produit : l’asymétrie croissante des pouvoirs, la dépossession des territoires et l’effritement progressif des alliances&#8230;<br><br><br></p>



<p>Jessica Baucher</p>



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<p><strong>Informations pratique</strong>s<br>du 25 novembre 2025 au 3 mai 2026<br>Château de Versailles, appartement de la Dauphine<br><br>L’exposition s’accompagne d’un catalogue, d’un podcast immersif, d’ateliers scolaires philosophiques et de médiations littéraires proposées par les étudiants de l’École normale supérieure lors des Nuits de la Lecture, le 24 janvier 2026.</p>



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<p class="has-text-align-left"><strong>*</strong> Crédit photo en tête d&#8217;article: <strong>@Musée du Quai Branly &#8211; Jacques Chirac</strong> / <a href="https://www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/1725-allies-amerindiens-cour-louis-xv#podcast" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.chateauversailles.fr/actualites/expositions/1725-allies-amerindiens-cour-louis-xv#podcast" rel="noreferrer noopener">Château de Versailles</a><br></p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Kogis, ensemble pour soigner la Terre : quand la sagesse ancestrale rencontre l’écologie contemporaine</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2026/01/kogis-ensemble-pour-soigner-la-terre-quand-la-sagesse-ancestrale-rencontre-lecologie-contemporaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Jan 2026 09:21:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Julien]]></category>
		<category><![CDATA[Kogis]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sorti en salles le 17 décembre 2025, &#8220;Kogis, ensemble pour soigner la Terre&#8221; propose une rencontre rare entre la vision du monde de la communauté amérindienne Kogi et les outils scientifiques occidentaux. En suivant cinq sages kogis le long du Rhône, le film interroge nos...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><em><br></em><strong><br>Sorti en salles le 17 décembre 2025, &#8220;<em>Kogis, ensemble pour soigner la Terre</em>&#8221; propose une rencontre rare entre la vision du monde de la communauté amérindienne Kogi et les outils scientifiques occidentaux. En suivant cinq sages kogis le long du Rhône, le film interroge nos rapports à la nature et esquisse d’autres manières de penser la protection du vivant.</strong></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><em><strong><strong>Un fleuve comme fil conducteur</strong></strong></em><br></strong></strong>Le documentaire s’articule autour d’un <strong>voyage symbolique et géographique</strong> : celui de cinq représentants de la communauté Kogi, venus de la Sierra Nevada de Santa Marta en Colombie, qui parcourent le Rhône depuis sa source glaciaire en Suisse jusqu’à son embouchure en Camargue. Ce fleuve, <strong>l’un des plus puissants d’Europe</strong>, devient un terrain d’observation et <strong>de dialogue</strong>, un espace où se croisent <strong>diagnostics scientifiques</strong>, <strong>récits symboliques et gestes rituels</strong>. Le Rhône est ainsi envisagé non seulement comme un cours d’eau, mais <strong>comme un système vivant, soumis à des déséquilibres que différentes formes de savoirs tentent de comprendre et de réparer</strong>.</p>



<p><br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="590" height="601" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/0E1E6168-5B7E-4047-8DB3-0AB07A1CF888.jpeg" alt="" class="wp-image-22482" style="aspect-ratio:0.9817195304378692;width:471px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/0E1E6168-5B7E-4047-8DB3-0AB07A1CF888.jpeg 590w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/0E1E6168-5B7E-4047-8DB3-0AB07A1CF888-295x300.jpeg 295w" sizes="(max-width: 590px) 100vw, 590px" /><figcaption class="wp-element-caption">Éric Julien©Yemaya production</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong>Les Kogis, gardiens d’un équilibre millénaire</strong></strong></strong></strong><br>Peuple amérindien vivant dans les montagnes du nord de la Colombie, <strong>les Kogis &#8211; aussi appelés Kaggabas</strong> &#8211;<strong> sont souvent présentés comme les héritiers directs des civilisations précolombiennes</strong> de la région. Leur organisation sociale, spirituelle et politique repose sur <strong>une relation intime avec la Terre</strong>, perçue comme <strong>un être vivant doté d’une conscience propre</strong>. Dans leur cosmovision, montagnes, rivières, forêts et océans sont <strong>reliés entre eux, à l’image des organes d’un même corps</strong>. Toute atteinte portée à l’un de ces éléments provoque <strong>un déséquilibre global.</strong></p>



<p>Les mamos, guides spirituels et éducateurs de la communauté, sont <strong>formés dès l’enfance à lire les signes de la nature et à maintenir cet équilibre par des rituels, des méditations et des décisions collectives</strong>. Loin d’une vision folklorique, le film met en lumière <strong>une pensée structurée, cohérente</strong>, qui questionne directement les logiques de développement, d’exploitation des ressources et de séparation entre l’humain et son environnement. À travers leur regard, les crises écologiques contemporaines apparaissent comme <strong>les symptômes d’une rupture profonde entre l’humanité et le vivant</strong>.</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1424" height="610" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56.jpeg" alt="" class="wp-image-22484" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56.jpeg 1424w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-300x129.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-1024x439.jpeg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-768x329.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-700x300.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/740F7ECF-62F0-4DF0-AA33-F21ADFF31A56-600x257.jpeg 600w" sizes="(max-width: 1424px) 100vw, 1424px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Yemaya production</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Dialogue entre science moderne et savoirs traditionnels</strong></strong></strong></p>



<p>L’originalité du projet tient dans <strong>la mise en relation des savoirs kogis avec ceux de chercheurs, d’ingénieurs et de scientifiques européens</strong>. Plutôt que d’opposer croyance et rationalité, le film explore l<strong>eurs points de convergence et leurs différences</strong>. Les observations sensibles des Kogis, qui sont basées sur l’écoute des territoires et des cycles naturels, entrent <strong>en résonance avec les données, modèles et analyses produits par la science moderne</strong>.</p>



<p>Cette approche suggère que les réponses aux crises environnementales ne se trouvent peut-être <strong>pas dans une solution unique</strong>, mais dans la capacité à <strong>croiser les regards</strong>. Le documentaire s’inscrit ainsi dans une réflexion plus large sur <strong>la nécessité d’élargir nos cadres de pensée et d’intégrer des savoirs longtemps marginalisés dans les politiques écologiques actuelles</strong>.</p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="500" height="707" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8.jpg" alt="" class="wp-image-22486" style="aspect-ratio:0.707226471047292;width:406px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8.jpg 500w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8-212x300.jpg 212w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/A34661050EAD43FEA8939A7ABF5EBDD8-300x423.jpg 300w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Yemaya production</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Passeur entre deux mondes</strong></strong><br>Au cœur de cette aventure se trouve <strong>Éric Julien</strong>, géographe, explorateur et fondateur de l’association <a href="https://www.tchendukua.org/" data-type="link" data-id="https://www.tchendukua.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tchendukua &#8211; Ici et Ailleurs</a>. Son lien avec les Kogis débute dans les années 1980, à la suite d’une <strong>expérience personnelle marquante</strong> dans la Sierra Nevada de Santa Marta, où il est <strong>soigné par la communauté après un œdème pulmonaire</strong>. Cette rencontre devient le point de départ d’<strong>un engagement de long terme</strong>. Depuis plusieurs décennies, Éric Julien œuvre à <strong>la restitution des terres ancestrales des peuples autochtones et à la reconnaissance de leurs savoirs</strong>. Dans le cadre du film, il joue <strong>un rôle de médiateur</strong>, facilitant le dialogue entre les représentants kogis et les institutions scientifiques européennes. Son parcours illustre <strong>une démarche fondée sur l’écoute, le respect</strong> et la conviction que la transition écologique passe aussi par une <strong>transformation culturelle et spirituelle</strong>.<br><br><strong>◆ Une autre manière de penser l’écologie</strong><br><em>Kogis, ensemble pour soigner la Terre</em> s’inscrit dans <strong>une lignée de films qui ne se contentent pas de dresser un constat alarmant</strong>, mais cherchent à <strong>ouvrir des pistes de réflexion</strong>. En donnant la parole à une communauté qui se considère comme <strong>responsable de l’équilibre du monde</strong>, le documentaire invite à <strong>repenser la place de l’humain </strong>dans les écosystèmes et à <strong>envisager l’écologie comme une relation</strong>, plutôt que comme une simple gestion des ressources.<br><br><br><br>En croisant le regard des Kogis, l’engagement d’Éric Julien et les apports de la science contemporaine, le film propose une lecture sensible et politique des enjeux environnementaux. Il rappelle que la protection de la Terre ne relève pas uniquement de solutions techniques, mais aussi d’un changement profond de regard et de valeurs&#8230;<strong><br></strong><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-085e3bba3b16f5de4ddd2e0ee185a0e0"><strong><em><strong><br>« <em>La Terre n’appartient pas à l’homme, c’est l’homme qui appartient à la Terre</em></strong></em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br><em><strong>Sitting Bull</strong></em></p>



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<p><strong> </strong><br></p>



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<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher avec <a href="https://www.tchendukua.org/" data-type="link" data-id="https://www.tchendukua.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Tchendukua &#8211; Ici et Ailleurs</a><br></p>



<p><br><strong>En salles depuis  le 17 décembre 2025</strong><br><br></p>



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<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: <em><strong><em>Kogis, ensemble pour soigner la Terre</em></strong></em>©Yemaya Productions &#8211; Ushuaïa<br><br><br><br></p>



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		<title>Au Pérou, les abeilles sans dard obtiennent des droits légaux</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2026/01/perou-abeilles-sans-dard-droits-legaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 03 Jan 2026 00:24:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Abeilles]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[droits]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans une décision inédite, deux municipalités de l’Amazonie péruvienne ont accordé des droits légaux aux abeilles sans dard ou melipones, en reconnaissance de leur rôle écologique et de leur importance culturelle pour les peuples autochtones Asháninka et Kukama-kukamiria. Cela constitue une première mondiale symbolique liée...</p>
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]]></description>
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<p><strong><em>Dans une décision inédite, deux municipalités de l’Amazonie péruvienne ont accordé des droits légaux aux abeilles sans dard ou melipones, en reconnaissance de leur rôle écologique et de leur importance culturelle pour les peuples autochtones Asháninka et Kukama-kukamiria. Cela constitue une première mondiale symbolique liée à la protection de la nature et aux savoirs autochtones.</em></strong></p>



<p><br><br>Les abeilles sans dard de l’Amazonie sont devenues <strong>les premiers insectes au monde à se voir reconnaître des droits juridiques</strong>, une avancée majeure dont les défenseurs espèrent <strong>qu’elle servira d’exemple </strong>à des initiatives similaires pour protéger les abeilles <strong>ailleurs dans le monde</strong>. Sur une vaste portion de l’Amazonie péruvienne, les abeilles indigènes de la forêt tropicale &#8211; longtemps négligées et qui, contrairement à leurs cousines les abeilles européennes,<strong> ne possèdent pas de dard</strong> &#8211; ont désormais <strong>le droit d’exister et de prospérer.</strong></p>



<p><br><br><strong>◆ Des pollinisatrices essentielles</strong></p>



<p><strong>Elevées par les peuples autochtones</strong> depuis l’époque précolombienne, les abeilles sans dard sont <strong>considérées comme des pollinisatrices essentielles</strong> de la forêt tropicale, soutenant la biodiversité et la santé des écosystèmes. Malheureusement, elles sont <strong>confrontées à une conjonction mortelle de menaces</strong> : le changement climatique, la déforestation et les pesticides, ainsi que <strong>la concurrence des abeilles européennes</strong>. Scientifiques et militants se battent donc pour faire inscrire les abeilles sans dard sur les listes rouges internationales de conservation.</p>



<p></p>



<p>Constanza Prieto, directrice pour l’Amérique latine de l’<a href="https://www.earthlawcenter.org/" data-type="link" data-id="https://www.earthlawcenter.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Earth Law Center</a>, qui a participé à la campagne, a déclaré : « <em><strong>Cette ordonnance marque un tournant dans notre relation avec la nature : elle rend les abeilles sans dard comme des sujets porteurs de droits et affirme leur rôle essentiel dans la préservation des écosystèmes</strong> </em>».</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="960" height="901" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/Meliponini_abeille-sans-dard_Alandmanson_Wiki-Commons-2019_10_08_0525.jpg" alt="" class="wp-image-22406" style="width:361px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/Meliponini_abeille-sans-dard_Alandmanson_Wiki-Commons-2019_10_08_0525.jpg 960w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/Meliponini_abeille-sans-dard_Alandmanson_Wiki-Commons-2019_10_08_0525-300x282.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/Meliponini_abeille-sans-dard_Alandmanson_Wiki-Commons-2019_10_08_0525-768x721.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/Meliponini_abeille-sans-dard_Alandmanson_Wiki-Commons-2019_10_08_0525-700x657.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/Meliponini_abeille-sans-dard_Alandmanson_Wiki-Commons-2019_10_08_0525-600x563.jpg 600w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption class="wp-element-caption">Meliponini_abeille sans dard_Alandmanson_Wiki Commons 2019_10_08_0525</figcaption></figure>
</div>


<p><br>Ces ordonnances, <strong>une première mondiale</strong>, adoptées dans deux régions du Pérou au cours des derniers mois, font suite à une campagne de recherche et de plaidoyer menée par Rosa Vásquez Espinoza, fondatrice d’<a href="https://www.amazonresearch.org/" data-type="link" data-id="https://www.amazonresearch.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amazon Research Internacional</a>, qui a passé ces dernières années à parcourir l’Amazonie pour travailler avec des peuples autochtones afin de documenter ces abeilles. Espinoza, biologiste chimiste, a commencé à étudier ces abeilles en 2020, après qu’un collègue lui a demandé d’analyser leur miel, <strong>utilisé pendant la pandémie dans des communautés autochtones où les traitements contre le Covid faisaient défaut</strong>. Elle a été stupéfaite par les résultats. « J’observais <strong>des centaines de molécules médicinales</strong>, des molécules connues pour posséder <strong>des propriétés biologiques thérapeutiques</strong> », se souvient Espinoza. « Et la diversité était tout aussi étonnante : certaines de ces molécules sont connues pour <strong>leurs effets anti-inflammatoires, antiviraux, antibactériens, antioxydants, voire anticancéreux.</strong> »</p>



<p><br></p>



<p>Espinoza, qui a écrit un livre, The <a href="https://www.amazon.fr/Spirit-Rainforest-indigenous-scientific-reconnects/dp/1856755568" data-type="link" data-id="https://www.amazon.fr/Spirit-Rainforest-indigenous-scientific-reconnects/dp/1856755568" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Spirit of the Rainforest</a>, consacré à son travail en Amazonie, a commencé à diriger des expéditions pour en apprendre davantage sur les abeilles sans aiguillon. Elle a travaillé avec des peuples autochtones afin de <strong>documenter les méthodes traditionnelles de repérage et d’élevage de ces insectes, ainsi que la récolte de leur miel</strong>.</p>



<p><br></p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/rio-branco-4569465_640.jpg" alt="" class="wp-image-22408" style="width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/rio-branco-4569465_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/rio-branco-4569465_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/rio-branco-4569465_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
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<p><br></p>



<p>Présentes dans les régions tropicales du monde entier, les abeilles sans aiguillon &#8211; un groupe qui englobe de nombreuses espèces &#8211; sont <strong>les plus anciennes espèces d’abeilles de la planète</strong>. Environ la moitié des quelque 500 espèces connues vivent en Amazonie, où elles assurent la pollinisation de plus de <strong>80 % de la flore</strong>, y compris de cultures telles que le cacao, le café et l’avocat.<br>Elles revêtent également <strong>une profonde signification culturelle et spirituelle</strong> pour les peuples autochtones Asháninka et Kukama-Kukamiria de la forêt. « <em>Avec l’abeille sans aiguillon vit le savoir traditionnel autochtone, transmis depuis l’époque de nos grands-parents</em> », explique Apu Cesar Ramos, président d’EcoAshaninka de la Réserve communale asháninka. « <strong><em>L’abeille sans aiguillon existe depuis des temps immémoriaux et reflète notre coexistence avec la forêt tropicale.</em> </strong>»<br><br><strong>◆</strong> <strong>Déclin des populations d’abeilles sans dard</strong><br>Dès le départ, Espinoza a entendu des témoignages indiquant que les abeilles devenaient de plus en plus difficiles à trouver. « <em>Nous discutions activement avec les membres des différentes communautés, et les premières choses qu’ils nous disaient &#8211; et qu’ils disent encore aujourd’hui &#8211; étaient : “Je ne vois plus mes abeilles. Avant, il me fallait trente minutes de marche dans la jungle pour les trouver. Aujourd’hui, cela me prend des heures</em>. » Ses analyses chimiques ont également révélé <strong>des résultats préoccupants</strong>. Des traces de pesticides apparaissaient dans le miel, alors même qu’elles étaient élevées dans des zones éloignées de l’agriculture industrielle. <br>« <em><strong>Le manque de sensibilisation autour des abeilles sans dard rendait l’obtention de financements pour la recherche difficile </strong></em>», explique Espinoza. C’est pourquoi, parallèlement au travail de terrain, elle et ses collègues ont commencé à plaider pour la reconnaissance de ces insectes, tant au Pérou qu’au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (<a href="https://iucn.org/fr" data-type="link" data-id="https://iucn.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">UICN</a>).<br><br>Pendant des années, les seules abeilles à bénéficier d’une reconnaissance officielle au Pérou étaient <strong>les abeilles européennes</strong>, introduites sur le continent par les colonisateurs au XVIᵉ siècle.</p>



<p>En <strong>2023</strong>, les chercheurs d’Amazon Research International ont officiellement lancé un projet visant à <strong>cartographier la répartition et l’écologie de ces abeilles</strong>. Cette cartographie a mis en évidence des liens entre la déforestation et le déclin des abeilles sans dard, des recherches qui ont contribué à l’adoption, en 2024, d’<strong>une loi reconnaissant les abeilles melipones comme les abeilles indigènes du Pérou</strong>. Cette loi a constitué une étape décisive, le droit péruvien imposant la protection des espèces natives.</p>



<p>Le Dr César Delgado, chercheur à l’Institut de recherche de l’Amazonie péruvienne, a décrit les abeilles sans dard comme des « <strong>pollinisatrices primaires</strong> » en Amazonie, contribuant non seulement à la reproduction des plantes, mais aussi à la biodiversité, à la conservation des forêts et à la sécurité alimentaire mondiale.<br><br></p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="428" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/exotic-flower-917025_640.jpg" alt="" class="wp-image-22410" style="width:524px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/exotic-flower-917025_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/exotic-flower-917025_640-300x201.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2026/01/exotic-flower-917025_640-600x401.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
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<p><br><strong>◆</strong> <strong>Concurrence avec les abeilles « africanisées »</strong><br>Mais leurs recherches ont révélé autre chose encore. Une expérience menée dans le Brésil des <strong>années 1950</strong>, visant à créer une souche capable de produire davantage de miel sous des conditions tropicales, a conduit à <strong>la création de l’abeille africanisée</strong> (1), une variété également plus agressive, qui lui a valu le surnom d’« abeille tueuse africaine ». Aujourd’hui, Espinoza et ses collègues ont constaté que ces abeilles africanisées commencent à <strong>supplanter les abeilles sans dard</strong>, pourtant bien plus dociles, au sein même de leurs habitats naturels. Lors d’une expédition dans les hautes terres amazoniennes de Junín, dans le sud du Pérou, ils ont rencontré Elizabeth, une aînée asháninka, qui leur a relaté ce qu’Espinosa a qualifié de «<em><strong> l’exemple le plus frappant de concurrence entre espèces d’abeilles que j’aie jamais observé </strong></em>». Menant un mode de vie semi-nomade dans une région isolée de la réserve de <a href="https://www.terresmagiques.com/articles/lunesco-reconnait-avireri-vraem-comme-reserve-de-biosphere-du-perou" data-type="link" data-id="https://www.terresmagiques.com/articles/lunesco-reconnait-avireri-vraem-comme-reserve-de-biosphere-du-perou" target="_blank" rel="noreferrer noopener">biosphère d’Avireri Vraem</a> , Elizabeth cultivait la terre et élevait des abeilles dans un coin de forêt situé à quelque distance de son habitation. Mais elle a expliqué comment ses abeilles sans dard avaient été <strong>chassées par des abeilles africanisées</strong>, qui l’attaquaient violemment à chacune de ses visites. « <em>J’ai eu très peur, pour être honnête</em> », a confié Espinoza. « <em>J’en avais déjà entendu parler, mais jamais à ce point. Il y avait de la terreur dans ses yeux, et elle me regardait droit dans les yeux en me demandant sans cesse : “Comment puis-je m’en débarrasser ? Je les déteste. Je veux qu’elles disparaissent</em> »<br><br>C’est dans la municipalité où vit Elizabeth, à Satipo, qu’a été <strong>adoptée en octobre la toute première ordonnance accordant des droits juridiques aux abeilles sans dard</strong>. Dans l’ensemble de la réserve d’Avireri Vraem, ces abeilles disposent désormais <strong>du droit d’exister et de prospérer, de bénéficier d’un habitat sain exempt de pollution, de conditions climatiques écologiquement stables et, point crucial</strong>, d’être légalement représentées en cas de menace ou de préjudice. Une seconde municipalité, Nauta, dans la région de Loreto, a approuvé une ordonnance similaire le lundi 22 décembre. <br><br>Ces ordonnances constituent des précédents sans équivalent dans le monde. Selon Prieto, elles instaurent un mandat exigeant la mise en place de politiques garantissant la survie des abeilles, « <em>notamment la reforestation et la restauration des habitats, une réglementation stricte des pesticides et des herbicides, l’atténuation des impacts du changement climatique et l’adaptation à ceux-ci, le développement de la recherche scientifique, ainsi que l’adoption du principe de précaution comme cadre directeur pour toute décision susceptible d’affecter leur survie.</em> »<br><br><strong>◆</strong> <strong>Pétition mondiale lancée par Avaaz<br></strong>Une <a href="https://avaaz.org/campaign/fr/stingless_bee_loc_fr_ip_ctrl/?fpla" data-type="link" data-id="https://avaaz.org/campaign/fr/stingless_bee_loc_fr_ip_ctrl/?fpla" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pétition</a> lancée par Avaaz appelant le Pérou à étendre cette loi <strong>à l’échelle nationale</strong>, a recueilli plus de 386 000 signatures. Un vif intérêt s’est également manifesté de la part de groupes en Bolivie, aux Pays-Bas et aux États-Unis, qui souhaitent s’inspirer de l’exemple de ces municipalités pour défendre les droits de leurs propres abeilles sauvages. Ramos (d’EcoAshaninka) a déclaré : « <em>L’abeille sans dard nous fournit de la nourriture et des remèdes, et il faut le faire savoir afin que davantage de personnes la protègent. Pour cette raison, cette loi qui protège les abeilles et leurs droits représente une avancée majeure pour nous, car <strong>elle reconnaît et valorise l’expérience vécue de nos peuples autochtones et de la forêt tropicale</strong></em>. »<br>D’après un article de <a href="https://www.theguardian.com/environment/2025/dec/29/stingless-bees-from-the-amazon-granted-legal-rights-in-world-first?utm_source=chatgpt.com" data-type="link" data-id="https://www.theguardian.com/environment/2025/dec/29/stingless-bees-from-the-amazon-granted-legal-rights-in-world-first?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Guardian</a></p>



<p><br>Brigitte Postel<br><br></p>



<p class="has-small-font-size">1 &#8211; Il s’agit d’un croisement entre des lignées européenne (italienne et espagnole à l&#8217;origine) et une sous-espèce africaine (<a href="https://www.jstor.org/stable/48732537?seq=1" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.jstor.org/stable/48732537?seq=1" rel="noreferrer noopener">Apis mellifera scutellata</a>) importée pour mener des recherches agronomiques.<br></p>



<p class="has-small-font-size"></p>



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<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : Extracting_stingless_bee_honey_Tofeiku_Wiki Commons<br></p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Amazonie : s’unir pour défendre des territoires façonnés par des siècles d’histoire</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/12/amazonie-union-defense-territoires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 02:34:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[Colombie]]></category>
		<category><![CDATA[Pérou]]></category>
		<category><![CDATA[Union]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Héritiers de civilisations millénaires, les peuples autochtones d’Amazonie protègeaient leurs terres bien avant la création des États modernes. Aujourd’hui, face à la recrudescence des activités illégales et de la violence, leurs gardes indigènes se coordonnent à l’échelle régionale pour préserver un mode de vie ancestral...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><strong><strong><em><strong><br>Héritiers de civilisations millénaires, les peuples autochtones d’Amazonie protègeaient leurs terres bien avant la création des États modernes. Aujourd’hui, face à la recrudescence des activités illégales et de la violence, leurs gardes indigènes se coordonnent à l’échelle régionale pour préserver un mode de vie ancestral menacé.</strong></em></strong></strong></strong></p>



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<p><br><br><strong><strong><strong>◆</strong></strong></strong> <strong>Une alliance transfrontalière enracinée dans l’histoire</strong><br>Début décembre, environ <strong>200 représentants de communautés autochtones d’Équateur, de Colombie et du Pérou se sont réunis à Sinangoe</strong>, sur le territoire d&#8217;une communauté amazonienne équatorienne située à la frontière colombienne. Objectif : <strong>élaborer une stratégie commune de défense de territoires ancestraux transmis de génération en génération, bien avant l’arrivée des colons européens et la délimitation des frontières nationales</strong>. Pour ces peuples, la forêt amazonienne n’est pas seulement un espace naturel : elle constitue <strong>le socle de leur histoire, de leur spiritualité et de leur organisation sociale</strong>. Les rituels d’ouverture, comme le partage de la sève du yoco (plante ancestrale utilisée pour renforcer l’énergie et la vigilance), et la purification au tabac et aux feuilles d’ortie, ont rappelé <strong>la continuité de pratiques culturelles anciennes</strong>, toujours au cœur des mobilisations actuelles. Depuis des millénaires, les communautés amazoniennes ont développé <strong>des systèmes de gouvernance collective et de gestion durable des ressources</strong> mais la colonisation, puis l’expansion de l’économie extractive au XXᵉ siècle, ont profondément <strong>fragilisé ces équilibres</strong>. Aujourd’hui encore, malgré les engagements internationaux en faveur du climat et de la biodiversité, les peuples autochtones constatent sur le terrain <strong>un décalage persistant entre les promesses et leur mise en œuvre.</strong><br><br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1707" height="2560" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-scaled.jpg" alt="" class="wp-image-22335" style="width:358px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-scaled.jpg 1707w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-200x300.jpg 200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-683x1024.jpg 683w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-768x1152.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-1024x1536.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-1366x2048.jpg 1366w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-700x1050.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Matheus-Alvesen-600x900.jpg 600w" sizes="(max-width: 1707px) 100vw, 1707px" /><figcaption class="wp-element-caption">Matheus Alvesen@Pexel</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong><strong><strong>◆</strong></strong></strong> <strong><strong><strong><strong><strong><strong>Héritiiers d’une défense communautaire ancestrale</strong></strong></strong></strong></strong></strong></p>



<p>Face à l’intensification des menaces : exploitation minière et forestière illégale, trafic de drogue, présence de groupes armés, recrutements forcés et extorsions, les peuples autochtones ont <strong>renforcé leurs mécanismes d’autodéfense communautaire</strong>, connus sous le nom de <a href="https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-gardes-indigenes-d-equateur-protecteurs-de-la-foret-amazonienne_166213" data-type="link" data-id="https://www.sciencesetavenir.fr/nature-environnement/les-gardes-indigenes-d-equateur-protecteurs-de-la-foret-amazonienne_166213" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Gardes indigènes</a>. Ces structures s’inscrivent <strong>dans la continuité de formes traditionnelles de protection du territoire</strong>. À Sinangoe, la Garde indigène du peuple<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/A%27i_Cof%C3%A1n" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/A%27i_Cof%C3%A1n" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> A’i Cofan</a> lutte depuis 2017 <strong>contre l’exploitation minière à grande échelle</strong> afin de <strong>préserver le fleuve Aguarico</strong>, principale source de nourriture et pilier de leur identité culturelle. Pacifiste, cette garde privilégie <strong>la surveillance et les patrouilles territoriales, évitant les affrontements</strong> : « <em>Le travail de la garde demande un engagement quotidien</em> », explique Holger Quenama, coordinateur de la Garde indigène A’i Cofan. Lorsque les situations dépassent leurs capacités, la communauté sollicite ponctuellement l’appui des forces armées. Une vigilance constante, renforcée par le sentiment que <strong>les protections promises au niveau international tardent à se traduire concrètement sur le terrain</strong>.</p>



<p><strong><br></strong><br><br></p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="427" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/condor-4434285_640.jpg" alt="" class="wp-image-22337" style="width:472px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/condor-4434285_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/condor-4434285_640-300x200.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/condor-4434285_640-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>◆ <strong><strong>Une mobilisation régionale face aux limites des engagements internationaux</strong></strong></strong></p>



<p>Cette dynamique <strong>dépasse les frontières équatoriennes</strong>. Au Pérou, le peuple <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shipibo-Conibos" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Shipibo-Conibos" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Shipibo-Konibo</a>, historiquement installé le long des rivières amazoniennes et porteur d’une riche tradition culturelle, a structuré des gardes indigènes <strong>capables de freiner la pêche illégale et les invasions territoriales</strong>. Le pays compte aujourd’hui près de <strong>300 gardes indigènes répartis dans 24 communautés Shipibo-Konibo</strong>. Pour nombre de ces communautés, la mobilisation locale apparaît comme <strong>un prolongement nécessaire des débats internationaux sur le climat</strong>. Si la reconnaissance croissante du rôle des peuples autochtones dans la protection des forêts est saluée, l’absence de mesures contraignantes suffisantes contre l’exploitation des ressources et la déforestation renforce leur conviction qu’ils restent les seuls et derniers remparts de leurs territoires.<br><br><br>À travers l’Amazonie, les gardes indigènes incarnent <strong>une mémoire vivante et une réponse concrète aux limites des politiques climatiques globales</strong>. En unissant leurs forces au-delà des frontières, les peuples autochtones rappellent que <strong>la protection de la forêt ne se joue pas seulement dans les sommets internationaux</strong>, mais aussi, et surtout dans les territoires qu’ils habitent et défendent depuis des siècles.</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-16da4adfca6c31c380064e8568681c25"></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-27ca0b2d4bd8cb8a58c0f603082b5766"><br>« <em>Dans la pensée shipibo, tout vient de la Terre mère : la forêt, les plantes et les animaux forment une seule maison sacrée. Sans cette harmonie avec le monde vivant, nous ne sommes rien ; c’est dans cette communion que se trouve la sagesse et la force de notre peuple</em> », pensée Shipibo-Konibo.</p>
</blockquote>
</blockquote>



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<p>Jessica Baucher <br><br></p>



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<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Franssy Acosta &#8211; Pexel</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Furcy, né libre : le temps de refaire l&#8217;Histoire</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/12/furcy-ne-libre-le-temps-de-refaire-lhistoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Dec 2025 19:40:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Abd al Malik]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[colonisation]]></category>
		<category><![CDATA[Furcy]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Quand un film s’empare d’un nom oublié de l’Histoire pour en faire un cri de liberté, il ne se contente pas d’illustrer le passé : il transforme notre regard. Avec Furcy, né libre, Abd al Malik s’attaque à un pan de la mémoire coloniale française...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/12/furcy-ne-libre-le-temps-de-refaire-lhistoire/">Furcy, né libre : le temps de refaire l&#8217;Histoire</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><em><br></em><strong>Quand un film s’empare d’un nom oublié de l’Histoire pour en faire un cri de liberté, il ne se contente pas d’illustrer le passé : il transforme notre regard. Avec Furcy, né libre, Abd al Malik s’attaque à un pan de la mémoire coloniale française resté trop longtemps sous silence. Le combat judiciaire d’un homme né libre mais maintenu en esclavage donne l&#8217;opportunité d&#8217;un questionnement contemporain plus poussé. En salles le 14 janvier 2026, il s’annonce comme une œuvre qui interroge autant qu’elle émeut.</strong></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><em><strong>Un destin méconnu</strong></em><br></strong></strong>Raconter l&#8217;histoire de <a href="https://memoire-esclavage.org/biographies/joseph-madeleine-furcy" data-type="link" data-id="https://memoire-esclavage.org/biographies/joseph-madeleine-furcy" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Furcy Madeleine</a>, c’est entrer dans les <strong>zones d’ombre d’une histoire coloniale française </strong>qui n’a jamais été tout à fait revue. En 1817, <strong>sur l’île de La Réunion</strong> (alors île Bourbon) Furcy découvre que sa mère, née dans un comptoir français en Inde, avait été <strong>affranchie avant sa naissance</strong>.<strong> Il aurait donc dû être libre</strong>. Au lieu de cela, on l’a <strong>maintenu en esclavage</strong>. Ce qu’il décide alors relève de<strong> l’impensable</strong> pour l’époque : <strong>saisir la justice</strong> ! « <em><strong>Furcy aurait pu choisir le marronnage, la violence, mais il s&#8217;accroche au droit et gagne</strong></em> », souligne Abd al Malik. Ce geste, presque impossible <strong>dans un système entièrement bâti pour taire la parole des esclaves</strong>, devient <strong><a href="https://www.portail-esclavage-reunion.fr/furcy-le-proces-pour-la-liberte/" data-type="link" data-id="https://www.portail-esclavage-reunion.fr/furcy-le-proces-pour-la-liberte/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un acte de courage et un cas unique dans l’histoire judiciaire française</a></strong>. Son procès, qui durera près de 27 ans, expose les contradictions, les hypocrisies et <strong>les violences structurelles d’un système esclavagiste soutenu, légitimé et protégé par l’administration coloniale française</strong>. Le long métrage s’appuie sur une <strong>documentation historique solide</strong> : comme « <em>une matière dense, volontairement restituée avec exactitude et pudeur</em> ».</p>



<p><br><br><br></p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="819" height="381" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76.jpeg" alt="" class="wp-image-22200" style="width:605px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76.jpeg 819w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-300x140.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-768x357.jpeg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-700x326.jpeg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/45CC09F6-6CF6-4DE9-9CC0-2181320B4E76-600x279.jpeg 600w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /><figcaption class="wp-element-caption">Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; Memento films</figcaption></figure>
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<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong>Le cinéma engagé d’Abd al Malik </strong></strong></strong><br>Abd al Malik (dont le nom signifie « serviteur de Dieu ») n’est pas seulement le réalisateur de <em>Furcy, né libre</em> mais aussi un artiste pluridisciplinaire, à la fois musicien, écrivain et metteur en scène, dont <strong>l’œuvre explore l’histoire, la mémoire et l’identité</strong>. Né à Strasbourg en 1975 dans une famille congolaise, <strong>il grandit dans un quartier populaire où il prend conscience des héritages coloniaux et des fractures sociales, thèmes qui traversent toute sa création</strong>. Reconnu pour <a href="https://www.universalmusic.fr/artistes/40050918217" data-type="link" data-id="https://www.universalmusic.fr/artistes/40050918217" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ses albums et spectacles</a> mêlant poésie, engagement social et réflexion sur la France contemporaine,<strong> il a également écrit plusieurs livres</strong>, dont <a href="https://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/12/09/qu-allah-benisse-la-france-abd-al-malik-filme-son-passage-d-un-cote-a-l-autre-de-la-rue_4536995_3476.html" data-type="link" data-id="https://www.lemonde.fr/cinema/article/2014/12/09/qu-allah-benisse-la-france-abd-al-malik-filme-son-passage-d-un-cote-a-l-autre-de-la-rue_4536995_3476.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Qu’Allah bénisse la France</a>, qui mêle <strong>autobiographie et mémoire collective</strong>. <br>Dans <em>Furcy, né libre</em>, il transpose cette démarche au cinéma, en donnant vie à un récit colonial méconnu qui questionne toujours : « <em>Aujourd&#8217;hui on peut prendre plein d&#8217;autres histoires qui n&#8217;ont pas directement à voir avec le propos de mon film, mais c&#8217;est le même cheminement intellectuel, la même problématique philosophique</em> ». Sa mise en scène privilégie les visages, les silences et les nuances, transformant l’histoire en <strong>un espace de réflexion sur la liberté et la dignité humaine</strong>. Le scénario d’Étienne Comar, librement adapté du livre <a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/l-affaire-de-l-esclave-furcy/9782070443840" data-type="link" data-id="https://www.gallimard.fr/catalogue/l-affaire-de-l-esclave-furcy/9782070443840" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>L’Affaire de l’esclave Furcy</em> de Mohammed Aïssaoui </a>(prix Renaudot Essai 2010), cherche<strong> l’équilibre entre la dureté de l’injustice et le respect de la dignité des personnages</strong>. </p>



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<p><br><br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="546" height="305" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5100DFFE-BA51-492B-9058-A9BE12D22F51_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-22201" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5100DFFE-BA51-492B-9058-A9BE12D22F51_4_5005_c.jpeg 546w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5100DFFE-BA51-492B-9058-A9BE12D22F51_4_5005_c-300x168.jpeg 300w" sizes="(max-width: 546px) 100vw, 546px" /><figcaption class="wp-element-caption">Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; Memento films</figcaption></figure>
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<p><br></p>



<p><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong>Un système mis à nu</strong></strong></p>



<p>L&#8217;un des apports les plus intéressants du film est <strong>son refus de simplifier la violence coloniale</strong>. Abd al Malik insiste sur cette dimension : « <em><strong>Montrer le système plutôt que la fable, la mécanique plutôt que le mythe</strong></em> » ! Le film décortique ainsi : <strong>les contradictions du Code Noir</strong>, les manipulations juridiques utilisées pour maintenir la hiérarchie raciale, la brutalité sociale masquée par le vernis administratif, et <strong>l’incroyable énergie qu’il fallait pour simplement réclamer son droit</strong>. « <em>Non seulement il y a dans le film <strong>un travail de contestation, mais aussi de déconstruction</strong> avec les outils mêmes de l&#8217;oppresseur ou du colon ! <strong>Le code noir, ce n’est pas une vue de l&#8217;esprit, c&#8217;était quelque chose de vrai, de concret, et c&#8217;était même un argument puissant pour certains</strong></em> », précise Malik. En replaçant Furcy dans ce contexte, <strong>il montre ainsi la colonisation telle qu’elle fut réellement : un système avant d’être une succession d’histoires individuelles</strong>. </p>



<p><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="420" height="562" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5BD4B3DB-68F0-43C6-A415-D34421A3172B.jpeg" alt="" class="wp-image-22202" style="width:354px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5BD4B3DB-68F0-43C6-A415-D34421A3172B.jpeg 420w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/5BD4B3DB-68F0-43C6-A415-D34421A3172B-224x300.jpeg 224w" sizes="(max-width: 420px) 100vw, 420px" /><figcaption class="wp-element-caption">Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; Memento films</figcaption></figure>
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<p><br><strong>◆</strong> <strong>Une résistance qui traverse les corps</strong><br>L’un des gestes les plus forts du film tient à la place qu’y occupent <strong>la musique, le rythme et la langue créole</strong> comme <strong>armes de survie et de résistance</strong>. Abd al Malik ouvre le film sur un chant de <strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany%C3%A8l_Waro" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Dany%C3%A8l_Waro" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Danyel Waro</a></strong>, immense voix réunionnaise, dont <a href="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-maloya-00249" data-type="link" data-id="https://ich.unesco.org/fr/RL/le-maloya-00249" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le maloya</a> fut longtemps interdit dans les colonies françaises. « <em>Que ce soit dans les Caraïbes ou dans les différentes colonies, il était interdit de parler la langue créole et par conséquent de la chanter</em> », rappelle le réalisateur. </p>



<p>La bande originale composée par son frère Bilal prolonge cette dimension. Une musique scandée, <strong>presque martiale</strong>, qui épouse « <em>le tempo d’une bataille</em> », nourrie de traditions de griots, de rappeurs, de conteurs, <strong>ceux qui, par le rythme, transmettent une mémoire</strong> quand les archives sont confisquées. Cette scansion donne au film <strong>une pulsation organique</strong> comme un long manifeste musical&#8230;<br><br><br><strong><em>Furcy, né libre</em></strong> rappelle à quel point certaines vérités, pourtant documentées, sont longtemps restées en marge des récits officiels. Raconter l&#8217;histoire de Furcy en 2025, c’est non seulement exhumer une figure oubliée, mais aussi tendre un miroir à nos sociétés contemporaines, avec leurs héritages, leurs fractures et leurs luttes. C&#8217;est également l&#8217;occasion de replacer la colonisation au centre du récit, en tant que structure politique, économique et culturelle qui a façonné durablement les sociétés françaises et ultramarines..<strong><br></strong><br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-8e891468df2d230b706cfc3f6ac702c3"><strong><em><strong><br>« Comment aujourd&#8217;hui, en tant que Français et Européens, peut-on regarder toute notre histoire, même la plus sombre, même la plus obscure, la regarder droit dans les yeux ? Et se demander en quoi une histoire comme celle de Furcy, peut nous servir à notre époque à travailler à la réconciliation, à faire peuple, à faire France, à faire Europe, et c&#8217;est ça qui m&#8217;intéresse.</strong></em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br><em>Abd al Malik</em></p>



<p></p>



<p><strong> </strong><br></p>



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<div style="height:0px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p><br><strong>En salles le 14 janvier 2026</strong><br><br></p>



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<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: Furcy, né libre©Julien Panie &#8211; <a href="https://www.memento.eu/" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.memento.eu/" rel="noreferrer noopener">Memento films</a><br><br><br><br></p>



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		<item>
		<title>Plus de 130 objets en or et en bronze restitués au Ghana</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/12/plus-de-130-objets-en-or-et-en-bronze-restitues-au-ghana/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Dec 2025 08:57:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
		<category><![CDATA[restitution]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Plus de 130 objets en or et en bronze conservés jusqu’ici en Suisse et au Royaume-Uni ont été restitués au Ghana. L’annonce a été faite par le roi des Ashantis, Osei Tutu II, qui a officiellement reçu les artefacts lors d’une cérémonie au musée du...</p>
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<p><strong><em>Plus de 130 objets en or et en bronze conservés jusqu’ici en Suisse et au Royaume-Uni ont été restitués au Ghana. L’annonce a été faite par le roi des Ashantis, Osei Tutu II, qui a officiellement reçu les artefacts lors d’une cérémonie au musée du palais Manhyia, à Kumasi.</em></strong></p>



<p><br><br>La majorité de ces pièces provient du musée Barbier-Mueller, à Genève, tandis que d’autres ont été cédées par des collectionneurs et institutions britanniques. Parmi elles figurent des insignes royaux, des tambours et des poids d’or cérémoniels, témoins de la richesse culturelle du royaume ashanti. Cette restitution marque une étape supplémentaire vers la reconstitution d’un patrimoine largement pillé à la fin du XIXᵉ siècle, lors des affrontements entre le royaume ashanti et les forces coloniales britanniques.</p>



<p><br><br><strong>◆ Un long parcours avant le retour à Kumasi</strong></p>



<p>Avant de retrouver leur pays d’origine, les œuvres du royaume Ashanti (1) ont été traquées à travers plusieurs continents. Achetées en 1904 par un collectionneur suisse, avant d’être acquises par le groupe minier AngloGold Ashanti (2), société minière anglo-sud-africaine, pour être exposées en Afrique du Sud. C’est là qu’Ivor Agyeman-Duah, historien et directeur du musée du palais Manhyia, a entamé les discussions pour leur restitution. « Le roi ashanti m’a demandé de me rendre en Afrique du Sud pour mener une analyse d’authentification, ce que j’ai fait, explique- t-il. Nous avons ensuite conclu un accord pour que ces objets reviennent à Kumasi. Cela nous a pris deux ans de négociations », explique-t-il. La société AngloGold a remis ses pièces par acte de « respect culturel et réconciliation ». À ces objets se sont également ajoutés une vingtaine d’autres, en provenance cette fois-ci de collectionneurs britanniques, dont un tambour en bois saisi lors du siège de Kumasi par les forces coloniales britanniques en 1900, mais également des œuvres d’arts plus récentes. « Il y a des œuvres très contemporaines, produites dans les années 1960, précise Ivor Agyeman-Duah. Elles seront pour la plupart exposées dans un musée nouvellement construit, dédié à l’art contemporain ».</p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="900" height="507" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-22168" style="width:519px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG.jpg 900w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG-768x433.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG-700x394.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_-Zackagonii_Commons-1K-JPEG-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption class="wp-element-caption">Ashanti_King_Otumfour_Osei_Tutu_II_ Zackagonii_Commons</figcaption></figure>
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<p><strong><a href="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" data-type="link" data-id="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><br></a><strong>◆</strong></strong> <strong>Un mouvement international de restitutions</strong><br>Ces trésors avaient été dérobés en 1900 par les troupes britanniques, avant de circuler pendant plus d’un siècle entre collections privées et institutions occidentales. Le Ghana réclame depuis plusieurs années le retour des objets en or appartenant au royaume ashanti, également connu sous le nom de royaume Asante. En 2024, le musée du palais Manhyia (3) avait déjà accueilli 67 objets restitués ou prêtés par le British Museum, le Victoria and Albert Museum de Londres et le Fowler Museum de Los Angeles. Le roi Osei Tutu II a exprimé sa gratitude envers AngloGold Ashanti pour la restitution de plusieurs pièces acquises sur le marché de l’art. Selon Ivor Agyeman- Duah, de nouvelles négociations sont en cours avec des musées en Angleterre et en Écosse afin de poursuivre le rapatriement du patrimoine ashanti. Ces artefacts sont désormais exposés au musée du palais Manhyia à Kumasi.<strong>ment leur combat</strong>.</p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1200" height="1344" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace.jpg" alt="" class="wp-image-22169" style="width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace.jpg 1200w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace-268x300.jpg 268w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace-914x1024.jpg 914w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace-768x860.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace-700x784.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/12/Expositions-dartefacts-en-or-au-Musee-Manhiya-Palace-600x672.jpg 600w" sizes="(max-width: 1200px) 100vw, 1200px" /><figcaption class="wp-element-caption">Expositions d&#8217;artefacts en or au Musée Manhiya Palace</figcaption></figure>
</div>


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<p><br>Brigitte Postel<br><br></p>



<p class="has-small-font-size">1 – Les Ashanti sont l’un des groupes ethniques les plus importants du Ghana (Afrique de l’Ouest). lls ont fondé au XVIIᵉ siècle le royaume ashanti, l’un des États<br>les plus organisés, puissants et centralisés d’Afrique précoloniale.<br>2 &#8211; Anglogold Ashanti est une des plus grandes entreprises aurifères au monde. Elle a été créée en 2004 par la fusion de deux compagnies : AngloGold (filiale du groupe anglo-sud-africain Anglo American) et Ashanti Goldfields, une entreprise ghanéenne<br>historique.<br>3 – En savoir plus sur la restitution de 2024 : https://manhyiapalacemuseum.org/come-visit-and-see-returned-artefacts-<br>asantehene/</p>



<p class="has-small-font-size"><br><br><br><br></p>



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<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : Manhyia_Palace_Museum_(Kumasi -Dan Sloan_Commons _Ghana_2017)<br></p>



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			</item>
		<item>
		<title>COP30 : bilan contrasté&#8230; Les peuples autochtones tirent la sonnette d’alarme</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/11/cop30-bilan-contraste-autochtones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Nov 2025 09:38:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[autochtones]]></category>
		<category><![CDATA[Cop30]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La COP30, qui s&#8217;est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém, en Amazonie brésilienne, se voulait la « COP des peuples autochtones ». Pourtant, malgré une forte mobilisation et une visibilité inédite des communautés concernées &#8211; dont des leaders emblématiques comme Raoni Metuktire...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><em><br>La COP30, qui s&#8217;est tenue du 10 au 22 novembre 2025 à Belém, en Amazonie brésilienne, se voulait la « COP des peuples autochtones ». Pourtant, malgré une forte mobilisation et une visibilité inédite des communautés concernées &#8211; dont des leaders emblématiques comme Raoni Metuktire &#8211; la conférence a été marquée par des incidents, des tensions et des revendications fortes restées largement insatisfaites. Entre espoirs, affrontements et déceptions, ce sommet révèle les contradictions persistantes entre discours, promesses et réalités de terrain&#8230;</em></strong></p>



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<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong><strong><strong>Un sommet historique… sur le papier</strong></strong></strong><br></strong>Organisé <strong>en Amazonie</strong>, dans un <strong>pays emblématique des luttes autochtones et de la préservation forestière</strong>, la COP30 a attiré un nombre record de représentants des peuples autochtones : selon les autorités brésiliennes, plus de <strong>900 personnes autochtones</strong> étaient présentes&#8230; un véritable bond par rapport aux précédents sommet.&nbsp; Celui-ci a vu la création d’un village autochtone éphémère à Belém, surnommé <em><strong><a href="https://www.forest-trends.org/events/aldeia-cop-belem/" data-type="link" data-id="https://www.forest-trends.org/events/aldeia-cop-belem/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Aldeia COP</a></strong></em>, qui a permis à des communautés du Brésil et d’ailleurs de <strong>faire entendre leurs cultures, revendications et visions du climat</strong>.&nbsp; Plusieurs événements officiels comme des conférences, tables rondes, panels, ont mis en valeur le rôle des peuples autochtones dans <strong>la gestion des forêts, la biodiversité et la lutte climatique</strong>.&nbsp;Ces aspects symboliques ont été perçus par beaucoup comme <strong>une reconnaissance historique de l’importance des communautés autochtones dans la lutte contre la crise climatique</strong>.</p>



<p><br><br></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="373" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/amazon-5076481_640-1.jpg" alt="" class="wp-image-22080" style="width:501px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/amazon-5076481_640-1.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/amazon-5076481_640-1-300x175.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/amazon-5076481_640-1-600x350.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;<strong><strong><strong><strong><strong>Exclusion des décisions</strong></strong></strong><br></strong></strong>Malgré cette forte visibilité, <strong>de nombreuses voix autochtones et associatives</strong> ont dénoncé <strong>un fossé entre la scène médiatique et l’accès réel au pouvoir de décision</strong>. Une coalition d’organisations autochtones a publié une déclaration cinglante sous le titre « <em><strong>There is No ‘Indigenous COP’ Without Affirming the Rights of Indigenous Peoples Across All COP30 Decisions </strong></em>». Ils réclamaient <strong>la reconnaissance pleine et entière de leurs droits</strong> : droits fonciers, participation libre et informée, <strong>pouvoir de veto</strong> sur les projets affectant leurs territoires.&nbsp;Pourtant, <strong>malgré le nombre élevé de participants autochtones</strong>, beaucoup se sont dits <strong>exclus des négociations clés</strong>. Plusieurs représentants ont exprimé <strong>le sentiment que leur rôle restait purement symbolique</strong>.&nbsp;Des projets majeurs menaçant les territoires comme l&#8217;exploitation pétrolière, des projets d’infrastructures, l&#8217;expansion de l’agrobusiness, l&#8217;exploitation minière, n’ont pas été remis en cause dans les accords finaux, <strong>malgré les fortes protestations</strong>.&nbsp;Ainsi, pour bon nombre d’auto­chtones présents, <strong>la COP30 a donné l’impression d’un « <em>vernis indigène</em> » : beaucoup de visibilité, mais peu de pouvoir effectif</strong>.</p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><strong>◆<strong><strong> <strong><strong><strong>La colère autochtone</strong></strong></strong></strong></strong></strong><br>Plutôt que de se contenter d’être observateurs, plusieurs groupes autochtones ont manifesté leur impatience, voire leur colère, face à ce qu’ils jugent <strong>un manque d’action et de respect</strong>. Le <strong>12 novembre</strong> dernier, des dizaines de manifestants, en majorité autochtones, <strong>ont forcé l’entrée du site de COP3</strong>0, provoquant <strong>des heurts avec les agents de sécurité</strong>. Un porte-parole des Nations unies a déclaré que le site avait subi &#8220;des dommages mineurs&#8221;.&nbsp;Ce blocage visait à réclamer <strong>une audience avec le président brésilien Lula da Silva</strong>, afin de <strong>dénoncer les projets d’aménagement et d’exploitation des territoires menaçant la forêt et leurs modes de vie</strong>. Selon les manifestants : « <em><strong>Our forest is not for sale</strong></em> » (notre forêt n&#8217;est pas à vendre). En réaction, la sécurité autour de la conférence a été drastiquement renforcée : milices, police, forces armées ont été déployées massivement, ce qui a suscité de vives critiques. Dans une lettre ouverte, <strong>201 organisations ont dénoncé ce qu’elles considèrent comme une « militarisation » et une tentative de « faire taire » les défenseurs autochtones du climat</strong>.&nbsp; Pour beaucoup d’observateurs, la présence massive de lobbyistes des industries fossiles à la COP &#8211; lobbying dénoncé comme l’un des obstacles majeurs à des engagements forts &#8211; illustre les limites du &#8220;verdissement&#8221; symbolique de la conférence.&nbsp;Les incidents montrent que, pour de nombreux autochtones, la COP30 n’a pas été qu’une tribune : c’était <strong>un espace de lutte et de résistance</strong>, là où le pacte entre climat, justice et droits humains vacille.</p>



<p><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="360" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/rainforest-78516_640.jpg" alt="" class="wp-image-22082" style="width:508px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/rainforest-78516_640.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/rainforest-78516_640-300x169.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/rainforest-78516_640-539x303.jpg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/rainforest-78516_640-600x338.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption"> ©Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>De maigres avancées au regard des enjeux</strong></strong></p>



<p>Malgré les blocages, les protestations, et les frustrations, la COP30 a produit <strong>quelques résultats reconnus comme partiellement positifs</strong>. L’un des rares éléments salués a été <strong>l’engagement à développer un &#8220;mécanisme de transition juste</strong>&#8221; (<em>Just Transition Mechanism)</em>, visant à <strong>coordonner les efforts</strong> de sortie des énergies fossiles tout en protégeant les droits des travailleurs, des communautés affectées, et notamment des peuples autochtones.&nbsp;Plusieurs voix parmi lesquelles des ONG, ont reconnu que le &#8221; pouvoir citoyen&#8221;, et notamment celui des peuples autochtones, a joué <strong>un rôle déterminant pour obtenir cet engagement</strong>.&nbsp;Par ailleurs, la conférence a permis de donner <strong>une visibilité sans précédent aux revendications autochtones</strong> &#8211; des droits fonciers à la reconnaissance des savoirs traditionnels &#8211; <strong>ce qui, on l&#8217;espère, pourrait peser sur les COP à venir.</strong>&nbsp; Cependant, ces avancées restent <strong>largement insuffisantes pour répondre à l’urgence des crises climatiques, écologiques et des droits des peuples autochtones</strong>.</p>



<p></p>



<p><br><br><br>La COP30 restera peut-être comme la COP la plus &#8220;indigène&#8221; de l’histoire : en nombre de participants, en visibilité, en symboles. Cependant ce sommet a mis en lumière, une fois de plus, les limites profondes du modèle de gouvernance climatique mondial : la reconnaissance médiatique ne suffit pas !<strong> </strong>Tant que les peuples autochtones ne seront pas associés aux décisions et n&#8217;auront pas un pouvoir réel et des garanties  sur leurs droits fonciers, culturels&#8230; Toute annonce restera fragile. La colère, les incidents et les protestations montrés à Belém rappellent que ces communautés ne sont <strong>pas de simples figurants</strong> : elles sont les premières victimes de la déforestation, de l’exploitation des ressources naturelles, et des impacts du changement climatique. Ignorer leurs revendications serait non seulement injuste, mais suicidaire pour la planète&#8230;<br></p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-9b533bd7bfa0c21b558a1e5a888cab1f"><strong><em><br><br><strong><br>«</strong></em></strong> <strong><em><strong>Il n’y aura pas de “COP indigène” sans l’affirmation effective des droits des peuples autochtones&nbsp;</strong></em></strong> <strong>»</strong>, <br>Collectif autochtone à la COP30</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-86c8e8a8d02a8d29eccaf2417d3e401f"></p>
</blockquote>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br></p>



<p></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay<br></p>



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]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Nouvelle-Zélande : retour en arrière sur l’enseignement maori</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/11/nouvelle-zelande-retour-en-arriere-sur-lenseignement-maori/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Nov 2025 09:10:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[Maori]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle-Zélande]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En abrogeant l’obligation d’enseigner la culture maorie à l’école, le gouvernement néo-zélandais provoque une onde de choc nationale. Pour les communautés autochtones, les enseignants et l’opposition, cette décision constitue un grave retour en arrière, menaçant un équilibre fragile construit autour du Traité de Waitangi et...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><strong><br><strong><em><br><strong><br>En abrogeant l’obligation d’enseigner la culture maorie à l’école, le gouvernement néo-zélandais provoque une onde de choc nationale. Pour les communautés autochtones, les enseignants et l’opposition, cette décision constitue un grave retour en arrière, menaçant un équilibre fragile construit autour du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Waitangi" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Waitangi" rel="noreferrer noopener">Traité de Waitangi</a> et d’années de politiques de réconciliation.</strong></em></strong></strong></strong></p>



<p></p>



<p></p>



<p><br><br><strong><strong><strong>◆</strong></strong></strong> <strong><strong>Retour sur une politique éducative </strong></strong></p>



<p>L’enseignement de la culture maorie dans les écoles n’était pas une simple mesure symbolique. Introduite en 2020 par le gouvernement travailliste de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacinda_Ardern" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacinda_Ardern" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Jacinda Ardern</a>, cette obligation visait à <strong>ancrer dans le quotidien scolaire la langue : <em><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maori_de_Nouvelle-Z%C3%A9lande" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Maori_de_Nouvelle-Z%C3%A9lande" target="_blank" rel="noreferrer noopener">te reo Māori</a></em></strong>, les rituels et les références culturelles des peuples autochtones. Chaque matin,<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Kia_ora" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/Kia_ora" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> <em>kia ora</em> </a>résonnait dans les cours d’école et les chants traditionnels donnaient le ton d’une journée&#8230; Cette politique répondait à un constat préoccupant : les enfants maoris, victimes d’<strong>un système scolaire qui ne représentait pas leur identité</strong>, affichaient des résultats inférieurs à la moyenne nationale. Le gouvernement cherchait donc à <strong>restaurer une forme de justice éducative et à consolider l’identité plurielle du pays</strong>.<br></p>



<p></p>



<p><br><strong><strong><strong>◆</strong></strong></strong> <strong><strong><strong><strong>Un renversement abrupt sous le gouvernement Luxon</strong></strong></strong></strong></p>



<p>L’arrivée au pouvoir fin 2024 d’une coalition a bouleversé cet équilibre. Le Premier ministre <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Luxon" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Christopher_Luxon" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Christopher Luxon</a> affirme répondre aux inquiétudes de nombreux parents qui jugeraient l’enseignement maori envahissant ou préjudiciable à d’autres apprentissages fondamentaux. La voix la plus audible au sein du gouvernement reste celle d’<a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Erica_Stanford" data-type="link" data-id="https://en.wikipedia.org/wiki/Erica_Stanford" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Erica Stanford</a>, nouvelle ministre de l’Éducation. Estimant que les Maoris, qui représentent <strong>environ 20 % de la population</strong>, ne justifient pas une obligation nationale, elle a décrété le 4 novembre <strong>la suppression pure et simple de la mesure</strong>. Une <strong>décision unilatérale</strong>, prise <strong>sans consultation des <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Iwi" target="_blank" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Iwi" rel="noreferrer noopener">iwi</a> (tribus)</strong>, des organisations maories ni des syndicats enseignants. Pour elle, l’intégration du <em>te reo</em> n’aurait eu aucun impact sur la réussite des élèves autochtones.<br><br><br><br></p>



<p></p>



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<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="360" height="640" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/maori-figure-2152017_640.jpg" alt="" class="wp-image-22000" style="width:358px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/maori-figure-2152017_640.jpg 360w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/maori-figure-2152017_640-169x300.jpg 169w" sizes="(max-width: 360px) 100vw, 360px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><br></p>



<p><strong><br>◆ <strong>Un sentiment de rupture</strong></strong></p>



<p>Dans les établissements scolaires, enseignants et responsables administratifs dénoncent une <strong>décision brutale et déconnectée des réalités pédagogiques</strong>. <a href="https://www.instagram.com/live2learn.nz/?hl=fr" data-type="link" data-id="https://www.instagram.com/live2learn.nz/?hl=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Meredith Kennett</a>, présidente de l’association des conseils scolaires, affirme que <strong>la présence de la culture maorie dans l’enseignement a renforcé la cohésion des élèves</strong>, créant un <strong>langage commun et valorisant les identités multiples du pays</strong>. De son côté, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_Hipkins" data-type="link" data-id="https://fr.wikipedia.org/wiki/Chris_Hipkins" target="_blank" rel="noopener">Chris Hipkins</a>, leader du Parti travailliste, évoque un «<em> inquiétant recul</em>» et rappelle qu’au-delà d’une question éducative, <strong>cette mesure s’inscrit dans les obligations morales et juridiques du Traité de Waitangi. Signé en 1840 entre la Couronne britannique et les peuples maoris</strong>, ce texte engage l’État à protéger les droits autochtones. Le &#8220;détricotage&#8221; actuel, selon lui, constitue <strong>une violation de l’esprit même de ce traité, déjà souvent malmené au cours de l’histoire</strong>.<br><br><br><strong>◆ Fragilisation</strong></p>



<p>L’affaire dépasse largement les murs de l’école. Depuis son arrivée au pouvoir, la coalition a entrepris de <strong>supprimer ou affaiblir plusieurs politiques spécifiquement destinées à réduire les inégalités structurelles subies par les Maoris</strong>. Santé, environnement, représentation électorale : de nombreux dispositifs sont remis en question, toujours <strong>sous la bannière de la lutte contre les « <em>politiques fondées sur la race</em> »</strong>. Les chiffres restent implacables : <strong>l’espérance de vie maorie demeure sept ans plus courte que celle des autres Néo-Zélandais</strong>. Les revenus moyens sont plus faibles. Les Maoris représentent <strong>plus de la moitié de la population carcérale alors qu’ils constituent un cinquième du pays</strong>. Chez les jeunes, <strong>le taux de suicide est dramatiquement plus élevé qu’ailleurs</strong>. Pour les défenseurs des droits autochtones, démanteler les mesures correctives revient à figer, voire aggraver, ces inégalités et beaucoup y voient l’expression d’une vision qui nie la spécificité historique et culturelle des peuples maoris.<br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="640" height="480" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/carving-224174_640-1.jpg" alt="" class="wp-image-22001" style="width:472px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/carving-224174_640-1.jpg 640w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/carving-224174_640-1-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/carving-224174_640-1-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption class="wp-element-caption">@Pixabay</figcaption></figure>
</div>


<p><strong>◆</strong> <strong><strong>Identité </strong></strong><br>Ce retrait de la culture maorie de l’école réactive une <strong>question centrale</strong> en Nouvelle-Zélande : que signifie être un pays biculturel ? Depuis plusieurs décennies, la société néo-zélandaise s’efforçait de <strong>concilier héritage colonial et reconnaissance des peuples autochtones, en s’appuyant sur une identité partagée et la valorisation de <em>te ao Māori</em>, la vision du monde maorie</strong>. Cette dynamique, souvent citée en exemple dans le monde, semble aujourd’hui <strong>fragilisée</strong>. Les enseignants craignent une perte de repères pour les élèves maoris. Les communautés autochtones dénoncent <strong>une attaque contre leur dignité</strong>. Les experts redoutent une montée des tensions raciales et un affaiblissement du lien social.<br></p>



<p><br>La décision du gouvernement Luxon ne constitue pas seulement un choix pédagogique : elle bouscule un pilier de la construction nationale et interroge la capacité du pays à reconnaître pleinement son histoire. En retirant la culture maorie de l’école, la Nouvelle-Zélande court le risque de raviver de vieux clivages et de mettre à mal les avancées obtenues au nom du respect et de la justice. La question demeure ouverte : une nation peut-elle se projeter harmonieusement dans l’avenir lorsqu’elle efface une partie essentielle de son passé et des identités qui la composent ?</p>



<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color wp-elements-16da4adfca6c31c380064e8568681c25"></p>



<p><br></p>



<p>Jessica Baucher <br><br></p>



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<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Raoni, la voix de l’Amazonie face aux menaces du progrès</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/11/raoni-voix-de-lamazonie-menaces/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2025 09:53:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[Cop30]]></category>
		<category><![CDATA[raoni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À 93 ans, le chef kayapo tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : alors que la COP30 se tient à Belém, il dénonce les projets du Brésil qui menacent la forêt amazonienne et les peuples qui la protègent. Alors que la COP30 se déroule...</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><strong><br><strong><em><br><strong>À 93 ans, le chef kayapo tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme : alors que la COP30 se tient à Belém, il dénonce les projets du Brésil qui menacent la forêt amazonienne et les peuples qui la protègent.</strong></em></strong></strong></strong></p>
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<p>Alors que la <strong>COP30 </strong>se déroule actuellement à <strong>Belém</strong>, au cœur même de l’Amazonie, la voix du <strong>chef Raoni Metuktire</strong> résonne comme un écho venu du plus profond de la forêt. À 93 ans, ce leader kayapo, mondialement connu pour son combat en faveur des peuples autochtones et de la nature, alerte une nouvelle fois sur les dangers qui menacent le &#8220;poumon vert&#8221; de la planète. Dans une interview accordée à <em><a href="https://www.reuters.com/sustainability/cop/indigenous-leader-raoni-calls-brazil-infrastructure-plans-threat-amazon-forest-2025-11-11/" target="_blank" rel="noreferrer noopener" data-type="link" data-id="https://www.reuters.com/sustainability/cop/indigenous-leader-raoni-calls-brazil-infrastructure-plans-threat-amazon-forest-2025-11-11/">Reuters</a></em>, le chef Raoni s’est insurgé contre les <strong>projets d’infrastructures</strong> que le gouvernement brésilien entend développer dans la région : autoroutes, voies ferrées et explorations pétrolières. <strong>Selon lui, ces chantiers compromettent directement la survie de la forêt et de ceux qui y vivent</strong>. « <em><strong>Ces projets détruisent les rivières et les terres, et ils continuent de le faire… Ce sera très mauvais pour nous. Et pour vous aussi. Vous en êtes vous-mêmes responsables</strong></em> », a-t-il déclaré dans sa langue maternelle, le kayapo.</p>
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<p><strong><strong><strong>◆</strong></strong></strong> <strong><strong><strong>Une COP30 décisive pour l’Amazonie</strong></strong></strong></p>
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<p>Cette conférence des Nations unies sur<strong> le climat</strong> marque un <strong>tournant historique</strong> : pour la première fois, la plus grande rencontre mondiale sur l’environnement se tient <strong>au cœur d’une forêt tropicale</strong>, à Belém, capitale de l’État du Pará. <strong>Un symbole fort voulu</strong> par le président Lula, qui entend faire de l’Amazonie la vitrine de la diplomatie climatique brésilienne. Il a placé les <strong>peuples autochtones</strong> au centre de son discours écologique, affirmant que <strong>leur savoir et leur mode de vie sont essentiels à la lutte contre le changement climatique</strong>. Cependant, <strong>sur le terrain, la réalité est plus nuancée</strong>. Raoni et d’autres leaders dénoncent <strong>des décisions contradictoires</strong> : si le gouvernement a relancé la délimitation de plusieurs <strong>territoires autochtones protégés</strong>, il continue à soutenir des <strong>projets d’exploitation pétrolière et minière</strong>. L’autorisation récente accordée à <strong>Petrobras</strong> d’explorer des gisements offshore <strong>à 500 kilomètres de l’embouchure du fleuve Amazone</strong> a provoqué l’indignation des communautés locales et des ONG. <strong>Pour Raoni, aucun de ces projets ne profite aux populations concernées</strong> : «<em> J’avais parlé à Lula avant sa prise de fonctions et je lui avais dit qu’il fallait <strong>agir pour que mon peuple obtienne enfin ses terres de droit</strong></em> », rappelle-t-il.</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
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<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:image {"id":21809,"width":"358px","height":"auto","sizeSlug":"full","linkDestination":"none","align":"center"} --></p>
<figure><img decoding="async" style="width: 358px; height: auto;" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_6020.jpg" alt=""><p></p>
<figcaption>©&nbsp;Pedro Lacerda &#8211; association Jiboiana</figcaption>
</figure>
<p><!-- /wp:image --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
<p><strong><br>◆ <strong>Folie moderne ?</strong></strong></p>
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<p>Le chef Raoni n’est pas un inconnu des grandes tribunes internationales. Déjà présent lors du <strong>Sommet de la Terre de Rio</strong> en 1992, il y plaidait pour la préservation des forêts et <strong>la reconnaissance des peuples autochtones</strong>. Trente ans plus tard, <strong>il constate avec amertume que le message n’a pas été entendu</strong>. « <em>Quand les forêts étaient partout, je suis allé à cette réunion pour parler de la forêt. J’ai dit qu’elle devait être préservée. Et <strong>malgré cela, ils ont continué à tout détruire</strong></em> ». Pour lui, la COP30 ne doit pas être un énième rassemblement de promesses non tenues, mais <strong>une occasion d’agir concrètement</strong>. À ses yeux, les peuples autochtones &#8211; gardiens des forêts depuis des millénaires &#8211; doivent être <strong>acteurs à part entière</strong> des décisions environnementales mondiales. Cette revendication, <strong>partagée par des dizaines de délégations autochtones </strong>venues de toute l’Amazonie, fait partie des <strong>grands débats de la COP30</strong> : comment intégrer le savoir traditionnel dans les politiques climatiques, et comment garantir la protection juridique des territoires indigènes face aux appétits économiques ?</p>
<p><!-- /wp:paragraph --><!-- wp:paragraph --></p>
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<figure><img decoding="async" style="width: 370px; height: auto;" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/IMG_6021.jpg" alt=""><p></p>
<figcaption>©&nbsp;Pedro Lacerda &#8211; association Jiboiana</figcaption>
</figure>
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<p>Raoni incarne la <strong>mémoire vivante d’une Amazonie en péril</strong>, mais aussi l’espoir d’une humanité capable de <strong>renouer avec la Terre</strong>. Sa parole, empreinte de sagesse, dépasse les frontières du Brésil. Elle nous rappelle que <strong>la lutte pour la forêt est aussi une lutte pour notre avenir commun</strong>&#8230;</p>
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<p><strong>« <em>Vous autres, non-autochtones, vous auriez peut-être dû écouter et penser à vos enfants, à vos petits-enfants, afin que la forêt puisse vivre et contribuer à la vie des nouvelles générations</em> », Chef Raoni</strong></p>
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<p>Jessica Baucher</p>
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<p><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Pixabay</p>
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		<title>Peuples isolés : au bord de la disparition ?</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/11/peuples-isoles-disparition-survival/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:44:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualités internationales]]></category>
		<category><![CDATA[Amazonie]]></category>
		<category><![CDATA[non-contactés]]></category>
		<category><![CDATA[survival international]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Survival International a révélé, fin octobre, un rapport inédit alertant sur la situation critique des peuples autochtones non contactés ou isolés, menacés par la dépossession de leurs terres au profit de ceux qui veulent les assimiler, les convertir ou s’enrichir à leurs dépens. Il existe...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/actualites-internationales/2025/11/peuples-isoles-disparition-survival/">Peuples isolés : au bord de la disparition ?</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
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<p><strong><em>Survival International a révélé, fin octobre, un rapport inédit alertant sur la situation critique des peuples autochtones non contactés ou isolés, menacés par la dépossession de leurs terres au profit de ceux qui veulent les assimiler, les convertir ou s’enrichir à leurs dépens.</em></strong></p>



<p><br><br>Il existe au moins <strong>196 groupes autochtones isolés</strong>, souvent non contactés, vivant dans <strong>les forêts à travers le monde</strong>. <strong>Ils ont leurs propres langues, cultures et territoires</strong>.<br>Certains d&#8217;entre eux sont <strong>des peuples qui n&#8217;ont aucun contact avec l&#8217;extérieur</strong>, comme les Sentinelles en Inde (1). D&#8217;autres groupes isolés, tels que <strong>les Ayoreo Totobiegosode du Chaco paraguayen</strong> ou l<strong>es Amahuaca au Pérou</strong>, sont des sous-groupes de tribus plus importantes avec lesquelles ils partagent une langue et souvent un territoire. Ils ont <strong>conscience de l&#8217;existence des peuples autochtones voisins</strong>, qui peuvent être étroitement ou lointainement apparentés. T<strong>ous ont conscience du monde extérieur et le rejettent</strong>. Autosuffisants et résilients, ces peuples vivent <strong>de manière indépendante</strong> dans les forêts, parfois sur des îles. Ils peuvent rencontrer des étrangers de manière sporadique, ou jamais, mais <strong>résistent à toute intrusion et prospèrent lorsque leurs droits sont respectés</strong>. Le refus de tout contact par ces peuples trouve souvent son origine dans <strong>le souvenir de contacts et d&#8217;invasions passées dévastatrices</strong>, qui ont engendré violence, épidémies et mort. Ce refus est une expression claire de leur autonomie et de <strong>leur droit à l&#8217;autodétermination</strong>.</p>



<p><br><br><strong>◆ 95 % vivent en Amazonie</strong></p>



<p>Près de 95 % d&#8217;entre eux se trouvent <strong>en Amazonie</strong>, notamment au Brésil, qui abrite <strong>124 groupes</strong>, ainsi qu&#8217;au Pérou, en Colombie, en Bolivie, au Venezuela et en Équateur. On dénombre ainsi <strong>26 groupes dans la région de Yavari-Tapiche</strong>, de part et d&#8217;autre de la frontière entre le Brésil et le Pérou, <strong>qui vivent en autarcie</strong> grâce à la chasse, la pêche et la cueillette ; parfois en cultivant la terre. La plupart sont <strong>nomades</strong> et se déplacent sur leurs territoires <strong>au gré de leurs besoins</strong>. Leurs terres ne leur offrent pas seulement un abri et des moyens de subsistance, elles sont aussi <strong>au cœur de leur identité</strong>, de leur culture et de leur résistance. Ils construisent des abris ou des maisons <strong>communautaires</strong>, partagent leur nourriture et utilisent <strong>leurs connaissances botaniques approfondies</strong> pour produire tout ce dont ils ont besoin : paniers, maisons, résine de torche, médicaments…</p>



<p></p>



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<p><br><br></p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="760" height="1024" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-21760" style="width:351px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG.jpg 760w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG-223x300.jpg 223w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG-700x943.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/3-7_IND-SHO-ASI-4_bella-copia-1K-JPEG-600x808.jpg 600w" sizes="(max-width: 760px) 100vw, 760px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Survival International</figcaption></figure>
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<p><strong><a href="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" data-type="link" data-id="https://photo.org.au/events/warakurna-superheroes/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><br></a><strong>◆</strong></strong> <strong>Que dit la loi à leur sujet ?</strong><br>Comme tous les peuples autochtones, ils possèdent <strong>des droits de propriété collective sur leurs territoires</strong>. Ils ont également <strong>le droit de refuser tout contact</strong> (principe de non-contact). Le droit international exige en effet <strong>le consentement libre, préalable et éclairé de toute activité ou tout aménagement sur les terres autochtones</strong>. Le consentement étant impossible avec les peuples non contactés, <strong>la loi interdit donc toute activité ou tout aménagement sur leurs terres</strong>. Malheureusement, si leurs droits sont clairement établis, leur mise en œuvre n’est <strong>pas toujours appliquée</strong>. S&#8217;ils sont au bord de la survie, ce n&#8217;est pas parce que leur mode de vie est insoutenable, mais<strong> à cause des menaces extérieures</strong> (tentatives de colonisation avec dangers inévitables de violence, de maladies et de spoliation des terres). Cette stratégie de survie est soutenue par de nombreux voisins autochtones des peuples isolés. Ainsi, <strong>les Nicobarais</strong> défendent les droits <strong>des Shompen</strong>, peuple voisin de la Grande Nicobar, dans l&#8217;océan Indien. Au Pérou, l<strong>es Yine</strong> cultivent des potagers aux abords de leurs villages pour les Mashco Piro. Au Brésil, <strong>les Gardiens Guajajara</strong> risquent leur vie pour surveiller le territoire des <strong>Awá</strong>. <strong>Sans oublier Survival International qui soutient activement leur combat</strong>.</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><strong>◆ Des menaces sociales, environnementales et existentielles</strong><br>Les peuples autochtones isolés subissent <strong>de graves conséquences </strong>lorsqu’ils entrent en contact avec le monde extérieur. Ces rencontres, souvent violentes, entraînent la <strong>propagation de maladies inconnues</strong> pour lesquelles ils ne possèdent aucune immunité, provoquant <strong>des hécatombes</strong>. L’invasion et la destruction de leurs territoires anéantissent leurs ressources vitales (nourriture, eau, abris), menant à <strong>la famine et à l’effondrement de leurs communautés</strong>. Dans plusieurs régions du monde, des exemples tragiques illustrent cette réalité : au Paraguay, des missionnaires évangéliques ont pourchassé <strong>les Ayoreo</strong> (un groupe indigène vivant dans le Chaco), entraînant la mort de nombreux membres du groupe (2) ; au Pérou, les activités pétrolières de Shell et l’exploitation forestière ont provoqué la disparition de la moitié du <strong>peuple Nahua </strong>vivant dans la vallée du fleuve Urubamba (3); au Brésil, la construction d’une route dans les années 1970 à travers le territoire Nambikwara (région du Matto Grosso) a conduit à la mort quasi totale de la population (4). <strong>Ces pertes humaines s’accompagnent de la disparition de langues, de traditions et de visions du monde irremplaçables</strong>.</p>



<p><br>Aujourd’hui, <strong>plus de 90 % des peuples non contactés sont menacés par l’exploitation des ressources naturelles</strong>. L’exploitation forestière <strong>met en péril </strong>la survie d’au moins 111 groupes, tandis que l’extraction de minéraux comme l’or ou le nickel touche <strong>plus de 40 % de leurs territoires</strong> en Amérique du Sud, en Indonésie et en Papouasie occidentale. En Amazonie, l’exploration pétrolière et gazière aggrave la situation. Enfin, l’agro-industrie, moteur principal de la déforestation, <strong>menace</strong> directement de nombreux peuples tels que <strong>les Piripkura</strong> (dans l&#8217;État du Mato Grosso) et <strong>les Ayoreo</strong>, ainsi que les groupes isolés d’Asie et du Pacifique affectés par les plantations d’huile de palme et d’hévéa.</p>



<p><br></p>


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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG.jpg" alt="" class="wp-image-21761" style="width:528px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG.jpg 1024w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-300x225.jpg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-768x576.jpg 768w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-800x600.jpg 800w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-700x525.jpg 700w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/11/4_Yanomami-copia-1K-JPEG-600x450.jpg 600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="wp-element-caption">©Survival International</figcaption></figure>
</div>


<p><br><strong>◆ Criminalité, exploitation illégale et prosélytisme sont autant de menaces</strong><br>L’invasion des territoires des peuples autochtones isolés constitue <strong>une violation du droit international</strong> et, bien souvent, des lois nationales. En Amazonie, <strong>au moins un tiers</strong> de ces groupes sont directement <strong>menacés par des organisations criminelles</strong>, notamment des trafiquants de drogue qui détruisent la forêt et recourent à la violence pour protéger leurs activités. L’exploitation forestière et minière <strong>illégale</strong>, souvent orchestrée par ces mêmes réseaux, s’effectue <strong>à grande échelle</strong> et provoque de graves <strong>dommages environnementaux et humains</strong>. L’extraction d’or sur le territoire yanomami, par exemple, entraîne une <strong>pollution massive</strong>, la <strong>propagation de maladies</strong> et de <strong>nombreux décès</strong>. Par ailleurs, des missionnaires continuent d’enfreindre les lois locales pour tenter de <strong>convertir les peuples isolés</strong>, une menace qui concerne environ un groupe sur six. À ces violations s’ajoutent les <strong>intrusions d’aventuriers ou de missionnaires</strong>, comme <a href="https://www.survivalinternational.fr/actu/14173" target="_blank" data-type="link" data-id="https://www.survivalinternational.fr/actu/14173" rel="noreferrer noopener">l’Américain ayant tenté d’approcher les Sentinelles en 2018 et qui y a laissé la vie</a>. Ou cet autre Américain en quête de notoriété qui a été arrêté par les Indiens après avoir atterri sur l’île de North Sentinel, au mépris de la loi et de la sécurité de tous. <br><br><br><strong>◆ Que font les gouvernements pour protéger les peuples non-contactés ?</strong><br>Les protections des peuples autochtones isolés sont les <strong>plus solides en Amérique du Sud</strong>, particulièrement au Brésil, où leur droit de refuser tout contact est bien reconnu mais <strong>parfois transgressé</strong>. En revanche, en Asie et dans le Pacifique, les lois sont beaucoup <strong>plus laxistes</strong>. Dans de nombreux cas, ce sont les gouvernements eux- mêmes qui aggravent la situation. Par exemple, en Indonésie, des permis ont été accordés pour des concessions minières sur les terres du peuple Hongana Manyawa. En Inde, un projet de port industriel, de base militaire et de ville sur l&#8217;île de Shompen menace également un groupe isolé. Même dans des pays comme le Brésil, <strong>des responsables politiques cherchent à contourner les lois existantes</strong> pour soutenir des projets dits d&#8217;« intérêt national » : barrages, routes, et voies ferrées qui mettent en péril la survie de nombreux groupes isolés (28 au Brésil et 35 au total en Amérique du Sud). Ces projets pourraient être <strong>fatals pour ces peuples</strong>. Il existe pourtant des initiatives pour soutenir les peuples non-contactés et respecter leur choix.</p>



<p><br>« <em><strong>Si les invasions et les contacts forcés ne cessent pas, jusqu&#8217;à la moitié d&#8217;entre eux pourraient disparaître d&#8217;ici dix ans</strong> </em>», affirme le rapport de Survival International qui conclut en demandant « <em>aux gouvernements de promulguer et <strong>appliquer des lois nationales et internationales reconnaissant et protégeant les terres des peuples autochtones isolés et le principe de non-contact</strong>. Aux entreprises de s&#8217;engager à ne jamais s&#8217;approvisionner en matières premières provenant des territoires des peuples isolés ou auprès d&#8217;entreprises opérant dans ces territoires. Et aux particuliers de <strong>soutenir les droits des peuples isolés</strong> d’exiger des informations sur les chaînes d&#8217;approvisionnement.</em> »</p>



<p><br></p>



<p></p>



<p><br>Brigitte Postel<br><br><br><br></p>



<p class="has-small-font-size"><strong>1 –</strong> Les Sentinelles vivent sur l&#8217;île de North Sentinel, dans les îles Andaman (Océan Indien).</p>



<p class="has-small-font-size"><strong>2 &#8211;</strong> À partir des années 1950, plusieurs missions évangéliques ont commencé à tenter de convertir les Ayoreo, souvent par la force. Ces missionnaires ont pourchassé les membres du groupe, les traquant dans la jungle, souvent en utilisant des méthodes violentes pour forcer leur contact. Cela faisait partie d&#8217;un effort plus large de colonisation spirituelle menée par les missionnaires évangéliques, qui considéraient qu&#8217;il était de leur devoir de « sauver » ces « sauvages » en les convertissant au christianisme. Cette « chasse à l&#8217;homme » a non seulement perturbé leurs vies, mais a aussi eu des conséquences dévastatrices sur leur santé, avec des épidémies de maladies européennes contre lesquelles les Ayoreo n&#8217;avaient aucune immunité, comme la grippe, la rougeole ou la tuberculose.<br><strong>3 &#8211;</strong> L’exploitation pétrolière par Shell, (à partir des années 1980) a entraîné la déforestation et la pollution des cours d’eau, qui étaient des ressources vitales pour les Nahua. Les rivières et les forêts étaient non seulement des sources de nourriture, mais aussi des lieux sacrés et des espaces de vie. De plus, l’exploitation pétrolière a introduit des travailleurs extérieurs dans la région, ce qui a entraîné la propagation de maladies contre lesquelles les Nahua n&#8217;avaient aucune immunité. On estime que plus de la moitié de leur population a été décimée par des maladies transmises par les travailleurs extérieurs ou par des intrusions violentes de groupes armés.<br><strong>4 &#8211;</strong> Cette route a non seulement découpé le territoire ancestral des Nambikwara, mais elle a aussi constitué un point d’entrée pour des personnes extérieures, notamment des travailleurs de la construction, des colons, des chercheurs de terres, des exploitants forestiers et des commerçants. Ces « étrangers » ont été une source d’épidémies qui ont décimé la population et entraîné la destruction des habitats naturels des Nambikwara, qui ont perdu une grande partie de leurs ressources vitales, comme l&#8217;eau potable et les zones de chasse, perturbant profondément leur mode de vie traditionnel.<br><br><br>https://www.uncontactedpeoples.org/<br>https://survivalinternational.org/<br><br></p>



<p></p>



<p><br></p>



<p><br></p>



<p><br><strong>+</strong> Crédit photo en-tête d&#8217;article : ©Survival International<br></p>



<p></p>



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		<item>
		<title>Capitaine : un vent de renouveau souffle sur le cinéma québécois</title>
		<link>https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/capitaine-renouveau-autochtone-cinema-quebecois/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jessica Baucher]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Oct 2025 09:41:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Art et culture]]></category>
		<category><![CDATA[Amérindiens]]></category>
		<category><![CDATA[cinéma]]></category>
		<category><![CDATA[pensionnats]]></category>
		<category><![CDATA[Québec]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le tapis rouge s’est déployé à Rouyn-Noranda, du 25 au 30 octobre, à l’occasion de la 44ᵉ édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT). En ouverture, le long métrage Capitaine du réalisateur innu William Mazzoleni-Valin, s’est imposé comme un événement marquant. Première œuvre...</p>
<p>&lt;p&gt;The post <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com/art-et-culture/2025/10/capitaine-renouveau-autochtone-cinema-quebecois/">Capitaine : un vent de renouveau souffle sur le cinéma québécois</a> first appeared on <a rel="nofollow" href="https://www.revue-natives.com">NATIVES</a>.&lt;/p&gt;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading has-black-color has-white-background-color has-text-color has-background"><em><em>Le tapis rouge s’est déployé à Rouyn-Noranda, du 25 au 30 octobre, à l’occasion de la 44ᵉ édition du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT). En ouverture, le long métrage Capitaine du réalisateur innu William Mazzoleni-Valin, s’est imposé comme un événement marquant. Première œuvre de fiction au Québec où la langue innu-aimun tient le rôle principal, le film est produit par la maison Kassiwi Média, fondée par la productrice abénaquise Julie O’Bomsawin. Ensemble, ils ont proposé une fiction qui conjugue mémoire, filiation et résilience, et qui inscrit la culture autochtone au cœur du septième art québécois.</em></em></h4>



<div style="height:40px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p><strong>◆</strong> <strong><strong><em>Cinéma engagé</em><br></strong></strong><em><a href="https://www.cinoche.com/films/capitaine#:~:text=Capitaine%2C%20ancien%20artilleur%20de%20la,du%20village%20blanc%20%C3%A0%20proximit%C3%A9." target="_blank" rel="noreferrer noopener">Capitaine</a></em> marque le passage de <a href="https://www.williammazzoleni.com/bio" target="_blank" rel="noreferrer noopener">William Mazzoleni-Valin</a> au long métrage après des courts remarqués comme <a href="https://reals.quebec/williammazzoleni" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Le pigeon</em> </a>(Prix du public au FCIAT 2019) ou <a href="https://reals.quebec/williammazzoleni" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Pow-Wow</em></a>, <strong>présenté à Cannes</strong> en 2018. Ce cinéaste originaire de Mashteuiatsh s’est donné pour mission de <strong>représenter les réalités autochtones dans un format accessible à tous</strong>, mêlant <strong>le drame intime et l’action</strong>. Il affirme : « <em>C’est une fierté de voir <strong>un film autochtone ouvrir un festival aussi important</strong>. C’est un pas vers un cinéma qui nous ressemble et qui parle de nous, dans nos langues, avec nos mots et nos émotions</em> ».<br><br><br></p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img loading="lazy" decoding="async" width="630" height="353" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-21676" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c.jpeg 630w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c-300x168.jpeg 300w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c-539x303.jpeg 539w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/93F4C789-869C-4022-B165-77DC0E6D721F_4_5005_c-600x336.jpeg 600w" sizes="(max-width: 630px) 100vw, 630px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Capitaine©Entract Films</figcaption></figure>
</div>


<p></p>



<p><br><strong>◆</strong> <strong><strong>Langue, mémoire et identité</strong></strong><br>Dans <em>Capitaine</em>, la <strong><a href="https://innu-aimun.ca/francais/a-propos/a-propos-de-linnu/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">langue innu-aimun</a></strong> n’est pas un simple symbole, mais <strong>la matrice du récit</strong>. Le film raconte l’histoire d’un ancien artilleur de la marine, aujourd’hui pêcheur, qui tente de <strong>transmettre à sa fille Mia son amour pour la mer et la liberté</strong>. Son passé douloureux, <strong>marqué par les pensionnats autochtones</strong>, refait surface lorsque celle-ci s’enfuit vers Montréal. Capitaine part alors à sa recherche, <strong>dans un voyage autant physique qu’émotionnel</strong>. Bien que le film évoque la Côte-Nord, le réalisateur explique que <strong>l’histoire aurait pu se dérouler dans n’importe quelle région éloignée du Québec </strong>: Saguenay, Abitibi ou Témiscamingue. « <strong><em>L’éloignement, la douleur et la guérison sont des expériences communes à beaucoup d’Autochtones, peu importe où ils vivent</em> </strong>», résume-t-il.<br></p>



<p><br><strong>◆</strong>&nbsp;<strong>Authenticité</strong><br>Sous la bannière de&nbsp;<a href="https://www.kassiwimedia.com/" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Kassiwi Média</a>, qui signifie « ensemble » en abénaquis,&nbsp;<a href="https://www.kassiwimedia.com/a-propos" rel="noreferrer noopener" target="_blank">Julie O’Bomsawin</a>&nbsp;et William Mazzoleni-Valin ont réuni&nbsp;<strong>une équipe autochtone</strong>. Les comédiens&nbsp;<strong>Wayne Charles Baker</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>McKenzie Kahnekaro:roks Deer</strong>&nbsp;incarnent avec justesse les personnages principaux, tandis qu’une<strong>&nbsp;gardienne de la langue innue a accompagné la production afin d’assurer la justesse linguistique et culturelle</strong>. Le tournage, réalisé principalement&nbsp;<strong>sur l’eau</strong>, fait de&nbsp;<strong>la mer un véritable personnage</strong>&nbsp;: lieu d’apprentissage, de confrontation et de réconciliation. Julie O’Bomsawin souligne l’importance de cette approche : «&nbsp;<em><strong>Ce film montre qu’on peut créer dans nos langues, avec nos codes et&nbsp; nos émotions, tout en restant universels</strong>&nbsp;</em>».</p>



<p><br><br></p>



<p></p>



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<figure class="aligncenter size-full is-resized"><img loading="lazy" decoding="async" width="520" height="341" src="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/D32B60B2-3E1E-45CA-BC85-667566BF5308_4_5005_c.jpeg" alt="" class="wp-image-21678" style="width:538px;height:auto" srcset="https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/D32B60B2-3E1E-45CA-BC85-667566BF5308_4_5005_c.jpeg 520w, https://www.revue-natives.com/wp-content/uploads/2025/10/D32B60B2-3E1E-45CA-BC85-667566BF5308_4_5005_c-300x197.jpeg 300w" sizes="(max-width: 520px) 100vw, 520px" /><figcaption class="wp-element-caption"> Capitaine©Entract Films</figcaption></figure>
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<p><strong>◆</strong> <strong>Sous le signe de l’émotion<br></strong>Lors de la soirée d’ouverture du <a href="https://festivalcinema.ca/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">FCIAT</a>, la projection de Capitaine a suscité <strong>une vive émotion</strong>. Pour William Mazzoleni-Valin, qui avait déjà conquis Rouyn-Noranda avec <em>Le pigeon</em> en 2019, ce retour représentait <strong>un accomplissement</strong> : « <em>Présenter la première mondiale ici, devant un public ouvert et curieux, c’est une façon de <strong>boucler la boucle et de rendre hommage à ceux qui m’ont encouragé à continuer</strong></em> ».<br><em>Capitaine</em> s’impose comme <strong>une œuvre indispensable</strong> à plusieurs égards. Ce film met en lumière <strong>la richesse des langues autochtones et leur rôle dans la transmission des cultures</strong>. Il bouscule les représentations en proposant <strong>des personnages autochtones complexes et universels</strong>. Il aborde sans détour <strong>les blessures intergénérationnelles liées aux pensionnats</strong>, tout en célébrant <strong>la résilience et l’amour entre un père et sa fille.</strong> Enfin, il affirme <strong>la place croissante des artistes autochtones dans le cinéma québécois</strong>, non plus comme sujets, mais comme <strong>créateurs de leurs propres récits</strong>.</p>



<p><br><br>Avec <em>Capitaine</em>, William Mazzoleni-Valin et Julie O’Bomsawin livrent bien plus qu’un film d’ouverture… ils signent un acte de reconnaissance et d’affirmation. En faisant résonner la langue innue-aimun sur grand écran, en donnant à voir la force des liens familiaux et la beauté d’une culture vivante, ils participent à redéfinir le cinéma québécois contemporain. Le film n’est pas seulement un récit autochtone ; <strong>il est un miroir tendu à toute une société en quête de mémoire et de dialogue</strong>.<strong><br></strong></p>



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<p class="has-text-align-center has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-fc53d2d36f3a217c5c468365c91cc32c"><strong><em>« <strong>Nos langues ont été réduites au silence trop longtemps. Aujourd’hui, c’est au cinéma qu’elles respirent à nouveau</strong></em></strong> <em><strong>»</strong></em>, <br><em>William Mazzoleni-Valin</em></p>



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<p>Jessica Baucher <br></p>



<p><br><strong>La date de sortie en France n’est pas encore connue mais ce sera un film à ne pas manquer !</strong><br><br></p>



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<p><strong>Photo en tête d&#8217;article </strong>: Capitaine©Entract Films</p>



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