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©Assemblée des Conseils Epekwitk

Une nouvelle réserve Mi’kmaq au Canada

Un protocole d’entente a été conclu, le 19 janvier dernier, entre le gouvernement canadien et le peuple Mi’kmaq d’Epekwik afin de travailler ensemble à la création d’une nouvelle réserve de parc national dans la région de Pituamkek sur l’Île-du-Prince-Édouard. Cet engagement dénote une volonté de réconciliation véritable et durable du gouvernement avec les peuples autochtones.


◆ Une longue histoire
Pendant des millénaires, les Mi’kmaq de l’est de l’Amérique du Nord se sont occupés des terres et des eaux du territoire de Pituamkek, situées dans le nord-ouest de l’Île-du-Prince-Édouard. Ce lieu a donc joué un rôle majeur dans la culture et l’histoire de ce peuple. En août 2019, une étude avait déjà été lancée par le gouvernement du Canada et le gouvernement de l’Île-du-Prince-Édouard afin de déterminer la faisabilité de la création d’une réserve. Cette consultation avait, dans un premier temps, été menée de concert avec les gouvernements Mi’kmaq des Premières Nations de l’île de Lennox et d’Abegweit. La récente signature du protocole d’entente, elle, fait suite à un long processus d’engagement public qui s’est déroulé du 4 juin au 23 juillet 2021. L’analyse des données et des résultats montre un fort soutien des personnes et des organisations sur le terrain. « Protéger et préserver une partie importante de notre environnement et une partie essentielle de notre patrimoine culturel Mi’kmaq est quelque chose que nous devons faire, en l’honneur des générations passées et de celles à venir. Nous sommes impatients de collaborer avec Parcs Canada pour faire de ce rêve une réalité », affirme Chef Junior Gould.


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◆ Cheminer ensemble
Le projet de création de cette nouvelle réserve d’environ 3 000 hectares (30 km2) n’est pas uniquement l’occasion d’un renforcement durable des liens entre l’Etat et les peuples autochtones mais contribue aussi à la croissance d’un réseau de zones protégées qui permettent de préserver la biodiversité ainsi que la nature sauvage côtière de l’île. Pour la population canadienne, c’est une belle opportunité de mieux connaître son environnement et les premiers résidents de son pays, tout en se sensibilisant à la protection et à la préservation des écosystèmes les plus vulnérables. « Depuis des milliers d’années, Pituamkek est source d’une grande importance culturelle et spirituelle pour le peuple Mi’kmaq de l’Île-du-Prince-Édouard. Pituamkek représente l‘un des écosystèmes de dunes côtières les plus importants sur le plan écologique dans l’est du Canada. Ce protocole d’entente est une étape importante dans notre cheminement vers la réconciliation avec les peuples autochtones » précise Steven Guibeault, Ministre de l’Environnement et du Changement climatique et responsable de Parcs Canada.

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Ce n’est qu’un début…
Le protocole d’entente, intitulé ” What We Heard “, prévoit la mise en place de mesures nécessaires pour la protection de ce paysage naturel et culturel emblématique pour les générations futures. Ainsi, les partenaires autochtones, les intervenants et le gouvernement du Canada s’engagent à protéger la biodiversité et à conserver 25 % des terres et des eaux intérieures, et 25 % des zones marines et côtières d’ici 2025, pour atteindre 30 % d’ici 2030.

La création de cette réserve Pituamkek devrait donc être la toute première d’une série de dix nouveaux parcs nationaux qui devraient voir le jour d’ici 2025 !


Jessica Baucher


* crédit photo en tête d’article : ©Assemblée des Conseils Epekwitk

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